Vendredi 12 octobre 2007

   
Citation tout à fait hors contexte, pardon ! extraite d'un article d'Eric Gaillot paru dans le blog
Rassemblement Nation Française, blog parfois à lire avec un certain esprit critique, mais qui nous offre là une remarque tout à fait stupéfiante de justesse : 
      

"Imaginez ce qu’il adviendrait du pouvoir washingtonien s’il perdait le pouvoir de maintenir la version officielle du 11/9 ? Ce qui fait que cette version n’est pas réellement remise en cause, ce n’est pas le fait qu’elle soit vraie, c’est parce que les conséquences de la reconnaissance de la vérité seraient si terribles pour le monde occidental et la planète elle-même, que personne, pas même les pires ennemis de Washington, n’ose prendre un tel risque"
      
    

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Lundi 9 avril 2007
Extrait, adapté pour l'écrit, d'un entretien avec Marcel Gauchet lors de l'émission de France Inter Parenthèse, le samedi 7 avril 2007 :

[Les Français n’arrivent pas à se résigner à la grande vague libérale] « de par leur histoire, et de par l’héritage du passé qui les a façonnés. Le mouvement du monde depuis deux ou trois décennies prend profondément à contre-pied le modèle historique implicite dans lequel les Français ont construit leur identité politique et sociale.

 

Tout cet ensemble de repères est bousculé par un autre univers de repères intellectuels et pratiques qui arrive, disons d’un modèle beaucoup plus anglo-saxon, qui privilégie le contrat par rapport à la loi et à l’Etat, et qui met l’accent sur l’intérêt individuel par opposition à la recherche de l’intérêt général, qui est la grande passion des Français.

[…]

Les Français se sentent profondément atteints dans leur identité sans bien savoir nommer ce qui est en cause.

[…]

Les Français sont probablement le peuple européen, qui continue à croire envers et contre tout à la politique, donc qui manifeste évidemment une immense déception quand la politique ne fonctionne pas. Exemple, l’extrême méfiance à l’égard de la droite et de la gauche dont témoignent tous les sondages.

 

Le problème est que la politique telle qu’elle fonctionne actuellement est très peu en prise à la fois avec les attentes des Français, et sur la situation économique qui tend à prévaloir, d’où ce grand malaise politique et ce climat de révolte, et de méfiance, qui travaille le pays.

[…]

La position libérale, philosophiquement, me semble méconnaître la puissance de la dimension collective, en plaçant une foi excessive dans la capacité des individus de définir leur monde commun. »


Ecouter l'émission




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Vendredi 6 avril 2007


Citation de Paul A. SAMUELSON, américain, prix Nobel d’Economie 1970, extraite de la série d’articles Audit de la France 2007, parue dans le journal Les Echos du 13 mars 2007.


"Comme d'autres pays fondateurs de l'Union européenne, la France fait partie des pays européens au modèle le moins efficace. Elle n'a pas su s'adapter aux nouvelles réalités de l'économie mondiale. Politiquement, je me situe au centre de l'échiquier : j'ai conscience qu'une approche uniquement guidée par le " laisser-faire " est brutale et injuste, mais en même temps je reconnais qu'elle est plus efficace. D'autre part, je sais que la mondialisation est favorable à la croissance, mais accentue en même temps les inégalités. Compte tenu de ces dilemmes, il faut trouver le bon équilibre. Il me semble que les Français devraient aujourd'hui tolérer la remise en question de certains privilèges et accepter que leur société soit davantage inégalitaire.

Aux Etats-Unis, le pouvoir des syndicats a été brisé parce que leur approche était autodestructrice : chacune de leurs victoires est en réalité également une défaite, car elle pousse à la délocalisation de l'industrie où cette victoire a eu lieu. En France, les syndicats restent trop puissants. Or, dans le monde actuel, les capitaux et les connaissances circulent librement vers les systèmes les plus efficaces, même s'ils sont plus injustes et plus brutaux.


[… La France a besoin] d'un leader populaire et persuasif capable de déplacer le curseur de l'équilibre de la société vers moins d'égalitarisme. La France a besoin de rencontrer son Ronald Reagan, ou plutôt son Tony Blair, qui est moins à droite du point de vue économique. Le Tony Blair des débuts, pas celui, discrédité, d'aujourd'hui ! Ce leader devrait réformer le pays pas à pas, et non pas de façon radicale. L'histoire du monde montre que la réforme graduelle est beaucoup plus efficace."

 


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Jeudi 29 mars 2007

Citation d'
Alberto Manguel, essayiste, écrivain, traducteur, éditeur et journaliste, né en 1948 à Buenos Aires, et ayant vécu en Israël, en Angleterre, à Tahiti, en Italie, en France et au Canada, dont il est citoyen depuis 1985.

"J'ai quitté l’Argentine en 68, et déjà, on sentait cette pression qui allait devenir dans les années 70, la dictature militaire. Après, je suis retourné une année en Argentine, pendant la dictature où j’ai travaillé pour un journal à Buenos-Aires, et où j’ai pu constater ce que c’est qu’une dictature. Ce qui m’étonne, ayant vécu dans d’autres pays, c’est la naïveté dans laquelle nous vivons. La naïveté qui nous fait croire que ce genre de chose ne peut pas arriver chez nous. Aujourd’hui, en France, il est d’une évidence obscène que nous sommes au bord, j’emploierai le mot de dictature, bien qu’elle sera déguisée en démocratie. Si les Français élisent quelqu’un comme Sarkozy, c’est sûr que les habitudes de la démocratie vont changer, et que des gestes de tous les jours que nous considérons comme normaux, et qui font partie de nos libertés ne le seront plus. Et petit à petit, on va nous enlever – on va vous enlever, puisque je ne suis pas Français – le droit d’agir en tant que citoyen dans une démocratie."

Extrait, adapté à l'écrit, d'un dialogue avec Matthieu Garrigou-Lagrange.
Emission de France-Culture "A voix nue" du 29 mars  2007.



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Vendredi 2 mars 2007


« La France est un pays de contradictions. L’économie nationale est peut-être lente, mais, en termes de productivité, ses salariés sont parmi les plus performants du monde. Les Français sont connus pour leur réticence à l’égard de la mondialisation et du libéralisme économique, et pourtant les entreprises multinationales françaises figurent parmi les leaders mondiaux.



L’administration française peut paraître congestionnée et la fiscalité trop lourde, et pourtant la qualité de ses fonctionnaires est très largement reconnue. Les universités publiques françaises n’occupent qu’un rang très modeste dans les classements internationaux, et pourtant les grandes écoles parisiennes se classent aux premiers rangs mondiaux. En résumé, la France est un pays dans lequel, pour chaque faiblesse, il est possible de trouver un point fort correspondant. »


The Economist, 28 octobre 2006

 


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Mardi 30 janvier 2007

Citation d'Odon Vallet, spécialiste d'histoire des religions, invité à l'émission de France 5 « C dans l’air » du 26 janvier 2007 consacrée à « l’Humanitaire après l’abbé [Pierre] » :

Question SMS d’un téléspectateur : Qu’est-ce qui empêche les gouvernements successifs de garantir un toit et à manger à chaque Français ?

Odon Vallet : Est-ce qu’on peut garantir – garantir, ça veut dire être sûr - que chaque Français a un toit et de quoi manger ? Ça c’est le paradis sur terre ; et le paradis sur terre est clairement marxiste, il faut le dire. Alors le marxisme est en recul aujourd’hui, mais je pense qu’il y aura un retour de l’utopie marxiste. Il y a une demande de minima sociaux de plus en plus forte, et à mon avis dans quelques années vous verrez cela au programme de la présidentielle. Attendons encore un petit peu.


Voir l'émission  (La citation se trouve vers la 56ème minute)

Pour savoir qui est Odon Vallet, voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Odon_Vallet
 
 
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Jeudi 11 janvier 2007

Voici la transcription d'un extrait de l'émission "Les matins de France Culture" du 11 janvier 2007.

François Héran, Directeur de l'Institut d'Etudes démographiques (INED), normalien, agrégé de philosophie, est interrogé par Ali Baddou.

François Héran —  L’OCDE a fait une remarquable étude en compilant tous les recensements des pays industriels et on s’aperçoit que si on enlève les petits pays insulaires comme l’Islande ou Malte qui s’expatrient beaucoup par définition, si on ne tient compte que des grands pays continentaux, nous sommes le 16ème ou le 20ème  parmi tous les pays d’Europe par le taux d’expatriation. Si on se limite aux expatriés qui ont au moins un diplôme de l’enseignement supérieur, nous sommes au 16ème  rang seulement, c’est à dire que pour l’instant, mais cela peut changer très vite, l’expatriation des cerveaux ou des Français de façon générale est très très faible, par exemple seulement 4% des diplômés français du supérieur vivent dans un autre pays industriel alors que c’est 12% des diplômés britanniques qui vivent dans un autre pays industriel.

Ali Baddou —  Ce n’est donc pas le phénomène massif de ces diplômés qui partent à l’étranger qu’on nous décrit ?

François Héran —  Non. Cela peut changer mais pour l’instant le décompte de l’OCDE qui est le premier du genre et qui a été fait très sérieusement ne nous dit pas que l’expatriation serait une des grandes forces de la dynamique démographique de la France actuellement.

Ecouter l'émission
(Le passage cité se trouve à environ 1h 45 du début de l'émission)



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Samedi 6 janvier 2007

"C'est à une véritable intériorisation du modèle du marché que nous sommes en train d'assister – un événement aux conséquences anthropologiques incalculables, que l'on commence à peine à entrevoir. Du marché sexuel au marché politique, cette appropriation inconsciente a d'ores et déjà infléchi une large palette de comportements, mais elle travaille plus profond. C'est la constitution intime des personnes qu'elle contribue à remodeler. De devoir de désintéressement qui définissait l'homme public à l'injonction tacite de s'aligner sur son intérêt propre, le pas est immense et les suites promettent d'être lourdes".

    Marcel Gauchet
        La religion dans la démocratie


 

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Samedi 6 janvier 2007
"Je suis aussi non-juif que possible, aussi athée que possible [...] pour moi-même si je dis que Dieu n'existe pas, je dirais immédiatement le contraire. Dieu existe dans la mesure où des gens croient en Dieu. (...) Pour moi les religions sont la preuve que Dieu existe même si Dieu n'existe pas".
    Jacques Derrida
            Saint Augustin et la postmodernité  LE MONDE DES LIVRES | 04.01.07


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Jeudi 4 janvier 2007
Cruauté et violence ne sont pas le privilège des milices chiites ou sunnites. Partout en Irak, les malheureux soldats américains incarnent une sauvagerie moderne mécanisée, blindée de bonne conscience - une barbarie.

Irak, l'apocalypse demain ?, par Olivier Todd - LE MONDE | 04.01.07


 

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