Cette interview de Richard Gage, réalisée par Alex Jones, date du mois d’avril 2008. Elle a été traduite et sous-titrée par
l'associationReOpen911.
Richard Gage est un architecte californien; il est devenu l’une des figures centrales du mouvement pour la vérité sur le 11 Septembre. M.Gage évoque ici le parcours qui l’a amené à se pencher –
lui, un spécialiste de ce type de structures métalliques lourdes - sur les détails techniques des destructions des bâtiments du World Trade Center. Il raconte comment il en est venu à douter de
la version médiatique justifiant les effondrements et pulvérisations des trois gratte-ciel du WTC. Quel choc cela fut pour lui et les collègues de son bureau d’études. Comment ils ont travaillé
ensemble, sans a priori et en toute honnêteté et transparence.
Et comment par voie de conséquences, il en est venu à fonder "Architects & Engineers for 9/11 Truth", qui rassemble à ce jour déjà plus de 400 ingénieurs et
architectes.
Interview de M. Richard Gage (Google video, env. 30 mn sous-titré en français) :
A l'heure où la Chine focalise l'attention des tenants des droits de l'Homme et des libertés individuelles, les Etats-Unis suscitent l'ire de
ces derniers. Washington vient en effet de rendre public un texte autorisant les agents des douanes à saisir n'importe quel appareil électronique. Ordinateurs portables, baladeurs, disques durs
portables et smartphones sont donc, au nom de la sécurité, susceptibles d'être examinés dès lors que leur propriétaire franchit une frontière américaine.
Le texte, issu du Département de la sécurité intérieure (DHS), précise que cette possibilité offerte aux agents des douanes est essentielle pour la découverte d'informations relatives au
terrorisme, aux trafics de stupéfiants ou à l'immigration illégale. Il précise que n'importe quel voyageur pénétrant ou quittant le territoire américain peut voir les appareils électroniques
qu'il transporte confisqués par les douanes. Lesquelles ont alors toute latitude pour en analyser le contenu. Elles peuvent, pour cela, se faire assister d'un traducteur, d'un spécialiste du
chiffrement ou, en cas de suspicion de violation de la Loi, de divers experts.
Si le document du DHS vient d'être rendu public, les mesures qu'il présente sont en réalité déjà en vigueur. Selon nos confrères d'IDG News Service, plusieurs voyageurs ont rapporté s'être faits
saisir leur ordinateur portable sans que leur bien leur soit restitué par la suite.
De nombreux critiques n'ont pas tardé à fuser du côté des associations de défense des libertés et d'une partie de la classe politique. Beaucoup accusent le texte d'autoriser des fouilles trop
intrusives et de violer les libertés individuelles. Selon l'Electronic Frontier Foundation, les ordinateurs renferment des informations familiales, médicales, financières, qui pourraient
facilement être copiées et se retrouver dans les bases de données gouvernementales. « Les mesures qui viennent d'être révélées sont vraiment inquiétantes », a résumé le sénateur Russ
Feingold.
Source :Le Monde Informatique Auteur : Vincent Delfau / IDG News Service
Date : Edition du 06/08/2008
La corruption du sénateur républicain de l'Alaska, Ted Stevens, si elle est prouvée, était relativement mineure. A peine 250 000 dollars de
travaux de rénovation et de cadeaux, selon les accusations rendues publiques mardi 29 juillet. Mais ces pratiques sont en fait répandues dans tous les Etats-Unis et représentent des sommes non
négligeables. Le Congrès prend bien trop de décisions sous l'influence des lobbies et des intérêts particuliers, ignorant l'optimum économique. Et cela a un coût pour l'économie.
Ancien président de la Commission des appropriations, M. Stevens est à l'origine de la multiplication de projets spéciaux "marquants" attachés aux différents textes votés par ses collègues du
Congrès. Leur addition représente 29 milliards de dollars en 2006. Le nombre de ces projets était en hausse de 650 % en 2006 par rapport à 1994 et leur coût en augmentation de 270 % sur la même
période.
Les lobbyistes, souvent à l'origine de ces initiatives "marquantes", ont eux-mêmes proliféré, 24 % de plus entre 2000 et 2007, et en dépense, 84 % de hausse sur la même période. Le coût pour
l'économie des dérives du Parlement va bien au-delà de ces projets.
Prenons par exemple Fannie Mae et Freddie Mac, les géants du marché hypothécaire américain. Même en considérant qu'étendre l'accès à la propriété à toutes les catégories de revenus est un bon
objectif politique, les deux "entreprises sponsorisés par l'Etat" représentent un moyen inefficace de l'atteindre. Elles mélangent l'appétit pour le profit du secteur privé avec les subventions
du contribuable et le soutien du gouvernement en cas d'échec.
La loi sur le logement de 300 milliards de dollars (193 milliards d'euros) signée mercredi par le président américain, George Bush, impose un petit nombre de contrôles supplémentaires à ses
institutions, mais ne cherche pas à limiter l'engagement du contribuable pour les renflouer.
Le lobbying et les projets particuliers sont en eux-mêmes des formes légalisées de corruption. Ils impliquent directement de l'argent public pour obtenir en contrepartie des financements de
campagne ou des voix. M. Stevens personnifiait cela à Washington. Il était aussi exemplaire de l'inculture économique au Congrès. Cette ignorance, plus encore que n'importe quelle forme de
corruption, coûte de plus en plus cher à l'économie américaine.
Source :Le Monde Auteur : Martin Hutchinson
Date : Paru dans l'édition du 02.08.08
John Mc Cain a recruté comme conseillers plusieurs membres du « Committee on the Present Danger, » parmi lesquels figure James
Woolsey, l’ancien patron de la CIA, célèbre pour avoir écrit que le 11 septembre 2001 a marqué le début de la « 4ème guerre mondiale »
Cet entretien avec Eric Margolis est accompagné de documents d’archives de 2006, durant la guerre du Liban, où Woolsey affirme non seulement
qu’il ne faut pas rechercher un cessez le feu, mais qu’Israël devrait également bombarder la Syrie.
A une question sur le Moyen Orient et l’Iran, Mc Cain répond en chantonnant sur une mélodie des Beach Boys : Bomb bomb bomb, bomb bomb Iran.
Nouveau Moyen
Age
Le révérend Rod Parsley est en membre en vue du comité de soutien de Mc Cain, que le candidat tient à présenter et à remercier en public. Dans un DVD vendu par son église, on peut entendre Parlsey
vociférer :
Le révérend Rod Parsley est en membre en vue du comité de soutien de Mc Cain, que le candidat tient à présenter et à remercier en public. Dans un DVD vendu par son église, on peut entendre
Parlsey vociférer :
L’Islam est une religion anti christ, qui a pour projet de conquérir le monde par la violence.
Les USA ont été fondés pour détruire cette fausse
religion.
Mohammed a reçu sa révélation d’esprit malins et non
du Dieu vivant.
Historiquement, les USA se conçoivent comme un bastion
contre l’Islam.
Notre nation ne pourra tenir ses promesses tant
qu’elle n’aura pas compris son conflit historique avec l’Islam.
L'Islam est le plus grand ennemi au monde de notre civilisation
Nulle nation n’est à l’abri du fanatisme et des esprits illuminés. Mais nous n’avons malheureusement pas à faire ici à un énergumène
quelconque prospérant aux marges de la société.
Mc Cain ne ressent aucune gène à s’afficher en public avec un tel homme qui prêche ouvertement la haine et la guerre de religion.
Il ne faut pas commettre l’erreur de sous estimer l’influence de ce genre de discours - aussi extravaguants puissent-ils paraître pour des esprits nourris de rationnalisme.
Ces visions apocalyptiques, qui disqualifieraient immédiatement en France quiconque les ferait siennes, sont ancrées dans la psyché de nombreux américains qui vivent selon les valeurs d’un
évangélisme millénariste et guerrier.
Aussi choquante que soit cette perspective, il nous faut pourtant nous habituer à penser que la nation qui détermine le futur de l’occident est en partie guidée par les conceptions les plus
obscurantistes, les plus aberrantes. Et de nombreux américains, simples citoyens ou dirigeants, vivent dans un monde peuplé de superstitions et de craintes où Voltaire n’aurait pas encore vu le
jour.
La maison mère de la compagnie aérienne américaine United Airlines, UAL, a annoncé mardi 22 avril 537 millions de dollars de pertes (336 millions d'euros) au premier trimestre. Sur la même période,
AMR (American Airlines) a perdu 328 millions de dollars, et Continental 80 millions. Les analystes s'attendent à ce que les trois autres "Big Six" - Delta, Northwest et US Airways - annoncent aussi
des pertes. Les compagnies aériennes américaines, en difficulté chronique depuis des années, entrent dans ce qui apparaît comme une crise systémique, accélérée par l'augmentation brutale du prix du
kérosène (53 % en un an) et la diminution du trafic lié à la récession.
Pour renforcer leur capacité financière et pouvoir enfin se moderniser, Delta et Northwest ont annoncé leur fusion (Le Monde du 16 avril). Celle-ci devra obtenir l'aval du Congrès et des
syndicats des deux entreprises, qui pourraient tenter de l'empêcher ou de modifier ses conditions. Les personnels devaient voter mercredi 23 avril.
Pour Richard Aboulafia, spécialiste du Teal Group à Washington, les "grandes manoeuvres" ont commencé. Dès lors que cette fusion "modifie le paysage concurrentiel", a prévenu
Larry Kellner, patron de Continental, sa compagnie "fera le nécessaire pour garantir son maintien comme compétiteur sur le long terme". Il négocie déjà avec United une fusion qui créerait
un numéro un mondial plus gros encore que Delta-Northwest. United prospecte aussi en direction d'US Airways. De son côté, American Airlines a pris langue avec Continental. "A terme, les "Six"
ne seront plus que quatre, peut-être trois. Mais ces fusions génèrent autant de problèmes - d'hétérogénéité des flottes, par exemple - qu'elles n'en résolvent. Surtout, elles ne changeront rien aux
difficultés structurelles du secteur", juge M. Aboulafia.
Pour nombre d'analystes, la solution à la crise du transport aérien américain ne peut être que financière, tant son infrastructure paraît obsolète et dégradée. Selon une étude du ministère des
transports dévoilée le 18 avril, un déplacement aérien à l'intérieur des Etats-Unis est plus long aujourd'hui qu'il y a vingt ans. De l'heure prévue d'embarquement à l'arrivée, pour se rendre de
New York à San Jose, en Californie, il faut ainsi, en moyenne, trois heures de plus. Retards constants, flotte âgée, contrôle aérien archaïque, aéroports saturés, annulations de vols accrues,
sécurité suspecte, tel est le "paysage".
"RATIONALISER LE RÉSEAU"
Ex-PDG d'American Airlines, Robert Crandall a publié, lundi 21 avril, un article dans le New York Times : il y a trente ans, rappelle-t-il, le Congrès adoptait la loi de dérégulation
aérienne ; "depuis, le transport aérien américain s'est gravement détérioré. Nos compagnies étaient des leaders mondiaux, elles sont désormais à la traîne dans tous les domaines". Il en
appelle à "l'intervention du gouvernement", car "la seule approche par le marché n'a pas pu et ne pourra pas produire le système dont nous (les Etats-Unis) avons
besoin".
Loren Thompson, le spécialiste du Lexington Institute, estime que l'Etat doit d'autorité "rationaliser le réseau" pour résorber une "compétition effrénée" qui s'est avérée
"catastrophique" tant pour le service aux clients que pour la rentabilité des compagnies.
En attendant, celles-ci prennent des mesures pour rogner leurs coûts ou engranger quelques recettes. American Airlines va peu à peu réduire ses vols de 3,6 %, Continental de 5 %, United jusqu'à 9
%. AMR souhaite céder sa filiale American Eagle et a vendu 90 % de son unité de gestion financière pour 480 millions de dollars. Continental retire de sa flotte, pour un an, 14 Boeing 737 trop
consommateurs en kérosène ; United retire 30 vieux DC80. Les compagnies augmentent leurs tarifs de 4 à 50 dollars selon les distances. Elles taxent le second bagage et renchérissent le coût du
changement de vol pour les clients. Toutes suppriment des emplois. Continental aurait même fait pression sur ses pilotes pour économiser du carburant sur des vols transatlantiques, ce qui aurait
provoqué une forte hausse des demandes d'atterrissage d'urgence en 2007, selon un rapport du ministère des transports.
Des mesures de rigueur perçues comme insuffisantes par les analystes. Selon une récente étude de Thomson Financial, American Airlines ne saurait redevenir bénéficiaire avant 2011, au mieux.
Source : Le Monde
Auteur : Sylvain Cypel, correspondant à New-York
Edition du 24 avril 2008
Par crainte des procès intentés par les parents, les autorités scolaires appellent la police au moindre attouchement dans la cour de
récréation.
Randy Castro avait six ans quand il a donné une tape sur les fesses à une fille de sa classe, Katherine DeLeon. Ils s'amusaient dans la cour de récréation de l'école primaire de
Potomac View, dans la banlieue de Washington. Cela n'a pas plu à la petite fille.
Elle a dénoncé Randy à la maîtresse. L'institutrice a emmené le gamin chez le principal. Le principal a vite pesé la gravité de l'offense : il a appelé la police. Il a aussi
rédigé un rapport qui restera pour toujours dans le dossier scolaire de l'enfant. Son titre : «Attouchements sexuels contre un étudiant, comportement odieux.»
Dans l'Amérique pudibonde, Randy Castro n'est pas un cas isolé. À New York, une directrice d'école a interdit à ses élèves de se toucher pour se dire bonjour. Au Texas, un
garçon de 4 ans qui avait un peu trop pressé son visage contre la poitrine d'une assistante maternelle a été accusé de harcèlement sexuel. L'an dernier, 255 élèves du primaire ont été suspendus en
Virginie pour des «contacts physiques inappropriés» avec un autre élève. Dans le Maryland, on dénombre 166 cas identiques, concernant 22 élèves en cours préparatoire, 16 au jardin d'enfants et
trois... à la crèche.
Un directeur d'école n'est censé appeler la police qu'en cas d'incident «impliquant armes, alcool ou drogue, blessure volontaire ou autre infraction sérieuse». Dans le cas de
Randy, des psychologues ont souligné qu'«il est impossible qu'un enfant de son âge comprenne ce qui lui arrive».
Mais les autorités scolaires ont tellement peur des procès qu'elles appliquent sans discernement la «tolérance zéro». Dans les années 1990, la Cour suprême a confirmé la
responsabilité des établissements qui manqueraient à l'obligation de mettre fin au harcèlement sexuel, généralement défini comme toute «pression ou contact jugé indésirable par la victime».
Le Washington Post, qui a relaté l'histoire de Randy, a organisé la semaine dernière un forum avec des responsables éducatifs sur son site Internet. Une mère de famille y
témoigne en ces termes : «Ma fille de cinq ans a été harcelée sexuellement par un garçon du même âge au début de l'année scolaire. Il l'a prise dans ses bras et l'a embrassée alors qu'elle ne le
voulait pas. J'ai été extrêmement contrariée que le principal ne le suspende que pour une semaine. J'avais demandé son renvoi. J'ai aussi voulu porter plainte à la police. Devant leur refus,
j'attaque au civil en dommages et intérêts.»
905 000 mineurs maltraités
Le lendemain de ce débat, le Centre de contrôle et de prévention des maladies publiait pour la première fois des statistiques nationales sur les véritables mauvais traitements
infligés aux mineurs de 15 ans : 905 000 enfants ont été maltraités par des adultes en 2006 aux États-Unis, dont 91 278 bébés de moins d'un an.
Le directeur de Potomac View refuse de s'expliquer sur le cas de Randy, arguant de la confidentialité du dossier. Mais il a rejeté l'appel de la mère de l'enfant, Claudia Castro,
réclamant que l'accusation de délinquant sexuel soit retirée de son carnet scolaire.
Source :Le Figaro Auteur : Philippe Gélie (correspondant à Washington)
Date : 7 avril 2008