Opus Incertum le blog
Petite revue de la Toile et des médias
Lemonde.fr publie un entretien accordé par le président iranien aux envoyés spéciaux du "Monde".
[...]
Le Monde : Le président Nicolas Sarkoky a dit à plusieurs reprises son inquiétude quant à la finalité du programme nucléaire
iranien.
Qu'est ce que vous en pensez, vous, en tant que Français ? (…) Vous pensez comme moi qu il ne faut pas qu'il y ait des armes nucléaires dans le monde… Ne faut il pas que
les armes nucleaires, qui ne sont d'aucune utilité dans le monde d'aujourd'hui, soient éliminées ? Nos deux peuples entretiennent de bonnes relation. Entre eux, il n'y a pas de problèmes
sérieux. Ce sont deux peuples qui ont des points de vue communs sur beaucoup de questions internationales. Nous croyons que ces propos [ceux de M. Sarkozy sur le nucléaire iranien] n'ont pas
leur place aujourd'hui. Nous ne les prenons pas trop au sérieux ; nous avons pensé que c'est le début ce nouveau gouvernement français. Nous attendons les vraies positions de la France,
celles qui auront un effet pratique. Nous n'avons pas d'inquiétudes à ce sujet.
Inviterez-vous M. Sarkozy à Téhéran à l'occasion de la présidence française de l'Union européenne au printemps ?
Nous croyons
que cette présidence française est une bonne occasion, pour la France et pour l'Europe. Car nous pensons qu'il est temps que l'Europe repense la question de sa présence internationale.
Aujourd'hui, sur la scène internationale, l'Europe n'existe pas, je veux dire une Europe qui soit une entité indépendante. Nous ne voyons nulle part dans les équations politiques
internationales de ce début de siècle des positions qui seraient celles d'une Europe indépendante. Nous croyons que la présence de la France à la tête de l'Union peut être une occasion pour
l'Europe de développer une politique indépendante, surtout dans la région du Moyen Orient, autour de la méditerranée. La présidence française devrait être l'occasion de lancer une politique
européenne indépendante. Quant à M. Sarkozy, il peut venir en Iran à tout moment, nous l'accueillerons quand il le désirera, cela ne dépend pas de sa présidence de l'Union.
Lire la suite sur Le Monde : Une heure avec le président iranien Mahmoud Ahmadinejad
Propos recueillis par Alain
Frachon et Marie-Claude Decamps
Edition du 6 février 2008
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