Vendredi 30 novembre 2007

Un blog québecois présente un mémo qui semble provenir de la CIA :

"Un mémo de la CIA révèle les dessous des activités menées au Venezuela par les forces d’opposition internes et externes pour contrer le référendum sur la réforme constitutionnelle, prévu pour le 2 décembre 2007, et pour renverser le gouvernement élu du Président Hugo Chavez. Ce mémo, rédigé le 20 novembre 2007, par le responsable de la CIA à l’ambassade des États-Unis au Venezuela, Michael Middleton Steere, a pour destinataire le Directeur général de l’Agence à Washington, Michael Hayden. Bien que hautement confidentiel, ce mémo s’est retrouvé entre les mains de personnes qui ont jugé bon d’en faire la diffusion la plus large possible."

  

  Source : http://humanisme.over-blog.com/article-14201857.html
  d'après http://www.aporrea.org/tiburon/n105390.html

  

Complément du 1er décembre 2007

   Le 26 Novembre le gouvernement vénézuélien a rendu publique une note confidentielle de l'ambassade des USA à la CIA, qui révèle de manière dévastatrice les opérations clandestines des USA et qui aura une influence sur le référendum de ce dimanche 2 décembre 2007.

   Lire : Opération Tenaille : Venezuela, Jour J – le référendum constitutionnel du 2 décembre : socialisme démocratique ou contre-révolution impériale. (source : Tlaxcala)

   L'auteur de cet article est le sociologue américain James Petras, professeur émérite de sociologie à la State University of New York, Binghamton, et à la Saint Mary's University à Halifax. il a publié de plus de soixante ouvrages d'économie politique.  Ouvrage en français : La Face cachée de la mondialisation : L'Impérialisme au XXIe siècle, avec Henry Veltmeyer, éditions Parangon, 2002

    

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Vendredi 30 novembre 2007

Par Paul Krugman, 23 novembre 2007 (The New York Times)

   « Qu’ont-ils fumé ? » c’est la question qui est posée en couverture du dernier magazine Fortune, accompagnée de photos de dirigeants de grandes banques récemment remerciés, et du montant de leurs énormes pertes.

   La réponse est, bien sûr, qu'ils étaient sous l’emprise de leur drogue habituelle : l'avidité. Ils ont tous pris des décisions socialement destructrices, encouragés qu’ils étaient par un système de régulation déficient, qui aurait dû être réformé dès les scandales d'Enron et de WorldCom, mais qui ne le fut jamais.

   En fait, l’effondrement de Wall Street provient directement du grand plongeon de l’immobilier.

   Ce plongeon était prévisible et avait été prévu. J'avais écrit dès le mois d’août 2005 « Les américains se logent dans des maisons payées avec de l'argent emprunté aux Chinois. Cela n’est pas viable à terme ».

   Alors que les alertes se succédaient, Wall Street a continué d’entasser des titres hypothécaires douteux. La plupart des investissements fautifs qui secouent aujourd’hui le monde financier semblent avoir été fait dans la frénésie finale de la bulle immobilière, ou même après que la bulle ait commencé à se dégonfler.

   Selon Fortune, Merrill Lynch a effectué ses plus gros achats de créances douteuses au cours de la première moitié de cette année, après que la crise des subprimes ait déjà été connue du public.

   Maintenant que la facture arrive, tout le monde va devoir payer — sauf ceux qui sont responsables.

   Pourtant les pertes subies par les actionnaires de Merrill Lynch, Citigroup, Bear Stearns et autres ne sont pas les pires. En termes humains, bien plus importantes sont les centaines de milliers, peut-être les millions de familles américaines piégées dans des affaires d'hypothèque qu’elles n'ont pas comprises, et qui doivent maintenant faire face aux augmentations vertigineuses de leurs traites, avec dans beaucoup de cas, la perte de leurs maisons.

   Il y a aussi les dommages collatéraux infligés à l'économie.

   Certains soutiennent qu’en fait, le fiasco des subprimes n'est pas une grosse affaire. Il est vrai que même si les chiffres augmentent de jour en jour — certains observateurs parlent maintenant d’environ 400 milliard de dollars de pertes — ces pertes restent petites par rapport à la valeur totale de biens.

   Mais ces mauvais investissements immobiliers paralysent des institutions financières qui jouent un rôle crucial dans fourniture de crédit, en asséchant une bonne partie de leur capital. Dans un récent rapport, Goldman Sachs indique que les pertes liées à l’immobilier pourraient forcer des banques et les autres acteurs à refuser 2000 milliards de dollars de prêts. C’est suffisant pour déclencher une violente récession, s'il cela se produit rapidement.

   Au delà de tout cela, cela provoque une profonde crise de confiance, qui vient comme du sable dans les engrenages du système financier. Cette crise de confiance est clairement visible : il y a une répartition sans précédent entre les investisseurs qui acceptent des rendements très bas et qui sont prêts à acheter des obligations de l’Etat américain encore considérée comme sûres, et ceux qui recherchent des taux beaucoup plus élevés et auxquels les banques acceptent de consentir des prêts.

   Comment les choses ont-elles pu se dégrader autant ?

   Une partie de la réponse est que ceux qui auraient dû être attentifs aux dangers, et prendre toutes les précautions, se sont comportés comme des américains moyens, optimistes et certains que tout était beau. Ils ont encouragé beaucoup trop de monde à prendre des hypothèques risquées. Oui, Alan Greenspan, c’est de vous qu’il s’agit.

   Une autre partie de la réponse est l’impunité dont ont bénéficié les hommes qui sont sur la couverture de Fortune. Aucun n’a été forcé de rendre les énormes chèques qu’ils ont reçu avant que la sottise de leurs décisions soit devenue apparente.

   Il y a environ 25 ans, les monde américain des affaires — et le système politique américain — a accepté l'idée que l’avidité était une bonne chose. Les dirigeants se sont vus généreusement récompensés lorsque les compagnies qui les employaient semblaient réussir : l'année dernière les directeurs généraux de Merrill Lynch et de Citigroup ont été payés 48 millions de dollars et 25,6 millions de dollars, respectivement.

   Certes, après n’avoir été qu’illusion, les succès se tarissent, mais certains parviennent encore à sauver leur mise : les acteurs les mieux placés gagnent, nous autres, le tout venant, nous perdons.

   L’injustice est choquante ; pire, on encourage les mauvaises prises de risque, et parfois la fraude. Un dirigeant qui arrive à créer l'illusion du succès pendant quelques années peut s’en aller immensément riche. La révélation que les apparences étaient trompeuses sera le problème de quelqu’un d’autre.

   Tout cela est bien connu, et il faut que cela le soit. Ce sont les énormes salaires reçus par les dirigeants qui truquaient les comptes de leur entreprise qui ont abouti aux grands scandales d’il y a quelques années. Pour ce qui concerne la crise actuelle, si rien n’indique qu’il y a eu fraudes, la confiance du public a néanmoins été de nouveau trahie.

   L’important est de bien voir que la crise des subprimes et l’effondrement du crédit est le résultat de notre échec à réformer efficacement le gouvernement d'entreprise après les derniers scandales.

   John Edwards qui a récemment sorti un projet de réforme n’a pas bénéficié de beaucoup d'attention. Le gouvernement d'entreprise n'est toujours pas considéré comme un problème politique majeur, alors qu’il devrait l’être.

   Paul Krugman est Professeur d’Economie à l’Université de Princeton et éditorialiste au New York Times. Son dernier livre s’intitule “ The Conscience of a Liberal”.

  

   Source : The New York Times, Auteur : Paul Krugman, traduction Opus Incertum
   Repéré par Contre Info

   

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Mercredi 28 novembre 2007

   La mère de toutes les batailles sociales étant le combat contre les inégalités, notre défaite collective dans cette lutte résume toutes les autres. La dernière livraison des Perspectives de l'économie mondiale du Fonds monétaire international (FMI) établit sans conteste que la croissance des inégalités intranationales, quel que soit le niveau de développement des pays du monde, fut dans les dernières décennies un phénomène universel, à quelques rares exceptions près. Les causes sont connues depuis longtemps : la globalisation commerciale, la globalisation financière et le progrès technique. Sans surprise, l'étude du FMI conclut que c'est essentiellement le troisième facteur qui explique l'ampleur du phénomène, alors que l'effet des deux premiers se compense partiellement. [...] 

   Mais l'accroissement quasi universel des inégalités n'est ni contesté ni contestable. La question dès lors est de savoir quelles en sont les conséquences. Dans un monde ahistorique, où la diversité des conditions initiales des individus n'emporte aucun effet, où le passé ne détermine ni le présent ni l'avenir, les inégalités sont un puissant moteur du progrès économique et social. C'est le monde parfait de la théorie des marchés où les inégalités du présent n'empêchent en rien l'égalité des destins.

   [... Dans] notre monde tel qu'il est, où il existe des obstacles à l'éducation, à la formation et à l'investissement personnel, en raison notamment du rationnement du crédit. Le passé et donc les conditions initiales de chacun retrouvent alors toute leur importance. La mobilité sociale est freinée, voire empêchée, en raison même de l'incommensurabilité du capital social, culturel, financier et patrimonial dont héritent les individus. Les opportunités que créent les nouvelles inégalités ne peuvent alors être saisies que par ceux qui bénéficient de conditions déjà favorables.

   [...] Lorsque l'espoir de mobilité sociale est vain, le goût du travail devient amer. Si en plusieurs pays européens, les parents craignent que leurs enfants connaissent un sort moins enviable que le leur, c'est qu'ils ont révisé à la baisse leurs anticipations de progrès social. Les inégalités d'aujourd'hui aggravent alors les inégalités de destin, en un mouvement cumulatif insoutenable socialement.

   [...] Dans le contexte d'une société bloquée, la croissance des inégalités perd donc l'essentiel de sa justification, puisqu'elle n'est plus le moteur de la mobilité sociale ascendante. [...] Il pourrait en résulter une distance, un abîme si grand entre catégories sociales que la société deviendrait encore moins dynamique, encore plus fragmentée.

   Je serai le dernier à me plaindre du discours récurrent, consensuel, en faveur de l'investissement dans l'éducation et notamment dans l'enseignement supérieur et la recherche. Le consensus naît de ce qu'un tel investissement serait des plus favorables à la croissance. De cela je suis moins sûr, sauf s'il était accompagné des mesures nécessaires à remettre en marche la mobilité sociale ascendante, c'est-à-dire une dynamique de progrès social. Si tel était le cas, la promesse d'une égalité de destin serait son plus grand bénéfice.

  

   Article complet sur Le Monde : Inégalités : l'horizon de faible espérance, par Jean-Paul Fitoussi
   Jean-Paul Fitoussi pour "Le Monde", éd. du 28 novembre 2007

  

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Mercredi 28 novembre 2007

    Gamil Mattar, directeur du Centre arabe pour le Développement la Recherche et la Prospective, constate que l’Europe, persistant à subordonner ses intérêts à ceux des USA, subit le contrecoup des erreurs politiques de Washington, et voit son influence décliner. Il en appelle à une Europe réellement indépendante politiquement et militairement, capable de promouvoir ses valeurs et de devenir un nouveau pôle de la sécurité collective.

  

   Lire sur Contre info : Opinion : L’ère du déclin occidental
   D'après un publication originale d' Al-Ahram, 22 novembre 2007

   

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Mercredi 28 novembre 2007

   « Je ne pense pas que la stratégie de Petraeus lui permettra de quitter l’Irak en vainqueur. » 
Le spécialiste de l’Irak Pierre Jean Luizard analyse les résultats du surge.

Les dernières statistiques avancées par l’armée américaine sont encourageantes. Quelle est votre analyse ?

On peut en effet parler d’une accalmie depuis septembre, depuis que la nouvelle politique américaine envers les sunnites a pris effet sur le terrain. L’armement des anciens insurgés, à condition qu’ils se retournent contre Al-Qaida, a apaisé les zones sunnites. Quant aux territoires chiites, ils sont beaucoup moins touchés par la violence depuis que l’Armée du Mehdi a gelé ses activités. La capitale semble également plus calme, car le nettoyage confessionnel est terminé ; chaque communauté est retirée dans son quartier et protégée par des murs de béton. Cela dit, on découvre encore une dizaine de corps mutilés chaque jour à Bagdad. Les chiffres avancés par les Américains sont très exagérés. [...]

   
   Lire l'article sur Contre Info :
Irak : une baisse de la violence en trompe-l’oeil
   d'après Le Temps 

  

   Sur la stratégie américaine en Irak après le surge, lire aussi sur de defensa : "The warlords of Washington..."

    

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Mercredi 28 novembre 2007

   Des hommes armés ont tué 11 membres de la famille d'un journaliste irakien anti-américain dans le nord-est de Bagdad, a-t-on appris lundi du site web Shabeqat Akhbar al-Iraq.

   "Cinq hommes armés non identifiés, à bord de plusieurs véhicules 4X4, ont attaqué dimanche à 07h30 heures locales (04h30  GMT) la maison de deux soeurs de Diaa al-Kawwaz, dans le quartier d'al-Sahhab, tuant ses deux soeurs, leurs maris et leurs sept  enfants", a précisé le site web.

   Vivant en Allemagne depuis 20 ans, Diaa al-Kawwaz est le  rédacteur en chef de Shabeqat Akhbar al-Iraq (Réseau  d'informations sur l'Irak), basé dans ce pays européen.

   Le site web, connu pour son opposition à l'occupation américaine en Irak, a également fait savoir que les assaillants  ont mis le feu à la maison après avoir commis leur crime et s'être enfuis des lieux.

   Selon le site web, l'incident s'est produit malgré la présence  des policiers qui n'ont pas réagi.

   Les journalistes sont fréquemment attaqués par des hommes armés en Irak, où quelque 236 professionnels des médias irakiens ont été tués depuis l'invasion américaine en 2003, selon un décompte établi par le Syndicat des journalistes irakiens, basé à Bagdad.

   L'organisation Reporters sans frontières (RSF) basée à Paris, a décrit le danger auquel font face les journalistes en Irak depuis  la guerre irakienne, comme le plus grand pour les médias depuis la Seconde guerre mondiale.

  

   Source : Xinhua, Bagdad, 26 novembre 2007 :  Des hommes armés tuent 11 membres de la famille d'un journaliste irakien

   

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Dimanche 25 novembre 2007

WASHINGTON (AFP) — Le poulet "à la javel" d'origine américaine va-t-il bientôt arriver dans les assiettes européennes? Les autorités de Bruxelles se sont engagées vendredi à trancher l'an prochain cette question qui empoisonne les relations commerciales entre les deux blocs.

   "Avant le prochain sommet USA-UE et après avoir reçu un avis scientifique, la Commission va prendre des mesures pour résoudre définitivement le vieux différend sur les importations dans l'UE de poulets américains ayant subi un traitement de réduction des substance pathogènes", a indiqué le Conseil économique transatlantique, à l'issue de sa première réunion.

   Après l'abattage, les poulets américains sont désinfectés par un bain dans une solution à base de chlore. Cette pratique révulse les pays du sud de l'Europe, dont la France, mais certains pays du nord pourraient s'y rallier au motif qu'elle garantit une plus grande sécurité aux consommateurs.

   L'insertion dans le communiqué du Conseil que la décision de Bruxelles s'effectuera après avis scientifique est une victoire pour la partie américaine, dans la mesure où le traitement au chlore garantit sans contestation que les poulets sont effectivement libres de tous germes.

   Ce très vieux contentieux entre les deux blocs a été placé récemment "sur le dessus de la pile des récriminations américaines envers les Européens", souligne-t-on de source diplomatique européenne. Et certains responsables communautaires semblent prêts à faire des concessions sur ce sujet pour favoriser un accord dans les négociations commerciales du cycle de Doha.

   Le Conseil économique transatlantique, mis en place en avril 2007, est une structure qui ambitionne de gommer les aspérités commerciales récurrentes entre l'Union européenne et les Etats-Unis. Il est coprésidé par le vice-président de la Commission européenne Günter Verheugen et par le conseiller du président George W. Bush pour les questions économiques Allan Hubbard.

   Lors d'une conférence de presse à l'issue de la réunion, M. Hubbard a exprimé son "exaspération extraordinaire" sur ce dossier, après dix années d'interdiction des poulets américains sur le sol européen.

   "Cela devrait être une énorme frustration pour les consommateurs en Europe parce qu'il s'avère que nos poulets sont plus sûrs que les poulets européens", a-t-il dit. En fait, a affirmé M. Hubbard, "les éleveurs de poulets en Europe ne veulent pas la concurrence des éleveurs de poulets des Etats-Unis et ils utilisent cela pour empêcher nos poulets d'entrer".

   Côté français, on estime qu'accepter les poulets traités au chlore constituerait "une remise en cause d'un modèle de production, basé sur de bonnes pratiques dans toute la filière, de l'éleveur jusqu'à la chaîne d'abattage". "Cela reviendrait à dire: +Allez au plus économique, travaillez n'importe comment et on rectifiera tout cela en bout de chaîne+".

   L'utilisation de bains chimiques pour désinfecter les poulets est en fait déjà autorisée par la réglementation européenne, mais sa mise en application est bloquée en comité vétérinaire où les Etats individuels ont leur mot à dire.

   

   Source : AFP, via Google Actualités, 9 nov. 07
   Copyright © 2007 AFP

    

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Dimanche 25 novembre 2007
    Le porte-parole de la compagnie a annoncé que l’attraction «It’s a small world» de Disneyland fermera ses portes en janvier afin de subir un drôle de lifting : ses canaux seront creusés plus profondément et la flottaison de ses bateaux sera renforcée pour pouvoir accueillir les clients les plus lourds. Plusieurs fois par jour, en effet, les barques se retrouvent coincées au beau milieu du tour, leurs coques s’enfonçant vers le fond du canal jusqu’à finalement le toucher, immobilisant ainsi l’attraction.

   Tous les parcs à thème américains doivent aujourd’hui faire face au même problème : leurs attractions ont été conçues à une époque où le poids moyen des hommes était de 80 kilos et celui des femmes de 61 kilos. D’après le Centre américain pour le contrôle et la prévention des maladies, les deux sexes ont pris douze kilos en moins de quatre décennies. Et ce n’est qu’une moyenne ! En réalité, les parcs ne sont pas adaptés pour des clients qui dépassent régulièrement le quintal.

   Pour éviter que les obèses ne perdent leur temps à faire la queue pour rien, des «test seats» sont placés à l’entrée de certaines attractions. Ceux qui auraient des doutes quant à leur capacité à caler leurs postérieurs dans les sièges peuvent les essayer et s’éviter ainsi l’humiliation d’être refoulés publiquement lorsque vient leur tour. «Ça me rend dingue », avoue le blogueur Brian Lochridge. «Les parcs vont changer leurs systèmes à cause d’irresponsables qui décident de ne pas contrôler leur poids et on va tous en payer les conséquences. Car il est évident que les prix vont augmenter.» ...

   

   Lire l'article complet dans Le Figaro : Obésité : les parcs de loisirs passent au XXL 
   Le Figaro, 22 novembre 2007. Auteur : Armelle Vincent, à Los Angeles

   

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Dimanche 25 novembre 2007

    Lundi 26 novembre, des centaines de chercheurs joueront des coudes pour pénétrer 55, avenue Bosquet, au siège du Medef pour participer à la journée "Pourquoi se priver des docteurs : 1er Forum Ecoles doctorales - Entreprises" qu'ils organisent avec l'association Bernard Grégory.

    Les docteurs ont cessé de considérer que, en dehors de la recherche publique, il n'y avait point de salut. Confrontés à un taux de chômage de 11 % avec une pointe à 13 % pour les chimistes et les biologistes, selon les chiffres du ministère de l'éducation nationale pour 2006, ils poussent la porte des entreprises pour y trouver un emploi.

   Pourtant, les préjugés de ses dirigeants à l'encontre de chercheurs du secteur public ont la vie dure. La plupart continuent de voir en eux des professeurs Nimbus ou de doux rêveurs. Ils leur préfèrent les diplômés de grandes écoles d'ingénieurs ou de commerce. Pire : un ingénieur qui poursuit son cursus par une thèse vaut moins sur le marché du travail que celui qui se fait embaucher dès sa sortie de l'école, disent les intéressés !

   Alors que les décideurs du monde entier mettent l'innovation en tête de leur priorité, et redoutent de manquer de " talents" pour conduire leur stratégie, alors qu'au niveau international, le diplôme de référence est le PhD, c'est-à-dire le doctorat, les 10 000 thésards français formés chaque année, ayant donc fait au minimum huit ans d'études après le bac, peinent à trouver un emploi dans le privé...

     

   Lire l'article complet dans lemonde.fr : Les chercheurs du public se bousculent au Medef
   Le Monde, éd. du 25 novembre 2007. Auteur : Annie Kahn

   

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Dimanche 25 novembre 2007

   Le Comité de l'ONU contre la torture, un organisme chargé de surveiller l'application de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, est arrivé à la conclusion, vendredi 23 novembre, que l'utilisation du pistolet à impulsion électrique Taser constitue "une forme de torture" et "peut même provoquer la mort".

   "L'usage de ces armes provoque une douleur aiguë", pouvant aller jusqu'à "causer la mort, ainsi que l'ont révélé des études fiables et des faits récents survenus dans la pratique", ont déclaré les dix membres du Comité, dans une recommandation délivrée au Portugal, pays qui a acheté pour sa police des pistolets de type Taser X-26. "Les conséquences sur l'état physique et mental des personnes ciblées serait de nature à violer" les dispositions de la Convention anti-torture de l'ONU, notent également les experts, qui ont demandé à Lisbonne d'"envisager de renoncer à l'usage des armes électriques".

   Le Taser X-26 est actuellement utilisé par quelque 3 000 policiers et gendarmes en France.

  

   Lire l'article complet sur lemonde.fr : L'ONU estime que l'utilisation du Taser X-26 est "une forme de torture" 
   Le Monde.fr avec AFP, 23 novembre 2007

     

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