Chaque année, 400 à 500 sportifs meurent subitement en France
Le décès, mardi 28 août, du joueur espagnol du FC Séville, Antonio Puerta, à 22 ans, avait allongé la liste déjà conséquente des footballeurs victimes de mort subite. Mercredi, le joueur
international zambien Chaswe Nsofwa a à son tour été terrassé par un arrêt cardiaque pendant un match d'entraînement avec son club de l'Hapoel Beersheva (2e division israélienne).
En France, selon l'épidémiologue de l'Inserm Xavier Jouven, "entre 400 et 500" personnes sont victimes de mort subite chaque année dans le cadre d'une activité sportive. Ces chiffres sont issus
d'un registre national ouvert par l'Inserm et l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) en mai 2005. Selon ce recensement inédit, la moitié des victimes ont moins de 40 ans. Les sports
concernés sont les plus pratiqués : le vélo, la course à pied et le football.
(Le Monde, éd. du 31 août 2007)
Berezovski veut faire de l'Occident sa nouvelle arme contre Poutine
Boris Berezovski appelle de nouveau à renverser le "régime autoritaire de Poutine" et à rétablir la démocratie en Russie. Dans un article publié dans le Sunday Times de Londres,
l'entrepreneur exige que l'Occident fasse pression sur le Kremlin en vue de rétablir en Russie un mode de gouvernement conforme "à l'esprit et à la lettre de la Constitution" russe."L'Occident doit
reconnaître le gouvernement de Poutine comme inconstitutionnel" estime l'oligarque en exil, et il faut "faire pression sur les institutions du pouvoir". Selon lui, cette pression pourrait prendre
différentes formes, "y compris l'insurrection à la dernière étape". A lire ce nouvel "Evangile selon Berezovski", on y trouve une accumulation d'inepties politiques présentées d'une manière
raffinée. M. Berezovski croit-il vraiment, par exemple, que Juifs et Arabes ne parviennent pas à se réconcilier uniquement à cause des intrigues du Kremlin? Peut-on lire sans sourire sa thèse selon
laquelle le "régime de Poutine" est également responsable du déroulement catastrophique de la guerre en Irak?
(RIA Novosti, 27 août 2007, d'après Moskovski komsomolets)
Voyage chez les damnés de Katrina
Le président George W. Bush, en visite à la Nouvelle Orléans, a assuré mercredi 29 août, que l'Amérique ne laissait tomber ni la ville ravagée ni la côte du Golfe dévastées, en 2005, par
Katrina. Il effectuait là sa quinzième visite dans la région depuis le passage de l'ouragan. Sa présidence demeure hantée par la faillite de l'Etat fédéral et par l'image d'un homme suivant le
désastre de son ranch du Texas et tardant à interrompre ses vacances. Et l'Etat fédéral et M. Bush sont à présent accusés de ne pas faire assez, assez vite pour la reconstruction. Pour interpeller
le président américain, un journal local a d'ailleurs publié mercredi un éditorial intitulé : "Traitez-nous avec équité, Monsieur le président".
(lemonde.fr , 29 août 2007, d'après Le Temps )
On peut également écouter l'émission de France Culture Planète Terre qui revient le 29 août 2007 sur le passage du Cyclone Katrina sur la ville de la Nouvelle Orléans, le 29 août 2005, la laissant inondée et comme coupée du
monde. Deux géographes, Julie Hernandez et Jean-Marc Zaninetti apportent leur éclairage. Katrina, deux ans après : quels enseignements tirer de la catastrophe ? (durée d'écoute : environ 35 mn)
Les "doutes" de Mère Teresa sur sa foi révélés dans sa correspondance
Mère Teresa de Calcutta avait-elle vraiment foi en Dieu ? Ainsi posée, la question apparaîtra sacrilège aux admirateurs de cette icône mondiale de la charité qui célébreront, le 5 septembre,
le dixième anniversaire de sa mort. Elle ne l'est pourtant pas, comme le prouve la quarantaine de lettres, signées de celle que Jean Paul II béatifia à une vitesse record, en 2002, qui seront
publiées aux Etats-Unis sous le titre Mère Teresa, viens, sois ma lumière.
(Le Monde, éd. du 28 août 2007)
Récidive : l'imposture du discours présidentiel
par William Bourdon, avocat.
La proposition ahurissante, car d'évidence anticonstitutionnelle, faite par le président de la République de prévoir, en quelque sorte, une double peine, c'est-à-dire de contraindre des
délinquants sexuels à être hospitalisés à l'issue de l'exécution de leur peine, a suscité à gauche des commentaires favorables... Certes, ici ou là, quelques réserves d'usage sont faites, mais on
sent bien que chacun est embarqué dans une spirale de surenchère électoraliste, en oubliant pourtant quelques évidences qui se volatilisent sous le fracas des contre-vérités. On entend par exemple
que les pédophiles, et au-delà les délinquants sexuels, seraient plus récidivistes que les autres. C'est archifaux. Mais aujourd'hui, l'enfant, figure de l'innocence et de la pureté absolues,
permet gaillardement de provoquer des consensus confortables. Et ce, d'autant plus que la mémoire collective et individuelle, frappée d'amnésie, oublie, et pour cause, que pendant des années la
parole de l'enfant, après avoir été niée, voire disqualifiée, a été ensuite sacralisée pour être à nouveau et de façon honteuse, démonétisée après le fiasco d'Outreau...
(Le Monde, éd. du 28 août 2007)
Malgré le miracle économique libéral, et le règne de l'idéologie hyper-sécuritaire,
Les Britanniques sont horrifiés par la montée de la criminalité chez les jeunes
Le scénario du meurtre de Rhys Jones, 11 ans, est digne d'un Orange mécanique. Victime sans doute d'une méprise, l'adolescent a été abattu de trois balles, le 22 août, alors qu'il jouait au
football avec des copains sur le parking d'un pub de Croxteth, à Liverpool. Son meurtrier présumé, âgé de 16 ans, circulait à bord d'un vélo BMW tout-terrain, le visage caché par une capuche. Avant
le meurtre du petit Rhys, un homme de 47 ans, père de trois enfants, a été battu à mort par trois jeunes gens en train de vandaliser son automobile à Warrington. Depuis le début de l'année, rien
qu'à Londres, neuf adolescents ont été tués par balles.
Certains montrent du doigt le fossé croissant entre riches et pauvres, créant une sous-classe de jeunes laissés-pour-compte du "miracle" économique travailliste. D'autres experts soulignent l'effet
du plus haut taux de divorces en Europe, du nombre élevé de familles éclatées, ainsi que d'un système d'éducation public mal adapté. La vie familiale souffre des longues heures de travail des
parents et surtout de l'affaiblissement des liens entre adultes et jeunes, plus marqué dans le royaume qu'ailleurs sur le continent. A écouter un criminologue, "ce fossé entre les générations est
peut-être une forme extrême de la réserve et du respect de la vie privée chez les Britanniques, mais il est dangereux".
(Le Monde, éd. du 26 août 2007)
Pendant les manifestations contre le Sommet de Montebello (Canada, Mexique et Etats-Unis), des policiers cagoulés, infiltrés parmi les manifestants se
font démasquer...
Bien entendu de telles pratiques ne sont pas imaginables ailleurs qu'au Québec !
Infiltration des manifestations au Québec : Une tactique en révision
Dans l'embarras depuis que trois de ses agents qui ont infiltré les groupes manifestants au Sommet de Montebello ont été démasqués, la Sûreté du Québec a annoncé hier qu'elle procédera à une
révision complète de ses tactiques d'infiltration. La SQ a tenu à faire le point sur l'incident, hier, après avoir reconnu la veille que trois de ses hommes avaient été démasqués par des
manifestants à Montebello.Le tout avait été filmé et diffusé sur le site Internet YouTube, il y a trois jours. La SQ assure en outre que ses hommes n'ont jamais été instigateurs d'actes violents,
même si l'un d'eux a été filmé avec une roche à la main. Criminologue à l'Université de Montréal, Denis Szabo défend la présence d'agents d'infiltration, mais il s'explique mal la facilité avec
laquelle ils se sont fait prendre. «Les gens ont raison de trouver ça ridicule, dit-il. Tout le monde sait qu'il y a de l'infiltration, mais il ne faut pas se faire prendre.»
(Le Journal de Montréal, 25 août 2007)
Voici le temps de la vulgarité, de l'arrogance, et du mépris.
Dé-civilisation bien avancée ...
Vacances "bling-bling" chez les riches, par Jean-Michel Normand
Juste après nous avoir infligé une carte météo une fois de plus indigne d'un mois d'août, TF1 se proposait jeudi en début de soirée de nous emmener là où il fait très beau et très chaud.
Flavie Flament, tête de proue du magazine "Sagas", nous invitait à "plonger dans l'univers de rêve des riches plus riches que les riches". Cap sur Bora-Bora, les îles Vierges, Miami, Porto Fino ou
Ibiza. Mollement étendue sur une plage des Maldives - ironie du sort, le temps semblait plutôt couvert de ce côté de l'océan Indien -, la blonde Flavie, bien décidée à nous "en mettre plein les
yeux", selon son expression, a lancé une vingtaine de reportages consacrés aux "stars en vacances". En une petite heure et demie, professionnels du sport, DJ, souverains, entrepreneurs, héros de
télé-réalité ou chanteurs, nous ont "très simplement ouvert les portes de leur merveilleuse demeure" et convié à leurs "somptueuses fêtes"...
(Le Monde, éd. du 24 août 2007)
La première ONG financière est née
Pierre Christodoulidis et Jean-Pierre Diserens ont le sourire. Les président et vice-président de la CIFA (Convention of Independent Financial Advisors) sont les premiers financiers à y
avoir pensé : s'offrir le statut d'organisation non gouvernementale (ONG). La CIFA obtient ainsi un pouvoir consultatif spécial auprès de la Conférence économique et sociale des Nations unies
(Ecosoc) et auprès d'autres agences spécialisées de l'ONU. Ce faisant, l'association genevoise pourra gagner en influence internationale et faire valoir le point de vue des gérants de fortune
indépendants du monde entier. En se présentant comme des "techniciens de la finance", ses délégations (à New York, Genève et Vienne) viseront à "co-réguler", étant désormais
parties prenantes aux décisions des Etats.
(Le Monde, 24 août 2007, d'après Le Temps)
Rétrocontroverse : 1999, l'OTAN devait-elle intervenir au Kosovo ?
Au printemps 1999, la guerre du Kosovo aura probablement été, pour les intellectuels français, la dernière grande "cause" du XXe siècle. L'occasion d'une de ces controverses
qui, périodiquement en France, et avec une virulence inégalée à l'étranger, polarisent le débat public, suscitent dans la presse une avalanche de tribunes et de pétitions, et imposent à chacun de
choisir son camp, au risque de brouiller certaines frontières, entre droite et gauche notamment.
Mais faut-il s'indigner avec Max Gallo, que ne "deviennent "grandes causes humanitaires" que celles qui coïncident avec les intérêts des Etats-Unis" ?
(Le Monde, éd. du 21 août 2007)