Cette interview de Richard Gage, réalisée par Alex Jones, date du mois d’avril 2008. Elle a été traduite et sous-titrée par
l'association ReOpen911.
Richard Gage est un architecte californien; il est devenu l’une des figures centrales du mouvement pour la vérité sur le 11 Septembre. M.Gage évoque ici le parcours qui l’a amené à se pencher –
lui, un spécialiste de ce type de structures métalliques lourdes - sur les détails techniques des destructions des bâtiments du World Trade Center. Il raconte comment il en est venu à douter de
la version médiatique justifiant les effondrements et pulvérisations des trois gratte-ciel du WTC. Quel choc cela fut pour lui et les collègues de son bureau d’études. Comment ils ont travaillé
ensemble, sans a priori et en toute honnêteté et transparence.
Et comment par voie de conséquences, il en est venu à fonder "Architects & Engineers for 9/11 Truth", qui rassemble à ce jour déjà plus de 400 ingénieurs et
architectes.
Interview de M. Richard Gage (Google video, env. 30 mn sous-titré en français) :
par Admin
publié dans :
RdP : Etats-Unis
0
recommander
par Jean-Philippe Immarigeon
[ Défense
Nationale et Sécurité Collective - Août Septembre 2008 ]
Afghanistan, Otan, Livre blanc : voilà la nouvelle trilogie de notre future défense. Rupture radicale, elle semble n'avoir d'autre fondement que la volonté
de clore la dispute irakienne et de s'aligner sur la politique américaine. Encore faudrait-il expliquer pourquoi il est urgent d'adopter une pensée managériale qui mélange guerre et stratégie, et
dont l'échec est une nouvelle fois patent en Orient.
C'est devenu un classique de la presse : quoiqu'elle reste la superpuissance militaire, force est de constater que l'Amérique perd ses guerres. L'oxymore n'a pas l'air de choquer ses auteurs : un
gamin de cinq ans comprend toutefois que lorsqu'on perd, on n'est pas le plus fort. Qu'à cela ne tienne : défaite sur le terrain, l'Amérique et sa conception éthérée et managériale de la guerre
n'en reste pas moins le modèle auquel se rallient nos dirigeants ; au point d'envoyer des troupes dans une bataille sans issue, de réintégrer une alliance en fin de course et de dupliquer dans un
Livre blanc ce fumeux concept de Transformation dont l'échec total n'est pourtant plus à démontrer.
[...]
Télécharger l'article complet (.pdf, 9 pages) que Jean-Philippe Immarigeon nous offre sur son
blog.
Jean-Philippe Immarigeon est docteur en droit et titulaire d'un MBA américain. Avocat, ayant vécu et travaillé en
Asie et aux États-Unis, il collabore régulièrement à la revue Défense nationale et sécurité collective depuis 2001.
Il est l'auteur de plusieurs essais parmi lesquels le très remarquable American Parano, Pourquoi la vieille Amérique va perdre sa guerre contre le reste du monde, et Sarko l'Américain.
Le prochain, L'Amérique défaite, est prévu pour janvier 2009.
par Admin
publié dans :
RdP : France
0
recommander
[ RIA Novosti -
14 août 2008 ]
L'étrange silence des Etats de l'OTSC et de l'OCS
Par Leonid Bondarets, expert en matière de sécurité régionale, pour RIA Novosti
Début août, on a appris qu'une grande quantité d'armes à feu et de munitions avaient été découvertes et saisies dans une maison louée par des citoyens américains
dans la capitale du Kirghizstan. Deux employés de l'ambassade des Etats-Unis et dix soldats américains étaient également présents.
L'ambassade des Etats-Unis a instantanément réagi, en déclarant que ces militaires se trouvaient au Kirghizstan car ils avaient été invités par le gouvernement kirghiz à effectuer des exercices
antiterroristes pour ses différents ministères. Cependant, la plupart de ces ministères ont tout d'abord démenti cette information.
Ce n'est que deux jours plus tard que le gouvernement a reconnu qu'un groupe de spécialistes américains s'était rendu à Bichkek pour effectuer des exercices visant à renforcer les capacités
antiterroristes du pays. Par la suite, les armes devaient rester au Kirghizstan.
Plus tard, un journal kirghiz a fait savoir que c'était déjà la troisième fois depuis 2003 que des entraînements de ce genre étaient organisés. On affirme que les entraînements précédents
s'étaient déroulés en secret, compte tenu du caractère confidentiel de l'activité des services secrets.
Mais de nombreuses questions restent sans réponse. Ainsi, pourquoi les services secrets kirghiz ont-ils besoin d'armes américaines? Ont-ils déjà entamé un processus de réarmement en vue de passer
aux standards de l'OTAN? Ou bien encore, pourquoi la coopération avec les Américains en vue de renforcer les capacités antiterroristes du pays s'effectue-t-elle en secret? Les dirigeants
militaires et politiques du pays préfèrent-ils coopérer avec les Américains plutôt que dans le cadre de l'OTSC (Organisation du Traité de sécurité collective) et de l'OCS (Organisation de
coopération de Shanghai)?
Un transfert d'armes aussi confidentiel au Kirghizstan suscite une certaine méfiance. En règle générale, les Américains font une large publicité autour de leur "aide". Faut-il en déduire que les
armes découvertes n'ont rien à voir avec un quelconque renforcement des capacités antiterroristes du Kirghizstan? S'il en est ainsi, pourquoi le gouvernement de ce pays induit-il en erreur, pour
ne pas dire plus, ses alliés au sein de l'OTSC et de l'OCS?
A la lumière des événements en Ossétie du Sud, la découverte d'un stock d'armes américaines suppose autre chose. Le soutien apporté par les Etats-Unis aux actions des dirigeants géorgiens et la
participation de spécialistes militaires américains aux opérations de guerre ayant pour but de massacrer le peuple d'Ossétie du Sud témoignent que Washington est très intéressé par le fait
d'attiser les conflits armés aux frontières de la Russie. Il n'est pas exclu qu'un scénario similaire soit également élaboré pour le Kirghizstan.
Les experts prévoient pour l'automne des actions massives de protestation en raison de la hausse considérable des prix des produits alimentaires, des fréquentes coupures de courant et d'une
multitude d'autres facteurs.
Il convient de rappeler, entre autres, qu'au cours des événements tragiques qui ont eu lieu dans le sud du Kirghizstan en 2002, des armes non enregistrées dans la république avaient également été
utilisées contre le peuple.
En outre, les islamistes radicaux pourraient également profiter d'une situation du même genre. Dans ces conditions, l'arsenal américain pourrait facilement refaire surface. C'est parfaitement
possible, compte tenu de l'implication des Etats-Unis dans les événements d'Andijan. Il y a peu de temps, les services secrets ouzbèkes ont rendu publics les documents de l'enquête témoignant que
les Etats-Unis avaient bel et bien contribué à la préparation des participants les plus actifs à l'affrontement.
On retient également que les séparatistes ouïgours ont repris ces derniers temps leur activité dans la région autonome chinoise du Xinjiang, limitrophe du Kirghizstan. Selon les informations de
plusieurs agences, depuis le début de cette année, à Kachgar, ville située dans le Nord-Ouest du Xinjiang, près de la jonction des frontières de l'Ouzbékistan et du Kirghizstan, la police a
démantelé 12 cellules terroristes financées par l'étranger et envoyées par les groupements "Turkestan oriental" et Hizb-ut-Tahrir. Selon des sources chinoises, les armes saisies étaient
américaines.
Cependant, à en juger par les actions des autorités kirghizes, ces faits n'ont donné lieu à aucune analyse détaillée ni à aucun examen. L'absence d'évaluation officielle de la situation en
Ossétie du Sud est également étonnante. Cela concerne non seulement le Kirghizstan, mais aussi tous les Etats membres de l'OTSC et de l'OCS. Tout porte à croire que leurs gouvernements attendent
de voir qui sera le plus fort afin de savoir qui soutenir.
Compte tenu de la gravité de la situation qui est en train de se créer, la nécessité de revoir les rapports entre les Etats membres de l'OTSC et de l'OCS en vue de les rendre conformes aux
exigences des statuts de ces organisations se fait pressante. Il est nécessaire de mettre un terme aux ingérences des Etats inamicaux dans l'activité des pays faisant partie de ces organisations.
Il convient probablement de revoir et de corriger les rapports qu'entretiennent les membres de l'OTSC et de l'OCS avec l'OTAN dans le cadre du Partenariat pour la paix
(PPP).
Les opinions exprimées dans cet article sont laissées à la stricte responsabilité de l'auteur.
Source : RIA Novosti
Auteur : Leonid Bondarets
Date : 14 août 2008