Lundi 30 juillet 2007
Attractivité de la France : le discours et les faits
Pour la cinquième année consécutive, Ernst & Young a présenté son étude sur l’attractivité européenne
organisée selon deux axes : il s’agit d’abord d’une mesure de l’image de l’Europe et de celle de ses concurrents perçue par 809 décideurs internationaux, et
ensuite d’une analyse de la réalité des implantations internationales recensées dans le European Investment Monitor d'Ernst & Young. La presse a relayé de bien curieuse façon les
résultats de l’étude, avec comme titre de l’article du
Monde : «Investissements étrangers : la France reste attractive mais se fait rattraper par ses concurrents», mais surtout pour la
Tribune : «Attractivité : la France risque la relégation en deuxième division»… Damned, me suis-je alors exclamé, le problème doit être sérieux… Et en
effet, les chiffres sont édifiants : La France, 2èmedu classement a dégringolé brutalement en 2006 à la… 2ème place, toujours derrière le Royaume-Uni, et toujours devant
l’Allemagne. En termes de créations d’emplois (20 509 emplois créés en 2006 dans l’hexagone), elle est 3ème derrière la Pologne. On y apprend en outre que la France se caractérise
par une «domination des services aux entreprises et du secteur des logiciels (74 et 72 projets)» et qu’elle est «n°1 européen des implantations de fonctions industrielles». Tout va mal,
donc…
(Les Eco-comparateurs, 29 juin 2007)
(Les Eco-comparateurs, 29 juin 2007)
