Mercredi 30 mai 2007

Documents parus dans la presse ou en ligne, sans classement particulier.
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_____________________ Mai 2007_____________________
 
 
Chalmers Johnson, historien et universitaire, dresse le constat de la faillite politique et sociale qu’ont connu les USA depuis le 11 septembre. Ni la classe politique, ni la presse, ni l’armée, n’ont su ou voulu opposer de résistance à la politique de mensonges, d’abus de pouvoirs et d’aventures militaires meurtrières qui sont la marque du nouvel Empire sous le règne de George Bush. Dans le deuxième volet, il dénonce l’emprise croissante du complexe militaro-industriel - qui engloutit 40% des dépenses publiques - sur les USA, puis dessine ce que pourrait être un programme de réforme et de déconstruction de l’empire américain. Faute de quoi, dit Johnson, il connaitra le sort funeste de ses prédéceseurs historiques.
(Contre Info, mai 2007)

 
 
« A good story. » Voilà, selon les stratèges du Parti démocrate, ce qui aurait manqué à M. John Kerry pour remporter l’élection présidentielle aux Etats-Unis en 2004. M. James Carville, l’un des artisans de la victoire de M. William Clinton en 1992, déclara à ce propos : « Je pense que nous pourrions élire n’importe quel acteur de Hollywood à condition qu’il ait une histoire à raconter ; une histoire qui dise aux gens ce que le pays est et comment il le voit. » « Un récit, c’est la clé de tout », confirme M. Stanley Greenberg, spécialiste des sondages. Quelques jours plus tard, à l’émission « Meet the press », M. Carville a été plus explicite encore : « Les républicains disent : “Nous allons vous protéger des terroristes de Téhéran et des homosexuels de Hollywood.” Nous, nous disons : “Nous sommes pour l’air pur, de meilleures écoles, plus de soins de santé.” Ils racontent une histoire, nous récitons une litanie. »
(Le Monde Diplomatique, éd. de novembre 2006)

 

 
La folie américaine est devenue telle que non seulement les Européens ne peuvent continuer dans une voie sans issue, mais que leur lâchage est la seule manière que les Américains aient de pouvoir comprendre. [...]. Tocqueville n’avait-il pas écrit : « Il n’y a que les étrangers et l’expérience qui puissent faire arriver certaines vérités jusqu’aux oreilles des Américains »
[...] Sarko et la méthode du retrait ? Sarko et le coup de rein salvateur ? Pour cela il faudrait en finir avec tous les atlantistes qui verrouillent encore les colloques, les tribunes, les éditoriaux, et bien entendu les ministères et les entreprises. C’est-à-dire plus de 95 % de nos « élites », y compris celles qui sont actuellement formatées dans les écoles de commerces et les universités. C’est dire qu’il faudra du courage politique, mais c’est encore à la France de montrer le chemin...
(Jean-philippe Immarigeon sur son blog American Parano, 28 mai 2007)
 
 
Irak : les chroniques désillusionnées du "NYT"
Des centaines de milliers de "bikers" ont défilé ce week-end aux USA, écrit le
New York Times, à l'occasion du Memorial Day, la journée du souvenir des soldats de l'armée américaine. Dans le même temps, les opposants à la guerre en Irak ne cessent de manifester, en silence, face à des partisans de la guerre de moins en moins nombreux. Les soldats interrogés par le NYT, en Irak, sont eux aussi de plus en plus dubitatifs : un sergent note ainsi que jusqu'en 2004, 100 % de ses soldats soutenaient l'intervention militaire ; aujourd'hui, 95% sont contre. Ils ont vu certains de leurs amis mourir au combat, mais ce qui les mine le plus, c'est de voir de plus en plus de soldats des forces de sécurité irakiennes, qu'ils ont équipées et entraînées, servir de bombe humaine ou mourir au combat contre eux. Le NYT relève enfin qu'après avoir attiré des apprentis djihadistes du monde entier, l'Irak commence à exporter de plus en plus de combattants, vétérans de la guerre en Irak ou militants venus s'y entraîner, qui cherchent à porter le conflit au-delà de ses frontières, dans les pays limitrophes mais aussi en Europe.
(Lettre Check-list du journal Le Monde, réservée aux abonnés, datée du 28 mai 2007)
 

 
L'excellent blog Loubnan ya Loubnan tenu par un Français ami du Liban et des Libanais nous propose trois articles récemment mis en ligne.
(Loubnan ya Loubnan, 12 mai 2007)
 
 
Enjeu majeur du débat politique français depuis 2002, la délinquance juvénile est l’otage de tous les discours. Ceux-ci sont en passe de se transformer radicalement, sous l’impulsion d’un nouveau courant de pensée. De rapports en expériences de terrain, les « comportementalistes » — au premier rang desquels le candidat à la présidence de la République Nicolas Sarkozy — envisagent les conduites à risques comme un problème de santé publique, décelable dès le plus jeune âge par l’application d’un certain nombre de critères. La réponse à la délinquance résiderait ainsi dans la détection précoce et individuelle des risques de déviance. Les causes de la violence ne seraient dès lors plus à rechercher du côté du système social, mais dans les faiblesses et limitations des enfants et de leur famille.
(Le Monde Diplomatique, mai 2007)
 
 
Les grand médias évoquent avec insistance l’existence d’une piste syrienne au sujet des combattants islamistes retranchés dans le camp de Narh el Bared. Mais cette hypothèse résiste-elle à l’examen des faits ? Le Colonel Lang est un ancien béret vert, spécialiste du Moyen Orient au Pentagone durant de nombreuses années.
(Contre Info, 23 mai 2007)
 
 
La politique russe de la Commission, — de l’extrémisme au nihilisme et vice-versa
La Commission européenne, — ou plutôt son président, Barroso himself, — a une politique russe. Nous ne dirons pas que nous l’avons rencontrée (la politique russe) mais simplement que nous en avons eu des échos très précis et très significatifs. Il s’agit de sources que nous qualifierons à tout le moins d’européennes, et sans aucun doute de dignes de confiance.
En effet, depuis plusieurs mois nous nous interrogeons à propos de l’extrémisme de la politique russe, ou plutôt anti-russe, de la Commission européenne dans la personne de son président. (La nuance n’est pas seulement formelle. Il s’agit de la politique voulue par Barroso, sans consultations à ce propos, au sein d’une Commission notoirement éclatée et sans la moindre cohésion entre ses Commissaires ; chacun pêche de son côté selon ses intérêts, reflétant en cela l’état actuel de cette institution.) Nos sources expliquent que cette politique, purement informelle et confidentielle mais systématiquement appliquée, consiste en une radicalisation maximale dans le but de «faire sortir les Russes de leurs gronds» pour susciter un affrontement qui pourrait prendre la forme d’un incident sur un point de tension, éventuellement jusqu’à une menace, une pression, voire une intervention militaire ponctuelle des Russes. Il s’agit donc d’une politique de provocation. ...
(de defensa, 24 mai 2007)
Lorsqu'il a été arrêté, le 24 décembre 2003, Amjad Yassin ne savait pas très bien à quoi s'attendre. Etudiant en informatique à l'université de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie, il avait été raflé avec beaucoup d'autres lors d'une descente de l'armée israélienne sur le campus. N'ayant rien à se reprocher, sinon de soutenir la cause du Hamas, le Mouvement de la résistance islamique, il s'est dit : "J'en ai pour quelques jours et ils vont me relâcher." Et puis les journées d'interrogatoire se sont multipliées. A 20 ans à peine, il a été soumis à la question, totalement nu, pendant presque un mois. "Ils étaient trois ou quatre. Le bon, le méchant, l'observateur. Toujours les mêmes questions, toujours les mêmes menaces, contre la famille, la maison qui va être détruite. Et les propositions de collaboration en échange d'avantages : "Aide-nous et nous t'aiderons"." ...
(Le Monde, Ed. du 9 mai 2007)


Ben Laden et la CIA : les liaisons dangereuses
En avril de cette année, Le Monde révélait que les services francais de renseignement avaient mis en garde leurs homoloques américains sur le risque d’une opération majeure d’Al Qaida. Parmi les sources interrogées par Le Monde se trouvait Alain Chouet, ancien chef du Service de renseignement de sécurité de la DGSE. De cette interview, le quotidien n’a conservé qu’un court extrait, que M. Chouet considère comme ne reflétant pas la substance de l’entretien. Nous vous proposons aujourd’hui l’intégralité de cet échange, qui décrit les relations entre Ben Laden et ses sponsors américains et saoudiens.
(Contre Info, 22 mai 2007)


Lié au réseau al-Qaïda, marionnette des services de renseignements syriens, ou, encore, groupe financé par les Saoudiens? Un épais mystère entoure Fatah al-Islam aux prises depuis deux jours avec l’armée libanaise. Qui est ce groupe et quels sont ses objectifs. Eclairage.
(RFI, 25 mai 2007)


Kouchner plutôt que Védrine au Quai d'Orsay, explication de textes
A fleurets mouchetés, Bernard Kouchner et Hubert Védrine, les deux socialistes pressentis par Nicolas Sarkozy pour le poste de ministre des Affaires étrangères, se sont indirectement opposés cette fin de semaine. Le premier, devenu ministre, a ressenti le besoin de se justifier, le seul à le faire parmi les "ministre d'ouverture", en publiant, à la Une du Monde, un billet intitulé "Pourquoi j'ai accepté". Le second, qui a refusé le poste qui lui avait été offert, a publié un communiqué très sobre vendredi, soulignant qu'il avait refusé un poste au rabais. Ambiance.
(Rue89, 19 mai 2007)

 
L’ennemi d’Israël
Dès que les dirigeants du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) ont appris le projet du nouveau chef de l’Etat, Roger Cukierman, président sortant du Crif a appelé au téléphone Claude Guéant pour une violente mise en garde.
« On a eu une réunion au Crif aujourd’hui, et la rumeur d’une nomination de Védrine aux Affaires Etrangères a circulé. Cela a provoqué la panique parce que, pour nous, Védrine est pire que les anti-Israéliens habituels du Quai d’Orsay. »
Réponse de Guéant : « Il ne faut pas croire les rumeurs… En tous cas jusqu’à ce qu’elles se réalisent. »
Un peu plus tard, Cukierman a joint directement Sarkozy et lui a dit que la communauté juive prendrait la nomination de Védrine comme un « casus belli ».
Il faut les comprendre : Cukierman et ses amis avaient fait campagne pour Sarko en expliquant que la victoire de Ségolène provoquerait le retour de Védrine au Quai !
(Le Canard Enchaîné, « La Mare aux Canards », édition papier du 16 mai 2007)


Les services de GLONASS seront accordés à titre gracieux (décret de Poutine)
Vladimir Poutine a signé un décret sur le système de navigation globale russe GLONASS, en vertu duquel "L'accès aux signaux civils du système de navigation par satellite GLONASS est accordé aux usagers russes et étrangers à titre gracieux et sans aucune restriction". Le président a chargé l'Agence spatiale de Russie de coordonner les travaux visant à maintenir, développer et utiliser le système GLONASS dans l'intérêt des usagers civils, dont commerciaux, ainsi que pour élargir la coopération internationale de la Russie. Le système définira les coordonnées d'objets avec une précision d'un 1 mètre à la surface de la Terre et de l'océan.
(RIA Novosti, 18 mai 2007)


La France n’est pas en déclin et n’a pas besoin de "réforme"
Il est bien difficile aujourd’hui de trouver, dans les médias tant nationaux qu’internationaux, un commentaire sur l’économie française où manquent les mentions obligatoires de son déclin, de la faiblesse de la croissance, ou de la persistance d’un chômage de mass, et qui ne présente pas comme une évidence l’urgente nécessite de « réformes ». Entre guillemets, « réformes », car ce mot est devenu un nom de code plus ou moins explicite pour un programme à sens unique : libéralisation d’un marché du travail considéré « trop rigide » via l’assouplissement du code du travail, baisse des charges sur les entreprises, affaiblissement du contrôle de l’Etat, et, naturellement, baisse des impôts. Des travailleurs plus flexibles et moins chers seraient plus facilement embauchés, ce qui améliorerait la compétitivité des entreprises et leurs profits, sur le modèle anglais ou américain. Et évidemment les 35 heures tant décriées, cette « aberration économique », doivent être éliminées afin de remettre la France au travail. Le problème est que ce programme, qui sert bien les intérêts des actionnaires et des dirigeants d’entreprise, se base sur une description extrêmement partielle et partiale de la réalité économique.
(Betapolitique, 18 mai 2007)

L’acte de décès de l’Europe à 27
Le sommet Russie-UE du 18 mai doit désormais figurer comme un cas d’école de la mortelle paralysie de l’Europe à 27. La chose est présentée d’une façon inhabituellement ouverte par le Guardian, ce matin. La lecture du texte nourrit l’impression d’un “complot” des pays d’Europe de l’Est pour saboter ce sommet et, par conséquent, les relations entre la Russie et l’Europe en tant que telle. Si le terme de “complot” paraît un peu trop sombre et romantique, le processus effectivement suivi est celui-là.
(de defensa, 18 mai 2007)


Galileo vaut bien une messe, — et quelle messe !
Parmi les travaux pratiques de l’absurdité de notre époque et du nihilisme conceptuel des institutions européennes avec leur credo libéral et anti-étatiste, le sauvetage de Galileo. Le programme stratégique européen est mortellement menacé par l’irresponsabilité régalienne du secteur privé, qui fut appelé comme le financier évident de l’entreprise. Les querelles internes entre les différents contractants, l’incapacité des autorités européennes de leur faire entendre raison, — et pour cause, puisque ce refus d’une telle autorité est la raison d’être du secteur privé face aux autorités représentaives, ou soi-disant représentatives, — tout cela a conduit, sans trop de tambour et avec des trompettes discrètes, à ce que EUObserver désigne comme un «virage à 180° sur le financement de Galileo» ; savoir, passage du privé au public pour ce financement, les Etats honnis, inefficaces et pervers, étant jugés tout de même plus dignes de confiance dans la pratique de la responsabilité, de l’évaluation stratégique et du respect des engagements.
(de defensa, 17 mai 2007)
 
Critique du livre L'AMÉRIQUE À BRUXELLES de Florence Autret. Seuil, 236 p., 18 €.
L'Union européenne sera-t-elle capable, un jour, de mener une politique indépendante sans avoir à rendre des comptes à son puissant allié américain ? Le moins qu'on puisse dire, à lire l'analyse solidement argumentée de Florence Autret, journaliste économique à Bruxelles, est qu'elle n'en prend pas le chemin. L'avenir, à en croire l'auteur, est plutôt au "rapprochement inexorable" des deux continents qu'à leur affrontement. "L'Europe ne peut échapper à son destin atlantique", affirme-t-elle. Le poids des Etats-Unis est tel que le Vieux Continent a beaucoup de mal à leur résister. Les voies de l'intégration sont "surdéterminées", selon l'auteur, par la relation transatlantique, le Marché commun apparaissant comme le "pendant économique" de l'Alliance atlantique, dominée par les Etats-Unis.
COMMENTAIRE : Comment croire que cette intégration transatlantique qui est en train de se faire subrepticement n'est pas le fruit d'une volonté politique massive ? Et pourtant y a-t-il un seul peuple Européen qui se soit prononcé sur un choix aussi lourd de conséquences ? C'est qu'à l'instar de la construction européenne, les Elites ont décidé, elles toutes seules. Et, comme pour la construction européenne, le silence sera de mise tant que les choses ne seront pas devenues inéluctables... Qui parle de trahison face au parti de l'Etranger ?
(Le Monde, éd. du 17 mai 2007)
Dominique Larchey-Wendling propose une traduction de l’article "America’s Coming Dictatorship" de Justin Raimondo. Cet auteur est un libertaire américain, éditeur du site Antiwar.com. Dans cet essai, il décortique la mécanique du déclin de la démocratie américaine, mise en oeuvre par une élite autoproclamée dont la raison d’être est devenue la sauvegarde d’un empire. Comme l’écrivait fort justement Zbigniew Brzezinski, "la démocratie est antagoniste de la mobilisation impériale." Le mantien de l’empire doit-il aller jusqu’au sacrifice de la liberté républicaine telle qu’elle est définie par la Constitution américaine? Telle est la question fondamentale à laquelle fait aujourd’hui face le peuple américain et son choix - si toutefois il lui reste encore la force de l’imposer - déterminera certainement l’avenir des hommes dans ce XXIe siècle qui s’ouvre sur des perspectives aussi graves que celles de celui qui l’a précédé.
(Agoravox, 15 mai 2007)
 
Publication des minutes d’un débat organisé par les Nations Unies : « les civilisations et le défi de la paix » : le concept de choc des civilisations, exploité apres le 11 septembre, remis en question.
(Contre-Info, 13 mai 2007)

Nicolas Sarkozy inquiète les médias
La victoire de Nicolas Sarkozy pose des questions dans de nombreuses rédactions. En cause, les amitiés entretenues par le nouveau président de la République avec des hommes d'affaires présents dans les médias. Avant même l'épisode du retrait de l'article sur le vote de Cécilia Sarkozy, des journalistes du JDD avaient fait part de leur inquiétude. "Ce serait bien de rappeler les principes d'indépendance et de non interventionnisme", déclarait ainsi au Monde un journaliste interrogé avant que cette affaire soit révélée. "Des pressions il y a en a, les coups de téléphone du samedi matin, du samedi soir, venant souvent de la direction du groupe", confirme un salarié.
(Le Monde, éd. du 15 mai 2007)
 
L’élection de Sarkozy entre retour au Gaullisme, dérive oligarchique et populisme
Un très bel article de Malakine, sur son blog Horizons : une remarquable synthèse de ce qui s'est passé lors de la campagne et une belle vision des perspectives qui apparaissent avec l'élection de Nicolas Sarkozy.
(Horizons, 10 mai 2007)
 
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a démenti vendredi que ses inspections des installations nucélaires iraniennes ont été bloquées par les autorités de Téhéran, démentant ainsi une information selon laquelle Téhéran a refusé le mois dernier l’accès à des inspecteurs de l’AIEA à sa base d’enrichissement d’uranium de Natanz.
(armees.com, 12 mai 2007)
Silencieusement, furtivement, à l’abri des caméras, la guerre contre l’Iran a commencé. De nombreuses sources confirment que les Etats-Unis ont intensifié leur aide à plusieurs mouvements armés à base ethnique - Azéris, Baloutches, Arabes, Kurdes, minorités qui, ensemble, représentent environ 40 % de la population iranienne -, dans le but de déstabiliser la République islamique.
(Contre Info, 11 mai 2007 - Par Alain Gresh, Nouvelles d’Orient, Le Monde Diplomatique)



C'est ce qu'a déclaré vendredi le général Léonid Ivachov, président de l'Académie des problèmes géopolitiques, lors d'une conférence de presse à RIA Novosti. "Nous constatons des tentatives de l'administration américaine pour s'immiscer dans les affaires intérieures de la Russie, et surtout dans les processus électoraux et politiques", a-t-il indiqué.
 
(RIA Novosti, 11 mai 2007)


Provocations policières
Un peu avant 22 heures, dimanche 6 mai, dans la cité des "3000" à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), la police intervient sans ménagement. Alors que la situation est parfaitement calme, une douzaine de policiers, casqués, se précipitent sur un groupe d'habitants et plaquent au sol, violemment, deux jeunes gens. Dans une grande confusion, les forces de l'ordre donnent des coups de matraque, touchant plusieurs personnes. A plusieurs reprises, ils font usage de leurs flash-balls - des armes qui projettent des balles en caoutchouc pouvant assommer un adulte - en direction des habitants.
(Le Monde, éd. du 13 mai 2007)


L'utilisation d'additifs interdits en Asie relance les peurs alimentaires
Aux Etats-Unis, de nombreux animaux domestiques ont été empoisonnés par de la pâtée contenant des produits toxiques provenant de Chine. Ce scandale conduit logiquement la presse à s'interroger sur la nature des additifs alimentaires importés d'Asie. Et, selon le Wall Street Journal, il y a vraiment de quoi s'inquiéter.
(Courrier International, 11 mai 2007)



Tony Blair félicite Nicolas Sarkozy (en français)    (vidéo de 3mn 45 env.)
(10 Downing Street You Tube channel, 7 mai 2007)


Pour en finir avec Calamity Sego
Luc Le Vaillant : "Comme 47 % pour cent des Français, j'ai voté Ségolène Royal au second tour. Et c'est bien la première fois qu'en choisissant le-la candidat-e du PS, je me suis senti patauger dans une mare d'amertume. A la limite, il ne me fut pas beaucoup plus compliqué de rallier Chirac pour faire obstacle à Le Pen, tant cette fois la représentante de la gauche a hissé haut le drapeau sécuritaire, chanté fort l'hymne de l'ordre régressif, et tambouriné boum-boum des discours aussi droitistes en matière économique que ceux de l'ex-ministre de l'Intérieur. D'où le besoin de tourner une page noire de la gauche électorale en listant les calamités auxquelles avec Royal nous avons eu droit."
(Libération, 8 mai 2007)


Il faut saluer la «féminitude» , elle a joué à plein, au mieux ; mais, seule, elle ne pouvait pas gagner ; avouons-le, si un homme avait tenu le discours de Ségolène Royal, il aurait eu 12 % au premier tour. Beaucoup ont cru à cette «magie» corporelle. Le psychanalyste Ali Magoudi en était sûr : «C'est la Vierge à l'enfant ! Et l'enfant est une fille !» m'avait-il dit il y a un mois...
(Daniel Sibony, dans Libération, 8 mai 2007)


Les "cadeaux" de Sarkozy au patronat
Le slogan « travailler plus pour gagner plus » va se traduire dans les faits par la fin des 35H et la détaxation des heures supplémentaires promise par Nicolas Sarkozy, qui coutera 5 milliards d’Euros à la collectivité. Avec quels résultats ? Olivier Hubert, chercheur de l’Université Libre de Bruxelles, rappelle l’importance du rôle de la RTT dans la création d’emploi.
(ContreInfo, article de La Libre Belgique, 7 mai 2007)


"Avec la victoire de Nicolas Sarkozy, on entre dans un monde plus inégalitaire". (3 courts clips sonores)
Eric Le Boucher, éditorialiste à la rédaction du "Monde", analyse la victoire de Nicolas Sarkozy.
     -
Les Français ont fait le choix de "plus de dynamisme, quitte à ce qu'il y ait plus d'inégalités".
     - "
dire que l'on va sauvegarder l'industrie française à coups de protectionnisme, c'est un leurre".
     -
Le Parti socialiste doit "adapter son programme et "inventer des méthodes" inspirées d'exemples étrangers.
(LeMonde.fr, 8 mai 2007)
La déception ressentie par la gauche est à la hauteur des espoirs nés durant cette campagne. Au delà des jugements péremptoires sur une France qui aurait basculé à droite, ou de la tentation de trouver un bouc émissaire dans la candidate qui a échoué dans sa tâche, l’observation des résultats permet de comprendre où la gauche a échoué.
(ContreInfo, 7 mai 2007)


Quand la CIA infiltrait la culture (vidéo de 52 mn environ)
Emission diffusée par
ARTE le 29 novembre 2006.
Documentaire exceptionnel retraçant un gigantesque complot fomenté après la 2ème guerre mondiale par l'Etat américain : Le thème de la liberté de la culture a été systématiquement utilisé pour mettre d'une manière probablement définitive ?  la culture européenne sous tutelle. Fruit de trois ans de recherches, il montre comment les services secrets américains ont manipulé les milieux artistiques et intellectuels européens pendant la guerre froide. Beaucoup d’écrivains travaillèrent ainsi pour la CIA, très probablement à leur insu.
Sur le même sujet, on peut également lire Qui mène la danse ? , de Frances Stonors Saunders, aux éditions Denoël.
(DailyMotion)


Sarkozy : nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas...
(Agoravox, 5 mai 2006)


None shall pass !
Dans son journal, Maître Eolas évoque des incidents révélateurs d'une société de plus en plus policière, fascinée par les façons de faire de son Modèle d'outre-Atlantique et parvenant à l'imiter jusque dans ses excès les plus exécrables. Encore un peu de patience : bientôt plus personne ne pourra plus jouer l'autruche en se disant que ça ne peut arriver qu'aux autres... Il sera alors bien tard !
(
Journal d'un avocat, 4 mai 2007)



De l'imbécillité et de la grâce américaine
Courte réflexion de l'excellent Jean-Philippe Immarigeon sur un de ses blogs, à partir d'une citation de son livre American Parano ( le livre chaque Français devrait avoir lu ...) et de Tocqueville :
" Quelle grâce américaine peut toucher l’ancien régicide d’hier, l’ancien trotskiste d’aujourd’hui ? Une chose très simple : « Cela est vrai ou faux : comment le découvrir au milieu de l’incertitude de la science et des leçons de l’expérience ? Survient un fait nouveau qui lève tous mes doutes. J’étais pauvre, me voici riche : du moins, si le bien-être, en agissant sur la conduite, laissait mon jugement en liberté ! Mais non, mes opinions sont en effet changées avec ma fortune, et dans l’évènement heureux dont je profite, j’ai réellement découvert la raison déterminante qui m’avait jusque-là manqué. » Cette conversion à l’utilitarisme et à l’intérêt bien compris n’a rien de sociologique, elle est celle du portefeuille, de cet égoïsme exacerbé qui n’est qu’une idéologie de petit-bourgeois versaillais ou vichyste qui fournit les soutiers des régimes autoritaires."
(coriolan.blog.fr/ , 4 mai 2007)



La désinformation économique joue un rôle majeur dans l’élection française
Un article signé de Mark Weisbrot, co-Directeur du “Center for Economic and Policy Research”, à Washington, DC, paru dans Newsweek le 25 avril 2007.
"L’élection présidentielle française montre avec force comment une analyse économique erronée, et des problèmes d’arithmétique plus généraux, peut déterminer les idées et même l’avenir non seulement d’un pays mais d’un continent. Les Etats-Unis ont fait face à une situation similaire lors du débat sur les retraites, où une majorité d’américains a été convaincue – par une tromperie autant verbale que comptable – que le système de retraite allait faire face à de sérieux problèmes financiers quand la génération du « baby boom » allait partir à la retraite. Ce qui est faux ! "
(Traduction de Michel Polizzi pour www.michelcollon.info )



Il y a de multiples façons de rendre compte du débat Sarko-Ségo d’hier soir, de même qu’il y avait de multiples façons de le regarder, de l’entendre et de s’en désintéresser. Ce fut sans aucun doute une image désincarnée de notre civilisation et de sa crise. C’est inouï, c’est incommensurable, c’est inimaginable cette façon dont toutes les énergies et les pressions convergent vers une situation où la vision du futur président est réduite à des situations extraordinairement minimalistes, sans la moindre couleur politique, sans aucun souffle historique, comme si de telles possibilités où l’esprit rencontre les hauteurs des amples visions pouvaient effectivement déclencher la nausée. On parle de “problèmes de société” comme si le problème fondamental de la société était résolu. (Ce faisant, comme on le comprend bien, on évite d’en parler.) On parle de cas personnels comme si le cas de la collectivité nous avait été exposé. On parle de la crise en France comme si la crise du monde n’existait pas...
(de defensa, 3 mai 2007)


Nouvelobs.com publie en exclusivité une lettre dans laquelle la candidate PS Ségolène Royal s'adresse aux Français.
(Nouvelobs.com, 3 mai 2007)


 
 
 
 
 
 
Nous, Européens avons été au XX° siècle, d’Est en Ouest de notre continent, les acteurs de terribles tragédies historiques commises au nom de la modernité alors qu’elles n’étaient en fait que l’expression contemporaine de l’archaïsme le plus ancestral. Répression, brutalité, mensonge, manipulation, extermination, conflit, division, terreur, arbitraire, ... se sont habillés des plus beaux atours, d’abord camouflées sous des termes en apparence anodins ou positifs comme sécurité, modernisation, sincérité, vérité, protection, progrès, libération, identité, efficacité, ... jusqu’à ce que leur vraie nature se révèle : cet étrange mélange de folies individuelles et collective.
Hitler, Staline, Franco, Pétain, Mussolini, et quelques autres en ont été les figures de proue, tandis que les peuples s’embarquaient divisés, avec ferveur ou au contraire avec effroi, dans l’aventure que la folie de ces chefs avait programmée...
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Sarkozy : l’idole des vieux
Une étude IFOP montre que le candidat de l’UMP n’est majoritaire que chez les électeurs âgés de 65 ans et plus, où il remporte 75% d’intentions de vote. Dans toutes les autres tranches d’âge, dans la France qui travaille, c’est Ségolène Royal qui l’emporte. Tableau et sodage IFOP associés.
(Agoravox, le 1er mai 2007. Voir aussi Contre Info )
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Ce que les sectes révèlent de Nicolas Sarkozy
Non, il ne s’agit pas d’un article anti-Sarko de plus. Il s’agit ici de défendre une cause, qui nous concerne tous, pas toujours directement, celle des 300 000 victimes des sectes en France dont près de 80 000 enfants. Quelles sont les relations qu’entretient Nicolas Sarkozy avec l’Eglise de scientologie ? Le 30 août 2004, Nicolas Sarkozy a reçu en grandes pompes, au sein même du ministère de l’Economie et des Finances, l’acteur Tom Cruise, grand prosélyte de l’Eglise de scientologie. La presse française, et de nombreuses associations de lutte contre les sectes, s’en étaient émues. Pourquoi une telle rencontre a-t-elle eu lieu ? Et à l’initiative de qui ? Si l’acteur et le ministre restent évasifs (extrait de « 90 minutes », diffusé le 31 mai 2005 sur Canal+). Nicolas Sarkozy aurait-il cédé aux pressions de l’Eglise de scientologie dont une des cibles est de prendre le contrôle ou obtenir l’allégeance des personnalités politiques clés ? Ou serait-il tombé sous le charme de la puissance - notamment financière - du mouvement ?
(Agoravox, 30 avril 2007)
 
 
 
 
 
par Admin publié dans : Revue de presse
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Mardi 8 mai 2007

 

A l'épilogue de ces élections présidentielles, on ne peut s'empêcher de repenser aux conditions, à vrai dire un peu mystérieuses, dans lesquelles la candidate Ségolène Royal est apparue puis a été traitée par les médias. Apparition aussi imprévue et "spontanée" qu'irrésistible dans la grande presse vers le mois de mars 2006 : unanimité dans un "battage" exceptionnel. Presse magazine qui lui consacre plusieurs de ses "unes" de couverture ; chant de louanges pour une candidate devenue en peu de temps Femme providentielle, icône enfin capable de faire souffler le vent de la modernité et de planter le drapeau du féminisme au PS ainsi que dans le paysage politique français, et unique adversaire capable de battre Nicolas Sarkozy.
Brusque changement de ton après l'investiture par le PS. La même presse ne parle plus désormais que des "bourdes" de la candidate, de son incompétence avérée, et de son manque d'étoffe présidentielle !

Troublant, non ? La question qui se pose est donc de savoir si des médias ou des groupes de pression ont, plus ou moins sciemment, manipulé l'opinion pour fournir à Nicolas Sarkozy un adversaire sur mesure...

Cette piste, évoquée dans quelques blogs ainsi que dans les forums de certains grands quotidiens est-elle réalité ou pure parano ?

Pas suffisamment d'éléments factuels pour la confirmer ou non. E
n saura-t-on un peu plus dans quelques mois ?


par Admin publié dans : Humeurs
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