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Empire du mal (II/II) - Le Complexe Militaro-Industrialo-Parlementaire
(Contre Info, mai 2007)
(Le Monde Diplomatique, éd. de novembre 2006)
[...] Sarko et la méthode du retrait ? Sarko et le coup de rein salvateur ? Pour cela il faudrait en finir avec tous les atlantistes qui verrouillent encore les colloques, les tribunes, les éditoriaux, et bien entendu les ministères et les entreprises. C’est-à-dire plus de 95 % de nos « élites », y compris celles qui sont actuellement formatées dans les écoles de commerces et les universités. C’est dire qu’il faudra du courage politique, mais c’est encore à la France de montrer le chemin...
(Jean-philippe Immarigeon sur son blog American Parano, 28 mai 2007)
Des centaines de milliers de "bikers" ont défilé ce week-end aux USA, écrit le New York Times, à l'occasion du Memorial Day, la journée du souvenir des soldats de l'armée américaine. Dans le même temps, les opposants à la guerre en Irak ne cessent de manifester, en silence, face à des partisans de la guerre de moins en moins nombreux. Les soldats interrogés par le NYT, en Irak, sont eux aussi de plus en plus dubitatifs : un sergent note ainsi que jusqu'en 2004, 100 % de ses soldats soutenaient l'intervention militaire ; aujourd'hui, 95% sont contre. Ils ont vu certains de leurs amis mourir au combat, mais ce qui les mine le plus, c'est de voir de plus en plus de soldats des forces de sécurité irakiennes, qu'ils ont équipées et entraînées, servir de bombe humaine ou mourir au combat contre eux. Le NYT relève enfin qu'après avoir attiré des apprentis djihadistes du monde entier, l'Irak commence à exporter de plus en plus de combattants, vétérans de la guerre en Irak ou militants venus s'y entraîner, qui cherchent à porter le conflit au-delà de ses frontières, dans les pays limitrophes mais aussi en Europe.
(Lettre Check-list du journal Le Monde, réservée aux abonnés, datée du 28 mai 2007)
(Loubnan ya Loubnan, 12 mai 2007)
(Le Monde Diplomatique, mai 2007)
(Contre Info, 23 mai 2007)
La politique russe de la Commission, — de l’extrémisme au nihilisme et vice-versa
Ben Laden et la CIA : les liaisons dangereuses
En avril de cette année, Le Monde révélait que les services francais de renseignement avaient mis en garde leurs homoloques américains sur le risque d’une opération majeure d’Al Qaida. Parmi les sources interrogées par Le Monde se trouvait Alain Chouet, ancien chef du Service de renseignement de sécurité de la DGSE. De cette interview, le quotidien n’a conservé qu’un court extrait, que M. Chouet considère comme ne reflétant pas la substance de l’entretien. Nous vous proposons aujourd’hui l’intégralité de cet échange, qui décrit les relations entre Ben Laden et ses sponsors américains et saoudiens.
(RFI, 25 mai 2007)
A fleurets mouchetés, Bernard Kouchner et Hubert Védrine, les deux socialistes pressentis par Nicolas Sarkozy pour le poste de ministre des Affaires étrangères, se sont indirectement opposés cette fin de semaine. Le premier, devenu ministre, a ressenti le besoin de se justifier, le seul à le faire parmi les "ministre d'ouverture", en publiant, à la Une du Monde, un billet intitulé "Pourquoi j'ai accepté". Le second, qui a refusé le poste qui lui avait été offert, a publié un communiqué très sobre vendredi, soulignant qu'il avait refusé un poste au rabais. Ambiance.
(Rue89, 19 mai 2007)
Vladimir Poutine a signé un décret sur le système de navigation globale russe GLONASS, en vertu duquel "L'accès aux signaux civils du système de navigation par satellite GLONASS est accordé aux usagers russes et étrangers à titre gracieux et sans aucune restriction". Le président a chargé l'Agence spatiale de Russie de coordonner les travaux visant à maintenir, développer et utiliser le système GLONASS dans l'intérêt des usagers civils, dont commerciaux, ainsi que pour élargir la coopération internationale de la Russie. Le système définira les coordonnées d'objets avec une précision d'un 1 mètre à la surface de la Terre et de l'océan.
La France n’est pas en déclin et n’a pas besoin de "réforme"
Il est bien difficile aujourd’hui de trouver, dans les médias tant nationaux qu’internationaux, un commentaire sur l’économie française où manquent les mentions obligatoires de son déclin, de la faiblesse de la croissance, ou de la persistance d’un chômage de mass, et qui ne présente pas comme une évidence l’urgente nécessite de « réformes ». Entre guillemets, « réformes », car ce mot est devenu un nom de code plus ou moins explicite pour un programme à sens unique : libéralisation d’un marché du travail considéré « trop rigide » via l’assouplissement du code du travail, baisse des charges sur les entreprises, affaiblissement du contrôle de l’Etat, et, naturellement, baisse des impôts. Des travailleurs plus flexibles et moins chers seraient plus facilement embauchés, ce qui améliorerait la compétitivité des entreprises et leurs profits, sur le modèle anglais ou américain. Et évidemment les 35 heures tant décriées, cette « aberration économique », doivent être éliminées afin de remettre la France au travail. Le problème est que ce programme, qui sert bien les intérêts des actionnaires et des dirigeants d’entreprise, se base sur une description extrêmement partielle et partiale de la réalité économique.
Le sommet Russie-UE du 18 mai doit désormais figurer comme un cas d’école de la mortelle paralysie de l’Europe à 27. La chose est présentée d’une façon inhabituellement ouverte par le Guardian, ce matin. La lecture du texte nourrit l’impression d’un “complot” des pays d’Europe de l’Est pour saboter ce sommet et, par conséquent, les relations entre la Russie et l’Europe en tant que telle. Si le terme de “complot” paraît un peu trop sombre et romantique, le processus effectivement suivi est celui-là.
(de defensa, 18 mai 2007)
Parmi les travaux pratiques de l’absurdité de notre époque et du nihilisme conceptuel des institutions européennes avec leur credo libéral et anti-étatiste, le sauvetage de Galileo. Le programme stratégique européen est mortellement menacé par l’irresponsabilité régalienne du secteur privé, qui fut appelé comme le financier évident de l’entreprise. Les querelles internes entre les différents contractants, l’incapacité des autorités européennes de leur faire entendre raison, — et pour cause, puisque ce refus d’une telle autorité est la raison d’être du secteur privé face aux autorités représentaives, ou soi-disant représentatives, — tout cela a conduit, sans trop de tambour et avec des trompettes discrètes, à ce que EUObserver désigne comme un «virage à 180° sur le financement de Galileo» ; savoir, passage du privé au public pour ce financement, les Etats honnis, inefficaces et pervers, étant jugés tout de même plus dignes de confiance dans la pratique de la responsabilité, de l’évaluation stratégique et du respect des engagements.
L'Union européenne sera-t-elle capable, un jour, de mener une politique indépendante sans avoir à rendre des comptes à son puissant allié américain ? Le moins qu'on puisse dire, à lire l'analyse solidement argumentée de Florence Autret, journaliste économique à Bruxelles, est qu'elle n'en prend pas le chemin. L'avenir, à en croire l'auteur, est plutôt au "rapprochement inexorable" des deux continents qu'à leur affrontement. "L'Europe ne peut échapper à son destin atlantique", affirme-t-elle. Le poids des Etats-Unis est tel que le Vieux Continent a beaucoup de mal à leur résister. Les voies de l'intégration sont "surdéterminées", selon l'auteur, par la relation transatlantique, le Marché commun apparaissant comme le "pendant économique" de l'Alliance atlantique, dominée par les Etats-Unis.
(Le Monde, éd. du 17 mai 2007)
(Agoravox, 15 mai 2007)
La victoire de Nicolas Sarkozy pose des questions dans de nombreuses rédactions. En cause, les amitiés entretenues par le nouveau président de la République avec des hommes d'affaires présents dans les médias. Avant même l'épisode du retrait de l'article sur le vote de Cécilia Sarkozy, des journalistes du JDD avaient fait part de leur inquiétude. "Ce serait bien de rappeler les principes d'indépendance et de non interventionnisme", déclarait ainsi au Monde un journaliste interrogé avant que cette affaire soit révélée. "Des pressions il y a en a, les coups de téléphone du samedi matin, du samedi soir, venant souvent de la direction du groupe", confirme un salarié.
(Le Monde, éd. du 15 mai 2007)
Un très bel article de Malakine, sur son blog Horizons : une remarquable synthèse de ce qui s'est passé lors de la campagne et une belle vision des perspectives qui apparaissent avec l'élection de Nicolas Sarkozy.
(Horizons, 10 mai 2007)
Un peu avant 22 heures, dimanche 6 mai, dans la cité des "3000" à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), la police intervient sans ménagement. Alors que la situation est parfaitement calme, une douzaine de policiers, casqués, se précipitent sur un groupe d'habitants et plaquent au sol, violemment, deux jeunes gens. Dans une grande confusion, les forces de l'ordre donnent des coups de matraque, touchant plusieurs personnes. A plusieurs reprises, ils font usage de leurs flash-balls - des armes qui projettent des balles en caoutchouc pouvant assommer un adulte - en direction des habitants.
(Le Monde, éd. du 13 mai 2007)
L'utilisation d'additifs interdits en Asie relance les peurs alimentaires
Aux Etats-Unis, de nombreux animaux domestiques ont été empoisonnés par de la pâtée contenant des produits toxiques provenant de Chine. Ce scandale conduit logiquement la presse à s'interroger sur la nature des additifs alimentaires importés d'Asie. Et, selon le Wall Street Journal, il y a vraiment de quoi s'inquiéter.
(Courrier International, 11 mai 2007)
Tony Blair félicite Nicolas Sarkozy (en français) (vidéo de 3mn 45 env.)
(10 Downing Street You Tube channel, 7 mai 2007)
Pour en finir avec Calamity Sego
Luc Le Vaillant : "Comme 47 % pour cent des Français, j'ai voté Ségolène Royal au second tour. Et c'est bien la première fois qu'en choisissant le-la candidat-e du PS, je me suis senti patauger dans une mare d'amertume. A la limite, il ne me fut pas beaucoup plus compliqué de rallier Chirac pour faire obstacle à Le Pen, tant cette fois la représentante de la gauche a hissé haut le drapeau sécuritaire, chanté fort l'hymne de l'ordre régressif, et tambouriné boum-boum des discours aussi droitistes en matière économique que ceux de l'ex-ministre de l'Intérieur. D'où le besoin de tourner une page noire de la gauche électorale en listant les calamités auxquelles avec Royal nous avons eu droit."
Les "cadeaux" de Sarkozy au patronat
Le slogan « travailler plus pour gagner plus » va se traduire dans les faits par la fin des 35H et la détaxation des heures supplémentaires promise par Nicolas Sarkozy, qui coutera 5 milliards d’Euros à la collectivité. Avec quels résultats ? Olivier Hubert, chercheur de l’Université Libre de Bruxelles, rappelle l’importance du rôle de la RTT dans la création d’emploi.
"Avec la victoire de Nicolas Sarkozy, on entre dans un monde plus inégalitaire". (3 courts clips sonores)
Eric Le Boucher, éditorialiste à la rédaction du "Monde", analyse la victoire de Nicolas Sarkozy.
- Les Français ont fait le choix de "plus de dynamisme, quitte à ce qu'il y ait plus d'inégalités".
- "dire que l'on va sauvegarder l'industrie française à coups de protectionnisme, c'est un leurre".
- Le Parti socialiste doit "adapter son programme et "inventer des méthodes" inspirées d'exemples étrangers.
(LeMonde.fr, 8 mai 2007)
(ContreInfo, 7 mai 2007)
Quand la CIA infiltrait la culture (vidéo de 52 mn environ)
Emission diffusée par ARTE le 29 novembre 2006.
Documentaire exceptionnel retraçant un gigantesque complot fomenté après la 2ème guerre mondiale par l'Etat américain : Le thème de la liberté de la culture a été systématiquement utilisé pour mettre – d'une manière probablement définitive ? – la culture européenne sous tutelle. Fruit de trois ans de recherches, il montre comment les services secrets américains ont manipulé les milieux artistiques et intellectuels européens pendant la guerre froide. Beaucoup d’écrivains travaillèrent ainsi pour la CIA, très probablement à leur insu.
Sur le même sujet, on peut également lire Qui mène la danse ? , de Frances Stonors Saunders, aux éditions Denoël.
Sarkozy : nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas...
(Agoravox, 5 mai 2006)
None shall pass !
Dans son journal, Maître Eolas évoque des incidents révélateurs d'une société de plus en plus policière, fascinée par les façons de faire de son Modèle d'outre-Atlantique et parvenant à l'imiter jusque dans ses excès les plus exécrables. Encore un peu de patience : bientôt plus personne ne pourra plus jouer l'autruche en se disant que ça ne peut arriver qu'aux autres... Il sera alors bien tard !
(Journal d'un avocat, 4 mai 2007)
De l'imbécillité et de la grâce américaine
Courte réflexion de l'excellent Jean-Philippe Immarigeon sur un de ses blogs, à partir d'une citation de son livre American Parano ( le livre chaque Français devrait avoir lu ...) et de Tocqueville :
" Quelle grâce américaine peut toucher l’ancien régicide d’hier, l’ancien trotskiste d’aujourd’hui ? Une chose très simple : « Cela est vrai ou faux : comment le découvrir au milieu de l’incertitude de la science et des leçons de l’expérience ? Survient un fait nouveau qui lève tous mes doutes. J’étais pauvre, me voici riche : du moins, si le bien-être, en agissant sur la conduite, laissait mon jugement en liberté ! Mais non, mes opinions sont en effet changées avec ma fortune, et dans l’évènement heureux dont je profite, j’ai réellement découvert la raison déterminante qui m’avait jusque-là manqué. » Cette conversion à l’utilitarisme et à l’intérêt bien compris n’a rien de sociologique, elle est celle du portefeuille, de cet égoïsme exacerbé qui n’est qu’une idéologie de petit-bourgeois versaillais ou vichyste qui fournit les soutiers des régimes autoritaires."
La désinformation économique joue un rôle majeur dans l’élection française
Un article signé de Mark Weisbrot, co-Directeur du “Center for Economic and Policy Research”, à Washington, DC, paru dans Newsweek le 25 avril 2007.
"L’élection présidentielle française montre avec force comment une analyse économique erronée, et des problèmes d’arithmétique plus généraux, peut déterminer les idées et même l’avenir non seulement d’un pays mais d’un continent. Les Etats-Unis ont fait face à une situation similaire lors du débat sur les retraites, où une majorité d’américains a été convaincue – par une tromperie autant verbale que comptable – que le système de retraite allait faire face à de sérieux problèmes financiers quand la génération du « baby boom » allait partir à la retraite. Ce qui est faux ! "
(Nouvelobs.com, 3 mai 2007)
