Jeudi 21 février 2008

Selon l'Autorité des marchés financiers (AMF) M. Robert Day, membre du conseil d'administration de la Société Générale, avait vendu le 9 janvier pour 85,745 millions d'euros d'actions qu'il possédait, au prix de 95,27 euros par action. Par ailleurs, deux fondations auxquelles il est "lié", la Robert A. Day Foundation et la Kelly Day Foundation, avait vendu respectivement le 10 janvier pour 8,63 millions d'euros et 959 066 euros d'actions.

 

 [ Adapté de  www.u-p-r.org - François Asselineau ]

   

Monsieur Robert A. Day est membre du conseil d'administration de la Société générale depuis que la banque française a racheté TCW en avril 2001 (Trust Company of the West est ainsi devenue une filiale américaine de Société Générale Asset Management depuis 2001).

Mais M. Robert A. Day porte d'autres casquettes. Il a fait partie des principaux "leveurs de fonds" ("fund raisers" en américain) pour les campagnes électorales de George W. Bush en 2000 et en 2004. Le milliardaire a d'ailleurs déjà accueilli le président des Etats-Unis chez lui dans sa maison de Bel Air, le quartier le plus chic de Los Angeles, par exemple le 21 octobre 2005.

Bush Fundraiser Held at the Bel Air home of Robert Day
by FYI Friday, Oct. 21, 2005 at 6:46 PM
The Republican Fundraiser that Bush attended last night was held at the Bel Air home of a Mr. Robert A. Day.
The information comes a day too late for anti-war protesters who were scrambling with only a few days advance notice of the visit to find out where to stage a protest. However, now that the word is out about Robert Day, the next time Bush comes to town he will have to find another place to sneak in and out of to avoid protesters."

Pour le remercier d'avoir largement contribué à ses campagnes électorales, le Président Bush a su remercier Robert A. Day comme il convenait. Il l'a notamment nommé,de 2001 à 2003, au « Foreign Intelligence Advisory Board », un service officiel de la Maison Blanche.(sources : New York Times et nndb)

Or le « Foreign Intelligence Advisory Board » (Conseil sur les services de renseignements étrangers) est un service de la Maison Blanche qui est au cœur même de la politique des services de renseignements américains. Ses membres sont en effet chargés de fournir directement au Président des Etats-Unis des analyses sur la qualité des services de renseignements américains et étrangers (Source : site web de la Maison Blanche).

Par ailleurs, M. Robert A. Day est membre de plusieurs "think tanks" très proches des services de renseignements américains et des néo-conservateurs.

Il est ainsi membre du CSIS (Center for Strategic and International Studies), qui est un des organismes de renseignements et d'influence les plus puissants des USA, très proche du lobby pétrolier américain. Je suggère de lire le très intéressante analyse faite sur le CSIS par le Réseau Voltaire

En particulier, vous pourrez y découvrir que le CSIS a organisé, en 1997, une vaste conférence internationale autour de Zbigniew Brzezinski et Jacques Delors pour l'unité euro-états-unienne. Après les attentats du 11 septembre, il analyse la montée de ce qu'il appelle l'anti-américanisme en Europe. Avec le German Marshall Fund (fonds de la CIA) , il publie une déclaration commune pour le renouveau du partenariat transatlantique pour réaffirmer le lien entre l'Union européenne et l'OTAN et demander que les États-Unis soient associés à l'élaboration du projet de Constitution européenne.

   

Mister DAY connaît-il Ms. LAGARDE ?

Parmi les personnalités membres du CSIS a longtemps figuré en bonne place... Mme Christine Lagarde, actuelle ministre français des finances. 
Source :
Réseau Voltaire 

Extrait :

"Bien que cela ne figure pas sur sa biographie officielle, Madame Lagarde militait aux États-Unis au Center for Strategic & International Studies (CSIS). Au sein de ce think tank, elle co-présidait avec Zbigniew Brzezinski la commission ActionUSA/UE/Pologne et suivait plus particulièrement le groupe de travail Industries de défense USA-Pologne (1995-2002) et les questions liées à la libéralisation des échanges polonais. Or, dans ces instances, elle représentait les intérêts états-uniens contre ceux du Commerce extérieur français dont elle est aujourd'hui la ministre. En sa qualité d'avocate du cabinet Baker & McKenzie, elle poussait plus particulièrement les intérêts de Boeing et Lockheed-Martin contre ceux d'Airbus et de Dassault.

En 2003, Christine Lagarde est également devenue membre, toujours au sein du CSIS, de la Commission pour l'élargissement de la communauté euro-atlantique aux côtés de son ami Brzezinki et de diverses personnalités dont l'ancien directeur de l'OMC Reanto Ruggiero et l'ancien ambassadeur spécial pour la restitution des biens religieux en Europe centrale, Stuart Eizenstat. Cette commission s'est occupée des investissements possibles en Pologne, Slovaquie, Lettonie, Roumanie, République tchèque et Hongrie."

(Mme Lagarde, dont aucun Français ne sait vraiment pourquoi elle est ministre des finances, sans avoir jamais été élue par quiconque ni jamais avoir fait de politique, a donc fréquenté les mêmes institutions étrangères que M. Robert Day. Ce n'est bien sûr qu'un hasard. Et cela ne devrait surtout pas expliquer le soutien indéfectible de Mme Lagarde à la thèse officielle de la Société Générale, thèse que personne, sauf Mme Lagarde, ne prétend sérieusement croire.)

   

    Source : www.u-p-r.org
    Date : 28 janvier 2008

   

 

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Mercredi 20 février 2008

    Le budget de la défense des Etats-Unis continue de battre tous ses records précédents, et dépasse les sommes consacrées par l’Amérique à ses dépenses militaires au cours de la guerre froide. Avec des crédits d’un montant provisoire d’environ 600 milliards de dollars pour 2009, le budget de la défense, qui augmente pour la onzième année consécutive, est le plus important depuis la seconde guerre mondiale, en prenant en compte l’inflation. 
    Pour Gwyne Dyer, la "menace" chinoise en est la vraie cause.

   

 [ Le Soleil, Cyberpresse.ca - 15 février 2008 ]

   

Plus de 500 milliards $ pour la «Défense»
 
Par Gwynne Dyer, journaliste indépendant*

 

La semaine dernière, le Pentagone a demandé au Congrès d'allouer à la défense un budget record depuis la Seconde Guerre mondiale : 515 milliards $, avec une enveloppe supplémentaire de 70 milliards de dollars pour couvrir le coût des guerres en Afghanistan et en Irak sur une partie de l'année prochaine. Les États-Unis proposent de dépenser encore plus pour les forces armées — sans compter les dépenses courantes en Irak et en Afghanistan — qu'au paroxysme de la Guerre froide avec l'Union soviétique. Pourtant, presque tous les commentaires et les analyses des médias américains se sont focalisés sur le coût de ces deux guerres.

Celui-ci, il est vrai, est conséquent. Depuis 2001, le Congrès des États-Unis a déjà accordé 691 milliards $ pour financer les guerres d'Irak et d'Afghanistan, et les estimations pour cette seule année se montent déjà au total à 190 milliards $. D'autre part, on peut considérer que le budget de base de la défense va indirectement aux guerres menées par l'Amérique dans le monde musulman (par exemple, les dépenses d'équipement pour remplacer les armes détruites ou usées à cause de la guerre).

Néanmoins, une partie bien plus importante du budget actuel de la défense étasunienne — vraisemblablement trois fois plus — n'a rien à voir avec la «guerre contre la terreur». Même si l'on accepte l'hypothèse profondément douteuse qu'envahir des pays étrangers est un moyen efficace pour combattre le terrorisme, s'agissant de pays qui ne sont généralement pas aux premières places du classement mondial en matière de technologie, cela ne requiert pas onze porte-avions ou des flottes de bombardiers furtifs.

Comment justifier ces dépenses ?

Alors à quoi est destiné tout le reste de cet argent? Pour Michael Klare, correspondant de l'hebdomadaire The Nation pour les questions de défense, la réponse est évidente.

«L'armée des États-Unis envisage son avenir par rapport à la menace chinoise. C'est en définitive ce qui justifie un budget défense annuel de 500 milliards de dollars. Aucune autre menace n'est plausible. Si on examine le nouveau budget qui a été rendu public cette semaine, on constate qu'il appelle des dépenses colossales pour de nouveaux systèmes d'armes. Celles-ci ne peuvent être justifiées raisonnablement que par l'existence de ce qu'ils appellent un «concurrent de puissance comparable» (peer competitor en anglais), c'est-à-dire une future superpuissance qui pourrait menacer les États-Unis, or seule la Chine peut en avoir le profil. Ce n'est pas le cas de l'Iran, de l'Irak, ni d'aucun (autre) état voyou. La Chine est la seule à pouvoir jouer ce rôle.»

C'est une évidence, quand on y songe. Si les États-Unis n'avaient pas de «concurrent de puissance comparable» réel ou potentiel, comment le Pentagone pourrait-il justifier des dépenses astronomiques en armes de nouvelle génération? Pour vaincre les «États voyous», des armes d'avant-dernière génération sont plus qu'adaptées. Il faut donc qu'il y ait un concurrent de puissance comparable, qu'il soit conscient de son rôle ou non. Et la Chine est la seule à en avoir le profil.

Alliances et menaces

Quel est donc l'enjeu de cette supposée compétition? L'énergie bien sûr, et surtout le pétrole. Encore une fois, selon Michael Klare, «Le Pentagone et les stratèges américains parlent ouvertement de la compétition sino-américaine pour l'énergie en Afrique, dans le bassin de la mer Caspienne et dans le Golfe Persique. Ils disent, en outre, que les États-Unis doivent pouvoir contrer le danger que présenterait une alliance stratégique sino-russe. Cela fait sans aucun doute partie des inquiétudes des États-Unis. Ils parlent de l'Organisation de coopération de Shanghaï comme des prémices d'une alliance militaire qui menace les intérêts vitaux de l'Amérique. »

«Les attaques terroristes et les accrochages avec l'Iran ou d'autres États voyous font partie des plus fortes probabilités. L'armée est équipée pour combattre ce genre d'échauffourées régionales (...) Mais quand ils parlent des menaces extrêmes auxquelles ils pourraient être confrontés et pour lesquelles ils doivent consacrer l'essentiel de leur budget et acquérir les armes les plus puissantes, il s'agit de l'alliance sino-russe à laquelle ils se préparent. C'est pour [cette menace] qu'ils réclament au Congrès les plus grosses sommes. »

Pour le moment, toutefois, l'armée étasunienne s'abstient de dire au public américain que c'est à cause de la Chine qu'elle souhaite tout cet argent. Le motif inconsistant et extensible à l'infini de la «guerre contre la terreur» peut être brandi pour couvrir toutes sortes d'autres dépenses. Nul besoin de prouver que la Chine constitue une vraie menace stratégique pour l'approvisionnement de l'Amérique en pétrole ou qu'une alliance sino-russe est une éventualité politique sérieuse.

La menace terroriste

Mais la belle époque sera sans doute bientôt révolue. Alors que la «menace terroriste» retrouve progressivement une dimension plutôt modeste et plus conforme à la réalité dans l'esprit des électeurs, mais aussi des politiciens américains, de telles dépenses dans une confrontation stratégique avec la Chine qui n'est pas encore à l'ordre du jour — et qui n'aura peut-être jamais lieu — vont forcément être remises en cause.

Quant à l'idée d'une alliance sino-russe durable, elle est à peu près aussi crédible aujourd'hui qu'elle l'était aux premiers jours de la Guerre froide. La Chine étant la plus grande menace potentielle pour la Russie, ce pourrait être une bonne stratégie à court terme pour Moscou de s'en rapprocher. Mais la dernière fois que les deux pays ont fait alliance (dans les premières années de la Guerre froide), celle-ci n'a tenu que treize ans. Une seconde alliance ne durerait probablement pas si longtemps.

Pour cette année, le budget de la défense américaine devrait passer sans coupes ou presque. Car, en grande majorité, les membres du Congrès qui veulent se faire réélire en novembre ne tiennent pas à se voir accusés d'être «mous» dans la lutte contre le terrorisme. L'année prochaine, en revanche, la situation devrait certainement être différente. Pour le Pentagone, le bon vieux temps touche à sa fin.

  

*L'auteur est un journaliste canadien, basé à Londres. Ses articles sont publiés dans 45 pays. Son dernier livre, Futur Imparfait, est publié au Canada aux Éditions Lanctôt.

   

    Source Le Soleil, cyberpresse.ca : Plus de 500 milliards $ pour la «Défense»
    Auteur : Gwynne Dyer
    Date : 15 février 2008

    

 
   

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Mercredi 20 février 2008

  

 [ Contre Info - 19 février 2008 ]

   

    Au nom de la sécurité nationale, depuis le 11 septembre et la promulgation du Patriot Act, la frontière qui sépare opposition politique et risque terroriste est devenue poreuse. Une loi récente va encore plus loin dans ce processus de criminalisation de l’opposition. Désormais, tous les citoyens qui manifestent leur désaccord seront considérés comme des suspects, voire des terroristes potentiels.

    Par Alexander Nikki - Z Magazine- 1er février 2008

    Le 23 octobre dernier, la Loi pour la prévention de la radicalisation violente et du développement du terrorisme domestique (HR 1955) a été adoptée au parlement par 404 voix contre 6. Son pendant devant le Sénat (S.1959) est en cours d’évaluation par le Comité sénatorial pour la Sécurité Intérieure et les Affaires Gouvernementales.

    Cette loi étendrait le champ d’application de la Loi sur la Sécurité Intérieure de 2002 en créant une commission nationale autorisée à étudier et identifier les individus et groupes dont les valeurs sociales, les implications politiques ou les croyances religieuses « pourraient » les mener à commettre des actes violents. En tout état de cause, cela ne se réfère nullement aux assassinats perpétrés par la CIA, aux brutalités policières, aux meurtres de civils désarmés ni aux tortures qui ont cours dans les prisons secrètes. Cette commission cible les dissidents politiques et les activistes sociaux qui critiquent la politique étrangère des Etats-Unis, les abus du monde des affaires ainsi que les pratiques menaçant la vie sur notre planète.

    Les épithètes idéologiques « radicalisation violente et terrorisme domestique » sont l’œuvre de la RAND Corporation, qui les utilisait en 2005 dans l’essai intitulé « Tendances en matière de terrorisme : Menaces sur les Etats-Unis et perspectives de la Loi sur l’Assurance du Risque Terroriste ». L’intitulé de la loi qui nous occupe est littéralement tiré de cet essai. Les porte-parole de RAND ont témoigné devant le Sous-comité du parlement pour le renseignement, le partage d’information et l’évaluation du risque terroriste, présidé par la députée Jane Harman (Démocrate), qui a parrainé ce projet. Harman ajoute ici à une relation déjà longue et productive avec la RAND Corporation, un think-tank situé en Californie qui entretient des liens très étroits avec le complexe militaro-industriel désormais impliqué en matière de renseignement. Donald Rumsfeld l’a présidé de 1981 à 1986. Lewis Libby, ancien directeur de cabinet de Dick Cheney, et Condoleeza Rice en étaient alors administrateurs.

    Le résumé introductif de ce rapport met en lumière les « terroristes domestiques » qui « constituent une menace mouvante à l’égard des intérêts du monde des affaires... ». En sus des menaces terroristes que représentent Al Qaeda et les groupes jihadistes radicaux, à la fois associés et autonomes vis-à-vis de cette dernière organisation, une lame de fond de radicalisme prospère sur le développement du phénomène d’Antiglobalisation (AG). Ce mouvement a au moins impacté trois entités présentes au sein de la société américaine - qui ont toutes démontré, à des degrés divers, leur penchant pour la violence et les actions dirigées vers les civils.

    [Il s’agit d’abord des] anarchistes, sensibles à l’idée que le commerce international ne serait qu’un masque dissimulant les avancées du pouvoir global américain en matière économique, culturelle et politique.

    [Il s’agit ensuite des] activistes d’extrême droite, qui rejettent la perte de l’identité individuelle qu’ils associent aux mouvements internationaux de population, de biens et de capitaux ; qui s’opposent à la concentration du pouvoir que la globalisation entraîne et qui tiennent la globalisation pour une conspiration menée par les Etats-Unis d’Amérique, dans l’intérêt des capitalistes juifs.

    [Il s’agit enfin des] environnementalistes radicaux qui dénigrent désormais de manière routinière le pouvoir des entreprises et le capitalisme (ainsi que le gaspillage discrétionnaire de ressources qu’ils emportent) en les désignant comme la plus grande menace pesant sur la planète et la vie qu’elle accueille.

    Un trait commun à nombre de ces courants de pensée peut être trouvé dans le risque accru qu’ils font peser sur le secteur privé. Cette aggravation résulte des changements de contexte intervenus du fait de la Guerre Globale contre le Terrorisme ; le renforcement de la protection des infrastructures gouvernementales, qui déplacent le risque vers des cibles plus faciles ; la montée des extrémistes impliqués dans l’AG et partant hostiles au pouvoir des entreprises et la préférence d’Al Qaeda pour les attaques susceptible de produire des conséquences économiques majeures. »

    Ce rapport se présente comme un plaidoyer en faveur d’un renforcement de la garantie des dommages causés par ces attaques, en utilisant pour cela des fonds publics. Il s’agirait d’étendre la définition des « attaques terroristes certifiées » de manière à y inclure les actes commis par des citoyens américains, en sus de ceux perpétrés par des terroristes étrangers (saviez-vous que les contribuables souscrivent une police d’assurance pour attaque terroriste qui ouvre droit à remboursement dès lors que le montant des dégâts est compris entre 5 millions de dollars et 100 milliards de dollars, mais exclut la prise en charge des dégâts subis par les propriétaires de maisons, d’automobiles ainsi que le dédommagement des proches des personnes décédées ? Pourquoi les contribuables devraient-ils couvrir les pertes des grosses entreprises alors qu’ils ne sont pas protégés eux-mêmes ?)

    La constellation d’individus désignée par la RAND Corporation comme nourrissant une « menace mouvante pour les intérêts des entreprises » regroupe pour ainsi dire toute personne qui n’est pas favorable à la guerre, à la globalisation marchande, à la destruction de la biosphère et à la mise à bas des droits de l’homme. Le chapitre quatre de ce document décrit en détail ces terroristes « maison » et avance quatre thèmes de préoccupation majeurs parmi ces franges de la population :

-   L’abandon de la dette internationale ; les droits civiques ; l’opposition au pouvoir des entreprises ; la dislocation politique et socioéconomique ; la quête insatiable de profit du capitalisme ; la destruction de l’écologie mondiale ; l’assistance aux individus et aux cultures indigènes ; la concentration injuste et illégitime des pouvoirs publics, d’Etat et privés ; l’indifférence capitaliste aux besoins des faibles et des spoliés.
-   Le commerce international comme masque à l’avancée des positions globales américaines en matière économique, culturelle et politique.
-   L’aversion pour le mal infligé aux animaux et à la biosphère ; la préservation de « notre mère la terre » contre les dégradations crapuleuses et l’exploitation ; la préservation de la vie sauvage ; la restauration des écosystèmes endommagés.
-   La vénalité des entreprises comme principale menace contre la planète et la vie qu’elle accueille ; le fait que les multinationales exploitent les travailleurs, combattent les syndicats et violent les droits de l’homme dans les pays émergents.

    Le rapport conclut en son quatrième chapitre que « le but de la préservation écologique est susceptible de se confondre dans l’impératif plus large d’AG... Le mécontentement croissant généré par diverses décisions américaines en matière de relations internationales pourrait mener à l’émergence d’une nouvelle frange de gauche au sein de la société américaine qui serait susceptible de se coaliser contre le « big business », le « big money », le pouvoir des entreprises et le détachement du gouvernement... La désobéissance civile pourrait être dirigée contre le capitalisme global, la vénalité des entreprises et les intérêts de conglomérats comme Boeing, Microsoft et Sears...

    L’AG recèle clairement une menace pour les intérêts du secteur privé et spécialement pour les entreprises multinationales les plus larges ... Que la menace soit le fait de la Milice Patriotique Chrétienne, des Black Block, de l’ELF ou d’autres mouvements inspirés par l’AG, elle se situe dans le même contexte opérationnel que celle que représente Al Qaeda. »

    Nous y voici : les idées subversives des « terroristes domestiques » américains sont désignées comme équivalentes à la menace d’Al Qaeda. Mais pourquoi installer une Commission Nationale pour mettre en échec ces réseaux de « dangereux radicaux » ? Pourquoi ne pas se contenter des habituelles campagnes de désinformation faites du radotage des télévisions au service des entreprises et des marionnettes de la radio, augmenté d’articles insérés dans la presse avant d’être cités comme autant de faits, de mensonges répétés ad nauseam, d’attaques personnelles et d’assassinats, de démolition de personnalités, de circonscription des débats par de faux prémices, d’abus de langage et d’inversion de la réalité ?

   

L’Internet

    Ceci nous mène à une des assertions les plus insidieuses de ce texte : « L’Internet a aidé à faciliter la radicalisation violente, la violence idéologique et le processus de terrorisme domestique aux Etats-Unis en permettant l’accès des citoyens américains à de larges et constants courants de propagande liés au terrorisme. »

    Nous pouvons présumer que cette affirmation initie le travail de fond qui permettra le contrôle d’Internet par les entreprises, le blocage des adresses IP qui révèlent des vérités dérangeantes, les mensonges du gouvernement et les abus des entreprises ; en interrompant l’activité de groupes soucieux de justice sociale tout en maintenant l’accès aux sites commerciaux, nécessaire au profit des entreprises. Peut-être la capacité de jugement des 404 membres du Sous-comité sur le Renseignement, le Partage d’Information et l’Evaluation du Risque Terroriste du parlement qui ont voté cette loi a-t-elle été altérée durant la présentation du rapport « Utiliser le Web comme une arme : l’Internet comme outil de Radicalisation Violente et de Terrorisme Domestique ».

    Cette présentation fut notamment le fait de groupes politiquement subjectifs, comme la RAND Corporation, par l’intermédiaire de Brian Michael Jenkins. Mark Weitzman a présenté un PowerPoint intitulé « Internet : un incubateur des conspirations et de la désinformation sur le 11 septembre », dans lequel il juxtaposait des sites Internet montrant des militants violents à celui des Architectes et Ingénieurs pour la vérité sur le 11 septembre, une compilation de travaux scientifiques conduite par des universitaires et soutenue par 800 membres.

    Le texte autorise également la mise en place d’un centre universitaire d’excellence, financé sur fonds publics, « pour étudier les racines sociales, criminelles, politiques, psychologiques et économiques de la radicalisation violente et du terrorisme domestique aux Etats-Unis ainsi que les méthodes susceptibles d’être utilisées par les officiels de la Sécurité Intérieure des gouvernements fédéraux, étatiques, locaux et tribaux pour endiguer la radicalisation violente et le terrorisme domestique... [le centre] assistera [ces fonctionnaires du maintien de l’ordre] par des formations, enseignements et recherches en prévention de la radicalisation violente et du terrorisme domestique aux Etats-Unis. »

    Pourquoi un centre universitaire coordonnerait-il ses activités avec le maintien de l’ordre ? Associer cette opération au système universitaire nous rappelle le glaçant limogeage, intervenu récemment, de maîtres de conférence, tant au Colorado qu’en Utah, qui publièrent sur Internet des recherches mettant en évidence certains mensonges du gouvernement.

    Etant donné la surveillance illégale de citoyens américains innocents à laquelle s’adonne le gouvernement depuis au moins janvier 2001, cette loi soulève des questionnements quant à la liberté de pensée, de parole, d’association, d’accès à Internet ainsi que sur la criminalisation de prétendus « systèmes de croyance » considérés comme menaçants par les conglomérats d’entreprises militants qui sont déjà parvenus à subvertir la Constitution et le Bill of Rights, à militariser le maintien de l’ordre local, à privatiser les biens publics et à convertir les Etats-Unis en une entreprise privée.

    Cette Commission Nationale marque-t-elle le début d’une nouvelle inquisition à la Mac Carthy qui viserait à réduire au silence la dissension et à ruiner des vies en interrogeant des citoyens sur leurs valeurs, en les condamnant pour complicité par association et en les accusant d’être autant de « terroristes domestiques » ? Il y a là trop en jeu pour attendre de voir ce qui pourrait résulter de l’adoption de ce texte.

    Si l’histoire doit nous apprendre quoi que ce soit, rappelons que le FBI de Hoover n’a aucunement usé de son autorité pour éliminer le crime organisé ou la violence du Ku Klux Klan. Il a plutôt employé ses moyens pour faire taire, éliminer et assassiner des leaders du mouvement pour les droits civiques, des activistes progressistes, des critiques sociaux et même des musiciens visionnaires.

    Ce texte devrait plus logiquement s’intituler « Loi de profilage idéologique de 2007 », un texte visant à criminaliser les expressions de conscience sociale qui entrent en conflit avec l’Etat sécuritaire privatisé.

   

    Source Contre Info, repris de Z Magazine
    Auteur : Alexander Nikki, adaptation Louis Stella pour Contre Info
    Date : 1er février 2008

   
  

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Lundi 18 février 2008

  
Slavoj Žižek plaide pour une mobilisation populaire.

    
 [
Libération - 16 février 2008 ]

   

Quelle critique faites-vous à la démocratie ?

Peut-être la même que les conservateurs… Les conservateurs ont le courage d’admettre que la démocratie est dans une impasse. On s’est beaucoup moqué de Francis Fukuyama lorsqu’il a annoncé la fin de l’histoire, mais aujourd’hui, tout le monde accepte l’idée que le cadre démocratico-libéral est là pour toujours.
On se contente de réclamer un capitalisme à visage humain, comme on parlait hier d’un communisme à visage humain. Regardez la science-fiction : visiblement, il est plus facile d’imaginer la fin du monde que la fin du capitalisme.

Le capitalisme, c’est la cible, derrière la critique de la démocratie ?

Soyons clair : l’Europe de l’après-guerre a connu un niveau moyen de bonheur jamais vu. Mais quatre problèmes majeurs viennent déséquilibrer le modèle démocratico-libéral.
    1) Les «sans-part», les sans-papiers, sans-abri, sans-emploi, ceux qui ne participent pas à la vie de la communauté, dont l’Etat ne s’occupe plus. 
    2) La propriété intellectuelle, que le marché ne parvient plus à réguler, comme le montre le destin délirant de Bill Gates, fondateur de Microsoft. 
    3) L’environnement, dont la régulation peut assurer le marché lorsque la pollution est mesurable, mais pas quand le risque devient incalculable - Tchernobyl, les tempêtes…
    4) La biogénétique : est-ce au marché de dire où commence l’humain ?
Dans ces quatre domaines, ni la démocratie libérale, ni le capitalisme global n’apportent les bonnes réponses.

Quelle alternative ?

Je ne suis pas crétin, je ne rêve pas à un nouveau parti communiste. Ma position est plus tragique. Comme tout marxiste, j’admire la productivité incroyable du capitalisme et je ne sous-estime pas l’utilité des droits de l’homme. L’arrestation de Pinochet a joué un rôle psychologique très important au Chili. Mais regardez le vénézuélien Chávez. On dit qu’il est populiste, démagogique, qu’il ne fait rien pour l’économie, que cela va mal finir. C’est peut-être vrai… Mais il est le seul à avoir inclu les pauvres des favelas dans un processus politique. Voilà pourquoi je le soutiens. Quand on critique sa tentation dictatoriale, on fait comme si, avant lui, il y avait une démocratie équilibrée. Or, c’est lui, et lui seul, qui a été le vecteur de la mobilisation populaire. Pour défendre ça, je pense qu’il a le droit d’utiliser l’appareil d’Etat - appelez cela la Terreur, si vous voulez.

Pour les penseurs libéraux, capitalisme et démocratie restent inséparables.

On l’a beaucoup dit, mais en Chine est en train de naître un capitalisme autoritaire. Modèle américain ou modèle chinois : je ne veux pas vivre dans ce choix. C’est pourquoi nous allons devoir redevenir utopiques. Le réchauffement climatique va nous amener à réhabiliter les grandes décisions collectives, celles dont les penseurs antitotalitaires disent qu’elles mènent forcément au goulag. Walter Lippmann a montré qu’en temps normal, la condition de la démocratie, c’est que la population ait confiance dans une élite qui décide. Le peuple est comme un roi : il signe passivement, sans regarder. Or, en temps de crise, cette confiance s’évapore. Ma thèse est de dire : il y a des situations où la démocratie ne fonctionne pas, où elle perd sa substance, où il faut réinventer des modalités de mobilisation populaire.

D’où votre éloge de Robespierre.

La Terreur ne se résume pas à Robespierre. Il y avait alors une agitation populaire, incarnée par des figures encore plus radicales, comme Babœuf ou Hébert. Il faut rappeler qu’on a coupé plus de têtes après la mort de Robespierre qu’avant - mais lui avait coupé des têtes de riches… En fait, il est resté très légaliste. La preuve, il a été arrêté. Ce qui m’intéresse chez lui, c’est ce que Walter Benjamin appelle «la violence divine», celle qui accompagne les explosions populaires. Je n’aime pas la violence physique, j’en ai peur, mais je ne suis pas prêt à renoncer à cette tradition de la violence populaire. Cela ne veut pas toujours dire violence sur les personnes. Gandhi, par exemple, ne s’est pas contenté d’organiser des manifestations, il a lancé le boycott, établi un rapport de force. Défendre les exclus, protéger l’environnement passera par de nouvelles formes de pression, de violence. Faire peur au capitalisme, non pour tuer, mais pour changer quelque chose. Car sinon, on risque d’aller vers une violence plus grande, une violence fondamentaliste, un nouvel autoritarisme.

Dans la perspective d’une «violence populaire», un intellectuel sert-il à quelque chose ?

A en prévenir les formes catastrophiques. A faire voir les choses autrement. Deleuze disait que s’il y a de fausses réponses, il y a aussi les fausses questions. Un conseil de philosophes ne peut pas établir un projet pour mobiliser les masses. Mais on peut jeter les idées et peut-être quelque chose sera récupéré. Les émeutes des banlieues en France sont nées d’un mécontentement non-articulé à une pensée, même de façon utopique. C’est ça, la tragédie.

Vos amis à gauche pensent-ils comme vous ?

Ce qui domine, surtout aux Etats-Unis, c’est un gauchisme libéral, tolérant, pour lequel la moindre allusion à la notion de vérité est déjà totalitaire, où il faut respecter l’histoire de chacun. Pour le philosophe Richard Rorty, ce qui définit l’homme, c’est sa souffrance et sa capacité de la raconter. Je trouve assez triste cette gauche de ressentiment et d’impuissance.

   

    Slavoj Žižek est philosophe. Il publie et préface deux anthologies «rouges» : Robespierre : entre vertu et terreur, (éd. Stock) et Au bord de la révolution. Lénine commenté par Žižek (éd. Aden).

    

    Source Libération : «Nous allons devoir redevenir utopiques» 
    Slavoj Žižek,  propos r
ecueillis par Éric Aeschimann (à Ljubljana)
    Date :
 16 février 2008
    
    © Libération

   

 

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Lundi 18 février 2008

Pour Marcel Gauchet, la sacralisation des libertés nuit à la collectivité. Entretien.

    

 [ Libération - 16 février 2008 ]

   

Vous semblez partager le constat de Žižek d’une crise de la démocratie en général et de ses fondements juridiques en particulier : les droits de l’homme.

Oui, il y a une crise de la démocratie, une crise profonde. Mais, contrairement à Slavoj Žižek, je ne parlerais pas d’une crise des fondements de la démocratie que sont les droits de l’homme. Tout au contraire, ceux-ci se portent si bien qu’ils sont en train de mettre en péril ce dont ils sont supposés être le socle. C’est la poussée ininterrompue et généralisée des droits individuels qui déstabilisent l’édifice. La crise actuelle a ceci d’extraordinaire qu’elle résulte d’une prise de pouvoir par les fondements : à être invoqués sans cesse, les droits de l’homme finissent par paralyser la démocratie. Si la démocratie peut être définie comme le pouvoir d’une collectivité de se gouverner elle-même, la sacralisation des libertés des membres de la dite collectivité a pour effet de vider ce pouvoir de sa substance.

Est-ce une crise sans précédent ?

On peut la comparer à la crise que connurent les démocraties parlementaires européennes au début du XXe siècle et qui ne s’est vraiment résorbée qu’avec la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ces deux crises ont en commun une affirmation forte des principes démocratiques. C’est pourquoi je parle de "crise de croissance". Mais, en 1900, l’ordre du jour, c’est l’entrée des masses en politique, la question sociale, la revendication de tirer toutes les conséquences du suffrage universel. Dans les années 2000, à l’opposé, le problème, c’est le triomphe des droits individuels et l’éclipse des collectifs, qu’il s’agisse des masses, des classes ou des nations.

On a l’impression que, pour vous, la démocratie est l’horizon indépassable de l’humanité.

La démocratie n’est peut-être pas l’horizon indépassable de l’humanité - ce serait bien présomptueux de le dire - mais elle est certainement celui de la séquence historique à laquelle nous appartenons. Le travail démocratique à l’œuvre dans nos sociétés vient de très loin, s’inscrit dans un processus extrêmement puissant, engagé depuis au moins cinq siècles. La sortie de la religion, qui constitue le cœur de cette révolution moderne, se poursuit. Je ne vois pas ce qui serait en train d’ introduire une direction nouvelle. Je dirais même que les choses se sont clarifiées. Il y a quarante ans - en Mai 68 - on pouvait raisonnablement se demander si l’horizon du monde était le socialisme (démocratique ou non) ou la démocratie (sociale ou non). La marche des événements nous a apporté la réponse : c’est la démocratie. Aujourd’hui, l’enjeu est d’inscrire le socialisme (j’emploie le terme «socialisme» dans son sens philosophique) dans la démocratie, non l’inverse.

Certains voient dans la réhabilitation de la violence révolutionnaire par Žižek ou dans le succès d’Alain Badiou qui défend «l’hypothèse communiste» une menace pour la démocratie. Est-ce votre analyse ?

Je ne vis pas dans la peur, car, outre que l’âge des totalitarismes me semble derrière nous, ces propositions m’apparaissent surtout comme tragiquement irréelles. Elles témoignent de la décomposition de l’intelligence politique de la gauche extrême. Celle-ci semble n’avoir plus à se mettre sous la dent que des postures simplistes et narcissiques de radicalité qui ne coûtent pas cher puisqu’elles sont dans le vide. Je suppose que, psychologiquement, elles font du bien à ceux qui s’y rallient, mais, politiquement, elles ne pèsent rien, ne dérangent personne et surtout pas le pouvoir auquel elles sont supposées lancer un défi. On pourrait même dire qu’une part de ce succès tient à ce qu’il s’inscrit parfaitement dans la stratégie de communication de Sarkozy : ouverture à gauche pour couper l’herbe sous le pied au PS vers le centre gauche ; et promotion de l’extrême gauche, avec Besancenot tous les soirs à la télévision. Le but étant de pouvoir dire : «entre l’extrême gauche et nous, il n’y a rien.»

Néanmoins, le débat sur la démocratie est bel et bien ouvert.

Tant mieux ! On peut facilement s’entendre sur le constat de départ : la crise de la démocratie est une crise d’impuissance. A cela, l’analyse de Žižek est classique : c’est la faute au capitalisme. Mon explication est différente. Le règne du néolibéralisme n’est pas la cause, mais l’effet d’une transformation plus profonde dont l’explosion des droits individuels est la manifestation centrale. Le modèle du marché doit son poids croissant à la déliaison généralisée des acteurs. C’est bien pourquoi il envahit aussi la politique. Le problème, dans ces conditions, n’est pas d’abolir le capitalisme (comment ?), il est de trouver des prises sur la société telle qu’elle est dans son ensemble, au-delà de l’économie. Prenez l’Education nationale : ce n’est pas la mondialisation qui est responsable de ses difficultés. Leur solution est à notre portée, dans le cadre national. Encore faut-il se donner la peine de l’analyser.

Les démocraties sont nées de révolutions. Pourquoi ne pourrait-on pas parler de révolution aujourd’hui ?

Quel en serait l’agent politique ? Entre la bourgeoisie et la noblesse, l’affrontement était clair. Entre les prolétaires et les capitalistes aussi. Aujourd’hui, l’idée de révolution est une pétition de principe qui n’a pas l’ombre d’un ancrage social. J’ai beaucoup lu Marx et je le lis encore - et je l’enseigne. Ce qu’il m’a appris, c’est qu’une «hypothèse», pour reprendre le mot d’Alain Badiou, n’a d’intérêt que si elle a les moyens de sa réalisation. Brandir le mot de communisme comme une espèce de surmoi sans base, c’est faire du bruit avec la bouche pour impressionner les gogos.

   

    Marcel Gauchet, rédacteur en chef de la revue Le Débat, vient de publier les deux premiers tomes de L’Avènement de la démocratie: 1. La révolution moderne. 2. La crise du totalitarisme, chez Gallimard. (Libération du 8 novembre 2007).

   

    Source : Libération : «Les droits de l’homme paralysent la démocratie»
    Entretien de Marcel Gauchet avec É.A.
    Date : 16 février 2008

    © Libération

   

A écouter 
    
    Marcel Gauchet s'entretient avec Monique Canto-Sperber sur France Culture au cours de l'émission
Questions d'éthique du 9 février
    
   
Ecouter l'émission (env. 30 mn)

   

   

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Lundi 18 février 2008

    Appel, publié le 15 février 2008 dans Marianne, signé par douze personnalités de la droite, du centre, de l’écologie et de la gauche républicaine.

    

     Les soussignés se réclament de sensibilités très diverses, et ils ont sur un certain nombre de sujets importants des positions très différentes, mais ils ont malgré tout en commun un certain nombre de convictions et de valeurs qu’ils entendent réaffirmer.

    –  Leur attachement au principe républicain et, en conséquence, leur refus de toute dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à la monarchie élective.

    –  Leur attachement aux fondamentaux d’une laïcité ferme et tolérante, gage de la paix civile.

    –  Leur attachement à l’indépendance de la presse et au pluralisme de l’information.

    –  Leur attachement aux grandes options qui ont guidé, depuis cinquante ans, au-delà des clivages partisans, une politique étrangère digne, attachée à la défense du droit des peuples et soucieuse de préserver l’indépendance nationale et de construire une Europe propre à relever les défis du XXI° siècle.

Au-delà de leurs divergences, les soussignés tiennent à rappeler leur engagement à défendre, séparément ou ensemble, ces impératifs, comme toujours cela fut fait au cours de l’Histoire de la République.

 –  Pierre Lefranc, ancien chef de cabinet du Général de Gaulle 
 –  Dominique de Villepin, ancien Premier ministre 
 –  Ségolène Royal, ancien ministre, Présidente de la région Poitou-Charentes 
 –  François Bayrou, ancien ministre, député des Pyrénées-Atmantiques 
 –  Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre 
 –  Corinne Lepage, ancien ministre 
 –  Nicolas Dupont-AIgnan, député de l'Essonne 
 –  Bertrand Delanoë, maire de Paris 
 –  Maurice Leroy, député de Loir-et-Cher 
 –  Nöel Mamère, député de la Gironde 
 –  Jean-Christophe Lagarde, député de la Seine-Saint-Denis 
 –  Marielle de Sarnez, conseillère de Paris 
 –  André Gérin, député du Rhône 
 –  Arnaud Montebourg, député de la Saône-et-Loire 
 –  Jacqueline Gourault, sénatrice du Loir-et-Cher 
 –  Jean-Pierre Brard, député de la Seine-Saint-Denis 
 –  Jean-Paul Bled, président des Cercles universitaires d'études et de recherches gauliennes

   

    Source : Marianne via Contre Info
    Date : 15 février 2008

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Dimanche 17 février 2008

Le documentaire évènement qui sera diffusé le mardi 11 mars sur Arte

    
   

     Et "Le Monde selon Monsanto" de Marie-Monique Robin - éd. La Découverte.
     Parution le 6 mars.

   
   
 [ Rue89 - 16 février 2008 ]

    

OGM : Quand Monsanto sème la terreur 
     

Pressions sur les scientifiques, les politiques et les médias: une enquête dévoile les méthodes du géant de l'agriculture.

   

    Elle se dit inquiète, mais prête à aller jusqu'au bout de cette enquête. Marie-Monique Robin, lauréate du prix Albert-Londres, a pourtant l'habitude des reportages périlleux. Mais elle avoue que celui-ci dépasse tout ce qu'elle attendait.

    Le documentaire qu'elle en a tiré, intitulé "Monsanto, une entreprise qui vous veut du bien", fait froid dans le dos. Rythmé comme un thriller sur la santé publique, il fait songer au film Erin Brokovich, de Steven Soderbergh, mais sans Julia Roberts pour tout arranger à la fin.

    Leader mondial des OGM, Monsanto est à l'origine de bien d'autres produits controversés, depuis sa création en 1901. La liste est longue. La firme est le principal producteur de PCB (le pyralène, polluant organique persistant aujourd'hui interdit et responsable de nombreuses pollutions), de l'agent orange, herbicide utilisé pendant la guerre du Vietnam et fortement cancérigène, et d'hormones de croissances bovine et laitière interdites en Europe.(Voir la vidéo.)

    Dans son livre, Marie-Monique Robin livre des exemples de pressions exercées sur des scientifiques, qui seront licenciés ou discrédités pour avoir critiqué les produits Monsanto. Elle donne également la parole à des experts remettant en cause les expériences sanitaires menées par la multinationale. 

    En exclusivité, Rue89 vous en livre quelques extraits

 



     

 

 

          
 

     
         

    Lire l'article, sur rue89 : OGM quand Monsanto sème la terreur
   
    Auteur : Ophélie Neiman
    Date : 16 février 2008

    

   Lien vers Arte, le documentaire (90mn)

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Samedi 16 février 2008
  

 [ Contre Info - 15 février 2008 ]

   

« Il existe une différence notable entre la coopération sino-africaine et le colonialisme des impérialistes occidentaux en Afrique. La nature du colonialisme consiste à contrôler et intervenir dans les affaires politiques d’autres pays, et à monopoliser et piller les ressources économiques. La Chine, sur le plan politique, s’en tient toujours à la politique de non-ingérence dans les affaires intérieures et souligne, dans le domaine économique, à la coopération d’entraide mutuelle et au “gagnant-gagnant” ». L’occident reproche souvent à la Chine de soutenir des dictatures pour gagner des marchés. Nous reproduisons ici les arguments d’une réponse chinoise qui, convenons en, ne manque pas de force. La réponse du berger à la bergère, en quelque sorte.

   

    Par Min Guowei, Chinafrique 2007 N° 4

   

    Ndlr : Chinafrique est une revue institutionnelle chinoise de langue française destinée à promouvoir la coopération économique avec le continent africain.

    Ces derniers temps, l’opinion publique occidentale blâme la Chine de pratiquer le « néocolonialisme » en Afrique. De toute évidence, cette critique est irrationnelle.

    Il existe une différence notable entre la coopération sino-africaine et le colonialisme des impérialistes occidentaux en Afrique. La nature du colonialisme consiste à contrôler et intervenir dans les affaires politiques d’autres pays, et à monopoliser et piller les ressources économiques. La Chine, sur le plan politique, s’en tient toujours à la politique de non-ingérence dans les affaires intérieures et souligne, dans le domaine économique, à la coopération d’entraide mutuelle et au « gagnant-gagnant ». De plus, le commerce et l’investissement entre la Chine et l’Afrique se basent sur les négociations bilatérales égales ; parfois c’est la partie africaine qui manifeste d’abord l’intention de coopérer avec la Chine. Donc, il n’existe évidemment pas de « néocolonialisme » dans les échanges sino-africains.

    Le « néocolonialisme » se caractérise par les facteurs suivants.

Facteur de contrôle : la puissance la plus forte qui contrôle le marché des matières premières est celle de certains grands pays occidentaux. Robert Murifi, analyste des affaires africaines du Département d’État des États-Unis, dit qu’outre le Moyen-Orient, l’Afrique est une autre source importante qui assure l’importation de pétrole des États-Unis. Actuellement, 15 % du pétrole importé par les États-Unis provient de l’Afrique, et ce chiffre arrivera à 25 % en 2015. Comment la Chine pourrait-elle posséder une telle puissance ?

Facteur d’intervention : selon l’analyse des médias occidentaux, le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et le G8 fournissent une assistance économique conditionnelle à l’Afrique, c’est-à-dire que tout en réduisant le remboursement des dettes occidentales, les pays d’Afrique doivent augmenter l’exportation des matières premières, encourager l’investissement occidental en Afrique et privatiser leurs entreprises étatiques. Depuis l’application de la réforme imposée par l’Occident en 1980, les dettes extérieures africaines non seulement n’ont pas diminué mais ont même augmenté de 500 %. Ces dernières années, des centaines de milliards de dollars de capitaux ont coulé vers l’Occident, non pas vers la Chine.

Facteur de polarisation : l’Afrique a été divisée en pôles riche et pauvre, afin de faciliter l’intervention complète du néocolonialisme. Aujourd’hui, des guerres éclatent fréquemment en Afrique. Pendant les quinze dernières années, le feu de la guerre a touché 32 des 53 pays d’Afrique. Entre 1950 et 1989, certains grands pays occidentaux ont fourni 15 milliards de dollars d’« assistance » dans les domaines militaire et éducatif africains, préludant aux conflits d’aujourd’hui. De 1991 à 1995, ils ont augmenté encore une fois l’assistance militaire envers 50 pays d’Afrique, se mêlant à quelques guerres régionales, causant des millions de morts et des millions de réfugiés. Parmi ces guerres et fléaux, où apparaît la Chine ?

    La Chine fait le commerce normal et rationnel en Afrique aux prix du marché. Par exemple, de la totalité du pétrole exporté de l’Afrique, l’Europe en prend 36 %, les États-Unis 33 % et la Chine seulement 8,7 %. Si ces 8,7 % s’appellent pillage de ressources, que dire des proportions de 36 % et de 33 % ? Depuis la mise en exploitation il y a quatre ans, la mine de cuivre de Chambishi, construite en coopération sino-zambienne, vend tous ses produits à la société britannique Transamine, sans que la moindre quantité soit transportée en Chine. Comment peut-on dire que la Chine « pille » les ressources africaines ?

    Durant les quelque quarante années passées, la Chine a construit pour l’Afrique 19 écoles, 38 hôpitaux, envoyé plus de 16 000 médecins à 47 pays d’Afrique pour soigner 170 millions de personnes. On y compte aussi 760 000 sièges dans l’ensemble des stades construits par la Chine.

    La Chine ne pratique jamais la domination coloniale dans d’autres pays. Au contraire, depuis la guerre de l’Opium en 1840, elle a subi l’invasion des puissances impérialistes des pays occidentaux pendant près de cent dix ans. La nation chinoise connait donc cette souffrance ; voilà qui explique pourquoi le gouvernement chinois soutient depuis longtemps la libération nationale africaine et le redressement.

    Le continent africain a été victime de domination coloniale pendant cinq cents ans. Les Africains bien savent que ce qu’a rapporté cette domination et ce qu’elle leur a pris. Si la Chine y pratiquait véritablement le « néocolonialisme », il n’y aurait pas de si nombreux pays d’Afrique à désirer l’assistance et la coopération de la Chine.

L’auteur est le vice-président de la Société générale d’ingénierie outre-mer de Chine.

   

     Source Contre Info, d'après une publication originale Chinafrique
    

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Samedi 16 février 2008

Dans un long et beau récit, Bérénice parle de sa vie de ses rêves et aussi de sa responsabilité d'être fille de Martin Luther King. Puis elle aborde les problèmes de l'époque actuelle aux Etats-Unis et dans le monde. Extraits.

 [ Le Monde - 17 février 2008 ]

   

 [...]

    L'époque actuelle est catastrophique. Et je suis troublée par le parallèle entre 1968 et 2008. Au moment où mon père a été assassiné, le 4 avril 1968, il préparait "la campagne des pauvres", une immense manifestation que devaient rallier à Washington des centaines de milliers de personnes et qui ne se disperserait qu'à l'obtention de mesures visant à mieux distribuer les richesses. L'argent devant servir à la guerre contre la pauvreté était alors englouti dans la guerre du Vietnam. L'argent pouvant servir à la préservation de la vie allait en priorité à la destruction de la vie. N'est-ce pas exactement ce qui se passe avec la guerre en Irak ? Le dernier sermon dominical que mon père avait écrit, mais que la mort l'a empêché de prononcer, s'intitulait : "L'Amérique pourrait bien aller en enfer". Moi, je rajoute aujourd'hui : et elle pourrait entraîner avec elle le reste du monde.

    Il est urgent qu'un grand changement se produise. Nous sommes à la veille d'une élection cruciale, et je ne sais pas si j'apporterai mon soutien personnel à un candidat. Je ne l'ai encore jamais fait. Les politiciens sont pris dans de tels étaux, phagocytés par leur parti, leurs électeurs, divers groupes d'intérêt. Je me focalise donc moins sur les personnes que sur certaines grandes questions à débattre avant de se rendre aux urnes. Là encore je pense à mon père. Trois maux, disait-il, rongent l'Amérique : la pauvreté, le racisme, le militarisme. Je fais le même constat. Avez-vous vu la propagande orchestrée autour du terrorisme depuis septembre 2001 ? Cette frayeur constamment entretenue et prétexte à faire passer tant de lois répressives et attentatoires aux libertés individuelles ? Cette angoisse collective au nom de laquelle les Américains abandonnent aux autorités leurs droits et souveraineté ? Mais ce n'est pas par les "terroristes" que sont terrorisés la plupart des Américains ! C'est par leur santé et la perspective de mourir isolés et sans soins médicaux, faute d'en avoir les moyens ! Voilà la vérité !

    Le racisme ? Allons ! Rien n'est réglé, et personne ne veut le dire ! Le sujet est même trop sensible pour qu'on l'aborde dans la campagne, alors on tourne autour. Mais ça bout sous la surface. Et ça explosera si l'on n'y prend garde. Régulièrement se produisent des incidents : insultes, tabassages, noeuds coulants... Cela suscite de l'émotion, on se lève, on défile. Et tout retombe sans que s'ouvre le vrai débat de la division raciale du pays. L'élection d'un président noir, quarante ans après l'assassinat de mon père, serait évidemment un message très symbolique. Mais ce pourrait n'être qu'un trompe-l'oeil, une façon pour ce pays de s'afficher non raciste quand il le demeure profondément. Il nous faudrait une initiative similaire à celle de la Commission vérité et réconciliation d'Afrique du Sud. Blancs et Noirs doivent se parler. S'expliquer. Se faire face, enfin.

    Il nous faut changer de système de valeurs. Et ma responsabilité est de réinjecter celles que mon père voulait introduire en son temps. Justice, respect, liberté, générosité. Suffit, ce matérialisme qui nous rend fou ! Suffit, cet égoïsme qui nous rend aveugle aux autres. Suffit, ce système bling-bling qu'accompagne d'ailleurs une dégradation de la situation des femmes. Moi, je veux m'adresser aux jeunes par les canaux qui les touchent le plus - le rap, la mode, les images - pour leur proposer un autre idéal. Je veux élever le niveau, voilà. Faire en sorte que dans leurs rêves, les enfants ne se demandent plus : "Comment pourrais-je bien devenir riche ?", mais "Comment vais-je pouvoir améliorer le monde plus tard ?". C'est tout de même plus excitant !

    Dieu m'a fait cadeau du nom de King, qui veut dire roi. Mon père était un roi, c'est-à-dire qu'il a toujours levé la tête, comme le font les souverains sur leur trône, pour avoir une plus large perspective sur ce réseau de liens inextricables qui unissent les humains dans un même destin. Il a toujours refusé d'être sujet, réduit à l'humiliation, à la ségrégation.

    Eh bien, c'est le message que je veux faire passer aux jeunes. Soyez des kings ! Soyez des rois ! Choisissez votre vie, vos valeurs, vos références. Ne soyez plus sujets. Elevez-vous, relevez vos critères ! Vous méritez beaucoup mieux !

   

    Lire l'article sur Le Monde : Bernice King : "Ça bout sous la surface"
   
    Récit recueilli par Annick Cojean
    Edition du 17 février 2008
    
    © Le Monde.fr
 

     

   

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Vendredi 15 février 2008

Sans prendre parti sur le fond du sujet, on peut qu'être impressionné que devant les centaines de sites Internet, les dizaines de livres, les centaines de personnalités diverses et de chercheurs qui présentent des arguments extrêmement solides pour mettre en doute la version officielle du 11 septembre, les médias français, dans une belle unanimité, continuent d'observer un silence scrupuleux.

  

Trois évènements récents montrent que la version officielle du 11 septembre est de plus en plus contestée dans le monde.

   

1.  Le premier parti d’opposition japonaise attaque la version officelle du 11-Septembre 2001
     Dans son article publié sur Agoravox, onegus fournit des liens vers plusieurs documents, avec en particulier une vidéo montrant l'extrait de la séance du 11 janvier 2008 du parlement nippon retransmise en direct par la télévision japonaise. Le député Yukihisa Fujita, membre du principal parti d’opposition nippon, égraine les questions sans réponse autour du 11-Septembre : au sujet du Pentagone, de l’effondrement des tours, de la non-interception des avions détournés, du WTC7, du rapport de la commission d’enquête et des délits d’initiés...

    Intervention du sénateur Fujita (sous-titrée en français) :

    Partie 1:
www.dailymotion.com/video/x45q8p_le-senateur-fujita-questionne-son-g_politics

    Partie 2: www.dailymotion.com/video/x45q8n_le-senateur-fujita-questionne-son-g_politics

    

2.  11 septembre : dossier rouvert à Genève. (document pdf présenté par reopen911- français )
     La Tribune de Genève relaye une association romande qui vient relancer le débat. Un tel article est l'un des premiers sortis par la grande presse.

    

3.  Le Film "Zero enquête sur le 11 septembre" au Parlement Européen de Bruxelles
     L’Eurodéputé Italien, Giulietto Chiesa organise une soirée historique au Parlement Européen de Bruxelles le 26 février prochain en proposant la projection de son film ZERO - Inchiesta sull’11 settembre.
     Ce documentaire est le fruit d’un travail collectif de huit mois d’enquêtes, de reportages et d’interviews en Europe et aux Etats-Unis. Il met en avant toutes les incohérences, manipulations, omissions et mensonges de la version officielle. Cette soirée sera suivie d’un débat avec, entre autres, Giulietto Chiesa (journaliste et homme politique italien, membre de la commission d’enquête du Parlement européen sur les prisons secrètes de la CIA), Andreas von Bulow (ancien Ministre allemand et spécialiste des services secrets), Pr. David Ray Griffin (auteur de quatre livres de référence sur le 11 septembre et spécialiste des processus d’étude) et Yukihisa Fujita (député japonais).

   

    On peut également voir la conférence donnée par le sociologue et journaliste Jean-claude Paye à Bruxelles le 19 novembre 2007 (video.google, env. 30 mn, qualité passable)

    

    

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