Ce modeste blog essaie de présenter des publications les plus susceptibles d'éclairer l'actualité, et autant que possible, de suggérer quelques tendances.

En complément, ceux qui le peuvent doivent absolument consulter régulièrement le site
Contre Info, qui fait un travail absolument remarquable de mise en évidence des " infos absentes des prompteurs de JT "  (pub gratuite ! )
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Jeudi 29 mars 2007

Citation d'
Alberto Manguel, essayiste, écrivain, traducteur, éditeur et journaliste, né en 1948 à Buenos Aires, et ayant vécu en Israël, en Angleterre, à Tahiti, en Italie, en France et au Canada, dont il est citoyen depuis 1985.

"J'ai quitté l’Argentine en 68, et déjà, on sentait cette pression qui allait devenir dans les années 70, la dictature militaire. Après, je suis retourné une année en Argentine, pendant la dictature où j’ai travaillé pour un journal à Buenos-Aires, et où j’ai pu constater ce que c’est qu’une dictature. Ce qui m’étonne, ayant vécu dans d’autres pays, c’est la naïveté dans laquelle nous vivons. La naïveté qui nous fait croire que ce genre de chose ne peut pas arriver chez nous. Aujourd’hui, en France, il est d’une évidence obscène que nous sommes au bord, j’emploierai le mot de dictature, bien qu’elle sera déguisée en démocratie. Si les Français élisent quelqu’un comme Sarkozy, c’est sûr que les habitudes de la démocratie vont changer, et que des gestes de tous les jours que nous considérons comme normaux, et qui font partie de nos libertés ne le seront plus. Et petit à petit, on va nous enlever – on va vous enlever, puisque je ne suis pas Français – le droit d’agir en tant que citoyen dans une démocratie."

Extrait, adapté à l'écrit, d'un dialogue avec Matthieu Garrigou-Lagrange.
Emission de France-Culture "A voix nue" du 29 mars  2007.



publié dans : Citations

Lundi 26 mars 2007

Extrait de la lettre "Check-list" du 26 mars 2007 du journal "Le Monde" (réservée aux abonnés).

USA : la spirale infernale du contre-espionnage


TIDE (pour Terrorist Identities Datamart Environment) recensait 100.000 "terroristes potentiels" en 2003. Aujourd'hui, révèle le Washington Post, ils sont 435 000, dont 5 % d'Américains. La moitié des dizaines de milliers de personnes interdites d'avion aux USA sont, à tort, dans la base de données. Or il est quasiment impossible d'en être retiré. Un de ses responsables reconnaît qu'une bonne partie des informations sont "fragmentaires", voire tout simplement "fausses", et qu'il est impossible d'avoir des informations fiables sur 6 milliards d'habitants de la planète : mais "si quelqu'un a une meilleure idée, je suis tout ouïe". Le NYT révèle, de son côté, que la police de New York a, pendant au moins un an, espionné et infiltré les opposants à la politique de George Bush, aux Etats-Unis, au Canada et même en Europe, en prévision de la convention républicaine de 2004. 1 806 personnes y avaient été arrêtées. Pour les défenseurs des droits de l'homme, un tel espionnage est illégal. La police rétorque que la jurisprudence, issue de la lutte contre les mouvements des droits civiques dans les sixties, l'y autorise.


publié dans : Revue de presse

Jeudi 22 mars 2007


22 mars 2007
Pour un discours d'une autre volée ...
on peut écouter la conférence du philosophe Quentin Meillassoux à l'Ecole Normale Supérieure : Temps et Surgissement ex-nihilo du 24 avril 2006  (durée environ 1h + 1h de questions)


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8 janvier 2007

Voici un billet qui date de quelques années mais qui pose sur un mode plaisant un problème qui me semble toujours d'actualité...


Insomnie n° 572

Je ne vais pas parler ici du comportement, c'est à dire de la partie de l'homme que l'on pourrait faire imiter par une bécane munie de toute la physique et de tous les logiciels qu'il faut, la qualité de ladite imitation tendant asymptotiquement vers la perfection avec les siècles (il faudrait simplement un peu plus de siècles pour imiter parfaitement le comportement de la femme, des progrès supplémentaires substantiels restant à faire dans le domaine des sciences psycho-illogiques…)

Ce n'est donc pas le jeu du comportement qui habite mon insomnie d'aujourd'hui.

C'est plutôt la nature de ce qui fait que je me sens être moi, tout seul, dans ma peau, avec du monde autour, et que j'ai quand même l'impression, malgré les pressions de toutes sortes que tout le monde essaie d'exercer sur moi depuis que je suis tout petit, que je fais ce qui me plait, et que je pense de même.

Mon problème, s'énonce comme suit :

Soient côte à côte, d'une part, la super bécane parfaite des prochains siècles citée plus haut, et de l'autre, ma chère épouse. Laquelle des deux prend réellement plaisir à m'emmerder, et laquelle fait juste semblant d'y prendre plaisir ?

Evacuons cette question qui s'avère purement théorique puisque la réponse ne fait pas de doute.

A ces heures sombres, je ne perçois clairement que trois hypothèses pour expliquer ce que d'autres insomniaques ont appelé (pompeusement mais sûrement) la Conscience.

Hypothèse 1.  Quand la bécane des prochains siècles imitera suffisamment bien l'homme, elle pensera et sentira réellement comme lui. Elle se sentira réellement exister face au monde hostile : c’est à dire qu’à force de faire, sans y prendre garde, semblant de prendre plaisir à m'emmerder, la bécane en viendra à y prendre réellement et exactement le même plaisir que ma femme. M'emmerder lui procurera une joie profonde et solitaire, pas réellement analysable et ni communicable. Une satisfaction, un vrai sentiment, une vraie émotion d'ordre esthétique.

Cette hypothèse est celle de « L'habit qui fait le moine ». C'est le triomphe de l'image, de la puissance de l’image.

Hypothèse 2.  La bécane des prochains siècles ne fera jamais que semblant. Très bien semblant, mais seulement semblant, même si de l’extérieur, on ne pourra pas faire la distinction. Pour éprouver de vraies émotions, de vrais sentiments, l'homme, lui, est connecté à un univers non matériel, et c’est cette connexion qui fait de lui cette sorte de semi deo que l’on connaît.

Cette hypothèse est, je suppose, celle à laquelle on tient du côté de Rome, ou de La Mecque. Elle suppose malgré tout que l'univers immatériel et l'univers matériel soient en étroite relation, puisque manifestement, la pensée et les sentiments qu'éprouve un être humain dépendent de l'état de son propre corps et des diverses perceptions sensorielles qu'il reçoit par l'intermédiaire de celui-ci : Ma femme, pour parvenir à la jubilation, engage un certain nombre d'actions bien matérielles qu'elle sait de nature à m'emmerder. Et c'est de voir, à l'aide de ses organes des sens, se dérouler dans de bonnes conditions et réellement aboutir au résultat escompté la séquence qu'elle avait soigneusement imaginé qui provoque sa divine satisfaction.

Hypothèse 3.  Le fonctionnement du bonhomme et celui de la bécane des prochains siècles est purement physique.Mais d'une physique plus complète que celle que nous connaissons aujourd'hui.

Cela voudrait dire qu'il reste à découvrir que l'univers, en fait la matière que nous connaissons, a en quelque sorte, parmi d'autres propriétés, des "propriétés de conscience", et que l’ensemble forme un tout indissociable. Que suivant les conditions de l’agencement de la matière, ce sont plutôt l’aspects "classiques" (physico-chimiques) ou l’aspect "conscience" qui se manifesterait. Que si on organisait comme il le faut de la banale matière, on pourrait voir « une bulle » de conscience apparaître. (Aïe...Trouver et monter le dispositif expérimental, ça va pas vraiment être du gâteau !).

Dans cette hypothèse, la vie ne serait donc l'un des moyens pour fabriquer de la  conscience, mais on pourrait en imaginer d'autres.

 

De ces trois hypothèses, laquelle est la plus raisonnable ? La première, sans doute, puisqu'en quelque sorte, elle est rassurante, n'exigeant pas de rupture avec nos habitudes de pensée bien cartésiennes. Et, puis, elle semble aller dans le sens de l'histoire, actuellement, sous le feu des communiquants de tous poils : Nous sommes encore loin de l'asymptote, mais nous pouvons imaginer que « l’habit finit par faire le moine ». Ce que j'ai du mal à admettre, c'est que l'augmentation de complexité d'un système suffise à transmuer aussi radicalement sa nature, mais...

La deuxième hypothèse est la plus belle et la plus poétique, mais j'ai vraiment beaucoup de mal à imaginer l'interface immatériel-matériel qui se trouve forcement quelque part dans (?) ou autour (?) du bonhomme. Quand on y réfléchit bien, poser cette inévitable question de l'interface semble revenir à opter pour la première ou la troisième hypothèse.

Je ne cache pas que ma préférence va à la troisième hypothèse. Elle implique, bien sûr certaines remises en causes déchirantes de nos conception, mais, diable, cela ne serait pas la première fois dans l'histoire de l'humanité que l'accouchement d'une idée nouvelle se fait dans l'inconfort !

Et puis l'idée que le débordement inopiné de l'eau de ma baignoire pourrait renforcer le niveau de conscience de ma moquette me plaît bien…

Suis-je toujours bien éveillé ou glissé-je progressivement dans une douce torpeur qui me plonge dans une creuse révasserie  ? 

 

          Après avoir été faire pipi.

 

Tout cela est peut être complètement farfelu. Pour me rassurer, je me dis quand même que comme l'existence de l'homme et de ma femme sont des phénomènes parfaitement objectifs et reproductibles, rejeter mes petites hypothèses comme farfelues, c'est quelque part, rejeter un fait scientifique avéré. Ou alors je me plante complètement...

 

          Température : 38,2°.   Délires.

 

Comme tout humain aussi subtil et éthéré soit-il, est paraît-il essentiellement composé d'un certain nombre d'atomes correctement disposés, c'est à la dimension des phénomènes chimiques ou électroniques que semble donc se circonscrire la machinerie vivante (hypothèse 3). Foin de quarks, mesons ou autres leptons. Si on excepte les vers luisants, les rayonnements, la gravitation et autres n'ont pas l'air de trop aider la machine consciente à tourner (Attention chemin très glissant !).

Imaginons. Tous les atomes qui existent partout dans l'univers peuvent générer sous certaines conditions des « bulles de conscience ». Mais qu'est-ce qui va différencier la bulle de conscience A de la bulle de conscience B ?

 

Là encore deux hypothèses :

Hypothèse 1 : le sentiment de conscience de la bulle A est, en fait, identique au sentiment de conscience de la bulle B.

Alors, vous, moi, Alexandre Le Grand, Buffalo Bill, Margaret Thatcher, Léonard de Vinci, Johnny Halliday,  Madonna, mais aussi le chat de mon voisin, le hamster du copain de mon fils ainsi que le cafard qui se cache dans les arcanes douillets de la cuisinière électrique seraient en fait la même conscience (bonjour les effets paranormaux !! )

Après tout, l'idée que je mon corps puisse contenir certains des atomes qui ont constitué en son temps Gengis Khan ne choque a priori personne. Pourquoi ce que je viens de dire choquerait-il davantage ?

Hypothèse 2 : Comme je me sens réellement différent de Margaret Thatcher, même si l’hypothèse 1 est vraie, il y a forcément quelque chose qui fait que les bulles A et B ne se "reconnaissent" pas entre elles. Ce quelque chose est-il une réalité ou un simple artéfact ??

 

 

Allez !...Il est temps que je me lève. Je vais avoir besoin de deux aspirines si je veux démarrer la journée nomalement...

 

 

 

publié dans : Humeurs

Vendredi 2 mars 2007


« La France est un pays de contradictions. L’économie nationale est peut-être lente, mais, en termes de productivité, ses salariés sont parmi les plus performants du monde. Les Français sont connus pour leur réticence à l’égard de la mondialisation et du libéralisme économique, et pourtant les entreprises multinationales françaises figurent parmi les leaders mondiaux.



L’administration française peut paraître congestionnée et la fiscalité trop lourde, et pourtant la qualité de ses fonctionnaires est très largement reconnue. Les universités publiques françaises n’occupent qu’un rang très modeste dans les classements internationaux, et pourtant les grandes écoles parisiennes se classent aux premiers rangs mondiaux. En résumé, la France est un pays dans lequel, pour chaque faiblesse, il est possible de trouver un point fort correspondant. »


The Economist, 28 octobre 2006

 


publié dans : Citations

Jeudi 22 février 2007
Extrait de la lettre Chek-list  du 22 février 2007 du journal Le Monde (réservée aux abonnés).

Washington gonfle les chiffres du terrorisme

Trafic de drogue, mariages blancs, entrent étrangement dans les statistiques du terrorisme, rapporte le New York Times citant un rapport du Sénat.

publié dans : Revue de presse

Jeudi 1 février 2007
Extrait de la lettre "Check-list" du 1er février 2007 du journal "Le Monde" (réservée aux abonnés).

"Davos déconnecté" : retour du balancier libéral ?

Commentaire du magazine américain Newsweek, à propos du célèbre sommet de Davos, qui s'achève en Suisse : "Le sommet économique mondial de cette année a été le plus optimiste depuis longtemps. Quatre années de forte croissance économique mondiale et des marchés financiers en pleine forme ont étourdi de plaisir les participants."  Pourtant l'analyse proposée par l'hebdomadaire n'est pas un énième satisfecit adressé aux grands patrons de ce monde. Au contraire : "Dans un grand nombre de nations industrielles majeures, la part des rétributions économiques réservées au travail n'a jamais été aussi faible. Ce n'est pas tenable." Pas tenable ? "L'angoisse des travailleurs du monde développé est devenu une source majeure de tension. Mais tandis que les syndicats déclinent et que les ouvriers de Chine, d'Inde et de l'ex-Union soviétique ont fait doubler en 15 ans la force de travail globale disponible, il reste à peine une jambe aux travailleurs des pays riches pour se tenir dessus." L'auteur de cette analyse n'est pas communiste, mais chef économiste de la banque Morgan Stanley. Inquiet, il perçoit les signes d'un inévitable retour de balancier, et agite la menace d'un retour en force de la gauche et du protectionnisme.


publié dans : Revue de presse

Mardi 30 janvier 2007

Citation d'Odon Vallet, spécialiste d'histoire des religions, invité à l'émission de France 5 « C dans l’air » du 26 janvier 2007 consacrée à « l’Humanitaire après l’abbé [Pierre] » :

Question SMS d’un téléspectateur : Qu’est-ce qui empêche les gouvernements successifs de garantir un toit et à manger à chaque Français ?

Odon Vallet : Est-ce qu’on peut garantir – garantir, ça veut dire être sûr - que chaque Français a un toit et de quoi manger ? Ça c’est le paradis sur terre ; et le paradis sur terre est clairement marxiste, il faut le dire. Alors le marxisme est en recul aujourd’hui, mais je pense qu’il y aura un retour de l’utopie marxiste. Il y a une demande de minima sociaux de plus en plus forte, et à mon avis dans quelques années vous verrez cela au programme de la présidentielle. Attendons encore un petit peu.


Voir l'émission  (La citation se trouve vers la 56ème minute)

Pour savoir qui est Odon Vallet, voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Odon_Vallet
 
 
publié dans : Citations

Jeudi 11 janvier 2007

Voici la transcription d'un extrait de l'émission "Les matins de France Culture" du 11 janvier 2007.

François Héran, Directeur de l'Institut d'Etudes démographiques (INED), normalien, agrégé de philosophie, est interrogé par Ali Baddou.

François Héran —  L’OCDE a fait une remarquable étude en compilant tous les recensements des pays industriels et on s’aperçoit que si on enlève les petits pays insulaires comme l’Islande ou Malte qui s’expatrient beaucoup par définition, si on ne tient compte que des grands pays continentaux, nous sommes le 16ème ou le 20ème  parmi tous les pays d’Europe par le taux d’expatriation. Si on se limite aux expatriés qui ont au moins un diplôme de l’enseignement supérieur, nous sommes au 16ème  rang seulement, c’est à dire que pour l’instant, mais cela peut changer très vite, l’expatriation des cerveaux ou des Français de façon générale est très très faible, par exemple seulement 4% des diplômés français du supérieur vivent dans un autre pays industriel alors que c’est 12% des diplômés britanniques qui vivent dans un autre pays industriel.

Ali Baddou —  Ce n’est donc pas le phénomène massif de ces diplômés qui partent à l’étranger qu’on nous décrit ?

François Héran —  Non. Cela peut changer mais pour l’instant le décompte de l’OCDE qui est le premier du genre et qui a été fait très sérieusement ne nous dit pas que l’expatriation serait une des grandes forces de la dynamique démographique de la France actuellement.

Ecouter l'émission
(Le passage cité se trouve à environ 1h 45 du début de l'émission)



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Samedi 6 janvier 2007

"C'est à une véritable intériorisation du modèle du marché que nous sommes en train d'assister – un événement aux conséquences anthropologiques incalculables, que l'on commence à peine à entrevoir. Du marché sexuel au marché politique, cette appropriation inconsciente a d'ores et déjà infléchi une large palette de comportements, mais elle travaille plus profond. C'est la constitution intime des personnes qu'elle contribue à remodeler. De devoir de désintéressement qui définissait l'homme public à l'injonction tacite de s'aligner sur son intérêt propre, le pas est immense et les suites promettent d'être lourdes".

    Marcel Gauchet
        La religion dans la démocratie


 

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Samedi 6 janvier 2007
"Je suis aussi non-juif que possible, aussi athée que possible [...] pour moi-même si je dis que Dieu n'existe pas, je dirais immédiatement le contraire. Dieu existe dans la mesure où des gens croient en Dieu. (...) Pour moi les religions sont la preuve que Dieu existe même si Dieu n'existe pas".
    Jacques Derrida
            Saint Augustin et la postmodernité  LE MONDE DES LIVRES | 04.01.07


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Vendredi 5 janvier 2007
Il faut convenir qu'à la guerre des mots, la "droite" fait mieux que la "gauche" : il lui faut convaincre la majorité de l'électorat de voter contre son intérêt, et malgré ce handicap, elle parvient à se faire élire dans au moins 50% des cas...

publié dans : Humeurs

Jeudi 4 janvier 2007
Cruauté et violence ne sont pas le privilège des milices chiites ou sunnites. Partout en Irak, les malheureux soldats américains incarnent une sauvagerie moderne mécanisée, blindée de bonne conscience - une barbarie.

Irak, l'apocalypse demain ?, par Olivier Todd - LE MONDE | 04.01.07


 

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Lundi 1 janvier 2007

    
          
   Opus Incertum est un blog personnel qui n'a aucun but lucratif et qui ne vise aucun profit, quel qu'il soit. Il ne vise qu'à satisfaire l'intérêt personnel et la curiosité du visiteur à l'exclusion de toute autre fin.
   
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Lundi 1 janvier 2007

  

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