Ce modeste blog essaie de présenter des publications les plus susceptibles d'éclairer l'actualité, et autant que possible, de suggérer quelques tendances.

En complément, ceux qui le peuvent doivent absolument consulter régulièrement le site
Contre Info, qui fait un travail absolument remarquable de mise en évidence des " infos absentes des prompteurs de JT "  (pub gratuite ! )
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Mardi 26 juin 2007

11 septembre, questions sans réponses
Les attentats du 11 septembre ont bouleversé le paysage géopolitique mondial et marqué l’amorce de la confrontation entre l’occident et le monde musulman qui s’amplifie désormais sous nos yeux chaque jour. Cet évèmenement considérable, aux répercussions dramatiques, reste bien peu compris ou analysé. L’évidence de l’attaque, provoquant un sursaut patriotique de rassemblement autour de George Bush et de sa lecture simpliste - et fausse - des évènements a rendu inutile au mieux, suspecte au pire, toute investigation sérieuse et sans à priori sur les faits. De nombreuses questions n’ont été qu’à peine effleurées par la commission d’enquête officielle et sont restées sans réponse. Pourtant, ce jour tragique pèse d’un poids trop lourd sur notre futur pour que la vérité, l’entière vérité, les responsabilités engagées et les fautes commises soient couvertes d’un voile d’indifférence. Christopher Pollmann, professeur à l’université de Metz, rappelle les nombreuses zones d’ombres non élucidées et interroge le peu de curiosité des média, qui préfèrent taxer de conspirationnisme toute démarche de questionnement, plutôt que de tenter de comprendre ce qui s’est réellement passé aux USA le 11 septembre 2001.
(ContreInfo.info, 24 juin 2007)

publié dans : Revue de presse

Samedi 16 juin 2007
 
Jusqu’ici, la politique du “all options are on the table”, signifiant en réalité que les USA sont prêts à utiliser la force contre l’Iran et même sur le point de le faire, était considérée comme le signe ultime de ce que la politique US de GW Bush peut envisager de plus extrémiste. Il s’agissait d’une politique considérée comme “hors de contrôle”, une politique folle, les USA basculant dans la fuite en avant préconisée par les néo-conservateurs et leurs soutiens. Insensiblement, ces dernières semaines, la perception a changé.
Cette étrange “option” est devenue une part d’un jeu politique où d’autres que les USA (et les Iraniens par la force des choses) sont parties prenantes, et où d’autres que les extrémistes à l’intérieur de l’administration GW Bush sont également parties prenantes à Washington. Cette attaque contre l’Iran est aujourd’hui considérée comme politiquement “possible” et cette option doit être évaluée en fonction de cette nouvelle perception.
(dedefensa, 16 juin 2007)
publié dans : Revue de presse

Jeudi 14 juin 2007
 
"Publié il y a un an, le roman de Philip Roth « Le Complot contre l’Amérique » imaginait l’arrivée à la présidence des Etats-Unis, en 1940, de Charles Lindbergh. Si la victoire du célèbre aviateur, antisémite notoire et sympathisant du régime nazi, sur Franklin Delano Roosevelt relève de la fiction, l’influence du nazisme outre-Atlantique était bien réelle. A preuve les écrits de Henry Ford. Plus : les tenants américains de l’eugénisme et du racisme ont inspiré Adolf Hitler."
 
"Avec le livre The International Jew, de Henry Ford, nous ne sommes plus du tout dans l’antijudaïsme traditionnel, d’inspiration religieuse, mais dans quelque chose de radicalement différent. Cet ouvrage en quatre volumes rassemble des articles de l’industriel parus dans son journal The Dearborn Independent. Une phrase dans un texte dédié à la salutaire « réaction de l’Allemagne contre le Juif » illustre cet esprit nouveau qui se veut scientifique et dont le langage est chargé de métaphores médicales : il s’agit d’une question d’« hygiène politique », parce que « la principale source de la maladie du corps national allemand (...), c’est l’influence des Juifs ».
Dans plusieurs autres passages, les juifs sont présentés comme un « germe » qui doit faire l’objet d’un « nettoyage » (cleaning out)."
(Deux articles parus dans Le Monde Diplomatique, éd. avril 2007)
publié dans : Revue de presse

Jeudi 14 juin 2007
 
Cultures OGM : l'Europe à géométrie variable
La culture d'OGM se développe dans six pays d'Europe : Le maïs génétiquement modifié occupe des surfaces de plus en plus vastes sur le Vieux Continent, notamment en Espagne et en France. Le soja transgénique, lui, est cultivé en Roumanie, pays non soumis au moratoire imposé par l'Union européenne, dont il n'était pas membre jusqu'à cette année. Mais si les surfaces dédiées aux OGM représentent des dizaines de milliers d'hectares en Europe, cela reste très peu par rapport aux millions d'hectares plantés de maïs. Et l'Union européenne, où la prudence prévaut, n'occupe qu'une place infinitésimale dans les cultures OGM par rapport aux Etats-Unis, champions du monde, suivis de l'Argentine, du Brésil et du Canada.
(Le Monde, éd. du 14 juin 2007)
publié dans : Revue de presse

Jeudi 14 juin 2007
Alors que les combats entre factions palestiniennes font rage à Gaza, le Péruvien Alvaro de Soto, l'ancien coordinateur spécial de l'ONU pour le processus de paix au Proche-Orient, éreinte les Etats-Unis, dans un rapport confidentiel, pour leur soutien à Israël, rapporte, mercredi 13 juin, le Guardian. Pour lui, cette approche a entravé les efforts pour un accord avec les Palestiniens.
Pour lire le rapport (en anglais, sur le site du Guardian) :
Rapport de Soto
(lemonde.fr avec AFP, le 13 juin 2007)
 
Sur le même sujet, voir aussi l'édito du Monde daté du 15 juin :
Un échec cinglant.
"L'émissaire de l'ONU s'indigne de la politique des "faits accomplis" d'Israël, reprochant à l'ONU d'avoir traité l'Etat juif "avec une extrême considération, presque de la tendresse". "Je ne crois honnêtement pas, écrit-il, que l'ONU rende service à Israël en ne parlant pas franchement de ses manquements dans le processus de paix. Nous ne sommes pas un ami d'Israël si nous permettons à ce pays de s'autosatisfaire que les Palestiniens soient les seuls à blâmer."

publié dans : Revue de presse

Mardi 12 juin 2007
 
Durant la guerre du Vietnam, l’armée US a fait un usage massif d’un défoliant connu sous le nom d’agent orange. Quarante ans plus tard, les 80 millions de litres de poison déversés continuent de faire des ravages en provoquant maladies et horribles malformations chez les nouveaux-nés. Depuis 2004, les victimes ont engagé une action judiciaire aux USA, et ils seront entendus le 18 juin par la Cour d’Appel de New York.
(Contre Info, 11 juin 2007)
publié dans : Revue de presse

Mardi 12 juin 2007

 
"Le cholestérol ne bouche pas les artères"
J'ai trop de cholestérol." Cette petite phrase est devenue une rengaine. Près de 6 millions de Français suivent un traitement médicamenteux pour réduire leur hypercholestérolémie. Les statines, principaux médicaments anticholestérol, occupent le deuxième rang des dépenses pharmaceutiques. Est-ce justifié ? "Non", affirme avec force le docteur Michel de Lorgeril. Ce cardiologue et chercheur au département des sciences de la vie du CNRS publie cette semaine un ouvrage dont le titre, provocateur, résume le propos : Dites à votre médecin que le cholestérol est innocent, il vous soignera sans médicament. [...] La "théorie du cholestérol" arrange tout le monde : l'industrie pharmaceutique et l'agrobusiness, les laboratoires d'analyses, les fabricants de kits de mesures, mais aussi les médecins qui peuvent trouver un avantage à cette médecine automatisée et rémunératrice ; et enfin les patients auxquels on a fait croire qu'ils seraient ainsi protégés sans faire d'effort...
(Le Monde, éd. du 13 juin 2007)

publié dans : Revue de presse

Mardi 12 juin 2007
 
 
Commentaire d'un lecteur du site dedefensa.org, à propos de l'article La Comedia Prodi paru le 9 juin.
 
 
 
"... Comme vous devez le savoir, nous avons eu droit à Rome à la visite de M. Bush. Depuis que je vis à Rome (et j'ai assisté à maintes visites de chefs d'Etat, président Américain compris - notamment lors des funérailles du Pape où étaient présents les chefs d'Etat du monde entier, plus Bush....), je n'avais JAMAIS vu un tel déploiement de forces de l'ordre.
 
Hier samedi 9 juin, nous pauvres habitants du centre ville nous sommes retrouvés prisonniers de nos demeures, encerclés par des divisions blindés, des hordes de CRS, de policiers, de Carabinieri, de Guardia di Finanza..... rues bloqués, aucune circulation autorisée, murs de CRS qui bloquaient même les piétons comme nous, qui allions faire notre marché (nous avons du sortir du centre historique et traverser le fleuve pour revenir ensuite vers notre rue et rentrer chez nous, détour de 45 minutes!). Tous les hélicoptères étaient mobilisés, le bruit était infernal. Les avions de chasse patrouillaient le ciel autour de Rome, etc. Rome occupée, symbole de la vassalité de l'Italie aux Etats Unis. Rome qui recevait son chef suprème, ou Dieu en personne.
 
Pendant ce temps, en direct sur RAI News 24, on pouvait voir Bush chez le Pape, Bush chez le président de la République, Bush avec Prodi et D'Alema, Bush auprès des militaires dont les yeux étaient remplis d'étoiles ... tout sourire. Les déclarations d'entente idylliques fusaient: "alliance avec les Etats Unis plus solide que jamais" et "encore plus profonde qu'avant", remerciements de Bush pour l'aide Italienne en Afghanistan, Kosovo, Iraq, Liban, etc. Aucune dissonance, aucune critique de la part de Prodi, aucun MAIS "à la Sarkozy", aucun mot sur les prisons secrètes, la torture, l'assassinat par les GI de l'un de nos plus grands agents de renseignement qui tentaient de protéger la pauvre journaliste otage à peine libérée par les méchants intégristes, aucun mot sur les agissements illicites des agents de la CIA en Italie... Même pas un mot sur le climat! Seulement des déclarations d'amour inconditionnel, de fidélité éternelle, envers et contre tout. En comparaison, Tony Blair a eu plus de dignité envers les USA, il a osé exprimer quelques "MAIS"....
 
C'était donc un affichage de zèle que même Berlusconi n'aurait pas fait. De zèle sécuritaire surtout, absolument EFFRAYANT, de peur sans doute d'être accusés par la droite d'anti-americanisme et de complaisance envers les manifestants anti Bush.... Eh oui, il y avait une manifestation anti-Bush prévue pour l'après midi. Mais soudain, les grands partis de gauche et du centre chrétien démocrate, le grand syndicat CGIL, les millions de militants de ces partis qui avaient défilé contre la guerre en Iraq et la politique des USA, et tous les braves gens révoltés par la guerre illégale avaient soudain disparu de la rue. La manifestation a été abandonnée par les services d'ordre des partis aussi bien que par les militants, laissée en main à de petits voyous violents portant passe-montagne, foulard sur le visage ou casque de moto... volontairement. Le Gouvernement de gauche tenait à se démarquer très nettement des protestations contre l'Amerique !!!
 
La police a commencé à encercler Piazza Navona où tous les manifestants devaient se retrouver. Nous passions par là et avions décidé de nous joindre aux groupes qui s'étaient installés sur la place, avec la fameuse Titubanda (orchestre populaire de Rome, ouvert à tous ceux qui savent souffler dans un instrument) qui jouait des airs cubains. Nous avons soudain compris que la place venait d'être hermétiquement bloquée par les CRS et que nous étions prisonniers. Soudain, inévitablement, les premiers "provocateurs" ont commencé à se plaindre de l'encerclement et à protester contre les CRS. Des groupes de voyous (sans doute infiltrés par les services comme au bon vieux temps des "années de plomb") ont lancé quelques objets sur les boucliers des CRS et ont commencé à crier ROMA LIBERA! et là, en deux minutes, ça a été la charge, brutale et hors de proportion. Lacrymogènes, coups de matraque, etc. Nous avons essayé de sortir de la place pour rentrer chez nous, nous avons longuement discuté avec les CRS en leur montrant notre carte d'identité avec adresse, en vain. Personne ne voulait nous laisser sortir de là, en sachant que nous n'étions même pas des manifestants... ils savaient que nous allions être attaqués par des hordes de CRS et ils nous empêchaient de rentrer chez nous !!!
 
Un ami était là avec sa fillette de 7 ans, et il lui a fallu 35 minutes de course entre casseurs et police, et de discussion avec les forces de l'ordre pour qu'ils acceptent enfin de les faire sortir du piège à souris où il les avaient laissé rentrer sans le moindre mot d'avertissement.... Quand la charge a eu lieu, nous nous sommes réfugiés contre un mur, c'est un miracle si nous n'avons pas été blessés. Nous avons fui avec les autres, sous les lacrymogènes, et avons enfin eu la chance de trouver une ruelle bloquée par la Guardia di Finanza, qui après une demi heure de supplications et de cris, ne nous a pas forcés à retourner au coeur de la bataille et a accepté de nous laisser passer. Je n'ai jamais vu ça ici.
 
Cela est scandaleux. J'ai participé à de nombreuses manifestations contre la guerre en Iraq, même celle qui s'est tenue devant l'ambassade américaine le soir même de l'attaque. Tout cela sous le gouvernement Berlusconi. Mais je n'ai jamais vu une telle stratégie de guerre urbaine déployée contre nos manifestations d'antan, et pourtant, certaines d'entre elles étaient chaudes. Nous n'avons jamais vu une charge des CRS en 4 ans de protestations anti-guerre et anti-USA. Ils se contentaient de nous surveiller de loin, en évitant soigneusement de nous provoquer, pendant que le service d'ordre était impeccablement assuré par les syndicats et les partis. Et les petits « voyous » no-global et « disobbedienti » qui ont toujours été présents au milieu des foules catho-communistes et «bien pensantes» (composées de grand mères, de petits enfants avec leurs parents, de bourgeois...) n'ont jamais éprouvé le besoin de répondre à la provocation de la police, puisqu'il n'y avait aucune provocation ! Cette fois, le gouvernement Prodi a dévoilé son vrai visage : celui d'un gouvernement qui n'aime pas ses composantes de gauche anti-americaine, qui veut être l'allié préféré des USA, quel que soit son président, qui est toujours d'accord avec les USA ? au moins, comme vous le remarquiez dans votre article, avec Berlusconi, les choses étaient plus claires. Souvenons nous de la phrase qu'il avait prononcée, qui avait tant scandalisé le «centre gauche » : « moi, je suis toujours d'accord avec les USA, même avant de connaitre leur opinion ou de savoir ce qu'ils pensent ! »? j'aimerais bien que M. Prodi ait le courage de la prononcer lui aussi, cette phrase, au lieu de berner ses électeurs et de parler de l'importance vitale de l'Europe, qui est « le destin de l'Italie », comme il dit (alors que l'alliance avec les USA n'est un « choix » pour ce pays). Eh bien, ce choix a été clairement fait pendant cette rencontre au sommet. Et il est beaucoup plus fort que le malheureux « destin » de l'Italie, à en juger par la violence de la police contre ceux qui ne sont pas d'accord avec la politique des Etats Unis et qui déplorent que leur gouvernement se soit « couché » devant ce pays malgré la volonté des électeurs. Italia : lo zerbino degli Stati Uniti ! (le paillasson des USA).
 
Décidément, les gouvernements de centre gauche en Occident semblent toujours finir par être plus liés aux USA que les autres (Blair, Prodi, sans parler des Verts allemands et même du SPD, malgré les apparences ... et la brave Segolène Royal qui clamait son admiration pour Hillary Clinton en campagne). Peut-être par faiblesse, ou par crainte d'être confondus avec des «communistes »... Ils ont sans doute quelque chose à prouver, mais à qui ? sûrement pas à leur électorat? plutôt aux USA eux-même ?
 
Il serait intéressant d'analyser ce phénomène. Umberto Ecco parlait de la fascination de la gauche pour la culture américaine. Je retrouve cette fascination même chez les intellos germanopratins dans les talk-shows et les tables-rondes français, et chez les journalistes branchés de la télé française (Guillaume Durand, etc). Je n'arrive pas à comprendre d'où vient telle fascination. Mais peut-être faut-il vivre aux USA pendant des années (comme je l'ai fait ou comme l'a fait M. Immarigeon) pour ne plus subir ce genre d'hypnose.
 
Alors tout cela signifie-t-il que notre seul espoir d'imdependance réside dans la «droite » ?? Et pourtant, malgré les démonstrations de Gaullisme presque caricaturales de M. Sarkozy et ses plus récents « MAIS » à l'égard des « amis américains » ne m'ont pas encore rassurée. Et le choix d'un Kouchner pour le Quai d'Orsay ainsi que les récentes agitations sur le Darfour (BHL en tête, jouant bien sûr le jeu des USA voulant contenir la Chine, et de leurs compagnies de pétrole) ne peuvent que renforcer mon inquiétude.
 
L'Europe est-elle en train de se coucher, step by step, inexorablement, et de renoncer à un rêve auquel elle n'a jamais vraiment cru? Le JSF, le bouclier anti-missile US et le dossier OTAN vont-t-il finir par permettre l'accomplissement de ce vieux rêve américain ? Un certain Ethan B. Kapstein écrivait en 1994 [Foreign Affairs, May-June 1994] que les Usa devaient acquérir un monopole absolu en ce qui concerne le commerce d'armement dans le monde, et que l'industrie de la défense US aurait très bientôt éliminé l'industrie Européenne (et Russe bien évidemment) seul moyen pour apporter la paix dans le monde, bien entendu ! La prophétie est-elle en train de se réaliser, avec l'aide des gouvernements européens et de leurs forces armées ? "
 
Auteur :  CMLFdA
 
 
publié dans : Revue de presse

Dimanche 10 juin 2007

Documents parus dans la presse ou en ligne, sans classement particulier.
Certains documents risquent de ne plus être accessibles après un certain délai.
 
 
_____________________ Juin 2007
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Vols secrets de la CIA : Le rapporteur de l’Assemblée parlementaire au Conseil de l'Europe, Dick Marty (Suisse, ADLE) présente le rapport dont il est l'auteur. Il révèle de nouvelles preuves que des détenus de grande importance'' ont été incarcérés dans des prisons secrètes du CIA en Pologne et en Roumanie au cours de la période 2002-2005. Il affirme qu’un accord secret conclu entre les alliés de l’OTAN en octobre 2001 a posé le cadre qui a permis à la CIA de procéder à ces détentions ainsi qu’à d’autres activités illégales en Europe. M. Marty a déclaré que ses conclusions se fondent sur le recoupement de plus de trente témoignages recueillis auprès de membres de services de renseignement, aux Etats-Unis et en Europe, et sur une nouvelle analyse des ''chaînes de données'' produites par le système international de traitement des plans de vol.
Vidéo de la conférence de presse de M. Marty (1ère partie)     (Présentation du rapport - env. 35 mn)
Vidéo de la conférence de presse de M. Marty (2ème partie)   (Questions - env. 35 mn)
(
Conseil de l'Europe, 8 juin 2007)
 
 
 
Hubert Védrine : La politique de Bush est la pire de toutes depuis 1945.
« A la fin de l’Union soviétique, les Occidentaux ont eu une sorte d’ivresse, le sentiment d’avoir gagné la bataille de l’histoire. Ils ont eu le sentiment que leurs conceptions allaient désormais s’appliquer automatiquement partout : leur conception de la démocratie, leur conception de l’économie de marché, leurs valeurs - dont ils pensent qu’elles sont universelles. [...] Cette illusion occidentale a donné naissance à deux branches, l’une américaine, l’autre européenne. La branche américaine accorde une importance primordiale à la supériorité militaire [...] une interprétation qu’ils ont essayé d’imposer au monde. Ainsi, à leur sens, la question palestinienne n’est pas importante - c’est un prétexte inventé par les anti-Israéliens - et donc il faut changer les pays arabes de gré ou de force, les rendre démocratiques, ce qui les rendra pro-occidentaux. Ce sont des raisonnements de Dr Folamour ! L’autre branche, c’est la branche européenne, qui est très différente et que je qualifierai d’ingénue. Les Européens modernes pensent que le monde est composé de boy-scouts qui veulent œuvrer ensemble au bien-être de l’humanité ; que nous sommes dans une communauté internationale qui travaille à la prévention des conflits dans le cadre des réunions des Nations unies, etc. »
(
Contre Info, d'après l'Orient-le-Jour, 16 mai 2007)
 
 
 
Conflit israélo-palestinien : 24 heures d’information ordinaire sur France Culture
Le « conflit israélo-palestinien » (ainsi qu’il est convenu de le désigner), comme tous les conflits, mais plus que bien d’autres, rend improbable la neutralité de l’information et largement illusoires les prétentions à l’objectivité. Pis : sous couvert de présenter une information purement factuelle et équilibrée, les journalistes laissent souvent transparaître des partis pris souvent plus routiniers qu’intentionnels. S’insinuent alors des distorsions de l’information, apparemment anodines, mais en vérité très significatives, révélatrices d’un prêt-à-penser qui peut s’imposer même à des journalistes qui ne le partagent pas. Abandonnant, pour une fois, les propagandistes de la juste cause israélienne qui sont légion à l’antenne de France Culture, arrêtons-nous sur quelques exercices de journalisme ordinaire sur cette radio de service public.
(Acrimed - Observatoire des médias, 29 mai 2007)
 
 
 

Le Fatah al-Islam, instrument de l’alliance militaire USA/Royaume-Uni/Israël ?
Un nouveau groupe terroriste vient de faire son apparition au Liban, le Fatah al-Islam. Le monde se demande qui se cache derrière. Même des journaux généralement modérés comme la Neue Zürcher Zeitung (23  mai) avancent l’hypothèse qu’il pourrait être soutenu financièrement par l’Arabie saoudite et les Etats-Unis. Les Américains soutiendraient une organisation terroriste? Malheureusement, cette hypothèse n’est pas si invraisemblable. En effet, comme le montre l’Américain Robert Dreyfuss dans son livre fondamental intitulé Devil’s Game – How the United States Helped Unleash Fundamentalist Islam, ce sont les Britanniques qui ont contribué au développement des Frères musulmans dans leur Empire et plus tard, aussi bien les USA qu’Israël ont joué cette carte afin de contrer les mouvements qui luttaient en faveur d’Etats laïques, sociaux et souverains dans le monde arabe.
(
Horizons et débats - CH, juin 2007)
  
 

 
Prisons secrètes de la CIA : les ONG font état de 39 disparus
Six organisations de défense des droits de l'homme, dont Amnesty International et Human Rights Watch, ont publié, jeudi 7 juin, les noms de trente-neuf personnes portées disparues dans la "guerre contre le terrorisme" : très vraisemblablement détenues dans les prisons secrètes de la CIA, elles n'ont plus donné signe de vie depuis leur "disparition". Leur rapport fournit des détails sur ces 39 personnes originaires d'Egypte, du Kenya, de Libye, du Maroc, du Pakistan et d'Espagne. Le rapport révèle aussi que des parents des personnes emprisonnées, dont les épouses ou les enfants, ont également été détenus en secret. Il évoque notamment l'arrestation, en septembre 2002, de deux enfants âgés de 7 et 9 ans, fils de Khalid Cheikh Mohamed, considéré comme le cerveau des attentats du 11 septembre aux Etats-Unis.
(lemonde.fr avec AFP et Reuters, 7 juin 2007)
 
 
 
Une agence des Nations unies doute de la possibilité d'un Etat palestinien
Peut-on encore parler de la création d'un Etat palestinien viable à côté de celui d'Israël alors que tout indique qu'elle n'est plus possible ? A l'occasion du 40e anniversaire de la guerre des Six-Jours (1967), deux rapports, le premier d'Amnesty International et le second de l'office de coordination de l'ONU pour les affaires humanitaires (OCHA), illustrent, faits à l'appui, que l'emprise d'Israël sur la Cisjordanie est telle que la création d'un Etat viable et continu n'est plus qu'une fiction. Selon le rapport OCHA, parce qu'ils sont occupés par des colons, par l'armée ou décrétés réserves naturelles, 45,47 % des 5 600 km2 que compte la Cisjordanie sont soit interdits d'accès, soit soumis à un régime de permis pour les Palestiniens. Le taux de croissance des colonies israéliennes est de 5,5 % par an, c'est-à-dire trois fois la croissance naturelle de l'Etat juif.
(Le Monde, éd. du 6 mai 2007)
 
 
 
Poutine : "La Russie devra choisir des cibles en Europe"
Entretien au Figaro. Extraits :
"Lorsque vous vous opposez au déploiement par les États-Unis d'un système de défense antimissile en Pologne et en République tchèque, quel est votre objectif ?
En appliquant le Traité sur les armements conventionnels en Europe (CFE), la Russie a procédé à un désarmement unilatéral. En retour, nous avons observé une accumulation de matériel militaire en Roumanie et en Bulgarie et maintenant le déploiement d'intercepteurs en Pologne et d'un radar en République tchèque. [...] Il faut se rendre compte que lorsque le système antimissile sera installé, il fonctionnera en liaison automatique avec le dispositif nucléaire aux États-Unis. Pour la première fois dans l'histoire, il y aura donc en Europe des éléments d'un système nucléaire américain. Cela change fondamentalement l'équilibre du système international. On nous explique que cela est nécessaire pour se protéger de missiles iraniens. Mais les Iraniens ne disposent pas de missiles de 5 000 à 8 000 kilomètres de portée. Il n'y a donc pas de justification au déploiement de ce système. [...] Pour rétablir l'équilibre, nous aurons besoin de systèmes qui pourront pénétrer le bouclier antimissile. Nous ne sommes pas ceux qui auront entamé une course aux armements en Europe. Mais peut-être veut-on nous pousser à prendre des mesures de réciprocité pour empêcher un rapprochement entre la Russie et l'Europe."
(Le Figaro, éd. du 4 juin 2007)
 
 
 
Le rêve américain en berne
Les Etats-Unis ne sont plus le pays le plus propice pour grimper dans l'échelle sociale. D'après une étude de la fondation PEW sur la mobilité économique dans neuf pays industrialisés, les classes moyennes américaines sont bel et bien menacées d'appauvrissement.
(Le Monde, éd. du 5 juin 2007)
 
 
 
Fin de la concession attribuée à RCTV : Concert de désinformation à la française 
      (Acrimed - Observatoire des Médias, 1er juin 2007)
Désinformation sur le Venezuela 
     (Le Monde Diplomatique, 30 mai 2007)
Deux articles sur le non-renouvellement de la concession hertzienne attribuée à la chaîne de télévision vénézuélienne Radio Caracas Télévision (RCTV), qui nous a valu un déferlement d’informations unilatérales et tendancieuses, biaisées et lacunaires au service d’une condamnation sans appel. Titres falsificateurs et commentaires acerbes contre Chávez à l’appui, les médias français, soutenus par les maîtres-penseurs du microcosme médiatique et par l’association anti-chaviste Reporters sans Frontières (RSF), ont repris en chœur le même refrain, résumé à merveille par le titre de l’éditorial du Monde : « Censure à la Chávez » (28 mai 2007).
 
 
 
Un rapport accablant sur la police en Seine-Saint-Denis aurait été "caché" pendant des mois
Evoquant un "climat d'insécurité permanent" , l'Institut national des hautes études de sécurité (INHES), auteur du rapport, souligne un "décalage" entre la "suractivité permamente" de la police et les "réalités subies par la population". A tel point que les auteurs parlent d'une "césure" entre la police et la population dans le département.
(lemonde.fr avec AFP, 2 juin 2007)
 
 
 
Les services secrets israéliens auraient manipulé le raid d'Entebbe
Des documents d'archives du gouvernement britannique récemment publiés jettent un doute sur la version officielle d'une des plus célèbres prises d'otages de l'histoire contemporaine, le détournement, il y a trente et un ans, d'un avion d'Air France vers Entebbe, en Ouganda. Selon ces documents, les services secrets israéliens auraient été de mèche avec le commando palestinien, instigateur de l'opération. L'opération avait pour objectif "de torpiller la position pro-OLP de la France et d'empêcher le rapprochement croissant entre l'OLP et les Américains".
(Le Monde, éd. du 3 juin 2007)
COMMENTAIRE : Cette info pourra contribuer à édifier ceux qui rejettent avec dédain toute "théorie du complot" dans la marche des affaires du monde...
 
 
 
 
Le Darfour ? C'est une affaire de pétrole, idiot...
Chine et USA engagés dans une nouvelle guerre froide pour l’or noir africain.
Alors que tous les observateurs reconnaissent que le Darfour a connu de grands déplacements humains, une misère et des dizaines de milliers de morts au cours de ces dernières années, seuls Washington et les ONG qui lui sont proches utilisent le terme chargé de "génocide" pour parler du Darfour. S'ils peuvent faire endosser l’accusation de génocide par une large opinion, cela ouvre la possibilité d’une intervention musclée de l’OTAN et de fait de Washington, dans les affaires internes du Soudan, en faveur d’un "changement de régime". Le thème du génocide a été utilisé, avec le soutien total de Hollywood et de stars comme George Clooney, pour orchestrer l’affaire ...
F. William Engdahl est l’auteur de A Century of War: Anglo-American Oil Politics (Un siècle de guerre : la politique anglo-US du pétrole) Pluto Press Ltd. Son site web www.engdahl.oilgeopolitics.net.
(Asian Time, 25 mai 2007 - Traduction Tlaxcala)
 
 
 

Terrorisée par la "guerre contre la terreur" : Le géostratège démocrate inquiet pour son pays
Zbigniew Brzezinski, ancien conseiller à la sécurité nationale des Etats-Unis, est l’un des grands géostratèges du XXe siècle. Auteur du "grand échiquier," il a théorisé la suprématie américaine autour des concepts de leadership et de contrôle de l’Eurasie. Aujourd’hui, il est furieux. Mais surtout il est inquiet. En mars 2007, lors d’une interview à Jon Stewart, il déclare: "Nous devons survivre aux 20 prochains mois sans que la guerre en Irak ne s’étende [...] à l’Iran, parce que si nous faisons cela [...] ça sera la fin de la suprématie globale des Etats-Unis." Dans cet article, traduit par Dominique Larchey Wendling, il nous détaille le climat de peur qu’a sciemment installé l’administration Bush et son effet destructeur sur la société américaine.
(Agoravox, 1er juin 2007, d'après
washingtonpost.com)
 
 
 
Le goulag dans le capitalisme avancé
Selon le Centre International d'Études sur les Prisons, dans le monde il y a 9 millions de personnes condamnées pour des délits de tous types. Mais 2.200.000 d'entre elles se trouvent incarcérées aux USA, la nation avec la population carcérale la plus importante du monde (5% de la population mondiale mais 24% de la population carcérale). Le pays qui se pose comme le champion de la liberté est en même temps le champion de la population carcérale. Aux USA, pour 100.000 habitants il y a 730 prisonniers. Les pays qui suivent sont la Biélorussie et le Russie (avec 532 détenus pour 100.000 habitants).
(
La Jornada - Infos ici - Traduction Tlaxcala, 23 mai 2007)
 
 
 
Google + DoubleClick = libertés en danger, par Alain Weber
Vous vous promenez dans la ville. Vous vous arrêtez à une place ombragée. Vous vous asseyez sur un banc. Vous vous relevez quelques instants plus tard, poursuivez votre chemin et vos recherches déambulatoires dans ces ruelles accueillantes. Vous n'êtes pas un terroriste ; vous n'êtes recherché par aucune police, par aucun juge, par aucun créancier. Vous ne pouvez pas vous imaginer un instant de raison que vous êtes épié, que l'on note précieusement vos déplacements, que l'on conserve leur trace. Et vous avez raison. Personne n'a qualité ni autorité pour vous espionner et conserver en mémoire vos déambulations. Personne, sauf Google : Google, ce mastodonte économique, premier moteur de recherche sur Internet
(Le Monde, éd. du 31 mai 2007)
 
 
    
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publié dans : Revue de presse

Mercredi 30 mai 2007

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_____________________ Mai 2007_____________________
 
 
Chalmers Johnson, historien et universitaire, dresse le constat de la faillite politique et sociale qu’ont connu les USA depuis le 11 septembre. Ni la classe politique, ni la presse, ni l’armée, n’ont su ou voulu opposer de résistance à la politique de mensonges, d’abus de pouvoirs et d’aventures militaires meurtrières qui sont la marque du nouvel Empire sous le règne de George Bush. Dans le deuxième volet, il dénonce l’emprise croissante du complexe militaro-industriel - qui engloutit 40% des dépenses publiques - sur les USA, puis dessine ce que pourrait être un programme de réforme et de déconstruction de l’empire américain. Faute de quoi, dit Johnson, il connaitra le sort funeste de ses prédéceseurs historiques.
(Contre Info, mai 2007)

 
 
« A good story. » Voilà, selon les stratèges du Parti démocrate, ce qui aurait manqué à M. John Kerry pour remporter l’élection présidentielle aux Etats-Unis en 2004. M. James Carville, l’un des artisans de la victoire de M. William Clinton en 1992, déclara à ce propos : « Je pense que nous pourrions élire n’importe quel acteur de Hollywood à condition qu’il ait une histoire à raconter ; une histoire qui dise aux gens ce que le pays est et comment il le voit. » « Un récit, c’est la clé de tout », confirme M. Stanley Greenberg, spécialiste des sondages. Quelques jours plus tard, à l’émission « Meet the press », M. Carville a été plus explicite encore : « Les républicains disent : “Nous allons vous protéger des terroristes de Téhéran et des homosexuels de Hollywood.” Nous, nous disons : “Nous sommes pour l’air pur, de meilleures écoles, plus de soins de santé.” Ils racontent une histoire, nous récitons une litanie. »
(Le Monde Diplomatique, éd. de novembre 2006)

 

 
La folie américaine est devenue telle que non seulement les Européens ne peuvent continuer dans une voie sans issue, mais que leur lâchage est la seule manière que les Américains aient de pouvoir comprendre. [...]. Tocqueville n’avait-il pas écrit : « Il n’y a que les étrangers et l’expérience qui puissent faire arriver certaines vérités jusqu’aux oreilles des Américains »
[...] Sarko et la méthode du retrait ? Sarko et le coup de rein salvateur ? Pour cela il faudrait en finir avec tous les atlantistes qui verrouillent encore les colloques, les tribunes, les éditoriaux, et bien entendu les ministères et les entreprises. C’est-à-dire plus de 95 % de nos « élites », y compris celles qui sont actuellement formatées dans les écoles de commerces et les universités. C’est dire qu’il faudra du courage politique, mais c’est encore à la France de montrer le chemin...
(Jean-philippe Immarigeon sur son blog American Parano, 28 mai 2007)
 
 
Irak : les chroniques désillusionnées du "NYT"
Des centaines de milliers de "bikers" ont défilé ce week-end aux USA, écrit le
New York Times, à l'occasion du Memorial Day, la journée du souvenir des soldats de l'armée américaine. Dans le même temps, les opposants à la guerre en Irak ne cessent de manifester, en silence, face à des partisans de la guerre de moins en moins nombreux. Les soldats interrogés par le NYT, en Irak, sont eux aussi de plus en plus dubitatifs : un sergent note ainsi que jusqu'en 2004, 100 % de ses soldats soutenaient l'intervention militaire ; aujourd'hui, 95% sont contre. Ils ont vu certains de leurs amis mourir au combat, mais ce qui les mine le plus, c'est de voir de plus en plus de soldats des forces de sécurité irakiennes, qu'ils ont équipées et entraînées, servir de bombe humaine ou mourir au combat contre eux. Le NYT relève enfin qu'après avoir attiré des apprentis djihadistes du monde entier, l'Irak commence à exporter de plus en plus de combattants, vétérans de la guerre en Irak ou militants venus s'y entraîner, qui cherchent à porter le conflit au-delà de ses frontières, dans les pays limitrophes mais aussi en Europe.
(Lettre Check-list du journal Le Monde, réservée aux abonnés, datée du 28 mai 2007)
 

 
L'excellent blog Loubnan ya Loubnan tenu par un Français ami du Liban et des Libanais nous propose trois articles récemment mis en ligne.
(Loubnan ya Loubnan, 12 mai 2007)
 
 
Enjeu majeur du débat politique français depuis 2002, la délinquance juvénile est l’otage de tous les discours. Ceux-ci sont en passe de se transformer radicalement, sous l’impulsion d’un nouveau courant de pensée. De rapports en expériences de terrain, les « comportementalistes » — au premier rang desquels le candidat à la présidence de la République Nicolas Sarkozy — envisagent les conduites à risques comme un problème de santé publique, décelable dès le plus jeune âge par l’application d’un certain nombre de critères. La réponse à la délinquance résiderait ainsi dans la détection précoce et individuelle des risques de déviance. Les causes de la violence ne seraient dès lors plus à rechercher du côté du système social, mais dans les faiblesses et limitations des enfants et de leur famille.
(Le Monde Diplomatique, mai 2007)
 
 
Les grand médias évoquent avec insistance l’existence d’une piste syrienne au sujet des combattants islamistes retranchés dans le camp de Narh el Bared. Mais cette hypothèse résiste-elle à l’examen des faits ? Le Colonel Lang est un ancien béret vert, spécialiste du Moyen Orient au Pentagone durant de nombreuses années.
(Contre Info, 23 mai 2007)
 
 
La politique russe de la Commission, — de l’extrémisme au nihilisme et vice-versa
La Commission européenne, — ou plutôt son président, Barroso himself, — a une politique russe. Nous ne dirons pas que nous l’avons rencontrée (la politique russe) mais simplement que nous en avons eu des échos très précis et très significatifs. Il s’agit de sources que nous qualifierons à tout le moins d’européennes, et sans aucun doute de dignes de confiance.
En effet, depuis plusieurs mois nous nous interrogeons à propos de l’extrémisme de la politique russe, ou plutôt anti-russe, de la Commission européenne dans la personne de son président. (La nuance n’est pas seulement formelle. Il s’agit de la politique voulue par Barroso, sans consultations à ce propos, au sein d’une Commission notoirement éclatée et sans la moindre cohésion entre ses Commissaires ; chacun pêche de son côté selon ses intérêts, reflétant en cela l’état actuel de cette institution.) Nos sources expliquent que cette politique, purement informelle et confidentielle mais systématiquement appliquée, consiste en une radicalisation maximale dans le but de «faire sortir les Russes de leurs gronds» pour susciter un affrontement qui pourrait prendre la forme d’un incident sur un point de tension, éventuellement jusqu’à une menace, une pression, voire une intervention militaire ponctuelle des Russes. Il s’agit donc d’une politique de provocation. ...
(de defensa, 24 mai 2007)
Lorsqu'il a été arrêté, le 24 décembre 2003, Amjad Yassin ne savait pas très bien à quoi s'attendre. Etudiant en informatique à l'université de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie, il avait été raflé avec beaucoup d'autres lors d'une descente de l'armée israélienne sur le campus. N'ayant rien à se reprocher, sinon de soutenir la cause du Hamas, le Mouvement de la résistance islamique, il s'est dit : "J'en ai pour quelques jours et ils vont me relâcher." Et puis les journées d'interrogatoire se sont multipliées. A 20 ans à peine, il a été soumis à la question, totalement nu, pendant presque un mois. "Ils étaient trois ou quatre. Le bon, le méchant, l'observateur. Toujours les mêmes questions, toujours les mêmes menaces, contre la famille, la maison qui va être détruite. Et les propositions de collaboration en échange d'avantages : "Aide-nous et nous t'aiderons"." ...
(Le Monde, Ed. du 9 mai 2007)


Ben Laden et la CIA : les liaisons dangereuses
En avril de cette année, Le Monde révélait que les services francais de renseignement avaient mis en garde leurs homoloques américains sur le risque d’une opération majeure d’Al Qaida. Parmi les sources interrogées par Le Monde se trouvait Alain Chouet, ancien chef du Service de renseignement de sécurité de la DGSE. De cette interview, le quotidien n’a conservé qu’un court extrait, que M. Chouet considère comme ne reflétant pas la substance de l’entretien. Nous vous proposons aujourd’hui l’intégralité de cet échange, qui décrit les relations entre Ben Laden et ses sponsors américains et saoudiens.
(Contre Info, 22 mai 2007)


Lié au réseau al-Qaïda, marionnette des services de renseignements syriens, ou, encore, groupe financé par les Saoudiens? Un épais mystère entoure Fatah al-Islam aux prises depuis deux jours avec l’armée libanaise. Qui est ce groupe et quels sont ses objectifs. Eclairage.
(RFI, 25 mai 2007)


Kouchner plutôt que Védrine au Quai d'Orsay, explication de textes
A fleurets mouchetés, Bernard Kouchner et Hubert Védrine, les deux socialistes pressentis par Nicolas Sarkozy pour le poste de ministre des Affaires étrangères, se sont indirectement opposés cette fin de semaine. Le premier, devenu ministre, a ressenti le besoin de se justifier, le seul à le faire parmi les "ministre d'ouverture", en publiant, à la Une du Monde, un billet intitulé "Pourquoi j'ai accepté". Le second, qui a refusé le poste qui lui avait été offert, a publié un communiqué très sobre vendredi, soulignant qu'il avait refusé un poste au rabais. Ambiance.
(Rue89, 19 mai 2007)

 
L’ennemi d’Israël
Dès que les dirigeants du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) ont appris le projet du nouveau chef de l’Etat, Roger Cukierman, président sortant du Crif a appelé au téléphone Claude Guéant pour une violente mise en garde.
« On a eu une réunion au Crif aujourd’hui, et la rumeur d’une nomination de Védrine aux Affaires Etrangères a circulé. Cela a provoqué la panique parce que, pour nous, Védrine est pire que les anti-Israéliens habituels du Quai d’Orsay. »
Réponse de Guéant : « Il ne faut pas croire les rumeurs… En tous cas jusqu’à ce qu’elles se réalisent. »
Un peu plus tard, Cukierman a joint directement Sarkozy et lui a dit que la communauté juive prendrait la nomination de Védrine comme un « casus belli ».
Il faut les comprendre : Cukierman et ses amis avaient fait campagne pour Sarko en expliquant que la victoire de Ségolène provoquerait le retour de Védrine au Quai !
(Le Canard Enchaîné, « La Mare aux Canards », édition papier du 16 mai 2007)


Les services de GLONASS seront accordés à titre gracieux (décret de Poutine)
Vladimir Poutine a signé un décret sur le système de navigation globale russe GLONASS, en vertu duquel "L'accès aux signaux civils du système de navigation par satellite GLONASS est accordé aux usagers russes et étrangers à titre gracieux et sans aucune restriction". Le président a chargé l'Agence spatiale de Russie de coordonner les travaux visant à maintenir, développer et utiliser le système GLONASS dans l'intérêt des usagers civils, dont commerciaux, ainsi que pour élargir la coopération internationale de la Russie. Le système définira les coordonnées d'objets avec une précision d'un 1 mètre à la surface de la Terre et de l'océan.
(RIA Novosti, 18 mai 2007)


La France n’est pas en déclin et n’a pas besoin de "réforme"
Il est bien difficile aujourd’hui de trouver, dans les médias tant nationaux qu’internationaux, un commentaire sur l’économie française où manquent les mentions obligatoires de son déclin, de la faiblesse de la croissance, ou de la persistance d’un chômage de mass, et qui ne présente pas comme une évidence l’urgente nécessite de « réformes ». Entre guillemets, « réformes », car ce mot est devenu un nom de code plus ou moins explicite pour un programme à sens unique : libéralisation d’un marché du travail considéré « trop rigide » via l’assouplissement du code du travail, baisse des charges sur les entreprises, affaiblissement du contrôle de l’Etat, et, naturellement, baisse des impôts. Des travailleurs plus flexibles et moins chers seraient plus facilement embauchés, ce qui améliorerait la compétitivité des entreprises et leurs profits, sur le modèle anglais ou américain. Et évidemment les 35 heures tant décriées, cette « aberration économique », doivent être éliminées afin de remettre la France au travail. Le problème est que ce programme, qui sert bien les intérêts des actionnaires et des dirigeants d’entreprise, se base sur une description extrêmement partielle et partiale de la réalité économique.
(Betapolitique, 18 mai 2007)

L’acte de décès de l’Europe à 27
Le sommet Russie-UE du 18 mai doit désormais figurer comme un cas d’école de la mortelle paralysie de l’Europe à 27. La chose est présentée d’une façon inhabituellement ouverte par le Guardian, ce matin. La lecture du texte nourrit l’impression d’un “complot” des pays d’Europe de l’Est pour saboter ce sommet et, par conséquent, les relations entre la Russie et l’Europe en tant que telle. Si le terme de “complot” paraît un peu trop sombre et romantique, le processus effectivement suivi est celui-là.
(de defensa, 18 mai 2007)


Galileo vaut bien une messe, — et quelle messe !
Parmi les travaux pratiques de l’absurdité de notre époque et du nihilisme conceptuel des institutions européennes avec leur credo libéral et anti-étatiste, le sauvetage de Galileo. Le programme stratégique européen est mortellement menacé par l’irresponsabilité régalienne du secteur privé, qui fut appelé comme le financier évident de l’entreprise. Les querelles internes entre les différents contractants, l’incapacité des autorités européennes de leur faire entendre raison, — et pour cause, puisque ce refus d’une telle autorité est la raison d’être du secteur privé face aux autorités représentaives, ou soi-disant représentatives, — tout cela a conduit, sans trop de tambour et avec des trompettes discrètes, à ce que EUObserver désigne comme un «virage à 180° sur le financement de Galileo» ; savoir, passage du privé au public pour ce financement, les Etats honnis, inefficaces et pervers, étant jugés tout de même plus dignes de confiance dans la pratique de la responsabilité, de l’évaluation stratégique et du respect des engagements.
(de defensa, 17 mai 2007)
 
Critique du livre L'AMÉRIQUE À BRUXELLES de Florence Autret. Seuil, 236 p., 18 €.
L'Union européenne sera-t-elle capable, un jour, de mener une politique indépendante sans avoir à rendre des comptes à son puissant allié américain ? Le moins qu'on puisse dire, à lire l'analyse solidement argumentée de Florence Autret, journaliste économique à Bruxelles, est qu'elle n'en prend pas le chemin. L'avenir, à en croire l'auteur, est plutôt au "rapprochement inexorable" des deux continents qu'à leur affrontement. "L'Europe ne peut échapper à son destin atlantique", affirme-t-elle. Le poids des Etats-Unis est tel que le Vieux Continent a beaucoup de mal à leur résister. Les voies de l'intégration sont "surdéterminées", selon l'auteur, par la relation transatlantique, le Marché commun apparaissant comme le "pendant économique" de l'Alliance atlantique, dominée par les Etats-Unis.
COMMENTAIRE : Comment croire que cette intégration transatlantique qui est en train de se faire subrepticement n'est pas le fruit d'une volonté politique massive ? Et pourtant y a-t-il un seul peuple Européen qui se soit prononcé sur un choix aussi lourd de conséquences ? C'est qu'à l'instar de la construction européenne, les Elites ont décidé, elles toutes seules. Et, comme pour la construction européenne, le silence sera de mise tant que les choses ne seront pas devenues inéluctables... Qui parle de trahison face au parti de l'Etranger ?
(Le Monde, éd. du 17 mai 2007)
Dominique Larchey-Wendling propose une traduction de l’article "America’s Coming Dictatorship" de Justin Raimondo. Cet auteur est un libertaire américain, éditeur du site Antiwar.com. Dans cet essai, il décortique la mécanique du déclin de la démocratie américaine, mise en oeuvre par une élite autoproclamée dont la raison d’être est devenue la sauvegarde d’un empire. Comme l’écrivait fort justement Zbigniew Brzezinski, "la démocratie est antagoniste de la mobilisation impériale." Le mantien de l’empire doit-il aller jusqu’au sacrifice de la liberté républicaine telle qu’elle est définie par la Constitution américaine? Telle est la question fondamentale à laquelle fait aujourd’hui face le peuple américain et son choix - si toutefois il lui reste encore la force de l’imposer - déterminera certainement l’avenir des hommes dans ce XXIe siècle qui s’ouvre sur des perspectives aussi graves que celles de celui qui l’a précédé.
(Agoravox, 15 mai 2007)
 
Publication des minutes d’un débat organisé par les Nations Unies : « les civilisations et le défi de la paix » : le concept de choc des civilisations, exploité apres le 11 septembre, remis en question.
(Contre-Info, 13 mai 2007)

Nicolas Sarkozy inquiète les médias
La victoire de Nicolas Sarkozy pose des questions dans de nombreuses rédactions. En cause, les amitiés entretenues par le nouveau président de la République avec des hommes d'affaires présents dans les médias. Avant même l'épisode du retrait de l'article sur le vote de Cécilia Sarkozy, des journalistes du JDD avaient fait part de leur inquiétude. "Ce serait bien de rappeler les principes d'indépendance et de non interventionnisme", déclarait ainsi au Monde un journaliste interrogé avant que cette affaire soit révélée. "Des pressions il y a en a, les coups de téléphone du samedi matin, du samedi soir, venant souvent de la direction du groupe", confirme un salarié.
(Le Monde, éd. du 15 mai 2007)
 
L’élection de Sarkozy entre retour au Gaullisme, dérive oligarchique et populisme
Un très bel article de Malakine, sur son blog Horizons : une remarquable synthèse de ce qui s'est passé lors de la campagne et une belle vision des perspectives qui apparaissent avec l'élection de Nicolas Sarkozy.
(Horizons, 10 mai 2007)
 
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a démenti vendredi que ses inspections des installations nucélaires iraniennes ont été bloquées par les autorités de Téhéran, démentant ainsi une information selon laquelle Téhéran a refusé le mois dernier l’accès à des inspecteurs de l’AIEA à sa base d’enrichissement d’uranium de Natanz.
(armees.com, 12 mai 2007)
Silencieusement, furtivement, à l’abri des caméras, la guerre contre l’Iran a commencé. De nombreuses sources confirment que les Etats-Unis ont intensifié leur aide à plusieurs mouvements armés à base ethnique - Azéris, Baloutches, Arabes, Kurdes, minorités qui, ensemble, représentent environ 40 % de la population iranienne -, dans le but de déstabiliser la République islamique.
(Contre Info, 11 mai 2007 - Par Alain Gresh, Nouvelles d’Orient, Le Monde Diplomatique)



C'est ce qu'a déclaré vendredi le général Léonid Ivachov, président de l'Académie des problèmes géopolitiques, lors d'une conférence de presse à RIA Novosti. "Nous constatons des tentatives de l'administration américaine pour s'immiscer dans les affaires intérieures de la Russie, et surtout dans les processus électoraux et politiques", a-t-il indiqué.
 
(RIA Novosti, 11 mai 2007)


Provocations policières
Un peu avant 22 heures, dimanche 6 mai, dans la cité des "3000" à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), la police intervient sans ménagement. Alors que la situation est parfaitement calme, une douzaine de policiers, casqués, se précipitent sur un groupe d'habitants et plaquent au sol, violemment, deux jeunes gens. Dans une grande confusion, les forces de l'ordre donnent des coups de matraque, touchant plusieurs personnes. A plusieurs reprises, ils font usage de leurs flash-balls - des armes qui projettent des balles en caoutchouc pouvant assommer un adulte - en direction des habitants.
(Le Monde, éd. du 13 mai 2007)


L'utilisation d'additifs interdits en Asie relance les peurs alimentaires
Aux Etats-Unis, de nombreux animaux domestiques ont été empoisonnés par de la pâtée contenant des produits toxiques provenant de Chine. Ce scandale conduit logiquement la presse à s'interroger sur la nature des additifs alimentaires importés d'Asie. Et, selon le Wall Street Journal, il y a vraiment de quoi s'inquiéter.
(Courrier International, 11 mai 2007)



Tony Blair félicite Nicolas Sarkozy (en français)    (vidéo de 3mn 45 env.)
(10 Downing Street You Tube channel, 7 mai 2007)


Pour en finir avec Calamity Sego
Luc Le Vaillant : "Comme 47 % pour cent des Français, j'ai voté Ségolène Royal au second tour. Et c'est bien la première fois qu'en choisissant le-la candidat-e du PS, je me suis senti patauger dans une mare d'amertume. A la limite, il ne me fut pas beaucoup plus compliqué de rallier Chirac pour faire obstacle à Le Pen, tant cette fois la représentante de la gauche a hissé haut le drapeau sécuritaire, chanté fort l'hymne de l'ordre régressif, et tambouriné boum-boum des discours aussi droitistes en matière économique que ceux de l'ex-ministre de l'Intérieur. D'où le besoin de tourner une page noire de la gauche électorale en listant les calamités auxquelles avec Royal nous avons eu droit."
(Libération, 8 mai 2007)


Il faut saluer la «féminitude» , elle a joué à plein, au mieux ; mais, seule, elle ne pouvait pas gagner ; avouons-le, si un homme avait tenu le discours de Ségolène Royal, il aurait eu 12 % au premier tour. Beaucoup ont cru à cette «magie» corporelle. Le psychanalyste Ali Magoudi en était sûr : «C'est la Vierge à l'enfant ! Et l'enfant est une fille !» m'avait-il dit il y a un mois...
(Daniel Sibony, dans Libération, 8 mai 2007)


Les "cadeaux" de Sarkozy au patronat
Le slogan « travailler plus pour gagner plus » va se traduire dans les faits par la fin des 35H et la détaxation des heures supplémentaires promise par Nicolas Sarkozy, qui coutera 5 milliards d’Euros à la collectivité. Avec quels résultats ? Olivier Hubert, chercheur de l’Université Libre de Bruxelles, rappelle l’importance du rôle de la RTT dans la création d’emploi.
(ContreInfo, article de La Libre Belgique, 7 mai 2007)


"Avec la victoire de Nicolas Sarkozy, on entre dans un monde plus inégalitaire". (3 courts clips sonores)
Eric Le Boucher, éditorialiste à la rédaction du "Monde", analyse la victoire de Nicolas Sarkozy.
     -
Les Français ont fait le choix de "plus de dynamisme, quitte à ce qu'il y ait plus d'inégalités".
     - "
dire que l'on va sauvegarder l'industrie française à coups de protectionnisme, c'est un leurre".
     -
Le Parti socialiste doit "adapter son programme et "inventer des méthodes" inspirées d'exemples étrangers.
(LeMonde.fr, 8 mai 2007)
La déception ressentie par la gauche est à la hauteur des espoirs nés durant cette campagne. Au delà des jugements péremptoires sur une France qui aurait basculé à droite, ou de la tentation de trouver un bouc émissaire dans la candidate qui a échoué dans sa tâche, l’observation des résultats permet de comprendre où la gauche a échoué.
(ContreInfo, 7 mai 2007)


Quand la CIA infiltrait la culture (vidéo de 52 mn environ)
Emission diffusée par
ARTE le 29 novembre 2006.
Documentaire exceptionnel retraçant un gigantesque complot fomenté après la 2ème guerre mondiale par l'Etat américain : Le thème de la liberté de la culture a été systématiquement utilisé pour mettre d'une manière probablement définitive ?  la culture européenne sous tutelle. Fruit de trois ans de recherches, il montre comment les services secrets américains ont manipulé les milieux artistiques et intellectuels européens pendant la guerre froide. Beaucoup d’écrivains travaillèrent ainsi pour la CIA, très probablement à leur insu.
Sur le même sujet, on peut également lire Qui mène la danse ? , de Frances Stonors Saunders, aux éditions Denoël.
(DailyMotion)


Sarkozy : nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas...
(Agoravox, 5 mai 2006)


None shall pass !
Dans son journal, Maître Eolas évoque des incidents révélateurs d'une société de plus en plus policière, fascinée par les façons de faire de son Modèle d'outre-Atlantique et parvenant à l'imiter jusque dans ses excès les plus exécrables. Encore un peu de patience : bientôt plus personne ne pourra plus jouer l'autruche en se disant que ça ne peut arriver qu'aux autres... Il sera alors bien tard !
(
Journal d'un avocat, 4 mai 2007)



De l'imbécillité et de la grâce américaine
Courte réflexion de l'excellent Jean-Philippe Immarigeon sur un de ses blogs, à partir d'une citation de son livre American Parano ( le livre chaque Français devrait avoir lu ...) et de Tocqueville :
" Quelle grâce américaine peut toucher l’ancien régicide d’hier, l’ancien trotskiste d’aujourd’hui ? Une chose très simple : « Cela est vrai ou faux : comment le découvrir au milieu de l’incertitude de la science et des leçons de l’expérience ? Survient un fait nouveau qui lève tous mes doutes. J’étais pauvre, me voici riche : du moins, si le bien-être, en agissant sur la conduite, laissait mon jugement en liberté ! Mais non, mes opinions sont en effet changées avec ma fortune, et dans l’évènement heureux dont je profite, j’ai réellement découvert la raison déterminante qui m’avait jusque-là manqué. » Cette conversion à l’utilitarisme et à l’intérêt bien compris n’a rien de sociologique, elle est celle du portefeuille, de cet égoïsme exacerbé qui n’est qu’une idéologie de petit-bourgeois versaillais ou vichyste qui fournit les soutiers des régimes autoritaires."
(coriolan.blog.fr/ , 4 mai 2007)



La désinformation économique joue un rôle majeur dans l’élection française
Un article signé de Mark Weisbrot, co-Directeur du “Center for Economic and Policy Research”, à Washington, DC, paru dans Newsweek le 25 avril 2007.
"L’élection présidentielle française montre avec force comment une analyse économique erronée, et des problèmes d’arithmétique plus généraux, peut déterminer les idées et même l’avenir non seulement d’un pays mais d’un continent. Les Etats-Unis ont fait face à une situation similaire lors du débat sur les retraites, où une majorité d’américains a été convaincue – par une tromperie autant verbale que comptable – que le système de retraite allait faire face à de sérieux problèmes financiers quand la génération du « baby boom » allait partir à la retraite. Ce qui est faux ! "
(Traduction de Michel Polizzi pour www.michelcollon.info )



Il y a de multiples façons de rendre compte du débat Sarko-Ségo d’hier soir, de même qu’il y avait de multiples façons de le regarder, de l’entendre et de s’en désintéresser. Ce fut sans aucun doute une image désincarnée de notre civilisation et de sa crise. C’est inouï, c’est incommensurable, c’est inimaginable cette façon dont toutes les énergies et les pressions convergent vers une situation où la vision du futur président est réduite à des situations extraordinairement minimalistes, sans la moindre couleur politique, sans aucun souffle historique, comme si de telles possibilités où l’esprit rencontre les hauteurs des amples visions pouvaient effectivement déclencher la nausée. On parle de “problèmes de société” comme si le problème fondamental de la société était résolu. (Ce faisant, comme on le comprend bien, on évite d’en parler.) On parle de cas personnels comme si le cas de la collectivité nous avait été exposé. On parle de la crise en France comme si la crise du monde n’existait pas...
(de defensa, 3 mai 2007)


Nouvelobs.com publie en exclusivité une lettre dans laquelle la candidate PS Ségolène Royal s'adresse aux Français.
(Nouvelobs.com, 3 mai 2007)


 
 
 
 
 
 
Nous, Européens avons été au XX° siècle, d’Est en Ouest de notre continent, les acteurs de terribles tragédies historiques commises au nom de la modernité alors qu’elles n’étaient en fait que l’expression contemporaine de l’archaïsme le plus ancestral. Répression, brutalité, mensonge, manipulation, extermination, conflit, division, terreur, arbitraire, ... se sont habillés des plus beaux atours, d’abord camouflées sous des termes en apparence anodins ou positifs comme sécurité, modernisation, sincérité, vérité, protection, progrès, libération, identité, efficacité, ... jusqu’à ce que leur vraie nature se révèle : cet étrange mélange de folies individuelles et collective.
Hitler, Staline, Franco, Pétain, Mussolini, et quelques autres en ont été les figures de proue, tandis que les peuples s’embarquaient divisés, avec ferveur ou au contraire avec effroi, dans l’aventure que la folie de ces chefs avait programmée...
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Sarkozy : l’idole des vieux
Une étude IFOP montre que le candidat de l’UMP n’est majoritaire que chez les électeurs âgés de 65 ans et plus, où il remporte 75% d’intentions de vote. Dans toutes les autres tranches d’âge, dans la France qui travaille, c’est Ségolène Royal qui l’emporte. Tableau et sodage IFOP associés.
(Agoravox, le 1er mai 2007. Voir aussi Contre Info )
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Ce que les sectes révèlent de Nicolas Sarkozy
Non, il ne s’agit pas d’un article anti-Sarko de plus. Il s’agit ici de défendre une cause, qui nous concerne tous, pas toujours directement, celle des 300 000 victimes des sectes en France dont près de 80 000 enfants. Quelles sont les relations qu’entretient Nicolas Sarkozy avec l’Eglise de scientologie ? Le 30 août 2004, Nicolas Sarkozy a reçu en grandes pompes, au sein même du ministère de l’Economie et des Finances, l’acteur Tom Cruise, grand prosélyte de l’Eglise de scientologie. La presse française, et de nombreuses associations de lutte contre les sectes, s’en étaient émues. Pourquoi une telle rencontre a-t-elle eu lieu ? Et à l’initiative de qui ? Si l’acteur et le ministre restent évasifs (extrait de « 90 minutes », diffusé le 31 mai 2005 sur Canal+). Nicolas Sarkozy aurait-il cédé aux pressions de l’Eglise de scientologie dont une des cibles est de prendre le contrôle ou obtenir l’allégeance des personnalités politiques clés ? Ou serait-il tombé sous le charme de la puissance - notamment financière - du mouvement ?
(Agoravox, 30 avril 2007)
 
 
 
 
 
publié dans : Revue de presse

Mardi 8 mai 2007

 

A l'épilogue de ces élections présidentielles, on ne peut s'empêcher de repenser aux conditions, à vrai dire un peu mystérieuses, dans lesquelles la candidate Ségolène Royal est apparue puis a été traitée par les médias. Apparition aussi imprévue et "spontanée" qu'irrésistible dans la grande presse vers le mois de mars 2006 : unanimité dans un "battage" exceptionnel. Presse magazine qui lui consacre plusieurs de ses "unes" de couverture ; chant de louanges pour une candidate devenue en peu de temps Femme providentielle, icône enfin capable de faire souffler le vent de la modernité et de planter le drapeau du féminisme au PS ainsi que dans le paysage politique français, et unique adversaire capable de battre Nicolas Sarkozy.
Brusque changement de ton après l'investiture par le PS. La même presse ne parle plus désormais que des "bourdes" de la candidate, de son incompétence avérée, et de son manque d'étoffe présidentielle !

Troublant, non ? La question qui se pose est donc de savoir si des médias ou des groupes de pression ont, plus ou moins sciemment, manipulé l'opinion pour fournir à Nicolas Sarkozy un adversaire sur mesure...

Cette piste, évoquée dans quelques blogs ainsi que dans les forums de certains grands quotidiens est-elle réalité ou pure parano ?

Pas suffisamment d'éléments factuels pour la confirmer ou non. E
n saura-t-on un peu plus dans quelques mois ?


publié dans : Humeurs

Lundi 30 avril 2007
Documents parus dans la presse ou en ligne, sans classement particulier.
Certains documents risquent de ne plus être accessibles après un certain délai.



_____________________ Avril 2007 _____________________
 
 
 
 
 
Thomas Piketty démonte la propagande   (vidéo, durée 6mn 11)
Thomas Piketty 3  (vidéo, durée 5mn 35)
Deux extraits de l'émission France Europe Express du 30 avril 2007 sur France 3. Quelque vérités clairement exprimées, peu entendues sur grands médias. Thomas Piketty est directeur d'études à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Il fait partie des 27 économistes signataires de l'appel en faveur de Ségolène Royal.
(DailyMotion)
 
 
 
Beaucoup de gens de la « gauche de gauche » semblent hésiter à se mobiliser à fond pour faire barrage à Nicolas Sarkozy, c’est-à-dire à encourager le vote pour Ségolène Royal. "Je suis convaincu que l’immense majorité des progressistes et des amis de la France à l’étranger, de la Russie au Venezuela, en passant par le Moyen-Orient, sont atterrés par cette attitude, et cela pour une raison très simple : ils ont en face d’eux, dans leur pays, une droite qui sait ce qu’elle veut et qui veut Sarkozy. Les gouvernements américains et israéliens veulent Sarkozy. Bien sûr, ils s’accommoderont de Ségolène Royal, mais, si elle gagne, ce ne sera pas leur victoire. La victoire de Sarkozy sera une nouvelle révolution « colorée », après la Serbie, le Liban, l’Ukraine, une victoire obtenue par une manipulation médiatique massive sur les thèmes de l’insécurité et du déclin." "Ce qui caractérise aussi Sarkozy, et c’est ici que la lutte se joue au niveau des symboles, c’est qu’il est l’espoir de la réaction au niveau mondial."
Jean Bricmont est professeur de physique théorique à l’Université de Louvain.
(Le Grand Soir - 28 avril 2007)
 
 
 
 
 
La Ligue des droits de l'homme (LDH) a présenté, jeudi 26 avril, l'édition 2007 de son Etat des droits de l'homme en France, déplorant une "régression continuelle des libertés" et condamnant particulièrement le bilan de Nicolas Sarkozy. Qualifiant la "vision du monde" de M. Sarkozy d'"absolument terrifiante", le président de la LDH, Jean-Pierre Dubois, a laissé peu de suspense sur la prise de position du comité central samedi dans le duel Nicolas Sarkozy-Ségolène Royal. "Il faut réagir avant qu'il ne soit trop tard", a-t-il martelé jeudi, parlant de "grave régression en matière de droits fondamentaux depuis cinq ans".
(LeMonde.fr, avec AFP le 26 avril 2007)
 
 
 
 
 
 
 
Les amis de Nicolas Sarkozy soutiennent le président de la Banque Mondiale
On connait les pressions excercées sur Paul Wolfowitz, actuel président de la Banque Mondiale, pour obtenir sa démission, suite à la découverte récentes de ses malversations. Paul Wolfowitz fait partie des néoconservateurs américains qui ont, entre autres, promu la guerre en Irak. Le Parlement Européen ayant mis aux voix une résolution en ce sens, l'ensemble des eurodéputés UMP a voté contre.
(Délégation socialiste française au Parlement Européen, 26 avril 2007)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Qui veut de Sarko ? L'ancienne ou la nouvelle France ?
Les médias anglo-américains voient la performance de Sarkozy au premier tour comme la preuve qu'une nouvelle France pourrait enfin voir le jour et se détourner du "modèle français" abrutissant pour prendre exemple sur ceux qui aiment la liberté, incarnés par la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. L'examen des sondages de sortie des urnes du 22 avril, suggère une interprétation toute différente. L'électorat sarkoziste n'est pas la nouvelle France, dynamique et amoureuse de la liberté. Cette France-là a voté essentiellement pour Ségolène Royal. La France de Sarko est vieillissante et apeurée.
(CounterPunch - Etats-Unis, par Diana Johnstone - article original :
"Who Wants Sarko? The New or the Old France?" du 25 avril 2007, traduction Questions Critiques)