Ce modeste blog essaie de présenter des publications les plus susceptibles d'éclairer l'actualité, et autant que possible, de suggérer quelques tendances.

En complément, ceux qui le peuvent doivent absolument consulter régulièrement le site
Contre Info, qui fait un travail absolument remarquable de mise en évidence des " infos absentes des prompteurs de JT "  (pub gratuite ! )
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Mardi 24 juillet 2007
Etrangement, c’est à la fois la question du débat économique la plus sulfureuse et la moins débattue : faut-il oui ou non recourir à des mesures protectionnistes pour mieux encadrer le commerce mondial ? Tentative d’explication avec l’économiste Jean-Luc Gréau.
Vous êtes un des rares économistes à remettre en cause les effets du libre-échange. Pourquoi ce débat semble aujourd’hui tabou ? 
Deux raisons expliquent qu’aujourd’hui la contestation du libre-échangisme est devenue une question interdite. Il y a d’abord de la part des hommes politiques une vraie peur de se faire taxer d’extrémisme. Car, aujourd’hui, le Front National et une partie de l’extrême gauche sont les seuls partis qui se déclarent ouvertement opposés à ce système. Ensuite, il y a une pression constante du monde des affaires, et plus encore du secteur financier, à présenter ce débat comme éculé, synonyme d’un archaïsme économique...
(Libération, 9 juillet 2007)
 
publié dans : Revue de presse

Vendredi 20 juillet 2007
Les médecins du travail chiffrent l'épuisement des salariés d'IBM
Dix-neuf dépressions, deux "burn outs" (épuisement professionnel) et 116 urgences de consultation, parmi les 4.100 salariés du siège d'
IBM France, rien que pour les six premiers mois de 2007. Les médecins du travail dénoncent l'épuisement des salariés d'IBM dans un rapport que s'est procuré l'AFP. Le stress découlerait de l'organisation et des relations au travail. Parmi les plaintes récurrentes des salariés, recensées par les médecins du travail du siège à La Défense (Hauts-de-Seine), "une charge de travail excessive", une "remise en cause permanente des compétences", la "non-reconnaissance des efforts fournis", l'"irrespect" de certains managers ou encore la notation du personnel.
(latribune.fr avec AFP, 20 juillet 2007)
 
publié dans : Revue de presse

Jeudi 19 juillet 2007
En Espagne, la hausse massive de l'activité des femmes et des immigrés provoque la baisse du salaire moyen
Les Espagnols, qui ont le sentiment d'avoir de plus en plus de mal à boucler leurs fins de mois en raison de la hausse du coût de la vie, ont dû être confortés dans leur impression. Selon les statistiques livrées par l'OCDE dans son étude sur les "Perspectives de l'emploi 2007", publiée fin juin, le salaire moyen réel, en Espagne, a baissé de 4 % entre 1995 et 2005. Pour tous ceux qui, nombreux dans ce pays où 89 % des foyers sont propriétaires, doivent affronter chaque mois la hausse des taux d'intérêt (les emprunts immobiliers sont à taux variables en Espagne), le constat n'est pas passé inaperçu.
(Le Monde, éd. du 19 juillet 2007)

  
publié dans : Revue de presse

Mercredi 18 juillet 2007
L'ouverture à la concurrence du service de renseignement téléphonique a été un "fiasco", dont "le consommateur est le grand perdant", a estimé l'UFC-Que Choisir, mardi 17 juillet, après un test mené auprès des principaux opérateurs du 118, qui ont remplacé, en novembre 2005, le 12. L'association de défense des consommateurs précise dans son communiqué que la concurrence de plusieurs services de renseignement n'a pas fait baisser les prix, au contraire. "Quel que soit le 118 testé, le prix du renseignement est supérieur ou égal à 1,12 euro, contre 0,90 euro pour le 12 [transformé en 118 711], soit une augmentation de 25 % pour une qualité de service similaire", note-t-elle. De plus, "les prix affichés ne correspondent jamais au prix réel du service", lequel "est la somme d'une partie fixe à laquelle s'ajoute un prix au temps de communication (avec parfois une minute indivisible), auquel s'ajoute une surtaxe calculée aussi au temps qui peut être soit dans soit hors forfaits, lorsque l'appel provient d'un mobile".
(lemonde.fr, mardi 17 juillet 2007)
   
publié dans : Revue de presse

Dimanche 15 juillet 2007
Palestine : le refus des résultats du vote était un vrai coup d’état
Qui sont les putchistes ? Les miliciens du Hamas ou ceux qui voila un an ont refusé de reconnaitre le résultat des urnes et provoqué au désespoir par d’injustes sanctions collectives ? 
Analyse de Peter Beaumont, responsable du service étranger à l’Observer.
(ContreInfo d'après The Observer, 17 juin 2007)
 
Voir aussi l'entretien exclusif donné par Haniyeh au Figaro éd. du 15 juin 2007) :
publié dans : Revue de presse

Dimanche 15 juillet 2007
Etats-Unis : Retour à la ségrégation dans les écoles
Le 28 juin, la Cour suprême a rendu un jugement qui contredit l’une de ses décisions les plus célèbres : l’arrêt Brown v. Board of Education qui avait mis fin à la ségrégation scolaire en 1954.
Il y a cinquante-trois ans, dans l’affaire Brown v. Board of Education [Brown contre la commission des affaires scolaires de Topeka], la Cour suprême avait statué que la séparation entre Noirs et Blancs dans les établissements scolaires était foncièrement inégalitaire, et avait ordonné aux écoles du pays de garantir la mixité raciale. Hier, la Cour suprême a pris le contrepied de cette décision et a indiqué à deux municipalités [Louisville, dans le Kentucky, et Seattle, dans l’Etat de Washington] qu’elles n’étaient pas autorisées à prendre des mesures, même modestes, afin de mélanger des élèves d’origines différentes. Le 28 juin restera comme un jour sombre pour la Cour suprême et pour l’idéal d’égalité raciale.
Depuis 1954, la Cour suprême est la force motrice de l’intégration aux Etats-Unis. Ses jugements ont rendu bus, bâtiments publics, parcs et terrains de jeu accessibles à tous les Américains. Cela n’a pas toujours été facile : des gouverneurs, des sénateurs et des foules en colère ont brandi la menace d’une résistance massive. Mais jamais la Cour suprême n’a vacillé, et sur la plupart des affaires les plus importantes, elle s’est exprimée d’une seule voix.
Hier, la nouvelle majorité conservatrice de l’institution a tourné le dos à cette glorieuse tradition en votant à cinq contre quatre une décision du juge John Roberts. Depuis un moment déjà, la Cour, devenue de plus en plus conservatrice au fil des ans, ne faisait plus grand-chose pour contraindre les pouvoirs locaux à favoriser la mixité raciale. Maintenant, elle fait même machine arrière, exigeant de l’ensemble des établissements scolaires publics qu’ils appliquent davantage de ségrégation.
Alors que la diversité s’accroît aux Etats-Unis, les écoles publiques sont de moins en moins mixtes. Plus d’un enfant noir sur six fréquente désormais un établissement où 99 % à 100 % des élèves appartiennent à des minorités. Cette "re-ségrégation" devrait nettement s’aggraver avec la nouvelle décision de la Cour.
Il ne faut pas s’y tromper, cette décision est extrêmement radicale. Affichant son désaccord, le doyen de la Cour, John Paul Stevens, a déclaré qu’il était "fermement convaincu" qu’aucun des juges qui siégeaient lorsqu’il a rejoint la Cour en 1975 "n’aurait approuvé la décision d’aujourd’hui". Il a également souligné la "cruelle ironie" de la Cour, qui a cité à l’appui de sa décision l’arrêt Brown v. Board of Education tout en le vidant d’une grande partie de sa substance et de son esprit.
(The New York Times, 3 juillet 2007 - Repris par Courrier international)
  
Mise à jour du 18 juillet 2007
Pour compléter, on peut également lire le reportage "
L'arbre de la colère " paru dans Le Monde, édition du 18 juillet.
 
 
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Dimanche 15 juillet 2007
Une firme américaine accusée d'avoir fait assassiner trois syndicalistes en Colombie
Un procès sans précédent vient de s'ouvrir à Birmingham, en Alabama. Une entreprise américaine, la compagnie minière Drummond, qui exploite du charbon dans le nord-est de la Colombie, est accusée d'avoir financé l'assassinat de trois syndicalistes colombiens en mars 2001. L'affaire est suivie de près par les milieux économiques : pour la première fois, une entité américaine pourrait être poursuivie pour des faits commis en territoire étranger. 
(Le Monde, éd. du 13 juillet 2007)
 
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Samedi 14 juillet 2007
Une guerre d’un genre complètement nouveau, — «Un Irakien mort est juste un Irakien mort de plus.. Et alors?»
Derrière les explications et les analyses rationnelles, même les plus pessimistes, la guerre en Irak reste pour l’instant un mystère. Il se dégage de cette guerre une telle inhumanité, une telle sauvagerie, une telle froideur humaine malgré le feu et le sang, une sorte de haine indifférente, presque abstraite, presque mécanique et sans motifs humains profonds sinon des sentiments primaires et enfantins qu’on peut effectivement la juger comme un événement exceptionnel que la notion traditionnelle de “guerre” n'englobe pas...
(de defensa, 12/07/2007)
 
Voir aussi cet article de Libération, en date du 14 juillet :
«On m’a dit qu’il valait mieux un Irakien mort que blessé». Des militaires revenus d’Irak témoignent.
 
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Mercredi 11 juillet 2007
«Only Britain put up any resistance to Europe throwing its weight… […] but found itself outmanoeuvred.» Nous dirions, paraphrasant cette phrase du Financial Times (FT) que, cette fois, le FT «…found itself outmanoeuvred». L’expression “to be outmanoeuvered” (être tourné, être enveloppé et battu par une manœuvre de l’adversaire) est infâmante pour les Britanniques, qui trouvent leur propre gloire auto-proclamée et confirmée par leurs admirateurs (surtout français) dans leurs capacités de manœuvre diplomatique. Ces capacités sont réelles et reconnues, mais, aujourd’hui, la machine a des ratés. Le commentaire du FT sur la nomination du Français Dominique Strauss-Khan (DSK) comme candidat européen à la direction du FMI est particulièrement révélateur...
(de defensa, 11 juillet 2007)
 
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Mercredi 11 juillet 2007
En septembre 2000, le cardinal Joseph Ratzinger, alors préfet de la doctrine romaine, avait provoqué l'une des plus belles tempêtes de la fin du pontificat de Jean Paul II. Dans un document intitulé Dominus Jesus, il avait affirmé que l'Eglise catholique était la seule à pouvoir se prévaloir de la qualité d'Eglise. Les Eglises protestantes et le Conseil oecuménique des Eglises (Genève) s'étaient élevés contre cet exclusivisme catholique. L'affaire avait largement contribué à la réputation d'intransigeance du futur pape et son élection avait été accueillie avec beaucoup de réserves dans les milieux oecuméniques.
(Le Monde, éd. du 11 juillet 2007)
 
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Mardi 10 juillet 2007
Lentement, mais sûrement, vers un Holocauste palestinien
Même s’il était reconnu que les pressions exercées sur Gaza ont une potentialité génocidaire, et même si l’impunité d’Israël, sous le parapluie géopolitique américain était rangée au placard, il est très peu certain qu’une quelconque forme d’action protectrice serait entreprise à Gaza.
(Richard Falk, juriste international, professeur émérite de droit international à Princeton. Traduction Marcel Charbonnier)
 
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Lundi 9 juillet 2007
L’occupation US de l’Irak tue-t-elle 10 000 civils par mois ou beaucoup plus encore ?
Alors que la presse atlantiste rend compte des 3 000 GI’s morts en Irak et des nombreuses victimes civiles des attentats inter-confessionnels, elle passe sous silence le massacre quotidien des civils, victimes des patrouillesUS et de leurs opérations de recherche de suspects. Le professeur Michael Schwartz estime leur nombre à plus de 10 000 par mois au cours des 3 premières années. Et bien plus encore, depuis le renforcement des opérations ordonné par le président Bush.
(Michael Schwartz, professeur de sociologie à l’université d’État de New York, Stony Brook, traduction Réseau Voltaire, 9 juillet 2007)
 
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Samedi 7 juillet 2007
Créationnisme : le Conseil de l'Europe veut-il enterrer Darwin ?
Guy Lengagne, ancien député français mais toujours membre du Conseil de l'Europe, enrage. Il affirme que la docte assemblée, qui selon Robert Schuman devrait être un "laboratoire d'idées", évolue mal, frappée d'une maladie invalidante qui frappe de plus en plus nos sociétés : le retour de l'irrationnel. Et pour cause, car son rapport, qui dénonce très intelligemment et avec courage les "dangers du créationnisme dans l'enseignement" a été refusé le 26 juin dernier (par 64 voix contre 46), et renvoyé en commission, c'est-à-dire en pratique dans les oubliettes.
(Futura-Sciences, 4 juillet 2007)
 
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Mercredi 4 juillet 2007
La renaissance d’une pensée sur la puissance est-elle possible en France ?
Pour être crédible dans son choix d’une autre vision du monde, la France doit se doter une doctrine d’action à la hauteur des problèmes qui menacent son avenir. Contrairement aux apparences, la principale menace qui pèse sur l’Occident n’est pas l’islamisme radical (quelque soit l’aspect spectaculaire de ses attentats), mais le frottement des plaques tectoniques de la géopolitique mondiale qui fragilise l’équilibre des puissances péniblement acquis au cours de la guerre froide.
(Infoguerre, 2 juillet 2007)
 
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Mardi 3 juillet 2007
Qu'est-ce qu'un modèle libéral, en économie ? Historiquement, la question du libéralisme ne se pose jamais à l'intérieur d'un vide. Il s'agit toujours de supprimer des réglementations en place, dans un contexte où existent déjà des règles écrites, ou tacites. Si l'on supprime certaines règles écrites, on se retrouve dans le contexte des règles restantes et des principes tacites, c'est-à-dire que l'on renforce les pouvoirs de ceux qui en disposent déjà...
(Le Monde, supplément Economie, éd. du 3 juillet 2007)
 
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Lundi 2 juillet 2007
Avoir défini l'Etat d'Israël comme un Etat juif est la clef de sa perte. Un Etat juif, c'est explosif, c'est de la dynamite." Ces propos sont ceux de l'ex-président de la Knesset de 1999 à 2003 et ex-président de l'agence juive, Avraham Burg. M. Burg n'a jamais mâché ses mots, mais, dans un entretien publié vendredi 8 juin dans le quotidien Haaretz, ce politicien reconverti dans les affaires va jusqu'à qualifier Israël, pays qu'il a quitté pour vivre en France, de "ghetto sioniste". Il considère qu'il est temps de dénoncer la théorie de Théodor Herzl, estimant qu'après la création d'Israël, le sionisme aurait dû être aboli. Lorsqu'on lui demande ce qu'il pense d'un Etat juif démocratique, il indique : "C'est confortable, c'est sympa, c'est de la guimauve, c'est rétro. Cela donne un sentiment de plénitude, mais c'est de la nitroglycérine." Auteur d'un livre, Vaincre Hitler, cet ex-pilier du mouvement pacifiste La Paix maintenant envisage de remettre en cause la loi du retour qui permet à tout juif de venir vivre en Israël. Il estime que cette loi est "le miroir de l'image d'Hitler" et "je ne veux pas qu'Hitler définisse mon identité".
(Le Monde, éd. du 10 juin 2007)

La traduction en français de la publication originale du 
Haaretz disponible en deux parties sur le site Contre Info : 
    
Abandonner le ghetto sioniste (I/II)
     Abandonner le ghetto sioniste (II/II)
 
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Lundi 2 juillet 2007
Les Européens voient toujours dans les Etats-Unis une menace pour la paix
LONDRES (AFP)     Les Européens continuent à voir dans les Etats-Unis une bien plus grande menace pour la stabilité mondiale que des pays tels que la Chine, l'Iran, l'Irak, la Corée du Nord ou la Russie, révéle un sondage publié lundi par le Financial Times. 32% parmi plus de 5.000 personnes interrogées dans cinq pays européens - la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne - estiment ainsi que la première puissance mondiale de la planète constitue la plus importante menace, indique le sondage de l'institut Harris, effectué pour le quotidien britannique des milieux d'affaires. Le Financial Times souligne que les résultats de ce sondage, effectué chaque mois - entre juillet 2006 et juin 2007 - reflète la même constante avec 28% à 38% d'Européens jugeant les Etats-Unis comme étant le plus grand danger. La Chine arrive en deuxième position (19%), suivie de l'Iran (17%), de l'Irak (11%), de la Corée du Nord (9%) et de la Russie (5%). En revanche, un quart des Américains interrogés jugent la Corée du Nord comme présentant la plus grande menace, suivie par l'Iran (23%), la Chine (20%) et les Etats-Unis (11%). Plus de 1.000 personnes ont été interrogées en ligne dans chacun des cinq pays européens et aux Etats-Unis chaque mois entre juillet 2006 et juin 2007 par l'institut Harris.
© 2007 AFP
(Metro France, 2 juillet 2007)
 
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Samedi 30 juin 2007
Ce matin, cherchant France Musique de bonne heure du fond de mon lit, je tombe sur une interview symptomatique sur BFM, sorte de radio économique dédiée aux cours de la bourse et aux taux de change avec les monnaies du Tiers-monde (comme le dollar, par exemple). Un jeune Français y raconte comment il est passé de Paris à Londres, ville dynamique et enthousiaste où il a pu enfin faire son trou alors que l'apathie de la capitale française lui fermait toute porte. Il terminait en recommandant d'acheter son livre juste sorti sur le sujet, comme la première starlette venue.
Ce discours, je l'ai lu un nombre considérable de fois, dans des journaux, sur des blogs - et il est à chaque fois rigoureusement le même, au point que j'ai décidé aujourd'hui d'en faire un peu l'analyse. Pas sur le plan économique, rassurez-vous (encore qu'il faudra bien que j'évoque un peu la désindustrialisation de l'Angleterre et son taux de pauvreté), mais sur le plan rhétorique. Ce que je veux vous montrer ici, c'est que ce discours n'est que ça, justement, un discours, fabriqué et immuable, qui ne se nourrit pas de la réalité des faits mais se nourrit de lui-même et d'être épaulé par d'autres discours exactement identiques...
(Blog France at War, 27 juin 2007)
 
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Samedi 30 juin 2007

Attractivité de la France : du discours aux faits 
Pour la cinquième année consécutive, Ernst & Young a présenté son étude sur l’attractivité européenne organisée selon deux axes : il s’agit d’abord d’une mesure de l’image de l’Europe et de celle de ses concurrents perçue par 809 décideurs internationaux, et ensuite d’une analyse de la réalité des implantations internationales recensées dans le « European Investment Monitor » d'Ernst & Young. J’avais commenté les résultats sur données 2005 dans ce billet. Je récidive aujourd’hui. En remarquant d’abord que la presse a relayé de bien curieuse façon les résultats de l’étude, avec comme titre de l’article du Monde : « Investissements étrangers : la France reste attractive mais se fait rattraper par ses concurrents », mais surtout pour la Tribune (€) : « Attractivité : la France risque la relégation en deuxième division »… Damned, me suis-je alors exclamé, le problème doit être sérieux…
(Blog d'Olivier Bouba-Olga, économiste, chargé d'enseignement à SciencesPo, 29 juin 2007)

 
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Vendredi 29 juin 2007

Les responsables asiatiques s’inquiètent du « chaos » qui menace l’économie mondiale
Le déséquilibre économique persistant entre les USA et le Pacifique inquiète les responsables Asiatiques réunis par le Forum Economique Mondial. L’énormité du déficit US d’une part, des réserves en dollars des banques centrales d’autre part, auxquels s’ajoutent aujourd’hui les tensions sur le système financier nées de l’éclatement de la bulle immobilière, leur font craindre une correction majeure capable de provoquer le chaos dans l’économie mondiale.
(ContreInfo.info, 29 juin 2007, d'après
Forbes )
 

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