Martin Scheinin : « Al-Qaeda n’est qu’une métaphore »
Martin Scheinin, rapporteur spécial des Nations unies pour la protection et la promotion des Droits de l’homme et des Libertés fondamentales et contre le Terrorisme affirme que celui qui commet
un acte terroriste est un terroriste fusse-t-il un État. Dans un entretien accordé en juin dernier à Sandro Cruz, de l’agence péruvienne IPI et vice-président du Réseau Voltaire, il affirme que
le programme CIA des prisons secrètes a été remplacé par un autre sous-traité à des États tiers. Il souligne n’y a pas de guerre contre le terrorisme et qu’Al Qaeda n’est qu’une métaphore.
(Réseau Voltaire, 14 août 2007)
Les Libanais, pour leur malheur, vivent dans des bulles. Le système institutionnel que leur a légué le mandat français les y pousse. Bulles maronites très haut dans
la montagne. Bulles chiites aux portes de Beyrouth ou dans le sud. Bulles sunnites à Tripoli ou Hamra... La bulle du général Michel Aoun est juste au nord de la capitale : Rabieh, sur une pente
boisée, un ensemble de villas très cossues protégées par des couches technologiques de haute sécurité. "Six attentats, dont trois avec des morts autour de moi", fait-il remarquer. Depuis son
retour de quinze années d'exil il y a deux ans, ce militaire très politique se bat contre les bulles. C'est ce qu'il dit avec force. Ses adversaires du gouvernement, depuis qu'il a passé alliance
avec le Hezbollah, l'accusent au contraire de s'y enfermer. Pour se justifier, Michel Aoun a reçu Le Temps dans son nid d'aigle qui est aussi le quartier général du Courant patriotique libre, son
parti.
(Le Monde, d'après Le Temps, 9 août 2007)
Professeur à Sciences Po, Justin Vaisse s’élève contre l’idée répandue outre-atlantique selon laquelle les prises de positions internationales de l’Europe et de la
France en particulier seraient dictées par la crainte de leurs minorités de confession musulmane. Pour lui, l’« Eurabia », pour reprendre le terme en vigueur dans les milieux
conservateurs américains, n’est qu’un fantasme.
(ContreInfo, 2 août 2007)
ADN : fichage des criminels et de leurs familles
Depuis juillet, le FBI accepte qu'on utilise les bases de données génétiques afin d'identifier les personnes dont l'ADN indique qu'elles seraient de la même famille que des suspects recherchés.
Mais l'avocat général de Californie refuse, au nom de la protection de la vie privée, de révéler l'identité d'un criminel dont l'ADN ressemble à celui d'un violeur recherché par le procureur de
Denver. La technique, note USA Today, a permis de résoudre 15 crimes en Grande-Bretagne depuis 2002, et
pourrait augmenter de 20 à 40 % le nombre d'affaires résolues aux Etats-Unis. Mais elle place aussi toute la famille des criminels sous une forme de surveillance génétique, sinon de culpabilité
présumée. Le LA Times note que la proportion d'Afro-Américains, de Latinos et de pauvres
dans ces bases de données ne peut que les stigmatiser.
(La lettre Check-list du journal Le Monde (réservée aux abonnés), 6 août 2007)
La Cour de cassation a confirmé la condamnation d'un homme à trois ans de prison au lieu de deux, à la suite d'une erreur de transcription d'un greffier lors d'un
premier jugement. Cet homme de 24 ans, avait été condamné en mai 2006 à deux ans de prison dont six mois avec sursis. [...] Les juges de la 12e
chambre ont reconnu une "erreur lors de la transcription", mais le parquet de Nanterre a fait appel. La cour d'appel de Versailles a confirmé le premier jugement de deux ans. Le
parquet général de Versailles avait alors saisi la Cour de cassation, qui a cassé l'arrêt précédent de la cour d'appel.
(LEMONDE.FR avec AFP, 25 juillet 2007)
M. Bush prolonge le programme de détentions secrètes de la
CIA
Le président américain, George Bush, a signé, vendredi 20 juillet, un décret (executive order) autorisant la CIA à reprendre son programme d'interrogatoires dans des
lieux de détention tenus secrets. Dans ce texte, M. Bush réaffirme sa décision du 7 février 2002, dans laquelle il estimait que les membres d'Al-Qaida et les talibans sont des "ennemis
combattants illégaux" n'ayant pas droit à la protection des conventions de Genève.
(Le Monde, éd. du 22 juillet 2007)