Ce modeste blog essaie de présenter des publications les plus susceptibles d'éclairer l'actualité, et autant que possible, de suggérer quelques tendances.

En complément, ceux qui le peuvent doivent absolument consulter régulièrement le site
Contre Info, qui fait un travail absolument remarquable de mise en évidence des " infos absentes des prompteurs de JT "  (pub gratuite ! )
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Mercredi 2 janvier 2008

La police gangrénée par la  "culture du résultat"

  

Par Paul Craig Roberts, le 1er janvier 2008

  

    Prenez garde à vous, virils américains. La police a trouvé une nouvelle arnaque pour vous empoisonner la vie.

    La police fait œuvrer dans les parc publics des femmes séduisante et fort dénudées. Elles attirent les hommes qui passent, engagent la conversation avec eux, s’allongent, écartent les jambes et leurs mettent les pieds sur les épaules. Après avoir été aussi engageantes et suggestives que possible, elles demandent à voir votre pénis. N’en faites rien car vous êtes filmé par la police. Et si vous montrez votre pénis, vous serez immédiatement arrêté comme pervers sexuel.

   Il n'y a qu'aux États-Unis, que la police, les juges et les jurés puissent considérer que le fait de répondre à l'invitation d'une séductrice soit une preuve de perversion. Mais, vous êtes dans un pays où les chrétiens pensent que tuer le plus de Musulmans possible pour Israël est une tâche divine. Il ne faudra donc pas attendre d’un stupide jury, ni d'un juge républicain hypocrite, ni d'un professeur de droit débile, qu'ils croient à un coup monté par la police pour vous piéger.

    Non, ce n'est pas une blague. C'est ce qui se passe réellement. En mai dernier, dans le Berliner Park à Columbus dans l'Ohio, Robin Garrison, un pompier de 42 ans, a été attiré par une femme qui était à moitié nue sous un arbre et a été arrêté. Celui qui a rapporté l’histoire pour ABC News, peut-être un homme qui hait les féministes, a titré : Une femme aux seins nus attire les pervers pour le compte de la police.

    Arrêter des américains vigoureux ! Vous êtes un pervers si vous montrez votre pénis à une femme qui vous a séduit ! Le journaliste, Marcus Baram, n'est pas indigné par ce coup monté. Ni Gabriel Chin, professeur de droit de l'Université d'Arizona, qui déclare : « Ce n'est pas monter un traquenard policier que de donner à quelqu'un l'occasion de commettre un délit. »

    Ce sont les Anglo-Saxons qui ont fait les lois contre les pièges policiers. Grâce à des professeurs de droit comme Chin, à des reporters et des jurés crédules, et à une police, des procureurs et des juges corrompus, les américains ne sont plus protégés par la loi. Dans le monde orwellien dans lequel nous vivons aujourd’hui, un homme qui succombe à la séduction d’une femme est un pervers.

    ​​​​La police américaine n'a jamais empêché les crimes. Jadis, la police résolvait les crimes en trouvant le coupable, sans plus. Aujourd’hui, la police fabrique les délits. C'est pourquoi la population carcérale des Etats-Unis est le double de celle de la Chine, un pays autoritaire, avec une population quatre à cinq fois plus grande.

   Et il n’y a pas qu’à Columbus que des crimes sont fabriqués par la police. En 2007, la police de New York (NYPD) a piégé 300 innocents au moyen de  l'« Opération Lucky Bag. » La police place des IPods, des téléphones portables, des portefeuilles et des sacs contenant différents objets dans des stations du métro de New York. Ces objets semblent perdus ou abandonnés. Toute personne qui les ramasse est arrêtée pour « vol qualifié dans le métro.»

    Cette férocité particulière de la police est en contradiction avec la loi de l’Etat de New York, qui donne dix jours à toute personne qui trouve des objets pour les apporter à la police ou rendre à leurs propriétaires. La NYPD soutient que les biens laissés comme appât n'ont pas été abandonnés, mais qu’ils sont la propriété d’un agent resté dans les parages après les avoir laissés là volontairement.

    Tout est dit. La police américaine « sponsorise une Gestapo locale, » qui passe son temps à manigancer de faux délits et qui n'enquête pas sur les vrais. Les américains sont davantage en danger du fait de la police que des criminels.

    ​​​​Le 29 décembre, j'ai reçu un courriel d'un famille américaine qui respecte de la loi, et qui est harcelée par la police. La famille a refusé de vendre à un shérif adjoint un domaine valant 75.000 dollars pour 4.000 dollars. La ferme est empêchée de fonctionner. La mère est arrêtée chaque fois qu'elle sort en voiture. Le fils a été piégé dans un coup fourré et a été envoyé en prison.

    Ne faites pas l’erreur d'appeler la police, ou d’être arrêté par un agent de la circulation. Vous risquez qu'il dépose un sac de drogue dans votre voiture et vous arrête pour trafic de drogue. Si vous rencontrez un agent de police, assurez-vous d’avoir quelques milliers de dollars pour acheter ses bonnes grâces et l’empêcher de monter de fausses charges contre vous. La plupart des accusations policières sont de fausses accusations. Les américains doivent ouvrir les yeux sur ces faits, sinon leur population carcérale va surpasser celle de tout le reste du monde réuni.

    

    ​​​​Paul Craig Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor dans l'administration Reagan. Il est l'auteur de Supply-Side Revolution : An Insider's Account of Policymaking in Washington, Alienation and the Soviet Economy et Meltdown: Inside the Soviet Economy, et est coauteur avec Lawrence M. Stratton de The Tyranny of Good Intentions : How Prosecutors and Bureaucrats Are Trampling the Constitution in the Name of Justice. Cliquer ici pour lire l'entretien de Peter Brimelow de Forbes Magazine avec Roberts au sujet de la récente série d’égarement des procureurs.

    

    Source : Vdare.com : Criminals With Badges—How the Police Create Crimes
    Auteur : Paul Craig Roberts
    Date : 1er janvier 2008 
    Traduction :
Opus Incertum

    COPYRIGHT CREATORS SYNDICATE, INC.

   

publié dans : Revue de presse

Mercredi 2 janvier 2008

    Un article fort bien documenté. A lire jusqu'au bout...

   

       Dans une interview du 2 novembre 2007 à David Frost, journaliste vedette à Al-Jazira, Benazir Bhutto affirme - en passant - qu’Oussama Ben Laden a été assassiné par Omar Sheikh, un agent de l’ISI pakistanaise qui joua un rôle-clé dans les attentats du 11-Septembre. Cette déclaration stupéfiante, à prendre avec beaucoup de précaution, soulève de très nombreuses questions, qui risquent bien de ne jamais être résolues.

   

    Le 27 décembre 2007, l’ex-Premier ministre du Pakistan Benazir Bhutto trouvait la mort dans un attentat-suicide, dont les commanditaires n’ont pas pu être encore clairement identifiés. Le 18 octobre dernier, jour de son retour au Pakistan après huit années d’exil, elle était déjà la cible d’un attentat-suicide dont elle sortait miraculeusement indemne. Entre ces deux attaques, le 2 novembre, elle avait accordé une interview à David Frost sur Al-Jazira, où elle avait désigné les possibles responsables de l’attentat du 18 octobre ; selon elle, ils pouvaient provenir d’un "gang du seigneur de guerre afghan Baitullah Mehsud, ou d’Hamza Ben Laden, le fils d’Oussama Ben Laden, ou des taliban pakistanais à Islamabad, ou d’un groupe à Karachi."

    Elle poursuivait : "J’ai renvoyé une lettre [au président Pervez Musharraf] disant que tant que ces groupes pourraient être utilisés, je pensais qu’il était plus important de rechercher les gens qui les soutiennent, qui les organisent, qui peuvent être les financiers, ou les organisateurs du financement de ces groupes, et j’ai nommé trois individus dont je pensais qu’ils pouvaient être leurs sympathisants." David Frost demande alors des précisions sur ces trois individus ; il veut savoir s’ils peuvent avoir partie liée avec le gouvernement pakistanais. C’est là que Benazir Bhutto lance : "Oui, l’un d’eux est un personnage très important [a very key figure] dans la sécurité. Il est un ancien officier militaire. C’est quelqu’un qui a été impliqué avec le Jaish-e-Mohammed, l’un des groupes de Maulana Azhar, qui était dans une prison indienne pour avoir décapité trois touristes britanniques et trois touristes américains, et il a aussi été impliqué avec Omar Sheikh, l’homme qui a assassiné Oussama Ben Laden".

    La déclaration sensationnelle est la dernière : Ben Laden serait mort, et son meurtrier serait Omar Sheikh. Une déclaration qui ne doit pourtant pas en cacher une autre : cette allusion à cet "ancien officier militaire" impliqué avec le Jaish-e-Mohammed et Omar Sheikh, et que Benazir Bhutto soupçonnait de vouloir l’assassiner.

    [...]

   

    A lire sur Agoravox : Déclaration stupéfiante de Benazir Bhutto ...
    Auteur : Taïké Eilée
    Date : 31 décembre 2007

    

publié dans : Revue de presse

Lundi 31 décembre 2007

    Le chercheur français vient de publier «Storytelling», dans lequel il décrit la propension des politiques à endormir l'esprit critique du public en mettant en scène leurs propres histoires.

   

    Un article du Matin Dimanche (Lausanne - Suisse)
    Stéphanie Germanier - 22/12/2007

   

Que vous inspire l'histoire d'amour entre Nicolas Sarkozy et Carla Bruni?
    C'est un conte de Noël, une histoire d'amour pour les grands enfants que nous sommes... Mickey a rencontré Blanche-Neige à Euro Disney le dernier week-end avant Noël; il faisait un temps glacial mais ce fut quand même un coup de foudre...

Vous ne pouviez pas rêver meilleur exemple pour illustrer la technique du storytelling que vous décrivez dans votre livre.
    Depuis son élection, Nicolas Sarkozy nous raconte des histoires : des histoires de rencontre et de séparation, de succès et d'échec, peuplées de victimes méritantes et de héros anonymes. Certaines se terminent mal comme le divorce avec Cécilia, d'autres connaissent un happy end comme la libération des infirmières bulgares. Il y a des épisodes fabuleux comme ce conte de fées où l'on voit une cendrillon de banlieue, la ministre de la Justice Rachida Dati, se transformer en princesse moderne dans Paris Match avec la complicité de grands couturiers. L'idylle avec Carla Bruni fournit un nouveau rebondissement dans la vie passionnante et passionnelle de Nicolas Sarkozy. Elle arrive au bon moment après une semaine calamiteuse au cours de laquelle c'est Khadafi, le grand méchant loup du conte de fées, qui a fait l'actualité. En quelques heures l'attention des médias s'est déplacée du vilain Khadafi à la belle Carla. Bref, il se passe toujours quelque chose avec Sarkozy: une ex-mannequin chasse une autre ex-mannequin... Il n'y a guère que les pauvres petites filles riches comme Cécilia pour s'ennuyer à l'Elysée.

Qu'est-ce que c'est exactement que ces histoires qu'on construit pour en faire oublier d'autres?
    Sarkozy applique les techniques de contrôle des médias que le Bureau d'information de la Maison-Blanche a mises au point progressivement depuis Reagan, jusqu'à Bill Clinton et George W. Bush. Dick Cheney l'actuel vice-président, l'exprime sans détour: «Pour avoir une présidence efficace, la Maison-Blanche doit contrôler l'agenda. Si vous laissez faire la presse, ils saccageront votre présidence...» Dans ce but, à Washington, le pouvoir présidentiel doit inventer chaque jour une bonne histoire, la story du jour qui capte et focalise l'attention des médias et du public.

Mais cette histoire d'amour entre Nicolas Sarkozy et Carla Bruni est-elle vraie ou est-ce seulement du pipeau pour détourner l'attention des gens?
    Qu'ils s'aiment vraiment ou qu'ils soient dupes de leur propre fiction, ce n'est pas la question. D'ailleurs qu'est-ce qu'un coup de foudre sinon l'irruption d'une fiction, d'une belle histoire dans le réel? Ce qui compte dans le cas des amants d'Euro Disney c'est l'usage stratégique qu'ils font d'eux-mêmes, la manière dont ils utilisent leurs émotions, leurs sentiments afin de jouer un jeu qui n'a plus rien de privé puisqu'il consiste au contraire à mettre en scène leur aventure privée pour en tirer des effets publics et même politiques comme détourner l'attention des gens.

Et ça fonctionne?
    Oui. On a par exemple assez peu parlé des droits de l'homme en Libye ces derniers jours.

Justement, dans votre livre vous nous dites qu'aujourd'hui raconter des histoires ça ne sert plus seulement à endormir les enfants, mais les foules. Expliquez-nous!
    Depuis toujours la fonction des récits c'est de transmettre les expériences. Le storytelling est une tentative d'instrumentaliser l'art du récit à des fins nouvelles comme le management, le marketing ou la communication politique. Lorsqu'on veut fédérer une équipe chez Apple on lui raconte l'histoire de Steve Jobs. Même chose dans la publicité. Aujourd'hui les managers utilisent les sentiments des gens à des fins politiques, économiques, idéologiques et parfois même militaires comme ce fut le cas aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne lors de la guerre en Irak. Mon livre est une enquête sur ces nouveaux usages sociaux du récit. Les histoires ont acquis un tel pouvoir de séduction dans notre culture que certains craignent qu'elles ne viennent se substituer au raisonnement rationnel.

Ne sous-estimez-vous pas le peuple en laissant entendre qu'il ne voit pas qu'il est manipulé?
    Le storytelling est bien plus efficace que la propagande classique. Il ne cherche pas à modifier vos convictions ou à les influencer mais à vous faire entrer dans une histoire passionnante. Il s'adresse à votre crédulité. C'est ce qu'Alastair Campbell, le conseiller de Tony Blair, appelle «faire la météo». Le storytelling n'est pas une technique de manipulation banale. C'est le climat dans lequel nous vivons. On est passés de l'opinion publique à l'émotion publique. Le débat public ne vise plus à confronter des opinions mais à synchroniser des émotions.

Mais personne n'est dupe. La presse a d'ailleurs dénoncé les mises en scène Sarkozy-Bruni durant la visite de Kadhafi et le divorce Nicolas-Cécilia lors des grèves...
    On commence en France à prendre la mesure des dangers d'une feuilletonnisation de la vie publique. George Bush, qui ne manque pas d'afficher son conservatisme compassionnel en serrant dans ses bras des survivants de la guerre ou des attentats du 11 septembre, est au plus bas dans les sondages mais il a été réélu deux fois. Un jour où l'autre la vérité se venge et le réel revient mais le mal est fait. Ce qui compte aujourd'hui pour les politiciens ce n'est pas de laisser une trace dans l'Histoire, mais de terminer leur mandat.

Et c'est grave?
    Oui, c'est très grave. Il s'agit de la survie des démocraties. Les citoyens ne sont plus considérés comme des électeurs qui doivent se faire une opinion, mais comme une audience à capter et à conserver. C'est la logique de l'audimat. Avec Nicolas Sarkozy, la nature et le rythme des décisions politiques se soucient désormais moins de cohérence que de rythme, moins d'action que d'une mise en scène du président qui obéit aux règles du suspense. Jacques Chirac avait dissous l'Assemblée nationale. Nicolas Sarkozy, lui, fait beaucoup mieux, il est en train de dissoudre le politique. Il y a ceux qui croient et ceux qui font croire. Et le pouvoir appartient à ceux qui font croire.

Reste qu'on peut aussi voir le verre à moitié plein en disant que la politique et ceux qui la font n'ont jamais autant intéressé le peuple...
    Oui comme à la «Star Ac'». C'est le spectacle qui fascine. L'affrontement des personnages, des scènes, une succession de séquences, le suspense.

Mais la vraie politique continue de se faire, on n'est quand même pas dans le spectacle permanent...
    Malheureusement oui. Que l'on soit en période électorale ou non, la politique prend la forme désormais d'un véritable festival de narration d'histoires où la presse joue à la fois l'acteur, le choeur et le public. Elle reprend et interprète la story du jour et satisfait l'appétit du public avec de nouveaux récits. Le candidat héros de feuilleton qui gagne sera celui dont les histoires entrent en connexion avec le plus grand nombre d'électeurs.

Si Sarkozy a été élu, est-ce parce qu'il savait mieux raconter des histoires que Ségolène Royal ou parce que le scénario était meilleur?
    Les deux mon général! Nicolas Sarkozy a, sans conteste, été un meilleur conteur ce qui signifie que son scénario était aussi plus crédible. L'histoire de Ségolène Royal manquait de cohérence...

C'est-à-dire?
    Elle n'est pas parvenue à faire converger son parcours personnel et l'histoire nationale. Ce que fait par exemple très bien le candidat Barack Obama aux Etats-Unis. Son conseiller n'essaie pas de vendre le programme politique du candidat à la Maison-Blanche en disant qu'il va sauver le système de santé américain. Non, il parle au coeur des gens en leur disant, si vous l'élisez vous allez faire l'Histoire en portant à la présidence pour la première fois un président Noir.

  

   Christian Salmon est écrivain et chercheur, docteur en sciences sociales à Paris. Il est âgé de 56 ans.

  

    Source Le Matin Online : Christian Salmon: «Sarkozy et Bruni, c'est un conte de Noël»
    Auteur : Stéphanie Germanier
    Date : 22 décembre 2007

    Le Matin Online © Edipresse Publications SA
   

   

publié dans : Revue de presse

Dimanche 30 décembre 2007

    La nouvelle est venue de l’Ohio ce 15 décembre dans une relative indifférence. On se souvient que lors des dernières élections en 2004, cet Etat avait joué un rôle-clé, Kerry pouvant encore l’emporter si l’Ohio versait démocrate. Cela ne fut pas le cas, mais très vite, lors de la soirée même d’élection, des voix s’étaient fait entendre pour accuser le clan Bush de trucage et de malversations. Le soir même, alors que l’issue est encore incertaine et que les blogs passent la soirée à comparer les sondages au sortir des urnes aux résultats qui apparaissent sur les téléviseurs, le monde s’inquiète. W. Bush pas vraiment: il sait qu’il va gagner. Et pour cause.

  

    C’est la deuxième fois que ça se produit, l’élection de 2000 ayant vu l’épisode épique du recomptage des fiches cartonnées de la Floride occuper plusieurs semaines les écrans américains. Pour mémoire, le perdant c’était le nouveau prix Nobel, Al Gore, qui avait donc lui aussi été... élu président des Etats-Unis  ! Bush, le lendemain de sa seconde élection avait surpris les commentateurs en montrant une étrange quiétude, dans son ranch, la même qu’il affichera au fond d’une école pendant les attentats contre le WTC. Bush sait quelque chose, mais ne peut dire quoi. En l’occurrence pour l’Ohio où son ami Diebold a mis en place des machines à voter qui, quoi qu’il arrive, lui assurent d’être élu. Les machines étaient vérolées, tout le monde s’en doutait. Mais aujourd’hui, on en a la preuve formelle.

    C’est Jennifer Brunner, la nouvelle responsable du vote dans l’Etat de l’Ohio, qui le dit ce jour, elle qui restera peut-être dans l’Histoire pour affirmer que si le matériel dont elle a la charge n’est pas assez sûr pour fonctionner en 2008, cela revient à dire qu’en 2004 cela ne l’était pas plus, et que par conséquent l’élection en Ohio a été flouée. Et la présidentielle avec. "It was worse than I anticipated" ("c’est pire que prévu"), dit-elle aujourd’hui à propos des cinq modèles différents de machines à voter installés dans l’Etat. Tous les moyens de fraude découverts par Mme Brunner avaient été détectés depuis longtemps par des activistes tels BradBlog et BlackBox, et raillés en direct avec brio par John Stewart, lors d’une émission restée culte du Daily Show avec l’ineffable John Hogman, que d’aucuns connaissent ailleurs.

    [...]

   

    A lire sur Agoravox : C’est officiel : Bush n’avait jamais été élu !
    Auteur : Morice
    Date : 27 décembre 2007

   

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Samedi 29 décembre 2007

Le fonds Carlyle est le fonds d'investissement privé le plus puissant au monde. Le plus discret, aussi. Non coté en bourse, il n’est pas tenu de communiquer le nom de ses partenaires. Dans son comité de direction, d’ex-ministres côtoient d’anciens représentants des principales agences de régulation américaines et deux anciens directeurs de la CIA, dont il ne serait "qu'un faux nez" (Le Point n° 1600 du 16 mai 2003).

Une info de Silicon.fr, 23 décembre 2007 :

  

    Pour le fonds américain, l'acquisition de Numéricâble ne serait qu'un 'amuse gueule'…

    La concentration des opérateurs est engagée, la cartographie du marché français des télécoms est en mouvement, et après le rachat de Neuf Cegetel par SFR (Vivendi), le fonds américain Carlyle se verrait bien jouer également un rôle de premier plan.

    Benoit Colas, le représentant du fonds interrogé par l'agence Reuters, n'a d'ailleurs pas caché les ambitions de son groupe, ni plus ni moins que de voir trois opérateurs majeurs en France: Orange (France Telecom), SFR (Vivendi) et Numéricâble (Carlyle) !

    Pour se faire, Benoit Colas verrait bien des "rapprochements entre opérateurs au sein d’un même pays", et en particulier "entre Numéricâble et Iliad". Sauf qu'il lui faudra pour cela convaincre Xavier Niel, le patron et fondateur de Free (Iliad), ce qui risque de présenter un obstacle majeur… Un tel rapprochement aurait pourtant du sens, les deux acteurs affichent les mêmes ambitions, sur la téléphonie, l'Internet, ou encore la fibre.

    Autre axe de développement projetté par Carlyle, acquérir la quatrième licence UMTS 3G, une opération qui serait "clairement envisagée". Le fonds pourrait profiter de l'assouplissement de l'accès à la licence envisagée par le gouvernement, alors qu'il s'agit justement de la condition demandée par Iliad pour confirmer sa candidature !

    A souffler le chaud et le froid, et à jeter ainsi de l'huile sur le feu, on se demande jusqu'où le fonds américain veut aller…

   

    Source : Silicon.fr : Carlyle est gourmand, après Numéricâble, Free et la 3G ?
    Auteur : Yves Grandmontagne
    Date : 23 décembre 2007

   

Pour en savoir plus sur le fonds Carlyle, lire Qui veut vraiment du Carlyle Group, une étude du laboratoire de recherche de l'Ecole de Guerre Economique (pdf - 2003)

   

   

publié dans : Revue de presse

Vendredi 28 décembre 2007

    Un Point de vue paru dans Le Monde, éd. du 22 décembre 2007

    

    Comme l'Europe l'a appris cruellement à ses dépens, la démocratie a sans cesse besoin d'être vécue, réinventée, défendue aussi bien à l'intérieur de nos pays démocratiques que dans le reste du monde. Aucune démocratie n'est une île. Les démocraties se doivent mutuellement assistance. Aujourd'hui, j'en appelle donc à nos dirigeants et à nos grands organes de presse : oui, je l'affirme, la jeune démocratie bolivienne court un mortel danger.

    En 2005, un président et son gouvernement sont largement élus par plus de 60 % des électeurs, alors même qu'une grande partie de leurs électeurs potentiels, indigènes, ne sont pas inscrits sur les listes électorales, car ils n'ont même pas d'état civil.

    Les grandes orientations politiques de ce gouvernement ont été approuvées massivement par référendum avant même cette élection, et notamment la nationalisation des richesses naturelles pour une meilleure redistribution et la convocation d'une Assemblée constituante.

     Pourquoi une nouvelle Constitution est-elle indispensable ? Pour la raison bien simple que l'ancienne Constitution date de 1967, une époque où, en Amérique latine, les populations indigènes - qui représentent en Bolivie 75 % de la population - étaient totalement exclues de toute citoyenneté.

    Les travaux de l'Assemblée constituante bolivienne ont été depuis les origines constamment entravés par les manoeuvres et le boycottage des anciennes oligarchies, qui ne supportent pas de perdre leurs privilèges économiques et politiques. L'opposition minoritaire pousse le cynisme jusqu'à travestir son refus de la sanction des urnes avec le masque de la défense de la démocratie. Elle réagit par le boycottage, les agressions dans la rue, l'intimidation des élus, dans le droit-fil des massacres perpétrés sur des civils désarmés par l'ancien président Sanchez de Lozada en 2003, lequel est d'ailleurs toujours poursuivi pour ces crimes et réfugié aux Etats-Unis.

    A la faveur d'un chaos soigneusement orchestré renaissent les menaces séparatistes des provinces les plus riches, qui refusent le jeu démocratique et ne veulent pas "payer pour les régions pauvres".

    Des groupes d'activistes néofascistes et des bandes paramilitaires subventionnées par la grande bourgeoisie et certains intérêts étrangers installent un climat de peur dans les communautés indigènes. Rappelons-nous ce que sont devenus la Colombie et le Guatemala, rappelons-nous surtout la démocratie chilienne, assassinée le 11 septembre 1973 après un processus identique de déstabilisation.

    On peut tuer une démocratie aussi par la désinformation. Non, Evo Morales n'est pas un dictateur. Non, il n'est pas à la tête d'un syndicat de trafiquants de cocaïne. Ces images caricaturales sont véhiculées chez nous sans la moindre objectivité, comme si l'intrusion d'un président indigène et la montée en puissance de citoyens électeurs indigènes étaient insupportables, non seulement aux oligarchies latino-américaines, mais aussi à la presse bien pensante occidentale.

    Comme pour démentir encore plus le mensonge organisé, Evo Morales appelle au dialogue, refuse d'envoyer l'armée et met même son mandat dans la balance.

    J'en appelle solennellement aux défenseurs de la démocratie, à nos dirigeants, à nos intellectuels, à nos médias. Attendrons-nous qu'Evo Morales connaisse le sort de Salvador Allende pour pleurer sur le sort de la démocratie bolivienne ?

    La démocratie est valable pour tous ou pour personne. Si nous la chérissons chez nous, nous devons la défendre partout où elle est menacée. Il ne nous revient pas, comme certains le prétendent avec arrogance, d'aller l'installer chez les autres par la force des armes ; en revanche, il nous revient de la protéger chez nous avec toute la force de notre conviction et d'être aux côtés de ceux qui l'ont installée chez eux.
Danielle Mitterrand est présidente de France Libertés.

  

    Source Le Monde : En Bolivie, la démocratie en péril, par Danielle Mitterrand
    Edition du 22 décembre 2007

    © Le Monde.fr

    
 

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Jeudi 27 décembre 2007

  

A voir pour mieux comprendre ce qu'est vraiment la liberté de la presse aux Etats-Unis

   

    Le site www.reopen911.info propose une version sous-titrée en français du documentaire de Robert Kane Pappas Orwell Rolls in His Grave (2004)

"Orwell se retourne dans sa tombe" de Robert Kane Pappas, se veut la critique définitive du quatrième pouvoir, considéré autrefois comme le bastion de la démocratie américaine.

En se demandant si l’Amérique est entrée dans un monde orwellien au double langage où les mensonges peuvent passer pour la vérité, Pappas explore ce dont les médias n’aiment pas parler, c’est-à-dire eux-mêmes.

Retraçant méticuleusement le processus par lequel les médias déforment et censurent les événements d’actualité, Pappas présente de fascinantes et éloquentes interventions de professionnels des médias.

Parmi les intervenants, l’on trouve Charles Lewis, directeur du Centre pour l’Intégrité Publique; Vincent Bugliosi, ancien procureur de Los Angeles; le réalisateur et auteur Michael Moore; le Républicain Bernie Sanders; Danny Schecter, auteur et ancien producteur pour ABC et CNN; et Tony Benn, ancien membre du Parlement britannique.

    Le documentaire : http://video.google.fr/videoplay?docid=351403092360854662 
    Durée : env 1h 45

   

    Source www.reopen911.info : Orwell se retourne dans sa tombe - VO ST FR

   

 

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Jeudi 27 décembre 2007

  

    Par Youri, 17 décembre 2007 (DatingWatch.org). Extraits.

   

    Aujourd’hui Facebook compte plus de 50 millions d’utilisateurs à travers le monde dont plus d’un million en France. Comme toute start-up ambitieuse, Facebook avait d’importants besoins de financements pour mener à bien son projet. Dès l’été 2004, Peter Thiel, l’ex CEO de Paypal investi 500 000 dollars dans la société.

     Peter Thiel semble avoir des liens importants avec le think tank néoconservateur Vanguard PAC. Peter Thiel a travaillé aux côtés de Rod Martin, président de ce think tank et proche de l’administration Bush. Rod Martin préside, entre autres, le puissant lobby des armes : la “National Rifle Association“.

     Puis en mai 2005, Facebook lève 12,7 millions de dollars auprès du fond d’investissement Accel Partners. Son président, James Breyer, accède alors au conseil d’administration de Facebook. James Breyer a siégé, entre autres, chez NVCA et BBN (à l’origine de l’ARPANET). Dans ces sociétés, on retrouve Gilman Louie et Anita Jones qui ont tous deux siégé au conseil d’In-Q-tel, fond d’investissement de la CIA fondé en 1999.

     De plus, le docteur Anita Jones a travaillé pour le compte du département américain de la défense. Et puisqu’un schéma vaut mieux qu’un long discours, voici une cartographie simplifiée des liens indirects pouvant réunir Facebook et les institutions de défense américaines.

    En janvier 2002, la DARPA en association avec le département américain de la défense lance le programme IAO (Information Awareness Office). Le but de ce programme est de constituer une base de données géante alimentée par l’ensemble des bases informatiques afin d’exercer un parfait contrôle de l’information.

 

     Voir l'extrait de l’émission de France 5 "Revu et Corrigé" où le journaliste Benjamin Vincent fait état des liens indirects entre l’actionnaire de Facebook Accel Partners et les instances américaines : Dailymotion  (vidéo, durée env.  1mn 20)

    

    Lire l'article sur DatingWatch.org : Facebook serait il au service de la CIA ?
    Par Youri, le 17 décembre 2007

   

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Jeudi 27 décembre 2007

La presse étrangère n'a pas, pour Nicolas Sarkozy, les yeux de Chimène ...

    Le Monde édition du 28 décembre 2007

   

     Les photos de Nicolas Sarkozy et de Carla Bruni à Louxor (Haute-Egypte) ont fait, mercredi 26 décembre, le tour du monde. Aux Etats-Unis, elles ont été reprises par les journaux accompagnées d'une courte synthèse dans la page people. C'est surtout en Europe que les commentateurs politiques s'y sont intéressés, s'interrogeant, souvent de façon peu amène, sur le nouveau style de la présidence française.

    Ainsi, en Italie, le quotidien La Repubblica, sous la plume de Bernardo Valli, se demande, jeudi 27 décembre, si, "à la veille de son cinquantième anniversaire, la Ve République n'a pas changé de visage", si "son sixième président, actuellement en fonction, n'est pas en train d'en écrire l'épitaphe". L'éditorialiste décrit "sur le trône de De Gaulle, un président en manches de chemise, avec la chemise déboutonnée et les lunettes de soleil d'Alain Delon, qui reçoit ses ministres les pieds sur la table et tutoie (presque) tout le monde".

"CELA TOURNE VITE AU VULGAIRE"

     L'autre grand quotidien, Il Corriere della Sera, consacre sur deux pages un reportage très illustré et plutôt ironique aux "deux fiancés". En Espagne, où M. Sarkozy est bien en cour et suscite depuis sa campagne présidentielle une curiosité bienveillante, même les journaux conservateurs El Mundo et ABC s'étendent sur le coût du séjour et le rôle de Vincent Bolloré, après le prêt de son yacht à Malte.

    C'est en Allemagne que les commentaires sont les plus durs, confirmant la difficulté outre-Rhin à s'habituer à un président de la République française dont les comportements désarçonnent les Allemands, qui ont toujours eu le sentiment qu'il ne les portait pas dans son cœur. A l'unisson, la presse accuse le chef d'Etat de chercher une fois encore à se mettre en scène, souvent au préjudice de sa fonction. "Au lieu de se démener, comme le reste de la classe politique du pays, sur le pouvoir d'achat, les retraites ou les délocalisations, il s'en va le week-end à Disneyland", note le magazine de droite Focus dans son édition en ligne, qui décrit un président à la recherche de "trophées".

     "Ehonté, irritant, narcissique", s'agaçait la Süddeutsche Zeitung dès le 21 décembre : "Ses prédécesseurs aussi aimaient le luxe. Chez Sarkozy, cependant, cela tourne vite au vulgaire." "Les Français ne peuvent que constater à quel point ce nouveau Napoléon est imprévisible", conclut le Berliner Zeitung du 24 décembre.

    En Belgique, tous les titres, francophones et néerlandophones, plaçaient en "une", mercredi, les photos de Louxor. Une "virée people" selon Le Soir, pour lequel "Sarko termine 2007 sûr de lui, arrogant, espérant mettre un voile sur ses premiers vrais déboires".

    Aux Pays-Bas, le quotidien de référence NRC-Handelsblad s'interrogeait, jeudi, sur "ce qui se déroule vraiment à l'Elysée, où l'on semble tourner un remake de Louis de Funès".

    Peut-être par trop habituée aux controverses entourant les voyages privés de l'ancien premier ministre Tony Blair, la presse britannique, qui avait fait ses choux gras de l'officialisation de la nouvelle liaison présidentielle au parc Disneyland, s'est faite plus discrète. "Kozy et sa copine sur les rives du Nil", titrait le tabloïd The Sun. Dimanche, The Independent ironisait sur un "Sarkozy qui a réinventé la présidence de la France à l'époque du star-system". M. Sarkozy est "le candidat unique d'un studio de 'Loft Story' appelé Elysée, une star de soap opera", écrivait le journal.

   

    Source Le Monde : La "virée people" de Nicolas Sarkozy ....
    Auteur : Henri de Bresson (avec les correspondants en Europe et à Washington)
    Date :  27 décembre 2007

    © Le Monde.fr

   

publié dans : Revue de presse

Mercredi 26 décembre 2007

   
Par Joel S. Hirschhorn, 20/12/07

  

    Le système politique américain est une association de malfaiteurs. C’est ce que prouve quantité de nouvelles analyses qui montrent, sans l’ombre d’un doute, que la version officielle du 11/9 est un mensonge. La dissimulation autour du 11/9, organisée depuis des années par les deux grands partis est bien plus grave que les événements eux-mêmes, pourtant épouvantables. Elles caractérisent l'infamie de ce gouvernement corrompu et malhonnête.

    Chaque jour, nous continuons d’être les victimes du 11/9 et des dissimulations par la coûteuse guerre d'Irak, et par l'érosion des règles juridiques et des droits constitutionnels. Les élites qui sont au pouvoir masquent la vérité parce qu'ils craignent ce qui va arriver quand le public se rendra compte que le 11/9 n'est pas uniquement l’œuvre de terroristes étrangers.

    L’analyse sonore des bruits qui ont été produits au World Trade Center montre sans équivoque que la version officielle du 11/9 n'est pas crédible (www.ae911truth.org). Ceux qui recherchent vraiment la vérité ont pu accumuler des masses de preuves ; le gouvernement, lui, n’a rien vu. Pour le dire simplement, les trois tours ont été détruites par démolition contrôlée, et non pas par les incendies créés lors des impacts des deux avions. Non seulement le gouvernement américain était impliqué, mais il a participé à la conspiration en cachant la vérité au public. Pourquoi ? Les hommes politique, qu’ils soient Républicain ou Démocrates ainsi que les élite au pouvoir craignent que la vérité ne tarisse le peu de confiance que le public a encore en ce gouvernement. La vérité peut produire l’instabilité politique, et peut-être faire sauter le verrou du bipartisme. Elle le doit. Elle le doit, si nous voulons voir advenir les profondes réformes politiques dont notre nation a désespérément besoin.

    Le déclin avait  commencé avant que George W. Bush et ses co-conspirateurs ne l'ait accéléré par leur mépris flagrant des règles du droit et de la Constitution. Il va se poursuivre, même avec une administration Démocrate, à moins que notre système politique ne soit réformé. Il faut rappeler aux américains que notre nation est née d'une insurrection, d'une rébellion populaire contre la tyrannie politique. Le 11/9 montre que nous avons besoin d'une deuxième Guerre d'indépendance. Nous devons en finir avec cet  Axe de l’Arrogance ploutocratique que nous devons craindre bien davantage qu’un prétendu Axe du Mal étranger. Comment faire ?

    Un vaste mouvement national citoyen pour la vérité sur le 11/9 existe, mais demeure ignoré des grands médias. Son succès sera le catalyseur du renouvellement de la démocratie américaine. C’est une onde de choc qui va ébranler le cerveau de chaque Américain : le choc de la vérité sera si terrible et si déstabilisant que les Américains vont enfin prendre conscience que c’est le déclin de la démocratie qui a permis le mensonge du11/9.

    S’il ne commet pas d’erreur, le mouvement pour la vérité sur le 11/9 détient l'avenir des Etats-Unis. Nous ne sommes pas de subversifs « théoriciens de conspiration », et nous ne cherchons pas à favoriser le terrorisme étranger. Nous menons une guerre patriotique contre l'illusion produite par la propagande gouvernementale. Des douzaines de livres et de sites web révèlent les innombrables contradictions techniques et les incompatibilités de la version officielle du 11/9 avec les lois de la physique. Le poids de ces preuves amène à une conclusion douloureuse : Le gouvernement fédéral a joué un rôle, probablement dans le cadre d’une grande opération de services spéciaux. Le « pourquoi » est évident : justifier une guerre injuste pour servir les intérêts et l'avidité d'entreprise privées.

    Là est notre chance : faire du 11/9 le point de bascule pour le renouveau de la démocratie américaine. Nos ennemis craignent la réussite de ce mouvement, car il pourrait provoquer  s’effondrement de l'Axe de l'Arrogance, le complot élitiste et ploutocratique menée par le jeu du bipartisme. C’est la corruption qui garde notre système politique stable ; la vérité doit nettoyer tout cela. L'instabilité politique est le prix à payer pour restaurer de démocratie.

   

Changement de paradigme

    Les mensonges sur le 11/9 ont soutenu le paradigme de la menace terroriste. La vérité sur le 11/9 doit activer un nouveau paradigme, celui de la réforme politique. Le patriotisme centré sur la défense de la nation doit être remplacée par le patriotisme centré sur la renaissance de la démocratie.

    Déjà, ceux qui défendent le statu quo calomnient déjà le mouvement pour le faire échouer. Les choses vont empirer au fur et à mesure que va apparaître la corruption du système politique. Cela approche. Selon une enquête New York Times/CBS News, seuls 16 pour cent des Américains pensent que l'administration Bush dit la vérité sur ce qu’elle savait des attaques du 11/9 avant qu’elles ne se produisent. Mais ce que les gens ne mentionnent pas, c’est l’apparition publique et bruyante de la vérité, du fait que les vraies racines du 11/9 sont dans le pourrissement de démocratie américaine et pas simplement le fait de quelques personnes diaboliques.

    Le public, trompé, doit être rééduqué pour se rendre compte que les élites arrogantes et ploutocrates qui sont au pouvoir sont pires que les terroristes islamiques radicaux. Paul Craig Roberts a saisi le fond du problème : « Les Américains pensent que le danger, c’est les terroristes. Ils ne comprennent pas que les terroristes ne peuvent pas supprimer l’habeas corpus, la Déclaration des Droits [Bill of Rights] ni la Constitution. ... Les terroristes ne sont pas une menace contre la Déclaration des Droits et la Constitution comme l’est notre propre gouvernement au nom de la lutte contre le terrorisme. Les Américains sont tout simplement incapables de se rendre compte de cela ».

    Pour notre nation, le 11/9 est une leçon sur le déclin de démocratie. John McMurtry a remarqué « Qu’est ce qui compte le plus dans le monde, la foi en la grandeur et la bonté de l’Amérique, ou les faits qui, au plus haut niveau, prouvent le contraire ? »  Les Américains sont meilleurs que leur gouvernement ; ils n'ont pas le gouvernement qu'ils méritent. Ils ont le gouvernement que les riches et les puissants leurs imposent. Cela doit se terminer.

    Mais le pouvoir des élite n’est pas la seule chose à laquelle nous devons faire face. Il y a la résistance psychologique de millions d'Américains face à la terrible vérité sur le 11/9 – une vérité honteuse et « inconcevable » sur un gouvernement qu’ils ont élu. Même s'ils ont doutent de la version officielle, ils reculent instinctivement et élèvent des barrières mentales pour refouler la pleine vérité. Ils veulent continuer de croire qu'ils vivent dans une grande démocratie. Ils veulent croire que lorsque l'administration Bush sera remplacée, notre démocratie sera de nouveau bien vivace. Il est dur d’accepter que la vérité sur le 11/9 n'aurait pas pu être cachée si longtemps sans l'accord tacite ou explicite des Démocrates et des agents du pouvoir.

    C'est comme apprendre à des enfants que leurs parents sont d’horribles meurtriers. Egarés, surchargés, déprimés, politiquement désengagés, cyniques et fragiles, les Américains ne veulent pas savoir que leur gouvernement a joué un rôle dans les attentats du 11/9. Pendant des années le gouvernement des deux partis leur a menti d’une manière flagrante. Des milliers de bons Américains sont morts ou ont été affreusement blessés dans une guerre menée suite aux attentats du 11/9 qui ont été commis sous fausse bannière. En somme, malgré les élections successives, une énorme association de malfaiteurs sévit depuis longtemps. De telles idées sont difficiles à accepter.

    D’autre part, l'instabilité politique effraye l’Américain moyen. Mais une stabilité basée sur la corruption et le mensonges est destructrice. C’est lorsqu’ils perçoivent que le 11/9 est une violence politique commise par des Américains contre d’autres Américains – et pas seulement comme un attentat terroriste organisé à l’étranger – qu’ils perçoivent que cette vérité doit mener à des réformes politiques majeures. L'instabilité est le coût du renouvellement de la démocratie.

    Les points importants sont que l'effondrement des règles du droit est plus important que l'effondrement des tours. Que bien plus de gens sont morts à cause du 9/11 qu’au moment du 9/11. Que les événements du 9/11 sont, en fait, moins importants que leur cause et que leurs conséquences.

    John McMurtry l’a dit, “[les évènements du 9/11] ont permis à une administration illégitime de se présenter en championne de l’Amérique patriotique en guerre – oublieuse de sa responsabilité face aux règles du droit. "Défendre l’Amérique contre un autre attentat terroriste" est devenu pour le gouvernement une justification pour la corruption en toute impunité, pour des crimes de guerre, pour des menaces envers le tiers-monde Islamique ou autre, et à l’intérieur, pour des attaques contre les droits civils". Tout cela persistera autant  que persisteront les mensonges sur le 11/9.

    Malgré le déficit de confiance record du public vis à vis du Congrès et du Président, trop d'Américains continuent de croire que les élections sont le seul moyen de provoquer des réformes politiques. Malgré la longue suite de mensonges des politiciens, et l’irrésistible conviction que le pays fait fausse route, ils gardent l’espoir de pouvoir améliorer les chose par leur vote. La plupart des Américains n’ont pas l’esprit de la Boston Tea Party. Ils ne sont pas prêts à se révolter malgré une situation inacceptable. Notre mouvement pour la vérité doit les aider à accepter cette pénible vérité avec ses retombées politiques. Nous devons mettre toutes les preuves techniques découvertes par tous ces scientifiques et ingénieurs de renom au service de la réforme du système.

    Nous devons faire plus que balayer la version officielle des évènements et obtenir une nouvelle enquête sur le 11/9, comme l’exigent maintenant des centaines d'Américains respectés (www.patriotsquestion911.com). Nous devons les aider à vivre dans un état plus patriotique et vertueux. Nous devons les aider à se scandaliser et à se rebeller contre la perversité, tout en étant optimistes devant de futures réformes politiques majeures.

   

Stratégie politique

    Pour battre les élites au pouvoir qui ruinent la nation, il faut une armée d'Américains prête à se révolter ouvertement contre l'état bipartite et partisan qui est aujourd’hui aux commandes. Le mouvement de vérité sur le 11/9 doit mettre au point une véritable stratégie politique pour abattre le statu quo ainsi que l'establishment politique existants. Trois actions seraient à réaliser.

    D’abord, en s’appuyant sur l’analyse technique détaillée qui prouve sans équivoque que la version officielle ne tient pas, le mouvement devrait préparer un projet de loi s’intitulant : Acte de Vérité 2008 sur le 11/9. Ce projet de loi fédéral serait soumis à chaque membre de la Chambre des Représentants et du Sénat au début de l'année prochaine. Il préciserait l’étendue et les objectifs d’une nouvelle enquête sur le 11/9 ; quelle sources, publiques privées ou mixtes seraient à solliciter ;  comment le public pourra accéder aux information ;  quelles ressources doivent être mobilisées et quel sera le calendrier à respecter.

    Nous devons prendre l'initiative de spécifier la nature exacte de cette enquête, sachant que les professionnel qui font partie du mouvement pour la vérité n’ont que des ressources limitées et ne peuvent pas répondre à toutes les toutes questions. Le mouvement pour la vérité sur le  9/11 doit définir lui-même exactement en quoi devra consister cette première enquête réellement crédible menée par le gouvernement. Il faudra se méfier des manoeuvres que l'establishment politique pourra imaginer pour faire taire notre mouvement. Il est indispensable de révéler au public, à la presse et au monde politique toute la vérité, par exemple, sur les causes de l'effondrement des trois bâtiments du World Trade Center, en particulier du bâtiment 7 qui n’a été frappé par aucun avion.

    Afin d’engager le plus possible d'Américains à la recherche de la vérité, le développement et la présentation de ce texte doivent être suivis par tous les groupes dédiés au 11/9, qui doivent bombarder le Congrès de demandes d’auditions et pour la présentation du projet de loi.

    En vérité, peu de politiciens soutiennent le mouvement de vérité. Une des rares déclarations est venue du candidat à la présidence Ron Paul. Dans un entretien à la radio en janvier  2007 il a dit que les investigations sur le 11/9 sont à ce jour « plus ou moins des opérations de camouflage sans qu’aucune vraie explication ne soit advenue ». Mais, un peu plus tard, quand il est devenu médiatiquement plus visible et qu’on lui a demandé s’était possible que la version officielle ait  été manipulée par le gouvernement. Il a répondu énergiquement « absolument pas ». Dans un autre entretien, quand on lui a demandé s'il  pensait que le 11/9 était un travail intérieur que le gouvernement avait laissé faire, il a répondu avec force « Non ». Ainsi, apparemment Paul voit une opération de camouflage mais pas de la part de notre gouvernement. Soutiendrait-il le texte pour une nouvelle enquête ?

    La deuxième action politique importante doit être de proclamer que seuls, les politiciens qui soutiennent activement le texte bénéficieront du soutien aux élections de  2008 des millions d'Américains qui doutent de la version officielle du 11/9. Cette menace est une nécessité absolue. Si le projet de loi n'est pas approuvé par le Congrès et promulguée par le Président Bush,  nous devrons boycotter activement tous les candidats Démocrates et Républicains lors des élections fédérales de 2008.

    La troisième action est la suivante : Tout les gens dévoué la cause de la vérité sur  le 11/9 doivent honorer la clause que les Fondateurs nous ont donné dans la Constitution, pour le jour où les Américains auraient perdu confiance dans le gouvernement fédéral, et surtout dans le Congrès. Ce jour est arrivé, c’était le 11/9. Ils avaient prévu l'Article V qui permet à une convention des délégués des Etat de proposer des amendements constitutionnels. Nous devons nous rendre compte que les réformes du SYSTEME ne sont possible que par des amendements constitutionnels que le Congrès ne proposera jamais de lui-même, et qui ne seront jamais menés à bien par le fonctionnement législatif habituel. Le Congrès et tout l’establishment politique et élitiste a intentionnellement refusé toute convention depuis 200 ans. Pourtant , la seule et unique condition nécessaire à l’application de l'Article V a été satisfaite à plus de 500 reprises dans les 50 états. Trop, c’est trop. Notre mouvement de vérité doit se joindre à l'effort des Friends of the Article V Convention [Amis de la Convention par l'Article V] ( www.foavc.org ), en exhortant les membres du groupe pour la vérité à se joindre aux FOAVC.

    L' establishment politique craint à la fois la vérité sur le 11/9 et une convention issue de l’Article V. Nous devons nous rendre compte que la vérité sur le 11/9 peut nous amener aux réformes politiques nécessaires, et que la convention est le moyen de les obtenir.

   

Conclusion

    Le  mouvement pour la vérité sur le 11/9 doit être également un mouvement politique, pas un mouvement partisan. Il peut aider les Américains à reprendre le contrôle de leur pays et permettre d’en terminer avec la criminalité, la corruption et la ploutocratie qui a usurpé notre gouvernement et mutilé notre démocratie.

    Evènement de propagande belliciste et impérialiste, le 11/9  doit devenir un mouvement de renouveau de la démocratie. La crainte paralysante du terrorisme doit devenir un enthousiasme rénovateur de la politique.

    La recherche de la vérité ne se confond pas toujours avec la recherche du bonheur, pas lorsque la vérité nous blesse. L’objectif du mouvement pour la vérité sur le 11/9 n'est pas de trouver immédiatement le bonheur. Il est de gagner le bonheur après avoir remis sur pied la démocratie américaine.

   

    

    Ancien professeur d'ingénierie à l'Université de Wisconsin, Madison, puis  membre du Congressional Office of Technology Assessment et du National Governors Association, Joel S. Hirschhorn est maintenant un écrivain engagé. On peut le joindre  via le site www.delusionaldemocracy.com . Cet article s’appuie sur des présentations faites lors d’ une récente conférence organisée par le Boston 9/11 Truth.

   

    

    Article original Information Clearing House : 9/11 Truth Manifesto, by Joel S. Hirschhorn, 12 décembre 2007
    Traduction : 
Opus Incertum

    

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Samedi 22 décembre 2007

    Quelle religion M. Sarkozy veut-il promouvoir ? L'utilitarisme social et politique n'est-il pas le vrai levier de la démarche du président français ?

   

    Le "discours du Latran" laissera plus de traces que la visite officielle de Nicolas Sarkozy, jeudi matin 20 décembre au Vatican, au pape Benoît XVI. Les deux hommes ont constaté leur proximité de vues sur la place de la religion dans la vie publique et, à l'étranger, sur le Liban, le Proche-Orient, l'Afrique, et la libération des otages de Colombie.

    Le discours prononcé jeudi soir par le président français à la basilique du Latran, lors de la prise de possession – toute symbolique– de son siège de "chanoine d'honneur", est un acte politique d'une autre ampleur, une tentative d'enterrer la "guerre des deux France" (cléricale et révolutionnaire) et de réconcilier, pour de bon, la République laïque et l'Eglise catholique.

    C'est la première fois que Nicolas Sarkozy en tant que président –il avait déjà affiché ses convictions comme ministre de l'intérieur– choisissait aussi nettement son camp, sans complexe ni dogme préétabli, sur un terrain aussi miné.

    Le discours du Latran est, d'abord, une relecture de l'histoire de France à partir de ses "racines" chrétiennes, d'évidence inspirée par Henri Guaino et Max Gallo, qui faisaient partie de la délégation française à Rome. "Les racines de la France sont essentiellement chrétiennes, martèle M. Sarkozy. J'assume pleinement le passé de la France et ce lien particulier qui a si longtemps uni notre nation à l'Eglise. [...]

   

    Lire sur Le Monde : Nicolas Sarkozy veut remettre la religion au cœur de la vie de la cité
    Auteur : Henri Tincq, envoyé spécial à Rome
    Edition du 22 décembre 2007

   

Sur le même sujet, lire également sur Le Monde du 22 décembre: 

"L'intérêt de la République, c'est qu'il y ait beaucoup d'hommes qui espèrent"
(Extrait du discours de Nicolas sarkozy)

Devant le pape, le président français affiche sa décontraction

   

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Samedi 22 décembre 2007

    Selon le Département de la Justice, le nombre total de prisonniers aux Etats-Unis (incluant les détenus des prisons fédérales, des prisons d’État, des prisons locales, des prisons militaires, des prisons indiennes, etc.) a atteint en 2006 le chiffre de 2 385 213 personnes. À ceux-là doivent être ajoutés 5 035 225 personnes placées sous contrôle judiciaire.

    Le total de cette population correctionnelle du « pays de la Liberté », soit 7 420 438 personnes, représente 3,2 % de la population adulte, record du monde absolu. Il s’agit d’une augmentation considérable depuis le 11-Septembre 2001 et le vote de l’USA Patriot Act, en moyenne de 2 % par an.

    Ces chiffres ne tiennent pas compte des prisonniers étrangers détenus par les États-Unis hors de leur territoire (Guantanamo, Bagram et autres prisons secrètes de la CIA).

    A titre de comparaison, pour plus d’un milliard d’adultes en Chine, il n’y a qu’1,5 million de prisonniers.

     

    Source : Réseau Voltaire : Les États-Unis détiennent le record... , 22 décembre 2007

   

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Samedi 22 décembre 2007


   Aux USA, les 1% les plus riches gagnent plus que le total des revenus des 40% les plus pauvres. L’augmentation du revenu des 5% les plus riches entre 2003 et 2005, a été de 681 milliards. Cette somme est supérieure au revenu des 20% les plus pauvres qui n’ont disposé en tout que de 383 milliards. [...]

  

   A lire sur ContreInfo.infoUSA : des riches de plus en plus riches...
   avec CBO, New York Times, Economic Policy Institute
   21 décembre 2007

   

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Vendredi 21 décembre 2007

    Parler de l’effondrement du système capitaliste comme vous le faites dans votre livre et dire que la crise de 1929 est devant nous, n’est-ce pas exagéré ?

Comme le dit l’agroéconomiste Lester Brown, nous sommes sur des «trajectoires d’effondrement». Aucune des tendances actuelles n’est durable. C’est vrai de la crise sociale, de la crise financière et, bien sûr, de la crise écologique. Nous sommes au bout d’un système. Il est urgent de construire une alternative globale.

     Vous mettez tous les pays occidentaux dans le même sac…

Il y a quelques différences mais la précarité s’est généralisée dans l’ensemble des pays occidentaux. Au Japon, 32 % des emplois sont précaires. En Allemagne, 6,3 millions de salariés n’ont que des emplois à 400 euros (pour 15 heures par semaine). Aux Etats-Unis, le pays du plein-emploi selon Nicolas Sarkozy, il y a tellement de petits boulots que la durée moyenne du travail, sans compter les chômeurs, est tombée à 33,7 heures. La précarité s’installe partout, et même ceux qui ont un emploi stable sont obligés de revoir à la baisse leurs demandes salariales : «Si t’es pas content, va voir ailleurs», remplace souvent toute vraie négociation. Même le FMI, plutôt libéral, explique, dans son dernier rapport, que la part de la richesse qui va aux salaires a fortement baissé dans tous les pays occidentaux : «La baisse atteint 10 % en Europe et au Japon.»

    Est-ce aussi valable pour la France ?

Depuis vingt-cinq ans, en France, la négociation sur les salaires est tellement déséquilibrée que la part des salaires et cotisations sociales dans le produit intérieur brut (PIB) a chuté de 11 %. Onze pour cent de chute sur un PIB de 1 800 milliards, ce sont cette année quelque 200 milliards d’euros qui vont rémunérer le capital, alors qu’ils iraient aux salariés si nous avions conservé l’équilibre de 1982. François Fillon dit que, sans réforme, le déficit des retraites sera en 2020 de 1 % du PIB, mais depuis vingt-cinq ans la part des salaires et cotisations a reculé de 11 % du PIB. Bien sûr qu’il faut réformer les retraites, mais l’essentiel est de lutter contre le chômage et la précarité. Si la part des salaires remontait de 6 points, le financement des retraites serait bien plus facile.

     Mais la croissance se maintient presque partout…

Au prix d’un endettement sans précédent. Les libéraux passent leur temps à critiquer la dette des Etats. Mais le plus grave c’est sans doute l’envolée de la dette privée, celle des ménages. Dans de nombreux pays, le seul ressort de la croissance est l’endettement des ménages. La crise des crédits subprimes aux Etats-Unis en est une preuve : tout a été imaginé pour pousser les ménages à s’endetter sur des montants incroyablement élevés et sur des périodes extrêmement longues.

Cette crise n’est qu’un début. Aux Etats-Unis, la dette totale des ménages, des entreprises et des collectivités (sans parler du secteur financier) vient de dépasser les 230 % du PIB. En 1929, lors de la dernière grande crise du capitalisme, le même ratio atteignait «seulement» 140 % du PIB. Si on ajoute la dette du secteur financier, la dette atteint 340 % du PIB américain ! Du jamais-vu. Les chiffres sont formels : la croissance européenne, ou américaine, serait négative depuis sept ans si nous n’avions pas fortement augmenté la dette privée.

     Le capitalisme ne tiendrait que grâce à l’endettement ?

Oui. Au Japon, aux Etats-Unis, en Nouvelle-Zélande, au Danemark, en Espagne, en Angleterre, dans tous les pays que les libéraux prennent comme modèle, la croissance se maintient grâce à l’endettement privé. En 2006, la dette des Etats-Unis, hors secteur financier, a augmenté huit fois plus vite que le PIB. Si la crise immobilière américaine se répand dans le reste de l’économie, elle ne sera pas sans effets sur l’économie chinoise et donc sur la situation sociale (déjà tendue) de ce pays. Une grande part de sa croissance vient des exportations vers les Etats-Unis et l’Europe. Si les Etats-Unis tombent en récession, qui peut être sûr que ce qui s’est passé en Allemagne dans les années 30 ne se rejouera pas en Chine, avec Taïwan à la place de l’Alsace-Lorraine ? L’hyperlibéralisme peut nous conduire à la catastrophe. Faut-il attendre que la crise explose pour réagir et construire une alternative ?  [...]

   

    A lire sur : Libération : Pierre Larrouturou : «L’hyperlibéralisme...  ,  1er décembre 2007
    Propos recueillis par Vittorio de Filippis
    © Libération

   

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Vendredi 21 décembre 2007

   Menaces de mort, coups, intimidations... Contrôler l'application de la loi dans certaines branches d'activité devient un métier à haut risque. Selon une note confidentielle transmise au ministre du Travail, les incidents violents ont doublé cette année.

   En un an, le nombre des agressions contre les inspecteurs du travail a doublé. Selon nos informations, une note, transmise récemment au ministre du Travail, Xavier Bertrand, révèle que « 72 personnes ont indiqué avoir été confrontées à des incidents violents en 2007 », alors qu'en 2006 on en dénombrait 39. « On peut constater des incidents graves particulièrement nombreux en cette fin d'année », précise la note de synthèse.

   En 2007, 64 agressions ont eu lieu au cours de contrôles en entreprise et 8 « à l'emploi ou dans les services administratifs ».

   La situation est d'autant plus sensible que la profession a encore en mémoire le double assassinat, le 2 septembre 2004, de deux inspecteurs du travail par Claude Duviau, un agriculteur de Dordogne. « Nous sommes préoccupés par la montée continuelle des agressions cette année. C'est surtout important dans l'hôtellerie, le bâtiment et l'agriculture », explique Jean-René Masson, directeur de l'administration générale de la modernisation des services au ministère du Travail. [...]

  

   A lire sur  : LeParisien.fr , 21 décembre 2007
   Auteur : Marc Payet

  

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Vendredi 21 décembre 2007

    Alors que deux livres avaient été annoncés sur la ministre de la Justice (voir l’Indiscrétion de Capital.fr du 5 octobre dernier), un seul a été publié cet automne : le livre d’entretien de Rachida Dati "Je vous fais juges" avec le journaliste du Nouvel Observateur, Claude Askolovitch, édité chez Grasset.

    Mais le plus attendu était celui "à charge" d’un journaliste de l’Est Républicain, Laïd Sammari, titré provisoirement "La Tricheuse", et qui promettait des révélations sur la garde des Sceaux.

    Tout indique aujourd’hui que cet ouvrage n’est pas prêt de paraître : après avoir essuyé des refus de plusieurs éditeurs, et subi d’amicales pressions de personnalités proches du président de la République parmi lesquelles Patrick Devedjian, le secrétaire général de l’UMP, le journaliste du quotidien de Nancy a renoncé à publier son brûlot. Pour le moment. 

  

    Source : Capital.fr , 6 décembre 2007
    © Capital.fr

   

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Vendredi 21 décembre 2007

Une fois n'est pas coutume, Opus Incertum verse aujourd'hui dans le "pipole", et propose une article de John Lichfield, paru dans le journal britannique The Independant.

  

    Vous vous apercevez que vous vieillissez lorsque le Président de la France sort avec l'ancienne petite-amie de Mick Jagger. Carla Bruni, 39 ans, le super-modèle devenu chanteuse pop et maîtresse, parmi d'autres, de Mick Jagger, Eric Clapton et Donald Trump, est la nouvelle femme dans la vie de Nicolas Sarkozy.

    Pour une fois, les médias du monde entier n'ont pas besoin de contourner la loi française qui interdit l'invasion dans la vie privée des gens. L'heureux couple s'est rendu ensemble à Disneyland Paris pendant le week-end et a posé radieusement pour les paparazzis qui les suivaient au parc à thème. Si l'on veut cacher son amour, on ne va pas à Disneyland le week-end qui précède Noël. Parmi les magazine "people" qui publieront les photos cette semaine, on retrouve Paris Match, dont le propriétaire est l'ami de M. Sarkozy, Arnaud Lagardère. Autrement dit, il s'agit d'un conte de fée officiel où un prince rencontre une princesse, même si le Palais de l'Elysée a refusé hier tout commentaire.

    Depuis que sa femme Cécilia et lui ont divorcé en octobre dernier, les rumeurs sur internet et dans les tabloïds lui ont prêté des liens avec toute une série de femmes magnifiques du monde des média ou du show-business. La plupart de ces histoires se sont avérées avoir été exagérées, mais celle-ci est différente. On dit que le Président de 52 ans a rencontré cette native d'Italie et élevée en France, Mme Bruni, lors d'une réunion semi-politique il y a trois semaines. Ils ont été vus ensemble dans le parc du Château de Versailles il y a deux week-end de cela. Samedi dernier, comme des quantités d'autres divorcés, ils ont emmené leurs enfants respectifs à Disneyland. Selon l'AFP, le couple et les enfants ont passé la nuit au Disneyland Hôtel, à une quinzaine de km à l'est de Paris.

    Christophe Barbier, le rédacteur en chef du très respecté magazine d'informations L'Express, est un ami de Mme Bruni. Il a dit hier qu'il avait téléphoné à l'ancien mannequin avant de lancer l'information sur sa romance avec M. Sarkozy. "Elle a confirmé cette relation", a-t-il dit. "Elle a dit que la publicité ne la dérangeait pas parce que cela allait maintenant devenir une histoire d'amour publique."

    Colombe Pringle, la rédactrice en chef du magazine Point de Vue, qui publiera des photos du couple aujourd'hui, a déclaré : "Nicolas Sarkozy et Carla Bruni voulaient que les gens le sachent. Autrement, je ne sais pas pourquoi ils seraient allés à Disneyland pour regarder la parade de Mickey Mouse".

    Mme Bruni est depuis longtemps sur la liste des plus belles femmes du monde. Avec ce qu'elle a appelé autrefois ses "yeux de biche" et ses pommettes hautes et saillantes, elle a une ressemblance frappante avec … Cécilia Sarkozy. A l'instar de la femme qui a décidé, après cinq mois, qu'elle ne voulait pas être la Première Dame de France, Mme Bruni est aussi célèbre pour ses demi-tours émotionnels fracassants. Elle a eu une histoire d'amour intermittente avec Mick Jagger, dans sa vingtaine, et elle est devenu célèbre pour avoir fait partie de la génération des premiers super-modèles, dont faisaient aussi partie Naomi Campbell et Kate Moss. Elle a abandonné le mannequinat au début de sa trentaine pour se réinventer - avec un certain succès - en tant que pop star internationale. En chemin, elle est sortie avec une foule invraisemblable d'hommes riches et célèbres, incluant le milliardaire américain Donald Trump, la star de cinéma Kevin Costner et le musicien rock britannique Eric Clapton. [...]

  

   A lire sur : Questions critiques
   Article original : The life and loves of Carla Bruni , 21 décembre 2007
   Traduction [JFG-QuestionsCritiques]

   

Mise à jour du 21 janvier 2008

   En complément, on peut lire sur Libertés Internets : 
   
Portrait de Carla Bruni, par Emmanuel Ratier

    

publié dans : Revue de presse

Jeudi 20 décembre 2007


 


Aux États-Unis, la crise des subprimes ne touche pas que les institutions bancaires et les fonds de placement : elle atteint désormais les États fédérés. La chute des revenus des taxes foncières s’ajoute à une faiblesse structurelle des ressources des États fédérés, trop longtemps adeptes des théories libertariennes de baisses des impôts locaux.

Si rien n’est fait, en 2009, le déficit cumulé de 13 États fédérés (Arizona, Californie, Caroline du Sud, Floride, Kentucky, Maine, Massachusetts, Minnesota, Nevada, New Jersey, New York, Rhode Island et Virginie) atteindra au moins 23 milliards de dollars et la crise s’étendra progressivement à d’autres États en 2010 (Alabama, Illinois, Maryland, Michigan, Missouri, Ohio, Oklahoma, Texas, Vermont et Wisconsin). Pour prévenir la faillite, les gouverneurs vont devoir d’urgence à la fois augmenter les impôts locaux et réduire les services publics de santé et d’éducation qu’ils gérent, plongeant le pays dans une spirale récessive.

 

  

   Source : Réseau Voltaire, 20 décembre 2007

  

publié dans : Revue de presse

Jeudi 20 décembre 2007

   Les Ghurkas sont aux aguets : si les véhicules civils ne se rangent pas sur le bas-côté, il n'est pas rare qu'après des coups de klaxon, ils aient recours à des tirs de semonce. Dans la tourelle du véhicule blindé, deux soldats du 1st Battalion of Ghurkas Rifles pointent le canon de leur mitrailleuse vers les maisons et les visages indifférents. Ils sont attentifs au moindre signe d'anormalité. Le danger, dans le Sud afghan, ce sont surtout les "engins électroniques improvisés" (IED) qui explosent au passage d'un convoi.

   Pour les troupes de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF), bras armé de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN), cette menace permanente est imprévisible. Certains n'hésitent pas à la comparer à la roulette russe. Pour la prévenir, les hommes de l'Armée nationale afghane ont sur eux un avantage culturel : parfois, un vêtement, un comportement inhabituel, une soudaine tension sur un marché, les alertent sur la présence d' "insurgés".

  Dans cette guerre asymétrique que livre la première alliance militaire du monde contre une dizaine de milliers de talibans, les combats frontaux sont l'exception, les IED et les attaques-suicides représentent la moitié des victimes des forces afghanes et internationales. Les victoires sont souvent éphémères, aucun des deux camps ne disposant d'effectifs suffisants pour tenir durablement le terrain conqui