Ce modeste blog essaie de présenter des publications les plus susceptibles d'éclairer l'actualité, et autant que possible, de suggérer quelques tendances.

En complément, ceux qui le peuvent doivent absolument consulter régulièrement le site
Contre Info, qui fait un travail absolument remarquable de mise en évidence des " infos absentes des prompteurs de JT "  (pub gratuite ! )
.
   


Lundi 14 janvier 2008

   

Mise à jour du 14 janvier : Ajout en fin d'article de liens vers les chapires  4  et  9  de l'ouvrage.
A ne pas manquer.

   W Engdahl - Pétrole Une guerre d'un siècle

    Cet ouvrage remet radicalement en cause l’idée que l’on se fait communément de la politique internationale et de ses enjeux. Il décrit les moyens extrêmes que les Anglo-Américains sont prêts à mettre en œuvre pour conserver une suprématie née en 1815 et renforcée au prix des deux Guerres mondiales.

    Nous savons, depuis l’élection de George W. Bush que la politique américaine et le pétrole entretiennent une relation intime. William Engdahl montre que l’économie des Etats-Unis repose sur un approvisionnement en pétrole bon marché et illimité et la suprématie du dollar sur les autres monnaies.

    Vous découvrirez comment le premier choc pétrolier fut une incroyable et cynique manipulation conçue par Henry Kissinger pour opérer un transfert planétaire de capitaux vers les banques de Londres et de New York, au prix de la ruine des pays du Tiers-monde ; comment ces pays en faillite, contraints de s’endetter auprès du FMI, se virent prêter à grands frais ces mêmes capitaux dont ils avaient été auparavant spoliés. Vous verrez comment la géopolitique du pétrole est à l’origine de l’effondrement de l’Union soviétique, de l’éclatement de la Yougoslavie, et de l’arrivée au pouvoir puis de la chute des Talibans.

   Vous serez surpris d’apprendre comment, dans les années 1970, les mouvements écologistes anti-nucléaires, financés par les grandes compagnies pétrolières, devinrent le cheval de bataille visant à entraver l’indépendance que l’énergie nucléaire aurait pu procurer à nombre d’Etats, afin de les maintenir dans l’orbite des pétroliers. Vous comprendrez enfin que la décision d’envahir l’Irak fut prise pour assurer l’hégémonie de la puissance anglo-américaine et le contrôle de l’économie mondiale pour les 50 ans à venir.

   

    Broché: 331 pages
    Editeur : Jean-Cyrille Godefroy (17 septembre 2007)
    Langue : Français
    ISBN: 978-2865532001

   Disponible à la Fnac

 


Biographie de l'auteur :
William Engdahl, né en 1944, est économiste et écrivain. Il a étudié les sciences politiques à l'université de Princeton et l'économie à l'université de Stockholm. Il publie depuis plus de 30 ans sur les questions énergétiques, la géopolitique et l'économie, et intervient dans les conférences internationales. Il est conseiller indépendant pour plusieurs grandes banques d'investissement.

Site : www.engdahl.oilgeopolitics.net


Pétrole Une guerre d'un siècle

Par William Engdahl

Préface à l’édition française

    Ce livre est une histoire du pouvoir, un pouvoir qui s’est emparé de nations ou de continents entiers. Il montre comment le pétrole, par son importance vitale, en temps de paix comme en temps de guerre, a été le vecteur de ce pouvoir sans pareil. Henry Kissinger l’a formulé de façon saisissante lors du premier choc pétrolier : « Contrôlez le pétrole et vous contrôlerez les nations. »

    Le rôle de la France dans cette histoire fut parfois éminent, parfois peu reluisant. Mais toujours, elle fut partie prenante de la pièce qui se jouait. Depuis les premiers forages pétroliers de Mésopotamie à la veille de la Première Guerre mondiale jusqu’aux honteux accords Sykes-Picot qui organisèrent secrètement le dépeçage de l’Empire ottoman par les Français, les Russes et les Anglais, la France resta un acteur majeur. Après l’échec décisif de l’expédition du capitaine Marchand face aux troupes de lord Kitchener à Fachoda (1898), la France fut prise dans un réseau d’alliances dirigé contre l’Allemagne qui aboutit à la boucherie que l’Histoire appelle la Grande Guerre. Dans cette guerre, et dans toutes celles qui ont suivi jusqu’à l’occupation de l’Iraq par une soi disant « coalition des volontés », le pétrole a joué un rôle décisif, mais occulte. Par ses décisions unilatérales, cette coalition des volontés, conduite par un président américain, a peut-être annoncé la fin irréversible de l’ère américaine.

    La France a participé à la plupart de ces aventures, ainsi qu’à la ruée vers l’or noir. Dans le passé, les élites françaises ont toujours tenté de définir pour leur pays une politique aussi indépendante que possible de la « perfide Albion », comme le général de Gaulle se plaisait à appeler la Grande-Bretagne. De nos jours, une perfidie plus dangereuse que celle qui entraîna la Première Guerre mondiale et ses lendemains tumultueux menace l’existence de notre planète.

    La France ne dispose que d’une faible marge de manœuvre pour façonner le futur d’un monde dans lequel une superpuissance nucléaire unique revendique le rôle de maître incontesté. Le contrôle mondial de l’approvisionnement pétrolier est l’arme de cette domination absolue.

    La guerre d’Iraq de mars 2003 ne fut guère qu’une farce. Les moyens démesurés de la fameuse opération « Choquer pour terrifier » lancée contre une petite puissance qui ne disposait ni d’armes de destruction massive ni de la possibilité de contrer une force de projection aussi colossale que celle mise en œuvre par le Pentagone, relevaient plus de la mise en scène que de la guerre véritable. Les gouvernements français, russe et allemand, dont les deux premiers disposent d’un droit de veto au Conseil de Sécurité de l’Onu, tentèrent un moment de s’unir pour arrêter la guerre. Ils échouèrent, et la pression de Washington sur la France pendant cette période y est pour beaucoup.

    Après quatre ans de déclarations unilatérales de guerre au terrorisme des Américains, soutenus par l’allié britannique de toujours, le monde a fini par réaliser que cette guerre n’avait rien à voir avec un Oussama ben Laden évanescent ou avec les grottes de Tora Bora. Il s’agit de fait d’une guerre contre l’Islam. Comme d’autres guerres des cent dernières années, cette guerre préméditée vise un but. Le pétrole, mais souvent aussi la volonté de cacher son importance, est au cœur de cette grande stratégie d’un géant américain endetté, décadent, dont les fondations reposent désormais sur l’argile plutôt que sur le roc. Car pour la grande majorité des dirigeants américains, la préservation de l’Empire américain passe par le contrôle du pétrole.

    Non pas, comme le prétendent certains, que le monde occidental soit en passe de manquer de pétrole bon marché. Le pétrole est surabondant. Mais ses réserves sont contrôlées par des compagnies nationales dans des pays tels que l’Iraq, le Soudan ou le Venezuela, au lieu de dépendre des quatre grandes compagnies anglo-américaines : Exon Mobil, Chevron Texaco, British Petroleum et Royal Dutch Shell. Situation insupportable pour l’administration Cheney-Bush qui décida d’y mettre fin. Comme le montre cet ouvrage, les conséquences en sont catastrophiques pour le monde entier.

    La vision du général de Gaulle qui envisageait l’Europe de l’Atlantique à l’Oural a été perdue par l’actuelle génération. C’est pourtant dans cette direction que la France et d’autres puissances eurasiatiques majeures, ainsi qu’une Russie revitalisée, pourraient tenter de constituer un contrepoids à la domination des États-Unis sur tous les fronts.
Ce livre est une tentative modeste pour présenter quelques faits ensevelis, nous permettant ainsi de comprendre les dangers qui nous menacent aujourd’hui. Depuis Fachoda, un fil rouge court à travers l’Histoire, trempé de sang et de pétrole. Ce livre, qui ne s’adresse pas aux esprits bien pensants, vise à provoquer la réflexion et la discussion parmi ceux qui voient au-delà de la manipulation quotidienne de la réalité qu’on appelle l’information.

William Engdahl, mai 2007

Source : Éditions Jean-Cyrille Godefroy 

   

Les chapitres 4 et 9, extraits du site de Michel Collon :

    Chapitre 4 : 1914 - 1918 : le pétrole déjà (pdf)

    Chapitre 9 : Qui est à l’origine du choc pétrolier des années soixante-dix ? (pdf)

     

publié dans : Livres

Lundi 14 janvier 2008

Extraordinaire !

   

[Lu dans Le Monde]

   

    Plus on l'explore, plus la connaissance empirique que les chimpanzés ont de la médecine laisse pantois. On les savait capables d'avaler, pour leurs vertus vermifuges, les feuilles rugueuses et velues d'une plante herbacée. Ou de mâcher longuement les tiges d'un petit arbre, au jus très amer mais riche en composés antiparasitaires. Et il apparaît maintenant que nos plus proches cousins mangent régulièrement de la terre... pour mieux se protéger du paludisme !

    "Les chimpanzés consomment les feuilles d'un arbre, Trichilia rubescens, dans lesquelles nous avons isolé deux molécules aux fortes propriétés antipaludéennes", explique en préambule Sabrina Krief. Depuis 1999, cette jeune vétérinaire, primatologue au Museum national d'histoire naturelle de Paris, a effectué plusieurs missions en Ouganda, dans le parc de Kibale où vit une communauté de chimpanzés. Désireuse d'étudier la façon dont se soignent ces grands singes, désormais menacés de disparition dans leur milieu naturel, son équipe est passée maître dans l'art de repérer les individus malades et de les suivre pour observer leur comportement alimentaire.

    "En approfondissant ce travail, nous nous sommes rendu compte que les singes, juste après avoir ingéré les feuilles de T. rubescens, consomment parfois de la terre, poursuit la chercheuse. Une terre rouge située sous la surface du sol, que les médecins locaux utilisent également pour soulager les diarrhées." Les diverses vertus thérapeutiques de la terre - riche, notamment, en minéraux rares - sont en effet connues de nombreuses sociétés traditionnelles et il n'est guère que dans notre Occident que sont traités de fous ceux qui s'adonnent à la géophagie.

    Avec Noémie Klein et François Fröhlich, deux collègues du Muséum, Sabrina Krief a analysé la composition de cette terre. Les résultats, publiés depuis quelques jours sur le site Internet de la revue Naturwissenschaften, montrent que l'élément majoritaire des échantillons testés est la kaolinite : une substance active utilisée en médecine pour apaiser les troubles digestifs.

    Mais pourquoi les chimpanzés mangent-ils cette terre en association avec les feuilles de l'arbre T. rubescens ? Pour le savoir, les chercheurs ont mis au point un protocole expérimental mimant la digestion. Surprise : alors que les feuilles seules, une fois dégradées par les sucs gastriques, ne présentent pas ou peu d'activité antipaludéenne, celle-ci apparaît nettement augmentée par l'association avec la terre.

    Tout se passe donc comme si cette terre riche en kaolinite potentialisait les propriétés biologiques des molécules antipaludéennes contenues dans les feuilles. De quelle manière ? Cela reste à élucider. Comme il reste à comprendre l'extraordinaire instinct de ces grands singes, auxquels nous devons peut-être, en matière de médication naturelle, une partie de notre culture ancestrale. Une raison de plus pour les protéger, eux et l'habitat tropical qui héberge leur pharmacopée.

   

    Source Le Monde : Les chimpanzés mangent de la terre pour mieux se soigner
    Auteur : Catherine Vincent
    Edition du 15 janvier 2008

    © Le Monde.fr 

   

publié dans : Revue de presse

Lundi 14 janvier 2008

 

[Lu dans Le Monde. Extraits]

   

    [...] Depuis vingt ans, sous prétexte de lutter contre la guérilla, des milices paramilitaires d'extrême droite ont commis des crimes de masse contre la population. Ces derniers mois, des fosses communes ont été découvertes dans toutes les régions du pays. Le procureur général de Colombie a affirmé qu'elles pourraient contenir les restes de près 10 000 civils assassinés par ces groupes paramilitaires.

    Leaders populaires, syndicalistes, juges, défenseurs des droits de l'homme, journalistes : les paramilitaires se sont attaqués à toute forme d'opposition politique ou sociale avec une cruauté inouïe. La presse colombienne a révélé comment les chefs paramilitaires ont généralisé la torture en formant leurs hommes à démembrer vivantes leurs victimes.

    Les derniers rapports d'enquête d'Amnesty International, de Human Rights Watch ou de la FIDH montrent comment les forces de sécurité colombiennes ont encadré, coordonné, voire participé, aux massacres paramilitaires. Les témoignages des victimes sont concordants, massifs, accablants. Des officiers supérieurs de l'armée ont "sous-traité" aux milices le soin de mener cette guerre "sale" en toute impunité.

    Mais les paramilitaires ne se sont pas cantonnés à ce travail de répression, ils ont bâti une redoutable organisation mafieuse qui contrôle l'essentiel du trafic de cocaïne vers les Etats-Unis et l'Europe. En s'infiltrant dans l'appareil d'Etat, les paramilitaires ont pu faire prospérer leur trafic et généraliser le détournement de fonds publics grâce à la complicité d'une partie de la classe politique au pouvoir.

    [...] La carrière du président Uribe est étroitement liée à cette expansion du narco-paramilitarisme. Dans un rapport de la DIA (Defense Intelligence Agency) datant de 1991, les services de renseignement militaire américains présentaient Alvaro Uribe Velez, alors sénateur au Congrès, comme un "politicien collaborant avec le cartel de Pablo Escobar aux plus hauts niveaux du gouvernement". Quelques années plus tard, en tant que gouverneur de la région de Medellin, Alvaro Uribe Velez autorise la formation de coopératives de sécurité privée servant en réalité de couverture légale à des groupes paramilitaires peuplés de tueurs de la mafia. [...] Le père du président colombien a été abattu par les FARC. [...] Ce dernier était lié à certains parrains de la drogue du cartel de Medellin, que l'on a retrouvé un hélicoptère appartenant à la famille Uribe dans un immense laboratoire de cocaïne ?

[...]

    Depuis 2005, le président Uribe a tout mis en oeuvre pour parvenir à une amnistie générale des paramilitaires en adoptant la loi dite de justice et paix. Cette législation prévoit, en effet, pour les responsables de ces crimes contre l'humanité des peines dérisoires en échange de leur démobilisation. La situation colombienne est complexe, sa violence, multiforme, parfois difficile à décrypter. Mais présenter la guérilla comme le "diable" et tenter de blanchir un président colombien compromis dans l'entreprise criminelle du paramilitarisme est quelque chose d'inacceptable. Exiger la libération d'Ingrid Betancourt et de tous les otages retenus dans des conditions inhumaines par la guérilla ne peut servir à exonérer l'Etat colombien de sa responsabilité dans le déchaînement de violence existant dans le pays.

   

    A lire dans Le Monde : Quelques vérités sur Alvaro Uribe, par Nicolas Joxe
    Edition du 15 janvier 2008
    Auteur : Nicolas Joxe, réalisateur, auteur du documentaire 
        "Ils ont tué un homme. Crimes paramilitaires en Colombie". (Diffusion Arte 2005.)

   
    
   

publié dans : Revue de presse

Dimanche 13 janvier 2008

La France est en tête et les USA sont en dernière position des pays développés dans le domaine de l’offre de soins à leurs citoyens, selon une étude récente évaluant l’efficacité des systèmes de santé.

   

    WASHINGTON - La France est en tête, et des États-Unis bons derniers, pour la mise en oeuvre de soins médicaux rapides et efficaces, selon une enquête portant sur les décès évitables menée dans 19 pays industrialisés.

    L'étude intitulée « Mesure des performances de santé publique par pays. Mise à jour » ["Measuring the Health of Nations : Updating an Earlier Analysis"], menée par le Commonwealth Fund et publiée dans le numéro de janvier/février [2008] de la revue Health Affairs  évalue la capacité des pays développés à mettre rapidement et efficacement en oeuvre les soins médicaux qui sont nécessaires à la population.

    L'étude a été effectuée par des chercheurs de la London School of Hygiene and Tropical Medicine. Elle examine chez les sujets âgés de moins de 75 ans, la mortalité qui aurait pu être évitée par des soins médicaux rapides et efficaces adaptés.

    Les chercheurs ont découvert que la plupart des pays étudiés avaient vu le nombre de leurs décès évitables baisser en moyenne de 16 pour cent. De leur côté, les États-Unis n’ont connu qu’un petit mieux de quatre pour cent seulement.

    Le Commonwealth Fund, organisation sans but lucratif qui a financé l'étude, s’est déclaré inquiet devant ces résultats. « Il est frappant de voir les Etats-Unis être distancés sur cet indicateur fondamental de performance du système de santé », a déclaré Cathy Schoen, vice Présidente du Commonwealth Fund, qui note que « certains pays réduisaient les décès évitables plus rapidement, et avec des dépenses bien plus faibles. »

    Les 19 pays, par ordre de performances décroissantes sont : France, Japon, Allemagne, Australie, Autriche, Canada, Danemark, Finlande, Allemagne, Grèce, Irlande, Italie, Norvège, Nouvelle-Zélande, Norvège, Portugal, Espagne, Suède, les Nations Royaume et les Etats-Unis.

    Certains pays présentent une amélioration spectaculaire entre les deux périodes d’étude (1997-1998 et  2002-2003) et ont dépassé les États-Unis, qui n’ont montré qu’une légère amélioration. Les États-Unis qui étaient classés 15è sur 19 en 1997-98, sont passés à la dernière place en 2002-03. « Il est remarquable que tous les pays aient sensiblement progressé, à l’exception des Etats-Unis » a déclaré Ellen Nolte, l’auteur principal de l'étude.

    Si les États-Unis avaient eu d'aussi bons résultats que l'un des trois premiers pays étudiés, ils auraient évité 101 000 décès par an, remarquent les chercheurs.

   

    Source : Contre Info, d'après Information Clearing House, avec AFP
    Date : 10 janvier 2008
    Traduction :
Opus Incertum

   

publié dans : Revue de presse

Samedi 12 janvier 2008

[ Lu sur ContreInfo ]   11 janvier 2008

 

    Chiffres à l’appui, Pierre Larrouturou démonte les mécanismes et les dangers du libéralisme : dans tous les pays qui ont mis en place une politique de ce type, Etats-Unis et Chine compris, la précarité explose, le niveau de vie des salariés diminue, l’accès à la santé est de plus en plus difficile. Et la croissance ne se maintient qu’au prix d’un endettement privé qui atteint un niveau insoutenable.

 

Larrouturou - Le livre noir du libéralisme Présentation de l’éditeur

    Non seulement le libéralisme n’est pas la panacée, mais il peut, assez vite, nous mener à la catastrophe. " La crise des années 30 est devant nous ", affirment certains économistes. Qu’en est-il pour la France ?

    Sur le chômage et les retraites, l’auteur dénonce les mensonges du bilan affiché par l’UMP. De façon très argumentée, il démasque les impasses et les dangers de la stratégie économique de Nicolas Sarkozy. Construire une alternative. Loin des idées répandues par la droite, Larrouturou met en évidence les performances françaises en termes de compétitivité et dessine un nouveau contrat social. Car, si le système économique mondial menace de s’effondrer, il y a urgence à construire une alternative.

    Si la gauche ne le fait pas, n’est-elle pas complice du système ? Qu’est-ce qui bloque ? Pierre Larrouturou est rentré au PS après le 21 avril 2002. Ce qu’il raconte sur le fonctionnement réel de la rue de Solférino ne fera pas plaisir à tout le monde... Là aussi, l’analyse est sans tabou et pourrait conduire au pessimisme. Mais Larrouturou ne se contente pas de critiquer : il propose des solutions et un véritable plan d’action.

Préface de Michel Rocard

    Ce que vous tenez entre les mains, cher lecteur, est davantage un pamphlet qu’un livre. Pierre LARROUTUROU y exprime le savoir considérable qu’il a accumulé sur l’état de l’économie contemporaine, et c’est déjà très important. Il y crie aussi son angoisse. Et si j’ai pris la plume pour écrire ces quelques lignes, c’est que je partage cette angoisse.

    Ce que l’on sait de l’économie mondiale a de quoi faire peur, simplement parce que les grandes tendances que l’on voit à l’oeuvre aussi bien dans la finance mondiale que sur chaque grand Etat continent, Etats Unis, Chine, Europe, conduisent toutes à des aggravations de déséquilibres dont nul ne peut imaginer la résorption paisible. Le cri de colère que représente de la part de Pierre LARROUTUROU cet ouvrage est aussi une dénonciation du silence des experts.

    Les économistes savent tout ce qui est dit là. Pour Smith, Ricardo et surtout Keynes, le chômage ou le travail précaire étaient des objets de préoccupation et d’étude pour la science économique. Ce n’est plus le cas. La science économique a dérivé et s’est recroquevillée pour n’être plus qu’une science de la circulation de l’argent.

    L’être humain, qui en était le coeur pour les fondateurs en a été chassé. Il n’est plus qu’un solde. Pour les théoriciens du marché de la période contemporaine, le chômeur est le résultat d’un dysfonctionnement du marché. En tant que tel, il relève de la charité et de la police mais plus de la science économique. Le résultat de cette attitude c’est que le fléau majeur des sociétés développées du début du XXIème siècle, la précarité du travail, ne fait l’objet ni d’évaluations quantifiées ni de commentaires.

    Or c’est de là, parce que toutes les classes moyennes sont concernées, que viendra la colère sociale qui pourrait devenir dévastatrice si la crise s’aggravait. Car il y a plus. La menace la plus grave que comporte le système tel qu’il fonctionne aujourd’hui tient aux déséquilibres financiers. Or aucun banquier (les seuls vrais spécialistes pourtant) n’en parle.

    Tout banquier en exercice, et surtout bien sûr les banquiers centraux, est tenu par ses pairs de ne rien évoquer qui inquiète....la croissance économique est commentée, bien sûr, y compris dans la diversité de ses rythmes, mais jamais nulle part n’est commenté le fait que cette croissance n’est fondée que sur l’endettement !

    Tout cela donne à ce volume de Pierre LARROUTUROU une allure de coup de tonnerre dans un ciel bleu, une allure de cri d’alarme, et mon ami Pierre a la forme emportée ! Je pense portant qu’il n’y a pas grand chose de plus essentiel aujourd’hui que de faire réfléchir gouvernements, banques centrales et experts au traitement approprié de cette situation.

    Le lecteur sait peut-être qu’un des économistes français les plus respectés, le professeur Patrick ARTUS, vient de publier un autre petit livre intitulé "les incendiaires". Les incendiaires en question sont pour lui les banquiers centraux. Il doit vraiment se passer quelque chose dans le système.

    Et si l’on ne fait rien, Pierre LARROUTUROU aura eu raison de consacrer une partie de la fin de son livre aux budgets militaires, et notamment à celui de la Chine. La science économique traite de la vie du genre humain.

    Il est moins que jamais admissible de laisser le monopole de ses réflexions et de ses débats aux seuls spécialistes, alors qu’on les découvre en train de jouer aux apprentis sorciers"

   

     Le Livre noir du libéralisme

   

publié dans : Livres

Samedi 12 janvier 2008

Comment interpréter le vote du New Hampshire qui, contre toute attente, a placé Hillary Clinton devant Barack Obama ?

Des bruits de fraudes circulent... Après les "forts doutes" exprimés lors de la première, puis de la deuxième élection de George W. Bush, une nouvelle manifestation de vitalité et de vertu de la Grande Démocratie ?

    Lire la dépêche Reuters, ci-dessous, qui expose les faits.
    Lire ensuite sur Agoravox, un article très bien documenté : 
           
Ce ne sont pas les votes qui comptent mais ceux qui comptent les votes

Mais le Grand dessein démocratique a bien d'autres voies pour s'imposer au peuple bien trop innocent pour l'apprécier à sa juste mesure. Lire aussi sur Libertés Internets :

            Comment le Parti Républicain va truquer les élections de 2008

            Comment empêcher les électeurs du Parti Démocrate de voter ?


[Reuters ]

WASHINGTON (Reuters) - La victoire d'Hillary Clinton à la primaire démocrate de mardi au New Hampshire a confondu les instituts de sondage, à présent bien en peine d'expliquer comment ils ont pu se tromper aussi lourdement.

Des experts penauds ont reconnu mercredi qu'ils allaient devoir étudier de près leurs prévisions face aux résultats des primaires du New Hampshire, afin de comprendre pourquoi ils avaient pronostiqué à juste titre la victoire du républicain John McCain tout en se méprenant à ce point sur le score de Clinton chez les démocrates.

A l'approche des primaires de mardi - l'une des premières étapes du processus de désignation des candidats de chaque camp à la présidentielle de novembre -, les sondeurs avaient proclamé d'une seule voix que le sénateur de l'Illinois Barack Obama l'emporterait sur Clinton, un grand nombre d'entre eux évoquant même un écart de dix à quinze points.

Au moment de vérité, la sénatrice de New York et ex-"First Lady" a battu Obama par 39% des voix contre 36%.

A une époque d'analyse instantanée, chacun y est allé de sa thèse pour expliquer le faux pas des sondeurs. Les uns ont souligné l'effet "humanisant" des images ayant montré Clinton au bord des larmes lundi en cours de campagne; d'autres ont dit soupçonner les électeurs du New Hampshire de voter délibérément à l'opposé de ceux de l'Iowa - où Obama était sorti vainqueur le 3 janvier.

"C'est réellement un sujet de mémoire sur les limites de l'effet tremplin", déclare Dante Scala, politologue à l'Université du New Hampshire, au sujet des prédictions des instituts de sondage qui voulaient qu'Obama poursuive sur sa lancée après son succès dans l'Iowa la semaine dernière.

[...]

Comme la plupart des sondages, le dernier Reuters/S-SPAN/Zogby diffusé avant le vote était proche de la réalité quant à la primaire républicaine, créditant McCain de 36% contre 27% pour l'ex-gouverneur du Massachusetts Mitt Romney. Le résultat final s'est établi à 37% contre 31%.

Mais chez les démocrates, il prédisait 42% à Obama et 29% à Clinton, qui a pour finir devancer son adversaire de trois points (39% contre 36%).

[...]

Gary Langer, directeur des sondages chez ABC, ne croit cependant pas que les erreurs de prévision soient dues à des facteurs tels que l'appartenance raciale. Sur son blog (http//blogs.abcnews.com/thenumbers/), il incite les sondeurs à prendre en considération "leurs propres défauts en matière d'échantillonnage et de projection des probabilités de vote".

"Il est tout à fait sans précédent que tant de sondages aient été faux. Nous devons savoir pourquoi", écrit-il.

   

     A lire sur : Le Monde/Reuters : Les instituts de sondage désorientés... 
     Auteur : Joanne Kenen, version française Philippe Bas-Rabérin
     Date : 10 janvier 2008

     

publié dans : Revue de presse

Vendredi 11 janvier 2008

 

    [Lu sur Le Monde]

    L'Eglise de scientologie s'installe peu à peu dans le paysage cultuel européen. Après la Suède, le Portugal, la Slovénie, la Croatie ou la Hongrie, la justice espagnole vient à son tour d'inscrire la scientologie au registre légal des religions. Cette inscription, intervenue le 19 décembre, fait suite à une décision de l'Audience nationale, la plus haute juridiction espagnole.

    Dans sa décision, datant du mois d'octobre, l'Audience nationale estimait que le refus du gouvernement d'inscrire l'Eglise de scientologie au registre des religions ne respectait pas les règles de "neutralité et d'impartialité des Etats face aux croyances religieuses". Selon le tribunal, "aucun des documents présentés" par le mouvement ou par l'administration espagnole n'"a montré qu'il ne s'agit pas d'une entité religieuse ou avec des fins religieuses".

    Considérée selon les pays comme un mouvement sectaire (en Belgique), une entreprise purement commerciale (en Suisse), ou une association loi 1901 (en France), la scientologie est donc désormais en Espagne une religion comme les autres. Ce changement a été perçu comme une victoire par les quelque 10 000 scientologues d'Espagne. "C'est la fin d'une ère durant laquelle nous avons dû lutter pour la reconnaissance de nos droits", a affirmé le président de l'Eglise de scientologie en Espagne, Ivan Arjona, un jeune homme de 27 ans, à la tête du mouvement depuis 2002.

    [...]

En France aussi, la justice administrative a, ces derniers mois, donné raison aux scientologues. Ainsi, en avril 2007, la ville d'Angers a été déboutée après avoir voulu interdire la vente d'ouvrages de scientologie sur des marchés. "Soit on considère que l'Eglise de scientologie représente un danger et on demande sa dissolution, avec un dossier bien étayé, soit on lui réserve un traitement équivalent à n'importe quelle association relevant de la loi de 1901", souligne un spécialiste du dossier. "Les critiques concernant la manipulation mentale sont éculées", déclarait récemment au Monde Danièle Gounord, la porte-parole de l'Eglise en France. "Notre activité principale consiste à dispenser des enseignements payants."

    [...]

   

    A lire sur Le Monde : La justice espagnole accorde à la Scientologie le statut de religion
    Auteur : Stéphanie Le Bars (avec Intérim à Madrid)
    Edition du 9 janvier 2008

    

publié dans : Revue de presse

Jeudi 10 janvier 2008

Un surarmement démentiel qui n'inquiète personne

   

[ Lu sur de defensa ]

    Des estimations récentes des dépenses militaires dans le monde, effectuées par GlobalSecurity.org (organisme d’évaluation des questions de sécurité dans le monde dépendant de l’université de Liverpool), donnent des résultats intéressants. A leur lecture, nous devrions être complètement rassurés, notre sécurité est assurée par ceux qui ont montré le plus grand sens des responsabilités possible.

    Les évaluations prennent comme référence le chiffre de 1998 pour le “reste du monde”, estimant assez justement (hors des évaluations fantasmagoriques de telle ou telle officine neocon pour la Russie ou la Chine) que ce chiffre n’a pas évolué de manière significative. Pour les USA, la situation est notablement différente, comme on le lit avec le membre de phrase que nous signalons en gras: « Non-US aggregate real expenditure on military worldwide in 2007 remained at approximately the 1998 level, about half a trillion dollars. US spending increased from about $280 billion to about $625 billion. »

    Le résultat est que les USA dépensent aujourd’hui (année fiscale 2008) $625 milliards pour la défense (nous situerions ce chiffre éventuellement plus haut, – sinon beaucoup plus haut car l'Amérique est la terre de toutes les opportunités, – si certaines dépenses dissimulées sont prises en compte, avec certaines comptabilité dépassant le $trillion par an). Il s'agit d'une augmentation située entre 150% et 200% par rapport à 1998. Les dépenses militaires US atteignent ainsi, selon cette comptabilité, 57% des dépenses militaires du monde entier (alors qu’elles étaient encore évaluées, il y a un ou 2 ans encore, à 50% du total mondial).

    Au vu de la situation opérationnelle, stratégique et d’influence des USA aujourd’hui, il n’existe certainement pas dans toute l’histoire économique un rapport coût-efficacité aussi négatif que celui des dépenses militaires US, et un rapport aussi positif au niveau des bénéfices des entreprises productrices des armements. Il s’agit non pas d’un événement économique ou d’un événement militaire, mais bien d’un phénomène de civilisation. Nous laissons au lecteur le soin de conclure dans quel sens il faut apprécier ce phénomène, et les effets qu’il induit pour la susdite civilisation.

   

    Source de defensa : Les dépenses militaires mondiales : pour notre sécurité .... 
    Date : 9 janvier 2008

   

publié dans : Revue de presse

Jeudi 10 janvier 2008

 

[Lu sur Le Monde]

    La confidentialité des déplacements, des recherches et des échanges est un luxe de plus en plus rare pour le commun des internautes. Le 20 décembre 2007, Google a reçu le feu vert de l'autorité américaine de la concurrence (Federal Trade Commission) pour son rachat de la régie de publicité en ligne DoubleClick. La spécialité la plus controversée de DoubleClick est l'utilisation de cookies (mouchards) qui permettent de tracer les déplacements des utilisateurs sur le Web et par conséquent de présenter au chaland numérique une publicité mieux ciblée.

    Google, lui, a fait de la publicité contextuelle, liée aux requêtes sur son moteur de recherche, le principal pilier de son modèle économique. Le géant californien utilise aussi son système de messagerie électronique, Gmail, pour afficher à l'écran des liens sponsorisés ad hoc après l'analyse du contenu des messages personnels.

    Le réseau social FaceBook n'a pas plus d'appréhension concernant l'utilisation de données personnelles à des fins mercantiles. Mark Zuckerberg, fondateur du système, a déclaré en novembre 2007, devant des annonceurs américains, qu'il allait les "aider à faire partie des conversations quotidiennes entre les membres du réseau" (Le Monde daté dimanche 11-lundi 12 novembre 2007).

    "L'utilisation des données personnelles n'est pas neuve, rappelle Olivier Andrieu, webmestre d'abondance.com, site spécialisé sur les moteurs de recherche. Toutefois, l'accélération de leur utilisation, via notamment les nouveaux réseaux sociaux, accroît la prise de conscience par les internautes de l'importance de l'enjeu."

    A contre-pied de la recherche systématique de données personnelles, il existe un méta-moteur qui s'engage à garantir la confidentialité des requêtes de ses utilisateurs. Le néerlandais Ixquick, décliné en 17 langues dont le français, rassemble la puissance de recherche d'une douzaine de moteurs de recherche parmi les plus utilisés. "Nous effaçons toutes les données des recherches personnelles des utilisateurs", explique Alex van Eesteren, porte-parole de Ixquick. "L'adresse IP (pour Internet Protocol : numéro qui identifie chaque ordinateur connecté à Internet) d'origine ne remonte jamais jusqu'au moteur sollicité", précise-t-il.

    La protection des données personnelles est l'une des pierres angulaires d'alpha.search.wikia.com, moteur lancé cette semaine par Jimmy Wales. Ce nouveau venu sur le marché de la recherche en ligne n'est pas le "Google Killer", souligne le fondateur de Wikipédia dans le New York Times du 7 janvier. Mais une solution alternative que la communauté des internautes devra construire comme elle a façonné la première encyclopédie en ligne.

Sites Internet :
     -
ixquick.com
     - abondance.com
     - alpha.search.wikia.com

    Source Le Monde : Faire ses recherches sur le Web en toute confidentialité
    Auteur : Eric Nunès
    Edition du 11 janvier 2008

     © Le Monde.fr 

   

Remarque : L'auteur de ce blog utilise
ixquick.com depuis longtemps. C'est un métamoteur très efficace et agréable, aussi performant que Google, et qui fournit des résultats en général plus pertinents. Et cerise sur le gâteau, il est européen et ne vous piste pas ...

   

   

publié dans : Revue de presse

Mercredi 9 janvier 2008

Ne pas faire de peine à l'Amérique...

   

(lu sur Libertés Internets)

    [Gregoire Seither - IES News Service - 09/01/2008]
    Toute la presse internationale s’est ruée sur bombe médiatique publiée dimanche dernier par Sibel Edmonds dans le
Sunday Times de Londres et qui décrit en détail comment des hauts fonctionnaires U.S. et des membres du consortium militaro-industriel ont aidé la prolifération de secrets nucléaires vers l’Iran, la Lybie, la Corée du Nord et peut-être même Al-Qaïda. Des quotidiens réputés comme “The Times of India”, “Pakistan Daily Times”, “Iran PressTV”, Haaretz (Israel) ou encore le “Daily News” de Turquie en ont informé leurs lecteurs et ont publié leur propre enquête.

    Aux Etats-Unis et en France l’information a été reprise par les journaux suivants :

    Oui, vous avez bien lu. Personne. Aucun journal. Aucun média en dehors de la blogosphère. En France c’est d’autant plus surprenant que le film relatant l’affaire (”Une Femme à abattre”) avait été vu par de nombreuses personnes sur CanalSat.

   La presse U.S. et française est elle vassalisée ?

   Interviewée par “The BRAD BLOG” mardi soir, Sibel Edmonds a déclaré que, depuis la parution de l’article dans le Sunday Times, son téléphone n’a cessé de sonner. “J’ai reçu des coups de fil de très nombreux journalistes des quatre coins de la planète et la rédaction du Sunday Times a été inondée d’appels et de demandes de renseignements de la part de leurs confrères. Par contre, en ce qui concerne la presse états-unienne, personne n’a appelé. Aucun journaliste, aucune agence, aucun journal… rien.“

   

    Qui est Sibel Edmonds : Lien Wikipedia

    Article du Sunday Times : For sale: West’s deadly nuclear secrets

    Traduction de cet article (Libertés Internets) : Sibel Edmonds ose enfin parler... 

   

publié dans : Revue de presse

Lundi 7 janvier 2008

   

    Cette nouvelle forme de violence a fait 27 morts en 2007 à Londres. La police et le gouvernement sont désemparés

   

    Un adolescent tué d'un coup de couteau, deux autres blessés dont un grièvement, à la suite d'une bataille rangée entre bandes rivales sans doute liée au trafic de drogue. C'était le 5 janvier dans le Larner Road Estate, une barre de HLM sinistre de Erith, dans le sud-est de Londres. Le 1er janvier à l'aube, une bagarre éclatait dans le nord de la capitale, au cours de laquelle un adolescent de 17 ans était mortellement poignardé au thorax.

    Alors, les policiers en ont assez. Assez de cette violence juvénile qui, en 2007, a coûté la vie à vingt-sept adolescents londoniens, la plupart tués à l'arme blanche. C'est pourquoi Bob Carr, commissaire en chef d'Islington, quartier du nord-est de la capitale particulièrement touché par cette vague criminelle, a réclamé une peine automatique de cinq ans de prison pour tout majeur pris en flagrant délit de possession d'un couteau. Les associations de protection de la jeunesse - à l'instar de Knives Destroy Lives Campaign ("les couteaux détruisent des vies") ou Mothers Against Guns ("les mères contre les armes à feu") ont apporté leur soutien à la proposition du commissaire de Scotland Yard.

Le phénomène, qui frappe les quartiers à problèmes des grandes villes anglaises, a été baptisé postcode lottery (la loterie du code postal). Il ne s'agit pas d'une révolte contre les institutions, l'école ou la police. Les "sauvageons" version britannique s'attaquent à d'autres adolescents pour le contrôle de leur cité.

    [...]

    

    A lire dans Le Monde : Dans les cités britanniques, les gangs d'adolescents... 
    Auteur : Marc Roche
    Edition du 8 décembre 2008

    

publié dans : Revue de presse

Lundi 7 janvier 2008

  

    Selon le rapport d’une ONG israélienne, les tribunaux militaires ont jugé, depuis 1967,plus de 150 000 Palestiniens, en ignorant le plus souvent les règles élémentaires de la justice

   

    Depuis l'occupation de la Cisjordanie par Israël en 1967, les tribunaux militaires ont jugé plus de 150 000 Palestiniens en ignorant, la plupart du temps, les règles élémentaires de justice et des droits de l'homme, selon le rapport publié, dimanche 6 janvier, par l'organisation Yesh Din, intitulé "Poursuites d'arrière-cour". Pendant plus d'un an, des membres de cette ONG ont assisté à plus de 800 audiences. Ils ont dressé un bilan atterrant de la justice militaire dans les territoires occupés.

    Selon les chiffres fournis par les autorités militaires, sur 9 123 cas examinés en 2006, seules 23 personnes déférées ont été reconnues innocentes, laissant planer le doute sur le respect du principe de la présomption d'innocence et sur les conditions d'examen des dossiers. Partant de 118 procédures, Yesh Din a établi que la décision de maintien en détention était acquise en moyenne au bout de 3,4 minutes et que la reconduction de l'emprisonnement était en moyenne expédiée en 1,54 minute. "Il faut en général deux minutes pour envoyer quelqu'un en prison avant que la procédure d'enquêté soit terminée", indique le rapport.

    [...]

   

    A lire sur Le Monde : La justice militaire israélienne accusée de bafouer les droits des Palestiniens
    Auteur : Michel Bôle-Richard
    Edition du 8 décembre 2008

   

publié dans : Revue de presse

Dimanche 6 janvier 2008

   

    Selon Privacy International, la situation se détériore aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en France.

    La liberté des citoyens s'est réduite un peu plus en 2007. C'est globalement la conclusion que l'on peut tirer de l'étude The Privacy & Human Rights Report 2007 réalisée par les organisations Privacy International à Londres et Electronic Privacy Information Center à Washington qui observent les niveaux de surveillance des citoyens de part le monde. Autrement dit, le niveau d'activité de Big Brother.

    En 2007, 70 pays (37 en 2006) ont été décortiqués par plus de 200 experts. Pour la première fois, Privacy International a établi un classement des zones géographiques étudiées selon le niveau de surveillance de leur population. "L'extension des mesures de surveillance de la vie de nombre de personnes a aujourd'hui atteint un niveau sans précédent", notent les auteurs du rapport. Une dégradation du respect de la vie privée qui s'explique en partie par les lois induites ces dernières à travers la lutte contre le terrorisme international et l'immigration illégale combinées aux moyens électronique de traçage des citoyens et de croisement des informations.

"Les avancées technologiques [...] l'interopérabilité entre les systèmes d'informations et la globalisation des informations ont provoqué une pression extraordinaire sur les garanties de respect de la vie privée", peut-on lire dans le rapport.

"Extension de la surveillance de la société" en France

Sans surprise, si les pays comme la Chine, la Malaisie ou encore la Russie restent les bêtes noires des organisations de vigilance, une grande majorité des pays occidentaux et démocratiques ont vu leur conditions se dégrader considérablement en matière de respect de la vie privée. Ainsi, le Royaume-Uni et les États-Unis ont rejoint les pays précités où la surveillance de la population est considérée comme endémique. La France n'est pas en reste puisqu'elle est passée d'une situation de 'Quelques garanties mais avec affaiblissement des protections' en 2006 à 'Extension de surveillance de la société' en 2007.

Le dernier rang avant de tomber dans la 'Surveillance endémique de la société' que vient notamment de rejoindre l'Amérique de George Bush.

   

    Voir : The 2007 International Privacy Ranking qui présente une carte fort intéressante.

   

    Source VNUnet.fr : Vie privée  les citoyens toujours plus surveillés en 2007
    Auteur : Christophe Lagane
    Date : 4 janvier 2008

    © Copyright 2007,  VNUnet.fr, membre du réseau NetMediaEurope

   

publié dans : Revue de presse

Dimanche 6 janvier 2008

  

    Une dépêche de l’Agence France-Presse du 25 décembre annonce l’arrivée à Tel-Aviv, pour la première fois depuis plusieurs années, d’un groupe d’une quarantaine d’immigrants juifs en provenance d’Iran. Des dizaines de journalistes et photographes attendaient l’arrivée des immigrants.

« La communauté juive iranienne est l’une des plus anciennes du monde. Elle comptait près de 100 000 membres avant la révolution islamique (1979). Aujourd’hui, avec quelques 25 000 membres, elle constitue la deuxième communauté juive de la région Proche et Moyen-Orient après Israël. L’Agence juive a ouvert récemment un site en langue perse afin de promouvoir l’immigration de ce pays, qui n’autorise pas ses ressortissants à se rendre en Israël, en leur promettant notamment des aides substantielles pour leur installation. »

Dans un article de La Libre Belgique du 27 décembre, « L’immigration juive d’Iran encouragée », Renée-Anne Gutter écrit que l’Agence juive « a tenu à donner un accueil médiatique au groupe, afin d’encourager d’autres juifs iraniens à immigrer en Israël. Elle ne lie pas son opération directement à la politique anti-israélienne du président Ahmadinejad, mais invoque l’antisémitisme qui, selon elle, ne cesse de croître en Iran. Cette thèse d’antisémitisme est cependant nuancée par les juifs iraniens eux-mêmes, y compris les immigrants ».

« S’il y a persécution, soulignent la plupart, c’est essentiellement en cas de connexion sioniste. D’ailleurs, le bruit fait mardi autour des arrivants en Israël pourrait précisément nuire aux familles restées en Iran. Selon d’autres, M. Ahmadinejad exploitera le fait que ce groupe d’immigrants se limite à quarante personnes, pour prouver précisément que les juifs iraniens ne souffrent pas de son régime. Les juifs qui vivent aujourd’hui à Téhéran, Ispahan et Chiraz en témoignent eux-mêmes : en tant que communauté religieuse, ils sont peu inquiétés. Généralement commerçants, ils ne manquent de rien. Un siège leur est réservé au Majlis, le Parlement national. Les synagogues sont bien entretenues. Par ailleurs, ils sont autorisés à quitter le pays, si ce n’est pas explicitement pour Israël. Et s’ils partent, ils peuvent faire gérer les biens qu’ils abandonnent par des gardiens légaux. Sinon, l’Etat s’en empare. Les juifs iraniens ne sont pas coupés de leurs proches en Israël non plus. Il y a moyen de téléphoner directement d’Israël en Iran, et de communiquer par Internet d’Iran en Israël. »

     [...]

   

    A lire sur  Carnets du Diplo / Nouvelles d'Orient
    Auteur : Alain Gresh
    Date : 4 janvier 2008

   

publié dans : Revue de presse

Dimanche 6 janvier 2008

  

    Alain Badiou : "Il y a en France une tradition particulière qui est l'exact symétrique de la France universelle des Lumières et des droits de l'homme. Face à la Révolution de 1789, aux mouvements ouvriers du XIXe siècle, au Front populaire, à la Résistance et à Mai 68, il existe un autre courant, droitier et conservateur, qui combine un certain nombre de traits. Ses aspects sont connus: présenter comme révolutionnaire une politique réactionnaire; valoriser les modèles étrangers en laissant croire que la France est en retard; désigner une minorité comme suspecte et proposer son contrôle et sa répression de manière énergique; enfin, montrer dans le passé un événement mauvais avec lequel il faut en finir. Mai 68 dans le cas de Sarkozy, le Front populaire pour Pétain. Cette tradition remonte en réalité à 1815, au moment où ceux qui avaient fui le pays à la Révolution sont revenus avec l'idée de la Contre-Révolution. Il existe depuis dans notre pays un conservatisme particulier qui apparaît régulièrement dans les moments de changements qui inquiètent. (...) J'appelle "pétainisme" ce courant dont le lien avec le sarkozysme est à mes yeux évident. (C'est un peu provocateur) et c'est voulu ainsi. Sarkozy est aussi l'homme d'une minorité revancharde qui instrumentalise la peur pour son intérêt. On a des indices de cette revanche: une droite enfin décomplexée clamant que c'est très bien d'être riche et considérant que ce qu'il y a à dire aux pauvres, c'est qu'ils travaillent plus pour l'être moins".

   

    Source Le Parisien, via le blog Vive le Feu, 22 décembre 2007

    Alain Badiou vient de publier "De quoi Sarkozy est-il le nom
    (Nouvelles Editions Lignes, 10/2007)

   

publié dans : Revue de presse

Dimanche 6 janvier 2008

  

    (Le Nouvel Observateur)

    Les Français ne s'y trompent pas : l'inflation réelle s'est accélérée. Alors que le président a promis un nouvel indice du pouvoir d'achat, la liste exclusive des hausses de prix dans les rayons des hypers que s'est procurée «le Nouvel Observateur» montre l'ampleur de la valse des étiquettes. Faites vos additions.

   

   C'est le genre de ticket de caisse que les Leclerc, Carrefour, Auchan et autres Intermarché n'impriment jamais. Ils préfèrent nous abreuver de coupons de réduction et nous matraquer de publicité pour leurs promos à tout casser. La hausse des prix ? Pas vu, pas pris. Et pourtant, ce que n'affichent pas les caisses enregistreuses, «le Nouvel Observateur» vous en donne ici un saisissant aperçu. Nous nous sommes procurés un listing retraçant l'évolution des prix, dans un hyper, de plus de 250 produits de grandes marques parmi les plus vendus dans les grandes surfaces. Aucun doute : tout flambe ! Les steaks hachés (+ 42%), les coquillettes (+ 32%), les filets de maquereau (+ 35%), l'eau de Volvic (+ 26%)... Entrais ans, la hausse moyenne de ce «superchariot» s'établit à 11,5%, une valse des étiquettes deux fois supérieure au taux d'inflation calculé par l'Insee pour la période. Plus spectaculaire encore : depuis 2000 (passage à l'euro !) , le grand panier du «Nouvel Obs» s'est renchéri, en moyenne, de 29%. Et cela ne devrait pas s'arranger : invoquant - non sans raison - la flambée du cours de l'énergie et des matières premières, la plupart des grands groupes agroalimentaires ont présenté cet automne des tarifs rehaussés de 8% qui se traduiront, si rien ne change, par une nouvelle flambée des étiquettes.

    [...]

   

    A lire sur Le Nouvel Observateur : La vérité sur la flambée des prix
    Auteur :
Sylvain Courage
    Semaine du 13 décembre 2007 (n° 2249)

   

publié dans : Revue de presse

Vendredi 4 janvier 2008

    Aux Etats-Unis, des millions de familles privées d’assurance maladie s’interdisent d’aller chez le médecin. Trop cher. En cas d’urgence, la moindre opération les oblige à s’endetter, voire à se faire soigner en Inde ou en Malaisie. Les candidats démocrates prescrivent tous une réforme.

   

    Jeff et Katie avaient entendu parler des 47 millions d’Américains dépourvus d’assurance santé. Mais ce n’était qu’un chiffre abstrait, sans réalité. Eux, ils étaient couverts : lui en tant qu’étudiant de l’université de New York et elle comme chef de projet pour une ONG à Washington. Ils se sont mariés en 2006, et Katie, 32 ans, a débuté une thèse tout en donnant des cours par-ci par-là. Ce n’est que quand elle a commencé à avoir mal aux jambes en mars 2007 qu’elle a réalisé qu’elle n’était plus couverte. «On a eu l’impression de s’enfoncer dans un monde parallèle, raconte Jeff, 28 ans. On s’est découverts pauvres et exclus du système.»

    Katie a fait comme tous ceux qui ne peuvent pas se payer une simple consultation aux Etats-Unis, elle a attendu que ça passe. «Quand elle n’a plus pu tenir debout, nous sommes allés aux urgences, raconte Jeff. Mais les médecins ont refusé de faire des examens pour savoir ce qu’elle avait. Ils nous ont dit : "Elle n’est pas assurée, ça va vous ruiner."» Le spécialiste pensait qu’il fallait faire une IRM de son dos. «Mais cela coûte 1 000 dollars [680 euros, ndlr]. On a demandé si c’était indispensable. Il nous a dit : "Non, c’est peut-être une sciatique. Rentrez chez vous et restez au lit."» Rien que cette discussion leur a coûté 1 000 dollars : 700 pour le spécialiste et 300 parce qu’il a sollicité un deuxième avis. Katie est restée allongée pendant trois mois. Sans amélioration. «On n’arrivait pas à avoir un diagnostic. Pour faire une IRM, il faut qu’elle soit demandée par un spécialiste après examen de radios. Chaque fois, vous payez : 400 dollars pour la consultation, 500 pour les radios, se justifie Jeff. La santé de Katie passe avant les considérations économiques. Mais j’ai déjà 120 000 dollars [81 500 euros] de dettes étudiantes.» Ils ont fait une demande de ristourne à l’hôpital, justifiant de leur absence de ressources. Puis Jeff s’est mis à chercher un travail comme un fou. Prêt à accepter n’importe quoi, du moment que l’employeur prenait en charge l’assurance santé. «Je ne voulais pas paraître désespéré lors des entretiens d’embauche, mais c’était ma première préoccupation, avant le salaire.»

    «Ce jeune couple n’est pas le seul dans ce cas», explique Alwyn Cassil, du Center for Studying Health System Change (HSC), un think-tank qui prône d’étendre la couverture santé à tous, une promesse de campagne de tous les candidats présidentiels du Parti démocrate. Près de 60 % des Américains sont couverts à travers leur emploi. «Si vous êtes cadres, on vous offre une très bonne couverture. Mais si vous êtes peu qualifié, à temps partiel ou dans une PME, vous aurez une couverture minimum, voire pas de couverture du tout.»

    [...]

   

    A lire dans Libération : L’assurance de se ruiner la santé
    Auteur : Isabelle Duriez (correspondante de Libération à New-York)
    Date : 2 janvier 2008

   

publié dans : Revue de presse

Vendredi 4 janvier 2008

 

    La Chine est une bénédiction. Certes, pas pour les droits de l'homme ou pour l'environnement ; mais pour l'économie mondiale, si. C'est pourtant la pétition de principe inverse qui a cours en Occident. Interrogés du 10 au 24 septembre 2007 par l'institut TNS Opinion pour le compte du German Marshall Fund, une fondation américaine, 51 % des Américains et 55 % des Européens perçoivent la croissance chinoise comme une menace. Ce pourcentage grimpe à 57 % chez les Allemands, à 60 % chez les Italiens et à 64 % chez les Français.

    Parce que les usines textiles et les fabricants de jouets ont déserté leurs vieilles économies, les habitants des pays industrialisés sont persuadés que la Chine est la grande responsable des destructions d'emplois qui en ont résulté. Faute de pouvoir lui reprocher les salaires misérables de ses travailleurs, ils ont fait de la monnaie chinoise, le yuan, leur bête noire. Ainsi 63 % des Américains et 55 % des Européens interrogés par TNS Opinion jugent qu'une réévaluation du yuan contribuerait à protéger leurs emplois contre la concurrence venue d'Asie.

    C'est dire si les responsables occidentaux qui, en novembre et décembre 2007, se sont rendus en foule à Pékin pour réclamer un yuan plus fort, étaient les porte-parole de leurs salariés. La chancelière Angela Merkel, le président Nicolas Sarkozy, le gouverneur de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet, le commissaire européen Joaquin Almunia et le secrétaire d'Etat américain Henry Paulson ont tenu au président Hu Jintao et à ses ministres à peu près le même discours. "Nous ne pouvons plus supporter que vous nous infligiez des déficits commerciaux aussi énormes : 158 milliards d'euros pour les Etats-Unis et 112 milliards pour l'Europe des Vingt-Sept en 2006, et sans aucun doute beaucoup plus en 2007, se sont-ils lamentés. Nos industries traditionnelles ont été mises à mal par votre concurrence effrénée. Il faut que vous cessiez d'exporter dans de telles proportions. Pour cela, vous devez rendre vos produits plus coûteux en alourdissant vos salaires avec une protection sociale minimale et, surtout, en réévaluant votre monnaie. Son niveau est inférieur de 20 % à 30 % à son cours normal, ce qui vous confère un avantage anormal."

Les dirigeants de Pékin leur ont répondu : "Pas question que nous accélérions le train de nos réformes, au risque de tuer la croissance annuelle à deux chiffres dont nous avons besoin pour tirer au plus vite de la misère notre population de 1,3 milliard d'habitants ! Nous faisons déjà de notre mieux."

    [...]

       

    A lire sur Le Monde : Que ferions-nous sans la Chine ?, par Alain Faujas
    Edition du 3 janvier 2008

   

publié dans : Revue de presse

Vendredi 4 janvier 2008


    Jean-Pierre Jouyet est secrétaire d'Etat chargé des affaires européennes
    (Le Monde)

   

    Avec l'entrée de Malte et de Chypre dans la zone euro, c'est désormais la majorité des pays de l'Union européenne qui partage la même monnaie, preuve de son succès s'il en est. Paradoxalement, l'euro n'a jamais été aussi critiqué : l'appréciation forte de la monnaie européenne au cours des derniers mois a suscité, à juste titre, des inquiétudes en France et en Europe.

    L'euro s'apprécie parce qu'il continue à consolider ses positions internationales. Il est, depuis 2004, la première devise mondiale sur les marchés obligataires, 47 % du stock de titres de dettes internationaux étant libellés en euros contre un peu plus de 30 % en dollars. Sa part dans le libellé des échanges internationaux est croissante, grâce notamment à son rôle dominant dans les échanges de l'Europe avec son voisinage. La part de l'euro dans les réserves officielles de change a atteint 25 % (contre encore 65 % pour le dollar). L'euro est devenu la deuxième monnaie mondiale. Ce sont ainsi 40 pays qui ont établi un lien monétaire officiel avec l'euro, et les mouvements de la devise européenne face au dollar se retrouvent de plus en plus dans les propres variations de la livre sterling, mais aussi dans celles des devises du Canada, de l'Australie ou d'Amérique latine.

    Cette puissance monétaire de l'Europe repose sur des fondements très solides. Elle découle tout d'abord du poids économique de la zone euro : 22 % du PIB mondial (27 % pour les Etats-Unis), 13 % du commerce mondial (hors échanges intra-européens) et un marché intégré de 320 millions d'habitants aujourd'hui (300 millions d'habitants aux Etats-Unis). L'euro s'appuie également sur un système financier puissant et compétitif, notamment son secteur bancaire, dont l'intégration a notablement progressé dans les dernières années. Enfin, les investisseurs du monde entier ont confiance dans la stabilité à long terme de la valeur de l'euro.

    [...]

       

    A lire sur Le Monde : Pour une "diplomatie de l'euro", par Jean-Pierre Jouyet
    Edition du 3 janvier 2008

   

publié dans : Revue de presse

Vendredi 4 janvier 2008

 

    La Charte des Droits fondamentaux, ancienne partie II de la défunte Constitution européenne, a été proclamée solennellement le mercredi 12 décembre à Strasbourg, au Parlement européen, et signée par les Présidents des trois institutions (Parlement, Commission, Conseil). Cette "cérémonie" avait pour but de faire croire à la légitimité d'un texte, simplement publié au journal officiel de l'UE, et qui a pourtant été rejeté par référendum par les deux seuls peuples ayant été consultés par un référendum contraignant en 2005.

    Cette proclamation est une parodie de démocratie, symbole de la volonté d'une petite élite ultra-européiste de faire passer en force la défunte Constitution, morcelée et présentée dans un ordre différent mais identique quand au fond, et désormais baptisée traité de Lisbonne.

    C'est pourquoi les députés de la coordination Identité, Tradition, Souveraineté ont tenu à manifester à cette occasion le véritable sens, pour eux, des mots "droits", "citoyens" et "démocratie" en réclamant la consultation de tous les peuples européens sur la Constitution bis au cri de "referendum !". Plusieurs dizaines de leurs collègues ont procédé de même.

    La réaction de l'Etablissement (envoi d'huissiers, qui n'en pouvaient mais, pour tenter de faire cesser la manifestation, insultes et menaces de sanctions) est elle aussi symbolique : la seule opinion admise dans un Parlement qui prétend pourtant donner des leçons de démocratie au monde entier est la soumission silencieuse et l'acceptation béate de la dictature bureaucratique de l'Union européenne.

    Voir la vidéo enregistrée au parlement de Strasbourg le 12 décembre 2007 (durée env. 4 mn)

    Voir le Site x09.eu : "Une Constitution européenne ? Laissez le peuple choisir !"
    avec une pétition en ligne pour un 
Referendum sur le traité de Lisbonne

   

publié dans : Revue de presse

Calendrier

Novembre 2008
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
             
<< < > >>