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En complément, ceux qui le peuvent doivent absolument consulter régulièrement le site
Contre Info, qui fait un travail absolument remarquable de mise en évidence des " infos absentes des prompteurs de JT "  (pub gratuite ! )
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Vendredi 2 mai 2008

     
Opus Incertum prend quelques vacances ...

Reprise  prévue vers le 15 mai 
   
   
    



Jeudi 1 mai 2008

Par Paul Craig Roberts

 [
Questions Critiques - 1er mai 2008 ]

C'est 1939 qui recommence. Le monde attend, impuissant, le prochain acte d'agression de la part des Etats voyous. Sauf que cette fois-ci, les Etats voyous ne sont pas le Troisième Reich et l'Italie Fasciste. Ce sont les Etats-Unis et Israël.
 
Les futures victimes ne sont pas la Pologne et la France, mais l'Iran, la Syrie, les restes de la Cisjordanie et le Sud-Liban.
   
Les médias américains sont fous de joie. La couverture de la guerre attire les téléspectateurs et fait vendre de la publicité.
   
Les néoconservateurs sont en extase. L'hégémonie "über alles" est de retour.
   
L'US Air Force est impatiente "de montrer ce qu'elle est capable de faire".
   
Les contractants de la défense font des profits infinis.
   
Sous couvert de désordre et de propagande, Israël peut accaparer les restes de la Cisjordanie et faire une autre tentative pour mettre la main sur les ressources aquifères du Sud-Liban.
   
Contrairement aux Etats-Unis et à Israël, l'Iran n'occupe aucun territoire étranger, ni ne menace d'envahir un autre pays. Cela n'empêche pas les bouches étasuniennes et israéliennes de débiter à une vitesse croissante leur propagande contre l'Iran. Un mensonge après l'autre roule sur la langue des dirigeants des "deux grandes démocraties".
  
Le 27 avril, l'Amiral Mike Mullen, président de l'état-major interarmes, a accusé l'Iran d'avoir une "influence maléfique et de plus en plus létale" en Irak. L'Amiral Mullen a-t-il oublié que ce sont les Etats-Unis, et non pas l'Iran, qui sont responsables d'au moins un million de morts irakiens et de quatre millions de déplacés, les "dommages collatéraux" d'une "guerre facile" qui est maintenant dans sa sixième année ?
  
Le 26 avril, le Washington Post a rapporté que "le Pentagone prépare des actions militaires potentielles" contre l'Iran. Le conseiller à la sécurité nationale du Régime de Bush dit que l'Iran est une menace en Irak, une accusation reprise sans fin par le secrétaire à la défense Robert Gates, la secrétaire d'Etat Rice, le vice-président Cheney et le président Bush. Les Etats-Unis, qui ont 150.000 soldats en Irak ne constituent pas une menace. Les troupes américaines protègent l'Irak de l'Iran, d'al-Qaïda et des Taliban. Il suffit de demander à FOX News !
   
Apportant sa contribution pour pousser à la guerre contre l'Iran, l'émission d'information de la TV américaine "60 Minutes", a donné du temps d'antenne au commandant de l'Armée de l'Air d'Israël, le Général Eliezer Shkedi, qui a déclaré dans une interview spéciale que le président iranien Ahmadinejad était le nouvel Hitler et que nous ne devons pas refaire la même erreur de ne pas croire un Hitler. Il y a de meilleurs candidats pour ce rôle qu'Ahmadinejad !
   
Le Général Shkedi lui-même nous rappelle Hitler accusant la Pologne d'avoir commencé la deuxième guerre mondiale. Ahmadinejad n'a attaqué aucun pays, alors qu'Israël a envahi régulièrement ses voisins et poursuit ses occupations depuis 40 ans des territoires palestinien et syrien.
   
Ainsi que Noam Chomsky l'a écrit, le gouvernement des Etats-Unis pense qu'il est le propriétaire du monde (Chomsky aurait pu ajouter qu'Israël pense être propriétaire du Proche-Orient et de l'Amérique). Les Américains peuvent se vautrer dans l'indignation à propos de l'occupation du Tibet par la Chine et se satisfaire pleinement de leur occupation de l'Afghanistan et de l'Irak. Israël peut disserter avec éloquence sur le "terrorisme palestinien", tandis que son armée et ses colons sionistes terrorisent les Palestiniens.
   
Les Américains ne voient aucune hypocrisie lorsque "leur" gouvernement accuse la Russie de s'opposer à l'incorporation de ses anciens satellites et éléments territoriaux dans une alliance militaire étasunienne.
   
Les Américains voient un destin manifeste, pas une agression de leur part, lorsque "leur" gouvernement largue des bombes sur la Serbie, l'Irak, l'Afghanistan, le Soudan et le Pakistan. Les Américains ne pensent pas qu'il s'agisse d'une agression lorsqu'ils mettent au point des plans de guerre pour attaquer l'Iran, la Chine ou la Corée du Nord, ou qui que ce soit d'autre, ou lorsqu'ils maintiennent des centaines de bases militaires partout sur la planète. Ces mêmes Américains qui deviennent hystériques à propos de "l'influence iranienne en Irak" et des "projets d'al-Qaïda d'amener la guerre en Amérique".
   
Ainsi que Chomsky le dit : le monde nous appartient. Rien d'autre ne compte, sauf Israël.
   
Israël compte tellement que tous les candidats présidentiels ont déclaré leur volonté de répandre tout le sang américain et l'argent nécessaires "pour protéger Israël". Il n'y a aucune limite à la promesse "de défendre Israël", peu importe ce qu'Israël fait, peu importe si Israël initie (encore et toujours) la guerre avec ses voisins, peu importe si Israël continue de chasser les Palestiniens de leurs maisons et de leurs villages afin de "créer un espace de vie" pour les Israéliens.
   
Avec cette sorte de promesse, pourquoi Israël devrait-il accepter moins que "le Grand Israël" ?
    
Exactement comme il a lancé son invasion illégale de l'Irak sur le dos de mensonges à propos d'armes de destruction massive et de champignons atomiques, le gouvernement étasunien prétend que s'il n'attaque pas l'Iran, l'Iran construira une arme nucléaire. Le Régime de Bush a appris à ne jamais se défaire d'un mensonge tant qu'il fonctionne.
   
Ce mensonge fonctionne pour le Congrès, les médias et une grande partie du public américains, mais il ne tient pas debout à l'étranger. Le 27 avril, le quotidien britannique, The Independent, répondait à la récente affirmation du gouvernement américain que l'installation attaquée en septembre dernier par Israël, dans un acte d'agression non déguisé, était un réacteur nucléaire construit par la Corée du Nord : "Il n'y a aucun moyen indépendant de vérifier tout ceci, surtout depuis que cette installation a été détruite. Nous devons compter sur l'intégrité des services de renseignement israéliens et étasuniens. C'est là où nous rencontrons un problème. L'ancien secrétaire d'Etat Colin Powell avait présenté une preuve similaire au Conseil de Sécurité des Nations Unies en février 2003, montrant ce que l'on nous disait être une preuve sérieuse du stockage d'armes de destruction massive par l'Irak. Comme nous le savons tous, ces renseignements se sont avérés être bidons". 
   
Une guerre inutile, un pays détruit, tout ça pour des renseignements bidons !
   
Pourquoi devons-nous répéter notre crime en Iran ? Pourquoi persistons-nous dans notre crime en Irak ? Le 27 avril, McClatchy Newspapers rapportait que 50 dirigeants politiques irakiens, représentant de nombreux groupes politiques, dont des Sunnites, se sont rendus à Sadr City pour protester contre le siège par l'armée américaine.
   
Pourquoi Sadr est-elle entièrement assiégée ?
  
[Muqtada al-Sadr] a appelé à l'arrêt du bain de sang entre Irakiens, à "notre libération et celle de notre terre des occupants", à "un vrai gouvernement et à une vraie souveraineté". Cependant, pour le Régime de Bush, la rhétorique sur "la liberté et la démocratie" n'est rien d'autre qu'un masque derrière lequel imposer un gouvernement fantoche au service des Etats-Unis. Les véritables leaders irakiens, comme al-Sadr, sont des "terroristes" qui doivent être éliminés.
  
Pourquoi le peuple américain et "ses" représentants au Congrès continuent-ils de tolérer un Régime Bush criminel qui se sert de mensonges et de la propagande pour masquer ses actes d'agression flagrante, des crimes de guerre selon les normes de Nuremberg ?
   
Pourquoi le reste du monde continue-t-il de recevoir des représentants d'un gouvernement coupable de crimes de guerre ?
   
Que se passerait-il si le reste du monde disait aux Américains de fermer leurs bases, leurs ambassades, leurs opérations de la CIA et de rentrer chez eux ?
   
Les Américains auto-satisfaits considéreraient de telles exigences comme de l'effronterie ! Le monde nous appartient.
   
   
    Source :
Questions Critiques, d'après CounterPunch
    Article original : The Iraq War Morphs Into the Iran War
    Traduction : JFG-QuestionsCritiques
    Date : 1er mai 2008
    
    
Paul
Craig Roberts a été sous-Secrétaire américain du Trésor, chargé de la Politique économique sous l’administration Reagan.
    
    
   
publié dans : RdP : Géopolitique

Jeudi 1 mai 2008

 

[ RIA Novosti - 26 mars 2008]
  
   
Les avertissements faits par nombre d'experts avant l'indépendance du Kosovo commencent à se réaliser: tous les attributs d'une grande base militaire de l'OTAN et des Etats-Unis apparaissent en catimini sur le territoire enlevé à la Serbie. La décision du président George W. Bush de commencer à livrer des armes au Kosovo est l'un des derniers indices en date de ce processus. Moscou a insisté sur la convocation d'une réunion extraordinaire du Conseil Russie-OTAN, qui se tiendra vendredi 28 mars à Bruxelles. D'ailleurs, il est douteux qu'il soit possible de persuader ce conseil d'intervenir, car il s'est toujours révélé peu utile. A propos, le président Bush a pris cette décision deux jours après la visite à Moscou de la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice et du secrétaire américain à la Défense Robert Gates, qui ont appelé à renforcer la coopération, à étendre les consultations et, en général, à assurer la transparence.

La précipitation avec laquelle le Pentagone accorde sa protection à l'oisillon encore sans plumes qu'est le Kosovo ne peut témoigner que d'une chose: l'Occident n'est pas certain que la paix règnera dans les Balkans aussitôt après la séparation du Kosovo d'avec la Serbie. Cependant, c'est bien sur la rhétorique de la nécessité de mettre fin à la crise yougoslave que l'Occident s'est appuyé pour justifier son soutien aux séparatistes kosovars. De quelle paix peut-il s'agir dès lors qu'on arme une partie contre l'autre? On est tout simplement en train de verser de l'essence sur un brasier déjà très chaud...

Les Serbes l'ont déjà compris. Dans la ville de Kosovska Mitrovica (Nord du Kosovo), ils se sont mis à défendre avec l'acharnement des désespérés leur dernier refuge: le tribunal où siégeaient jadis les magistrats serbes et où siègent aujourd'hui des juges internationaux qui prévoient à terme de transmettre leurs fonctions à des juristes albanais. Du sang a été versé lors d'affrontements avec les forces de la KFOR. Les manifestations en soutien à la minorité serbe du Kosovo se succèdent à Belgrade.

La ville de Kosovska Mitrovica, coupée en deux par le fleuve Ibar en communautés albanaise et serbe, sera désormais et pour longtemps une pomme de discorde entre les parties opposées. Belgrade a déjà envoyé à l'ONU un message exigeant d'attribuer à la Serbie le Nord de la province, attenant à Kosovska Mitrovica, où résident de façon compacte environ 100.000 Serbes. Ces derniers ont besoin d'une protection physique élémentaire. Mais il est peu probable que cela touche les partisans de l'indépendance du Kosovo à l'ONU. Dans la première moitié des années 90, les pays occidentaux avaient fermé les yeux sur l'exil de 300.000 Serbes de Croatie. Peuvent-ils donc se soucier à présent de 100.000 Serbes? "Si 300.000 oiseaux avaient quitté tout à coup une région, le monde serait bouleversé. Mais l'humanité n'a pas remarqué la tragédie des Serbes", dit-on tristement à Belgrade.

L'intention des Etats-Unis de commencer à livrer des armes au Kosovo s'explique, entre autres, par la volonté de retenir au sein de la province Kosovska Mitrovica, ville serbe insoumise, mais importante d'un point de vue stratégique. Mais il y a également un objectif plus important: donner carte blanche aux Kosovars pour la répression des actions de protestation dans les enclaves serbes à l'échelle de toute la province, estime Elena Gouskova, directrice du Centre d'étude de la crise balkanique contemporaine de l'Institut d'études slaves de l'Académie russe des sciences.

Les livraisons d'armes aux Kosovars sont une sorte de légalisation des futures actions des Albanais ayant pour but d'évincer la minorité serbe de la province. Autrement dit, les pays occidentaux assurent aux Kosovars la possibilité d'achever un processus déjà entamé: nettoyer la province de la population non-albanaise, mais à condition qu'ils le fassent eux-mêmes, pour éviter de compromettre les soldats de la paix de l'OTAN faisant partie de la KFOR et, à plus forte raison, l'Amérique.

Il semble également que la province du Kosovo soit appelée à devenir le premier Etat dans l'histoire se trouvant sous protectorat de l'OTAN. Les soldats de la paix de l'Alliance, au sein de la KFOR, maintiennent l'ordre dans la province depuis déjà neuf ans. Si l'on prend en considération l'admission prévue à l'organisation de l'Albanie, de la Macédoine et de la Croatie au cours du sommet de l'OTAN qui se tiendra du 2 au 4 avril à Bucarest, la province du Kosovo pourrait devenir le plus puissant appui de l'Alliance dans les Balkans. La base militaire américaine de Camp Bondsteel, la plus grande des Etats-Unis hors de leur territoire, y est déjà installée. Et le Pentagone a abordé la construction d'une deuxième base militaire au Kosovo, rappelle Elena Gouskova.

Leonid Ivachov, président de l'Académie des problèmes géopolitiques, se dit certain que la stabilité dans les Balkans, et même en Europe, n'est pas nécessaire à Washington, en tout cas en ce qui concerne l'administration actuelle. "Dans une situation de stabilité, les Etats-Unis ne peuvent pas influer sur les événements. Si le calme règne en Europe, l'Amérique n'aura rien à y faire. La stratégie politique des Etats-Unis consiste à diriger par le chaos", affirme le général Ivachov. Selon ses renseignements, l'Amérique prévoit de livrer au Kosovo des armes d'infanterie légères et des véhicules blindés sans matériel lourd. Mais, à l'étape suivante, des cadres albanais seront formés pour l'aviation et les unités de chars.

Que peut faire la Russie dans ces conditions? Hélas, pas grand chose. Elena Gouskova et Leonid Ivachov estiment qu'en plus de l'aide humanitaire aux habitants des enclaves serbes du Kosovo, déjà annoncée, le Kremlin pourrait poser la question de l'introduction d'un contingent de paix russe dans la région de Kosovska Mitrovica. Les experts russes discutent également de l'introduction de forces de paix russes dans le Sud de la Serbie, limitrophe du Kosovo. Mais il est peu probable que le président pro-européen Boris Tadic se risque à adresser une telle demande à la Russie. Par conséquent, Moscou ne peut employer que des moyens purement diplomatiques pour influer sur la situation. Quant aux moyens économiques, à savoir la participation du Kosovo au projet de gazoduc South Stream, la Russie n'y a pas eu recours, faute d'en avoir eu la possibilité, ou tout simplement parce qu'elle n'a pas souhaité le faire.

Les opinions exprimées dans cet article sont laissées à la stricte responsabilité de l'auteur.
   
   
    Source :
RIA Novosti
    Auteur : Tamara Zamiatina, pour RIA Novosti
    Date : 
26/03/2008
    
   
L'intérêt stratégique des Etats-Unis pour le Kosovo, à proximité des champs pétroliers de la Caspienne, s'est traduit dès 1999 par l'établissement du Camp Bondsteel, le plus grand des camp américain situés hors du territoire des Etats-Unis.

Voir :
Jean-Michel Vernochet Les enjeux stratégiques du Kosovo
    Sur Wikipedia : Le camp Bondsteel
    Sur GlobalSecurity.org : Camp Bondsteel (en)
     
   

publié dans : RdP : Géopolitique

Jeudi 1 mai 2008

    
[
Le Monde - 30 avril 2008 ]
   
  
L 'emploi est de moins en moins protecteur contre la pauvreté. Tel est l'un des principaux constats mis en évidence par le cinquième rapport de l'
Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale, qui a été remis, mardi 29 avril, au Haut Commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, Martin Hirsch, et à la ministre du logement et de la ville, Christine Boutin.
  
Ce rapport confirme que le processus de réduction de la pauvreté globalement observé sur les deux dernières décennies marque une pause : en 2005, dernière année connue, 3,7 millions de personnes (6,3 % de la population totale) vivaient en dessous du seuil de pauvreté (681 euros par mois pour une personne seule), soit un nombre identique à celui de 2003. Et l'intensité de la pauvreté tend à s'aggraver. L'écart entre le niveau de vie médian des ménages pauvres et le seuil de pauvreté ne cessant de s'accroître depuis 2002 (16,3 % en 2002 à 18,2 % 2005), de plus en plus de personnes s'éloignent de ce seuil et "s'enfoncent" dans la précarité.

 

TEMPS PARTIEL

 

Même l'emploi protège de moins en moins contre la pauvreté. En 2003 et 2005, le phénomène des working poor (travailleurs pauvres) s'est ainsi accentué : il y a trois ans, 1,74 million de personnes, soit 7 % des travailleurs, occupaient un emploi mais étaient malgré tout dans un ménage ayant un revenu inférieur au seuil de pauvreté ; deux ans plus tôt, ils étaient 1,47 million.

La pauvreté touche d'abord des travailleurs qui connaissant de longues périodes de chômage, mais aussi ceux qui sont employés toute l'année à temps partiel (21 % des travailleurs pauvres) et les non-salariés (27 % sont indépendants).

Les difficultés des travailleurs pauvres sont aussi souvent liées à leur situation familiale. Un tiers d'entre eux a un conjoint chômeur ou inactif (contre 23 % de l'ensemble des travailleurs) et un autre tiers est sans conjoint (contre un quart de l'ensemble des travailleurs). Plus de 40 % des travailleurs pauvres ont ainsi un revenu supérieur à un smic annuel mais qui, rapporté à la composition de leur ménage et en l'absence d'autres ressources, ne permet pas de dépasser le seuil de pauvreté.

   
   
   Source :
Le Monde
   Auteur : Laetitia Van Eeckhout
   Edition du 30 avril 2008
  
  
   © Le Monde.fr

     
   

publié dans : RdP : France

Jeudi 1 mai 2008

  
Georges Stanechy, dans son excellent blog A contre courant nous montre comment le bashing, une technique organisée de dénigrement systématique sur tout une palette de thèmes, alimente la désinformation. Il s'agit de d'influencer, voire d'intimider les pays qui posent problème aux "occidentaux".
  
Souvenons-nous du French bashing qui avait été mené par l'ensemble de la presse anglo-saxonne en 2002-2003 alors que se préparait la guerre d'agression contre l'Irak...

    
   

 [ A contre courant - 24 avril 2008 ]

Dans le tour d'horizon sur la désinformation et la propagande auquel je me livre, dans ce blog, existe une expression anglaise qui n'a pas son équivalent en français, le : « bashing ». Dans son sens premier en français, c'est la "raclée". Mais, dans les techniques de propagande et de désinformation, il s'applique à une activité bien précise : dénigrer, harceler, diffamer, à tout propos et de façon systématique.
 
  
L'industrie occidentale du "bashing"
  
Cette technique, parfaitement rodée, est de plus en plus utilisée. Son organisation et son niveau de technicité ont été fortement améliorés au cours des dernières années. Notamment, pour la coordination entre pays, et entre médias, occidentaux. Remarquez la totale intégration des médias en matière "d'information", réagissant au quart de tour, au doigt et à l'oeil.
  
Souvenons-nous des campagnes de
l'hystérie islamophobe, lors de la "loi sur le voile", en France, ou encore contre la communauté musulmane de Malaisie, dans tous les pays occidentaux. Dans un autre registre, simultanément dans tous les pays occidentaux encore, les campagnes anti-Poutine, anti-Chavez, etc. A présent c'est la Chine qui est au premier plan. Nous vivons donc le : « China bashing ». Qui va s'accentuer jusqu'aux Jeux Olympiques...
   
En général, le bashing varie les angles d'attaque. Pour éviter la saturation de l'opinion publique. Depuis ces dernières semaines, comme on a pu s'en rendre compte, on assiste à une campagne de grande intensité sur le Tibet, sur fond de "droits de l'homme" et de "liberté de la presse". Mais, il y avait eu, antérieurement, un galop d'essai. Souvenons-nous, à la rentrée de l'été dernier, une campagne qui avait atteint son pic au mois d'octobre 2007. Dans tous les pays occidentaux en même temps, là encore.
  
Elle avait pour thème l'empoisonnement, auquel se livreraient les "sournois" Chinois, avec de la peinture toxique sur des jouets, et autres pièces dangereuses pour nos bambins. Avec en première ligne l'entreprise américaine
MATTEL, afin de crédibiliser les assertions. Elle avait dû, par la suite, présenter ses excuses à la Chine. Incapable de justifier, devant les commissions d'enquête chinoises, ce qu'elle avançait dans les médias occidentaux... Car, il s'agissait, en fait, d'une campagne « bidon ».

Un regard sur quelques uns de ces "angles d'attaque"...
  
[...]
  

    
Lire la suite sur A contre courant
   
    
   

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Dimanche 27 avril 2008

 [ RIA Novosti - 22 avril 2008 ]
   
MOSCOU, 22 avril - RIA Novosti. Les services secrets occidentaux ont mis au point dans les années 1990 un plan visant à rendre effective l'indépendance de la Tchétchénie vis-à-vis de la Russie, affirme un documentaire intitulé "Plan Caucase" qui sera diffusé mardi soir sur la chaîne publique russe Pervi Kanal.
   
Selon un communiqué publié par la chaîne, la France imprimait des passeports d'Itchkérie (le nom donné à la république par les séparatistes), et des armements étaient acheminés vers la république à travers la Géorgie dans le cadre de cette opération.
   
Le citoyen turc d'origine tchétchène Aboubakar, connu depuis 40 ans sous le pseudonyme de Berkan Iachar, à la suite d'un contrat signé avec la CIA, raconte l'organisation dans les années 1990 d'une plateforme politique visant à obtenir la sécession de la république russe.
   
Selon lui, ce projet était financé par plusieurs Etats. Les passeports destinés à la République d'Itchkérie étaient imprimés par la France, la monnaie était fondue en Allemagne.
   
"Dans les années 1990, Aboubakar devient en quelque sorte l'éminence grise à travers laquelle on réalise les transactions financières plus ou moins juteuses destinées aux combattants du Caucase du Nord", affirment les réalisateurs du documentaire.
   
Selon eux, une des affaires les plus secrètes remonte au temps du leader séparatiste Djokhar Doudaïev dans les années 1990. M. Iachar participe alors à la mise au point d'un plan visant à acheminer illégalement des pierres précieuses à l'aéroport de Grozny.
   
"Le bénéfice dégagé servait à acheter des armes. Il ne s'agissait pas de sommes très importantes, entre 10 et 20 millions de dollars à chaque convoi", a confié Aboubakar, selon lequel cette filière n'a été découverte que plusieurs années plus tard.
  
"Ce ne sont que quelques exemples du soutien fourni par les services secrets étrangers à la sécession de la Tchétchénie", affirme le documentaire.
    
  
   Source :
RIA Novosti
   Date : 22 avril 2008
    
   
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Samedi 26 avril 2008

 [ Le Parisien - Dossier publié le 21 avril 2008 - n°19789 ]

Depuis 2001, mais surtout depuis les émeutes urbaines de 2005, les Etats-Unis s'implantent dans de nombreuses cités défavorisées. Argent, moyens humains, tout est bon pour redorer leur image auprès les jeunes français issus de l'immigration, et effectuer leur travail d'influence.
  
   
« Après le 11 septembre, on a vu débarquer des mecs qui voulaient rencontrer des types de banlieue »
Cet universitaire très bien introduit auprès des associations et des milieux islamiques préfère taire son identité. A l'automne 2001, il a été approché par, deux hommes, la quarantaine, se présentant comme des chercheurs américains. « Mon profil les intéressait. Je les ai vus au cours d'un dîner séparément. Les masques sont tombés très vite. Je me suis douté qu'ils étaient de la CIA - j'en ai eu confirmation plus tard. J'ai refusé de les amener en banlieue. Mais ils ont dû parvenir à leurs fins par d'autres moyens. » Leurs motivations ? « Mettre la main sur le réseau associatif ; poursuit le chercheur, et comprendre en passant du temps dans les banlieues européennes comment on pouvait basculer dans un commando terroriste. »
    
    
   
Les voyages d'Ali, Karim ou Fayçal tous frais payés
   
Ali Zahi raconte son voyage aux Etats-Unis avec des étoiles dans les yeux. «. Je me suis retrouvé en Arkansas, en Oregon, au Texas, et je n'ai qu'une hâte : y retourner. » On l'aurait rencontré quelques1es mois plus tôt, pas sûr que ce grand escogriffe à chemise blanche ait tenu le même discours. Entre-temps, il est passé entre les mains des Américains et a côtoyé l'Oncle Sam pendant trois semaines aux frais de l'ambassade des Etats-Unis.
   
Ali, 31 ans, né au Maroc, qui a grandi et a été élu à Bondy, dirige le cabinet du maire de Clichy-sousBois, berceau des émeutes de 2005. Un pur produit de la Seine-Saint-Denis qui le désigne naturellement candidat à la nouvelle version de l'International Visitor's Program du département d'Etat américain. Depuis trois décennies, l'administration américaine repère les futurs leaders de la planète et les prend sous sa coupe. Des générations de politiques et de grands patrons, dont Nicolas Sarkozy, François Fillon, Gordon Brown, ont bénéficié de ce programme.
  
A l'époque, le casting se faisait aux portes de l'ENA et des grandes écoles. Mais, en 2005, la cible change. L'Amérique se focalise sur l'autre France, cette société émergente, diverse, qui veut se faire entendre, et dont les leaders pourraient rapidement prendre du galon. Amirouche Laïdi, président du club Averroès, le jeune chef d'entreprise Aziz Senni, Stéphane Pocrain... Tous ont serré la main de grands décideurs américains et ont fini par nuancer leur propos sur les EtatsUnis. Peu échappent à la règle. Mohamed Hamidi, du Bondy Blog, et Karim Zeribi, président du Parlement des banlieues, y sont en ce moment. « Evidemment, les idées américaines ne sont pas toutes transposables. Nous n'avons pas forcément les réponses, mais nous pouvons faciliter le dialogue et confronter les points de vue », commente Randiana Peccoud, chargée de la diversité à l'ambassade des Etats-Unis en France.
  
Pour tous, le recrutement s'est déroulé de la même manière, en douceur. C'est un ami, Fayçal Douhane, militant de la diversité au PS, qui introduit Ali Zahi auprès de l'ambassade. Le premier contact est informel. S'ensuivent des invitations à des colloques, des dîners en ville. Jusqu'au jour où il reçoit ce coup de téléphone. « On aimerait te faire partir. Ce serait vraiment intéressant pour toi. Tu raconterais ton expérience. » Envoyé à l'automne Ali rencontre des politiques, un imam, des lobbyistes, les responsables de communautés. « Tous voulaient comprendre pourquoi des Français, issus du Maghreb ou de confession musulmane, ont une telle défiance à leur égard alors qu'ils ne connaissent pas l'Amérique. »
  
L'administration Bush ne regarde pas à la dépense. Hôtels, traducteur, vols intérieurs, tout est inclus. Justin Vaïsse, chercheur, n'y voit rien d'autre que du « travail d'influence ». Clichy travaille aujourd'hui en direct avec l'ambassade. « Je ne me pose pas la question de savoir ce qu'il y a derrière tout ça, avoue Ali. On n'a pas le temps. Ils nous présentent un projet d'envergure, quasi financé, qui va valoriser les habitants. Sur le terrain, on prend ce qu'il y a à prendre. » Pragmatique, Ali Zahi, à l'américaine.
    
   
Des sponsors très convoités
   
Patrick Lozès, président du Cran (Conseil re­présentatif des associations noires de France), le regrette mais doit bien l'admettre. « Je ne me tourne pas vers la France en priorité; Je m'adresse aux Etats-Unis quand j'ai besoin de financer un projet » Amirouche Laïdi, fondateur du club Averroès, décode: « Les Amé­ricains sont dans l'opérationnel. Je ne trouvais pas d'in­terlocuteur pour parler de mon projet quand ils sont venus me proposer de l'aide. » Comme tous ces leaders associatifs en quête de subventions et en mal de recon­naissance, Amirouche ne s'est pas fait prier. Depuis, l'ambassade est devenue l'un de ses meilleurs soutiens. Il n'y a pas trois semaines encore, ils coprésidaient avec Trace TV un colloque sur les nouvelles générations ur­baines, à deux pas des Champs-Elysées.
  
Sans les 3 000 € de l'ambassade, Adji Ahoudian, co­fondateur de l'association les Braves Garçons d'Afrique (Paris XIXe), aurait eu le plus grand mal à boucler le budget du festival Afro 2005. « On regarde d'autant plus vers les Etats-Unis que les responsables politiques ici n'ont toujours rien compris. Le président a beaucoup promis, mais rien n'est venu », poursuit Patrick Lozès. C'est grâce à une fondation américaine qu'il finance en janvier 2007 la première enquête jamais réalisée sur la population noire de France. « Il s'agit de sommes conséquentes, je n'ai pas peur de le dire. » Grâce à eux encore que la première chambre de commerce de la diversité en France, desti­née à mettre le pied à l'étrier aux jeunes entrepreneurs de banlieue, verra le jour en mai.     


    Source : Le Parisien
    Auteur : Emeline Cazi
    Date : 21 avril 2008

Voir la page du Parisien en pdf (1,4 Mo)

  
  

publié dans : RdP : France

Samedi 26 avril 2008
 [ Libération - 25 avril 2008 ]

par Laurent Dispot, rédacteur à la Règle du jeu. 
   
En juillet 1938 (anniversaire en 2008), un SS champion d’alpinisme est vainqueur de la face nord de l’Eiger, en Suisse : une «première». Il s’appelle Heinrich Harrer. Le récit de son exploit, et sa photo avec Hitler, sont aussitôt diffusés massivement en Europe et dans le monde par la machine de propagande de Goebbels.
   
Il s’est inscrit à la SA en 1933, à la prise de pouvoir par Hitler (trois quarts de siècle en 2008). Passé à la SS, il est un favori du Reichsführer Heinrich Himmler.
   
Quelques mois après, autre «première» : ses camarades SS et lui-même sont vainqueurs des synagogues brûlées et des familles juives terrorisées, sur tout le territoire de l’Allemagne, lors de ce qu’ils nomment par dérision «la nuit de Cristal», le 9 novembre 1938.
   
Pendant que les Juifs passent à la nuit et au brouillard, Harrer est investi d’une mission par Hitler et Himmler en personnes : s’infiltrer au Tibet, en accord avec les ministres régents du dalaï-lama enfant, pour devenir précepteur de celui-ci. En pleine guerre d’agression contre la Chine de l'allié japonais des Nazis, il s’agit de conquérir Lhassa comme nœud stratégique sur l’axe Berlin-Tokyo.
   
2008 est l’anniversaire de la «reconnaissance» par Hitler en 1938 de la stratégie de morcellement de la Chine menée par le Japon. Autrement dit la Mandchourie occupée par l’envahisseur fasciste.
  
Heinrich Harrer a accompli sa mission de confiance hitlérienne, malgré la défaite militaire de1945, en la transformant en un logiciel pseudo «spirituel» installé dans des têtes affamées de servitude.
  
Son rapport de mission, Sept ans au Tibet, était bourré de mensonges grossiers et de fascination pour le «Führerprinzip» impitoyable du théocratisme lamaïque. Il a été transformé en film de propagande mondiale, en 1997, par le cinéaste français Jean-Jacques Annaud. Sept ans au Tibet, produit à Hollywood n’était qu’un «Bienvenue au nazi chez les Tibétains» avec dans le rôle du «gentil SS» un Brad Pitt aux cheveux très blonds, aux yeux très bleus, assorti de tout plein de beaux drapeaux à croix gammée.
  
A la mort de Harrer en 2006, et encore ces jours-ci, le dalaï-lama a diffusé de ce SS une apologie sans réserves : c’est-à-dire sans les mots «nuit de Cristal», «Himmler», «Hitler», «Juifs». Où qu’un SS ait été en mission, il était à Auschwitz. Il n’y a pas de «voie médiane» entre les Juifs martyrs dès 1938 et le champion nazi de 1938 encensé par le dalaï-lama en 2008.
   
L’«Océan de Sagesse» ne doit pas servir à noyer le poisson de la mémoire et de l’histoire : à relancer en contrebande le «Hitler connais pas» et «la Shoah détail de la Seconde Guerre mondiale». Le négationnisme n’est pas soluble dans les neiges éternelles. Le maître (spirituel) a eu ce maître (d’école). Il lui reste fidèle. Il y met son honneur. Sur le ceinturon des SS figurait la devise : «notre honneur est notre fidélité». Le dalaï-lama met, depuis soixante ans, son point d’honneur à ne pas parler de la mission au Tibet confiée en 1938 à son précepteur par Hitler et Himmler, ni des motifs mystiques, racistes et stratégiques de cette mission.
   
Il pourrait invoquer son enfance, regretter d’avoir été manipulé par un plan des nazis et de leurs alliés japonais : ceux qui violaient Paris, Oradour, Tulle ; ceux qui violaient Nankin. Au lieu de cela, il traite la destruction des Juifs d’Europe de rétribution, forcément juste, de fautes antérieures : il jette la Shoah à la poubelle du «karma». Et il ne cesse de ressasser son remerciement à un SS d’avoir été son «initiateur à l’Occident et la modernité» .

En acceptant ce discours, des Occidentaux et des modernes se font citoyens du déshonneur.
    © Libération
    
   
   
publié dans : RdP : Chine - Tibet

Samedi 26 avril 2008


Le site Reopen911.info présente l'enregistrement d'une conférence donnée par l'historien suisse Daniele Ganser, auteur, entre autres de l'ouvrage Les armées secrètes de l'OTAN paru en France en 2007. Daniele Ganser nous donne son regard d’historien sur les attentats du 11 Septembre et sur la fin de l’âge d’or du pétrole.

(Enregistrement réalisé à Strasbourg, le 14 mars 2008 - Durée env. 25 mn)



  
   
   
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Jeudi 24 avril 2008

[ Xinhuanet - 11 avril 2008 ]
  
  
LHASA, 11 avril (Xinhua) -- Le Bureau des statistiques de la  région autonome du Tibet a publié des résultats de recensement de  la région, montrant que les Tibétains représentaient au moins 92,6% de la population totale de la région alors que le pourcentage des  Hans n'a jamais dépassé 6% depuis 1959. 

Voici quelques faits et chiffres tirés de l'enquête et d'autres documents, contrairement à la déclaration du dalaï lama selon  laquelle les Tibétains sont devenus une minorité dans leur pays natal.

-- La population tibétaine était de 2,84 millions fin 2007,  soit de 31 500 de plus par rapport à la fin 2006. Parmi ses  résidents permanents, plus de 2,5 millions, soit 95,3%, étaient  des Tibétains. 

-- Le Tibet comptait 1,14 million d'habitants en 1951. 

-- La politique du planning familial de la Chine, qui limite le nombre d'enfant des couples urbains à un seul et celui des  familles rurales à deux depuis les années 1970, ne s'applique pas  aux Tibétains. Il en résulte que le taux de naissance et le taux  de croissance naturelle au Tibet se trouvent au-dessus de la  moyenne nationale depuis 1970. 

-- Certaines épidémies, dont la variole, le choléra et la  scarlatine, qui se propageaient dans la région sont maintenant  sous contrôle et le taux de femmes qui meurent en couches a baissé de 5% en 1959 à 0,399% à l'heure actuelle, alors que le taux de  mortalité des nouveaux nés a baissé de 45% à 0,31%. 

-- L'espérance de vie des Tibétains a atteint 67 ans, presque  le double par rapport aux années 1950. La personne la plus âgée au Tibet, Amai Cering, a célébré son 117e anniversaire le mois  dernier. 

-- Le revenu en moyenne de la population urbaine a augmenté de  24,5% l'année dernière pour s'élever à 11 131 yuans (1 590 dollars) . Les agriculteurs et pasteurs ont enregistré un revenu net par  tête de 2 788 yuans, en hausse de 14,5%. Le gouvernement central  compte l'augmenter à 3 820 yuans d'ici 2010, proche de la moyenne  nationale des agriculteurs.  

-- En 2007, le produit intérieur brut de la région s'est accru  de 14% pour atteindre plus de 34,2 milliards de yuans, soit 12 100 yuans par habitant. 

-- Moins de 2% des enfants allaient à l'école et le taux  d'analphabétisme parmi les jeunes et les adultes d'âge moyen était de 95% avant 1951. L'actuelle politique d'éducation au Tibet permet aux enfants urbains de recevoir une éducation obligatoire  gratuite de neuf ans, et le taux d'analphabétisme a baissé à 4,8%  chez les jeunes et adultes d'âge moyen, et à moins de 30% parmi la population totale.

 
Fin   
 

   
  
    Source :
Xinhuanet
    Date : 11 avril 2008
   
   
    

publié dans : RdP : Chine - Tibet

Jeudi 24 avril 2008

[ Contre Info - 23 avril 2008 ]

« Les actifs libellés en dollars possédés par la Chine sont une richesse gagnée par son peuple à la force de son dur travail. Le gouvernement central a donc l'obligation de les préserver au lieu de permettre la dépréciation du dollar américain, » rappelle M. Mei Xinyu, appartenant au Ministère du Commerce chinois. Depuis le 1er janvier seulement, le dollar a baissé de 5% face au Yuan. Sur les 1 500 milliards de réserves en dollars détenues en Chine, cela représente une perte sèche de 75 milliards.
    
Mei Xinyu, Shanghai Daily, 21 avril

  
Le Secrétaire du Trésor américain Henry Paulson s'est récemment rendu à nouveau en Chine avec pour principal objectif de prendre des dispositions en vue de la quatrième session de dialogue économique stratégique Chine Etats-Unis, qui se tiendra aux USA en Juin.

À un moment où le dollar américain connaît une baisse continue et provoque une énorme pagaille dans l'économie mondiale, la Chine doit insister pour faire de la dévaluation du dollar un thème de ce prochain dialogue.

Les effets négatifs du déclin du dollar sont évidents : hausse des prix de toutes les matières premières, intensification de la pression inflationniste au niveau mondial, perturbations dans le règlement des transactions internationales, etc...

Mais le pire de tous, c'est qu'il s'agit là pour les Etats-Unis d'un moyen déguisé pour éviter de régler leurs dettes envers les pays étrangers.

Il convient de noter que les États-Unis sont le plus grand pays débiteur dans le monde.

Selon les statistiques du Départment du Commerce américain, les États-Unis sont devenus un pays débiteur en dès 1986 avec une dette nette annuelle équivalente à 36,2 milliards de dollars au cours d'aujourd'hui. Les États-Unis avaient en 1989 avec une dette nette annuelle, calculée à la valeur du marché, atteignant 47 milliards de dollars.

À la fin 2006, ils avaient accumulé envers l'étranger une dette nette de 16 000 milliards de dollars.

Dans la mesure où la plupart de ces dettes ont été libellées en dollars américains, les États-Unis font en fait défaut de façon malveillante sur leurs dettes en permettant la dévaluation du dollar US.

La Chine, qui est le pays ayant les plus grandes réserves de change au monde, dont la plupart sont libellées en dollars américains, est donc touchée beaucoup plus durement par la dévaluation du dollar US.

La dette elle-même n'est pas un problème aussi sérieux que le fait que les États-Unis ne maintiennent pas le statut de leur crédit.

Pour ce qui est du remboursement des dettes, ils appliquent deux poids deux mesures selon qu'ils s'agisse d'eux-mêmes ou des pays étrangers.

Lors qu'ils exigent le remboursement de leurs dettes par des pays étrangers, ou évaluent des demandes d'aides sous forme de prêts émanant de pays étrangers en raison d'une crise financière interne, les États-Unis attachent une grande importance à la protection de leurs propres intérêts en tant que créanciers.

Le pays débiteur doit modifier ses règles économiques internes conformément aux exigences des États-Unis, payer d'énormes frais sur le prêts, gager en échange du pétrole ou d'autres recettes d'exportation fiables, réviser sa législation sur les faillites afin d'assurer la priorité des revendications provenant des créanciers étrangers, et ainsi de suite.

Mauvais antécédents

Lorsqu'ils sont en situation de créancier, le gouvernement américain, ainsi que les gouvernements de nombreux autres pays occidentaux, ont également appris à faire un plein usage de leur influence politique pour obtenir des avantages supplémentaires.

Toutefois, lorsque les États-Unis sont en situation de débiteur la situation est totalement différente.

Leurs mauvais antécédents d'emprunteur de crédits internationaux peut être retracés dès le moment où ce pays n'était qu'un marché émergent qui dépendait largement des investissements des pays européens.

Au cours de la récession des années 1840, la valeur marchande des obligations municipales américaines avait chuté de 1 dollar à 50 centimes.

Pourtant, cinq États, à savoir la Pennsylvanie, le Mississippi, l'Indiana, l'Arkansas, le Michigan et la Floride, ne furent toujours pas en mesure de payer leur intérêts dûs. En 1990, l'État du Mississippi n'avait pas encore réglé ses dettes vieilles de 150 ans.

Aujourd'hui, les moyens qu'emploie l'oncle Sam pour ne pas honorer sa dette envers les créanciers étrangers sont encore plus directs et plus insupportables.

En 2005, les USA ont fait à la Chine une proposition consistant à permettre dans les six mois l'appréciation de yuan de 27,5% face au dollar, tout en menaçant dans le cas contraire d'imposer une pénalité sous forme d'une taxe douanière de 27,5% sur les importations chinoises.

Cette mesure aurait été équivalente à la demande que la Chine réduise la dette des États-Unis envers elle de 27,5%.

Aussi déraisonnable que cette exigence ait été, les Etats-Unis l'ont proposée comme si elle était tout à fait justifiée.

D'une manière générale, concernant notre commerce extérieur et les négociations économiques, en particulier avec les pays développés, la Chine se trouve encore dans une situation de passivité. La meilleure preuve en est que les principaux thèmes abordés sont souvent proposés par nos homologues étranger alors que la Chine ne se contente que de répondre à ces propositions, ce qui est particulièrement le cas dans nos négociations avec les États-Unis.

En raison des contraintes objectives que constituent notre niveau de développement économique et nos limites en terme de compétences disponibles, il est peu probable que la Chine fasse la différence dans ces situations dans un futur proche. Mais nous ne devons pas non plus tenir cet état de fait pour acquis.

La Chine devrait également mettre en avant ses propres exigences en faveur des intérêts de son peuple, et les exprimer avec force et en toute confiance, tout en faisant également ses propres propositions.

Les actifs libellés en dollars possédés par la Chine sont une richesse gagnée par son peuple à la force de son dur travail. Le gouvernement central a donc l'obligation de les préserver au lieu de permettre la dépréciation du dollar américain.

Par conséquent, la Chine a d'autant plus de raisons de proposer que la dépréciation du dollar soit un thème du prochain dialogue économique stratégique entre la Chine et les Etats-Unis.

(M. Mei Xinyu occupe la fonction de chercheur senior auprès du Ministère du commerce. Les vues exprimées ici sont les siennes. Il peut être joint sur le site www.meixinyu.com
    
    
   
Source :
Contre Info, d'après une publication originale
Shanghai Daily
   
     

publié dans : RdP : Economie

Mercredi 23 avril 2008
Bruno Guigue, sous préfet de Saintes (Charente-Maritime), qui avait été limogé par le Ministre de l'Intérieur, après qu'il ait publié sur le site Oumma.com un article très critique sur l'Etat d'Israël avait fait l'objet plusieurs violentes attaques dans la presse. Il répond ici ses détracteurs.
  
  
 [ Les indigènes de la République - 21 avril 2008 ]
   
  Ma faute ? Avoir heurté de plein fouet la doxa occidentale

Dans les jours qui ont suivi mon "limogeage", les éditorialistes Jean Daniel, Bernard-Henri Lévy et quelques autres se sont empressés de me prendre pour cible. Prenant courageusement le parti du pouvoir contre un homme seul, ils ont caricaturé mes propos et stigmatisé ma personne. Point commun de ces commentaires peu amènes ? Sous une avalanche de procès d’intention, un pesant silence à propos des faits que j’avais mentionnés dans ma tribune. Sans toujours réitérer l’accusation grotesque d’antisémitisme proférée par Luc Rosenzweig, ils insinuent que je me serais condamné moi-même par l’outrance de mes propos.

Mais qu’en est-il, effectivement, des tirs de snipers israéliens sur les enfants et de la pratique de la torture dans les prisons ? Rien. Vrai ou faux ? À lire leur prose, nous n’en saurons pas plus. On préfère évoquer à mon encontre « les protocoles des sages de Sion », comme l’a fait Pierre Assouline. À croire que la coalition de ceux qui ne veulent pas savoir et de ceux qui ne veulent pas que l’on sache est majoritaire. Et au lieu de réfuter mes affirmations de manière factuelle, mes détracteurs préfèrent ainsi jeter l’anathème.

Mais, précisément, parlons plutôt des faits. Deux phrases inlassablement reprises en boucle, tirées de leur contexte, en effet, ont alimenté mon lynchage médiatique. « L’Etat d’Israël est le seul où des snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles ». Cette affirmation visait à répliquer aux signataires d’une violente charge contre l’Iran, pays où la peine de mort est cruellement appliquée. Une phrase choquante ? Sans nul doute. Mais les tirs de soldats israéliens contre des enfants, hélas, sont des faits avérés, évoqués par le quotidien israélien Haaretz depuis 2000. Des tirs délibérés, dont le journaliste britannique Chris MacGreal, pour l’hebdomadaire The Guardian, a notamment fait le récit détaillé dans un article paru le 29 juin 2005.

Une triste réalité dont Christophe Oberlin, professeur de chirurgie à l’hôpital Bichat, a lui aussi publiquement témoigné au terme de nombreuses missions médicales en Palestine. Il vient d’ailleurs d’écrire au gouvernement une lettre où il lui demande si, lui aussi, il sera limogé pour avoir confirmé mes dires. Livrée en pâture à l’opinion comme une énormité, la phrase que j’ai écrite avait quelque chose de monstrueux, en effet : elle était vraie. Et parce qu’elle disait la vérité, elle heurtait le formidable déni de réalité qui entoure, dans les médias dominants, la politique israélienne.

La deuxième phrase litigieuse est celle où j’évoque « les geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on interrompt la torture durant le shabbat ». Choquant, là encore ? Le propos renvoyait à leur propre contradiction ces fervents partisans de l’État d’Israël qu’indigne, curieusement, l’inclination de certains pays à la défense de la religion. Mais le fait mentionné, lui, ne fait pas l’ombre d’un doute : il suffit de consulter le dossier établi par l’association israélienne de défense des droits de l’homme Bet’Selem.

Lorsque la Cour suprême israélienne tenta de limiter l’usage de la torture pratiquée sur les prisonniers palestiniens, en 1999, les services secrets ont argué de l’urgence pour la justifier. Les plaignants ont alors fait observer que du vendredi midi au samedi soir, cette pratique était interrompue, ce qui relativisait singulièrement l’argument de l’urgence. Cette affaire est parfaitement résumée par Sylvain Cypel, ex-rédacteur en chef du quotidien Le Monde, dans son livre « Les emmurés », paru aux éditions La Découverte en 2005, p. 94, note 17. Chacun peut s’y référer et vérifier la véracité de mes propos.

Reste un troisième grief, tout aussi paradoxal. Dans la tribune violemment antionusienne dont je faisais la critique, les signataires crurent bon de citer Goebbels, lequel invoquait face à la Société des Nations le fameux adage : « charbonnier est maître chez soi ». Cette citation visait la majorité des pays membres du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, dont le tort était d’avoir dénoncé la violation du droit international par Israël. Les pays musulmans se voyaient ainsi "nazifiés", purement et simplement, par les auteurs du pamphlet que je passais au crible. « Analogie pour analogie », ai-je fait observer, il y avait plutôt ressemblance entre le Reich qui s’asseyait sur la SDN et l’Etat d’Israël qui bafouait l’ONU.

Mea culpa : j’avais oublié que les comparaisons les plus désobligeantes, aux yeux de l’establishment hexagonal, sont interdites à propos d’Israël mais vivement recommandées à l’égard des pays du « Tiers Monde ». Mon principal tort, plus que d’avoir enfreint le devoir de réserve, n’est-il pas d’avoir heurté de plein fouet la doxa occidentale ? Après avoir mis en lumière le déni de réalité dont le discours dominant entoure les exactions israéliennes, il faut croire que c’en était trop. À mes dépens, j’ai fait la démonstration que la frontière entre ce qu’il est licite de dire et ce qui ne l’est pas, dans notre pays, n’a rien à voir avec le vrai et le faux.
   
Bruno Guigue
     
    

     Source : Les Indigènes de la République
    
     
     
   
publié dans : RdP : France

Mercredi 23 avril 2008
 
 [
Le Monde - 24 avril 2008 ]


La maison mère de la compagnie aérienne américaine United Airlines, UAL, a annoncé mardi 22 avril 537 millions de dollars de pertes (336 millions d'euros) au premier trimestre. Sur la même période, AMR (American Airlines) a perdu 328 millions de dollars, et Continental 80 millions. Les analystes s'attendent à ce que les trois autres "Big Six" - Delta, Northwest et US Airways - annoncent aussi des pertes. Les compagnies aériennes américaines, en difficulté chronique depuis des années, entrent dans ce qui apparaît comme une crise systémique, accélérée par l'augmentation brutale du prix du kérosène (53 % en un an) et la diminution du trafic lié à la récession.
   
Pour renforcer leur capacité financière et pouvoir enfin se moderniser, Delta et Northwest ont annoncé leur fusion (Le Monde du 16 avril). Celle-ci devra obtenir l'aval du Congrès et des syndicats des deux entreprises, qui pourraient tenter de l'empêcher ou de modifier ses conditions. Les personnels devaient voter mercredi 23 avril.
   
Pour Richard Aboulafia, spécialiste du Teal Group à Washington, les "grandes manoeuvres" ont commencé. Dès lors que cette fusion "modifie le paysage concurrentiel", a prévenu Larry Kellner, patron de Continental, sa compagnie "fera le nécessaire pour garantir son maintien comme compétiteur sur le long terme". Il négocie déjà avec United une fusion qui créerait un numéro un mondial plus gros encore que Delta-Northwest. United prospecte aussi en direction d'US Airways. De son côté, American Airlines a pris langue avec Continental. "A terme, les "Six" ne seront plus que quatre, peut-être trois. Mais ces fusions génèrent autant de problèmes - d'hétérogénéité des flottes, par exemple - qu'elles n'en résolvent. Surtout, elles ne changeront rien aux difficultés structurelles du secteur", juge M. Aboulafia.
   
Pour nombre d'analystes, la solution à la crise du transport aérien américain ne peut être que financière, tant son infrastructure paraît obsolète et dégradée. Selon une étude du ministère des transports dévoilée le 18 avril, un déplacement aérien à l'intérieur des Etats-Unis est plus long aujourd'hui qu'il y a vingt ans. De l'heure prévue d'embarquement à l'arrivée, pour se rendre de New York à San Jose, en Californie, il faut ainsi, en moyenne, trois heures de plus. Retards constants, flotte âgée, contrôle aérien archaïque, aéroports saturés, annulations de vols accrues, sécurité suspecte, tel est le "paysage".
   
   
"RATIONALISER LE RÉSEAU"
  
Ex-PDG d'American Airlines, Robert Crandall a publié, lundi 21 avril, un article dans le New York Times : il y a trente ans, rappelle-t-il, le Congrès adoptait la loi de dérégulation aérienne ; "depuis, le transport aérien américain s'est gravement détérioré. Nos compagnies étaient des leaders mondiaux, elles sont désormais à la traîne dans tous les domaines". Il en appelle à "l'intervention du gouvernement", car "la seule approche par le marché n'a pas pu et ne pourra pas produire le système dont nous (les Etats-Unis) avons besoin".
   
Loren Thompson, le spécialiste du Lexington Institute, estime que l'Etat doit d'autorité "rationaliser le réseau" pour résorber une "compétition effrénée" qui s'est avérée "catastrophique" tant pour le service aux clients que pour la rentabilité des compagnies.
   
En attendant, celles-ci prennent des mesures pour rogner leurs coûts ou engranger quelques recettes. American Airlines va peu à peu réduire ses vols de 3,6 %, Continental de 5 %, United jusqu'à 9 %. AMR souhaite céder sa filiale American Eagle et a vendu 90 % de son unité de gestion financière pour 480 millions de dollars. Continental retire de sa flotte, pour un an, 14 Boeing 737 trop consommateurs en kérosène ; United retire 30 vieux DC80. Les compagnies augmentent leurs tarifs de 4 à 50 dollars selon les distances. Elles taxent le second bagage et renchérissent le coût du changement de vol pour les clients. Toutes suppriment des emplois. Continental aurait même fait pression sur ses pilotes pour économiser du carburant sur des vols transatlantiques, ce qui aurait provoqué une forte hausse des demandes d'atterrissage d'urgence en 2007, selon un rapport du ministère des transports.
   
Des mesures de rigueur perçues comme insuffisantes par les analystes. Selon une récente étude de Thomson Financial, American Airlines ne saurait redevenir bénéficiaire avant 2011, au mieux.
   
   
    Source : Le Monde
    Auteur  : Sylvain Cypel, correspondant à New-York
    Edition du 24 avril 2008

     
© Le Monde.fr
    
   
   

publié dans : RdP : Etats-Unis

Mercredi 23 avril 2008

Jacques van Minden est président du Cercle Franco-Chinois
   

[
Défense nationale et sécurité collective - Mai 2008 ]
    
    
 
L'auteur, président du Cercle Franco-Chinois, proteste avec véhémence contre la désinformation sur le Tibet et les provocations auxquelles on assiste. La seule solution raisonnable est dans une reprise du dialogue entre le Dalaï Lama et les autorités de Pékin.

   
LIBRE OPINION

Jacques van MINDEN

    
   
Combien de temps encore les médias vont continuer cette désinformation
rituelle et périodique ?
  
Qui connaît réellement l'histoire de cette « province chinoise » ?
   
Les professionnels de la Chine, dont je pense faire partie, puisque mon premier voyage remonte à 1956, et reconnu comme tel par Alain Peyrefitte comme « ...précurseur des relations francochinoises », en ont assez de la démolition systématique actuelle envers la Chine.
  
Ce n'est pas la jalousie envers le succès commercial, industriel et financier de ce pays, mais la recherche par tous moyens d'essayer de déstabiliser la Chine, et causer ainsi des troubles dont personne aujourd'hui n'est capable d'estimer les dégâts à l'échelle de la planète si cette agression devait continuer.
  
Quel beau prétexte que les Jeux olympiques de Pékin pour attirer l'attention sur les « horreurs commises sur le peuple tibétain » ! Le monde politique s'en émeut, à tel point que l'on parle de boycotter les
Jeux, ou tout au moins la cérémonie d'ouverture.
   
À la demande de mes amis sinologues, je me fais donc leur porte-parole pour informer nos dirigeants sur la situation réelle du Tibet, puisque apparemment personne n'en parle faute d'y être allé et bien entendu d'en connaître la chronologie historique.
  
Qui sait aujourd'hui qu'en l'an 1421, la plus haute autorité religieuse tibétaine a rencontré à Wuwei, dans la province du Gansu, le petit-fils de Gengis Khan, Kubilai Kahn ?
   
Un accord a été signé et les Tibétains et les Mongols ont dirigé la Chine pendant plus d'un siècle.
  
J'ai assisté sur place au superbe spectacle annuel commémorant l'événement, avec photos à l'appui.
  
Qui oserait prétendre que le Tibet n'est pas partie intégrante de la Chine ?
  
Sur le plan religieux, le Dalaï Lama régnait en maître absolu avec un système d'exploitation féodal basé sur la propriété des domaines seigneuriaux.
  
Les propriétaires étaient des nobles, des fonctionnaires, les monastères et leurs représentants, soit 5 % de la population, exploitant les 95 % de la population en servage.
  
Les moines étaient de grands propriétaires terriens. Parmi les plus grands monastères, il fallait noter celui de Zhebang, ainsi que ceux de Sera et de Gangan, tous situés à Lhassa et possédant 321 manoirs, un millier d'hectares de terres cultivables, 26 pâturages, une centaine de milliers de bestiaux, et 40 000 serfs.
  
Au début de la dynastie Qing, la répartition des terres était de l'ordre de 30 % aux nobles ; 40 % aux monastères et lamas de haut rang ; 30 % aux autorités régionales. Les fonctionnaires du gouvernement
possédaient terres, pâturages et manoirs.
  
Une grande partie de ces biens servaient à entretenir le Dalaï Lama. Une petite partie des terres seulement était distribuée aux serfs qui les cultivaient et payaient ensuite des redevances aux fonctionnaires, devenus des aristocrates anoblis, ainsi qu'aux membres des familles du Dalaï Lama et des Baingen Lamas. Il y eut jusqu'à 400 familles nobles à cette époque.
  
Qui sait aujourd'hui qu'en 1955 et 1956 une équipe de chercheurs anglo-américains avait découvert dans le massif tibétain de l'Himalaya, un gisement d'uranium phénoménal ?
  
En 1959, lorsque ces « étrangers » ont voulu l'exploiter, Mao Zedong a immédiatement réagi en envoyant l'armée. Il est vrai que dès qu'une troupe reçoit des ordres précis, il y a des dommages collatéraux graves. Oui, il y a eu des monastères détruits, des moines abattus, et comme partout dans le monde, des abus répréhensibles sont commis lorsque la soldatesque arrive.
  
Le Dalaï Lama s'enfuit dès l'arrivée des troupes, emmenant avec lui sa suite, les nobles seigneurs et autres riches fonctionnaires, emportant bien entendu avec eux les richesses accumulées. Il n'est pas de ma compétence de porter un jugement sur l'une ou l'autre des parties, mais simplement de constater des faits historiques indéniables.
  
Cinquante ans ont passé, Mao Zedong est mort, deux présidents chinois se sont succédé avec Jiang Zemin et Hu Jintao. Entretemps, il y a eu 30 millions de morts de faim entre 1960 et 1961 (dont personne ne parle plus), la révolution culturelle avec ses millions de morts, et qui a fait reculer la Chine de dix ans.
   
Les temps ont changé, le gouvernement chinois a réussi l'exploit de remettre la Chine en ordre de marche, grâce à l'ouverture de Deng Xiaoping, d'entrer à l'OMC, de figurer au rang des grandes nations. Tout n'est pas parfait car des inégalités persistent dans ce que l'on appelle la « Chine profonde », mais j'ai toujours appris que l'on ne devait pas tirer sur une ambulance et ce n'est pas rien de gérer une population de plus de 1,3 milliard de personnes dont 800 millions de paysans.
  
Qui pousse les « exilés » tibétains régulièrement de par le monde à intervalles réguliers à manifester contre la Chine ? Qui y a intérêt ? Je suis persuadé que ce ne sont pas le peu d'exilés tibétains éparpillés de par le monde, et qui sont pour moi des Chinois à part entière, au même titre que les 55 autres minorités ethniques. Il y a des intérêts financiers extérieurs à la Chine et il existe quelques suppositions. Le rapport du taux de change entre le Yuan chinois et le dollar américain n'en serait-il pas une pour faire plier la Chine ?
  
Je me souviens qu'il y a quelques années lors d'un dîner-débat que j'avais organisé au Sénat en présence de l'ambassadeur de Chine, j'avais eu vent d'une manifestation du même type et grâce à l'intervention des CRS envoyés à temps par le ministre de l'Intérieur de l'époque, M. Nicolas Sarkozy, il n'y a pas eu d'incident grave.
  
Simplement quelques personnes venues en taxi pour déployer des drapeaux tibétains rue de Vaugirard. Je trouve ignoble que les mêmes individus saisissent l'occasion des Jeux Olympiques pour lancer cette opération contre la Chine et faire ressurgir la haine.
  
Je reviens personnellement de Chine. Il est prouvé maintenant que ce n'est ni la police ni l'armée qui a attaqué à Lhassa mais bien au contraire des émeutiers professionnels qui ont agressé des civils chinois. Des témoins et des films le prouvent.
  
Le plus grave reste le relais médiatique mondial. Cela est lourd de conséquence. Pourquoi le Dalaï Lama qui est invité depuis des années à se rendre à Pékin, avec toutes les garanties de sécurité à l'encontre de sa personne, ne répond pas à cette invitation ? Alors qu'il vient de déclarer qu'il était contre le boycott des JO, cet éminent chef religieux bouddhiste dont le but est la non-violence, devrait montrer l'exemple en appelant de ses voeux le retour au calme et accepter une réunion avec Pékin, où que ce soit dans le monde. Ce serait le meilleur moyen de régler le problème « entre Chinois ». Je rappelle qu'il existe 30 provinces chinoises, dont le Tibet.
  
Personnellement, en ma qualité de président du Cercle Franco-Chinois, je souhaite que la France se tienne à l'écart de cette navrante polémique, qui ne pourrait qu'être préjudiciable à nos relations avec ce pays, et navrantes pour nos entreprises au moment où nos parts de cet immense marché sont au plus bas.

 

27 mars 2008

Jacques van MINDEN

Président du Cercle Franco-Chinois


Lire le
document en pdf  sur le site de la revue Défense nationale et Sécurité collective.
  
   
   

publié dans : RdP : Chine - Tibet

Lundi 21 avril 2008
Même les partisans du libre marché demandent  une régulation étatique forte.


Une enquête
GlobeScan PIPA rendue publique le 15 avril 2008 montre que dans 10 des 18 pays objets de l'enquête, la confiance au libre marché s'est errodée de manière importante depuis deux ans.
    
   
Dans la plupart des pays, la majorité continued'approuver le  libre marché, mais depuis les deux dernières années, cette approbation s'est érodée dans 10 des 18 pays qui font régulièrement l'objet des enquêtes GlobeScan. Dans plusieurs de ces pays, cette chute d'approbation s'avère importante.
    
La  dernière enquête a eu lieu avant la crise boursière qui a commencé au début de l'année.
  
En 2005, un seul des pays enquêté, la France, recueillait davantage d'opinions défavorables à l'affirmation que : « le système de la libre entreprise et d'économie de marché est le meilleur pour construire le monde futur ».
   
Remplaçant la France à la dernière place des supporters du libre marché se trouve maintenant la Turquie, où l'adhésion au libre marché est tombée de 47% en 2005 à 34% aujourd'hui, et où le rejet est passée de 36% à 41%
   
L'adhésion au libre marché a également chuté de 15 points en Corée du Sud depuis 2005, où la majorité continue d'y être favorable, malgré que l'opposition ait augmenté de 20 points, passant de 19 à 39%
   
L'adhésion des Chiliens a également chuté de 14 points depuis 2003, date de la dernière enquête sur la question.
   
Dans les autres pays, l'adhésion au libre marché décroît plus faiblement : Chine (moins 9 points), Grande Bretagne (7 points), Brésil (7 points), Mexique (6 points), et Kenya (6 points).
   
Le seul pays à présenter un accroissement de l'adhésion au libre marché est la France (plus 5 points). Cependant, la majorité des français continuent à désapprouver le libre marché par 45% contre 41%.
   
L'enquête GlobeScan qui a interrogé 9357 personnes dans le monde montre qu'un grand nombre de personnes attendent de leur gouvernement qu'il prenne sérieusement en main la régulation du marché. Dans 17 pays parmi les 18, une majorité (15 pays)  ou un grand nombre (2 pays) sont d'accord sur le fait que « le système de la libre entreprise  et du libre marché fonctionne mieux dans les sociétés où il est encadré par une forte régulation étatique. »

Il est intéressant de noter que ce sont les pays qui soutiennent le plus le libre marché qui sont les plus demandeurs d'une une forte régulation. Parmi ceux qui soutiennent que le libre marché est le meilleur système, les trois quarts pensent qu'il fonctionnerait mieux avec une forte régulation.
   
Ceux qui n'approuvent pas le libre marché avec enthousiasme sont partagés sur l'intérêt d'une telle régulation.
  
En même temps, l'accord avec cette proposition, qui atteint la moyenne de 62% sur l'ensemble des pays enquêtés est faible dans 10 pays. Il apparaît qu'il est corrélé à la chute de confiance envers le système du libre marché. Parmi les 10 pays pour lesquelles on note une chute de l'opinion selon laquelle le libre marché fonctionne mieux avec une forte régulation, 6 présentent également une baisse significative de l'approbation du libre marché, et une seule, une augmentation.
   
Il est intéressant de noter que des trois pays qui étaient parmi les quatre meilleurs supporters du libre marché en 2005, la Chine, les Philippines et la Corée du Sud présentent une augmentation substantielle de l'opinion suivant laquelle le marché fonctionne mieux avec de la régulation.
    
    
  
Ces résultats proviennent d'une enquête multiclients privée réalisée par l'institut GlobeScan entre le 29 mai et le 10 août 2007. Les clients commanditaires de l'enquête GlobeScan en avaient l'exclusivité jusqu'à ce jour, date à laquelle est rendue publique. Le Program on International Policy Attitudes (PIPA) de l'Université du Maryland ont participé avec GlobeScan à l'analyse et l'interprétation des résultats.
  
Le Président de GlobeScan, Doug Miller a déclaré : « Ces résultats suggèrent que le système de la libre entreprise était actuellement en train de perdre depuis la  crise bancaire la confiance spontanée qu'elle avait de la part des citoyens. Cela souligne la nécessité de rétablir cette confiance au plus vite. »
   
Steven Kull ajoute : « Il apparaît que si les gens ont des doutes sur la capacité du gouvernement à réguler le marché, cela diminue leur confiance dans le marché lui-même »
    
  
Un total de 9357 habitants du Brésil, du Canada, du Chili, de Chine, de France, d'Allemagne, de Grande Bretagne, d'Inde, d'Indonésie, d'Italie, du Kenya, du Mexique, du Nigeria, des Philippines, de Russie, de Corée du Sud, de Turquie et des Etats-Unis furent interrogés en face-à-face ou par téléphone. L'enquêtee était conduite par GlobeScan et ses partenaires dans chacun des pays. Dans huit parmi les 18 pays, les échantillons étaient limités aux principales zones urbaines.



Pour plus de détails lire le document
GlobeScan PIPA (pdf)
    
   
   

publié dans : RdP : Economie

Jeudi 17 avril 2008
Par F. William Engdahl

[
F. W. Engdahl - 5 avril 2008 ]

 

 

Washington a manifestement choisi de prendre avec Pékin un risque géopolitique majeur en attisant les foyers de violence au Tibet, au moment où leurs relations sont critiques, et que nous sommes dans la dernière ligne droite avant les Jeux olympiques de Pékin. Cela fait partie d'une stratégie d'escalade visant à déstabiliser la Chine lancée par l'administration Bush au cours des derniers mois. Cette stratégie inclut également la tentative d'initier une « Révolution safran » anti-Chinoise dans la région voisine du Myanmar [Birmanie] ; elle vise aussi à faire entrer les troupes de l'OTAN contrôlées par les Etats-Unis au Darfour, où des compagnies pétrolières Chinoises sont en train de développer l'exploitation des énormes réserves de pétrole existantes ainsi qu'à prendre de contrôle des richesses minérales de l'Afrique. Elle inclut enfin des efforts acharnés pour transformer l'Inde en une nouvelle et importante base avancée des États-Unis sur le sous-continent asiatique pour contrer la Chine.

Apparemment, le feu vert pour l'opération en cours au Tibet a été donné en octobre dernier, lorsque George Bush a accepté de rencontrer pour la première fois publiquement le dalaï-lama à Washington. Le Président des États-Unis n'ignore pas l'importance des enjeux d'une telle insulte pour Pékin. En acceptant d'assister à la remise de la Médaille d'or du Congrès au dalaï-lama, Bush a aggravé cet affront envers la Chine, le plus important partenaire commercial des Etats-Unis.

Le prompt soutien donné par George Bush, par Condi Rice, par le président français Nicolas Sarkozy et par la chancelière allemande Angela Merkel au pourpre des moines tibétains a pris récemment des dimensions absurdes. Mme Merkel a annoncé qu'elle boycotterait les Jeux Olympiques d'été de Pékin pour protester contre les violences exercées par Pékin sur les moines tibétains. Ce que son attaché de presse a omis de dire, c'est qu'elle n'avait en fait jamais prévu d'y assister.

Il a été suivi par l'annonce que le Premier ministre polonais, le pro-américain Donald Tusk, exerceraient le boycott, ainsi que le président pro-américain tchèque Vaclav Klaus. Il n'est pas certain qu'ils aient initialement prévu le déplacement, mais l'affaire a fait dans la presse des manchettes emphatiques.

La récente vague de manifestations violentes ainsi que les attaques menées par des moines tibétains contre des résidents Han chinois sont documentées ; Tout a débuté le 10 mars, lorsque plusieurs centaines de moines ont marché sur Lhassa pour exiger la libération d'autres moines qui auraient mis en détention pour avoir célébré la remise de la Médaille d'or Congrès américain en octobre dernier. Ces moines furent rejoints par d'autres, qui manifestaient à l'occasion du 49 e anniversaire du soulèvement tibétain contre la domination chinoise.

 

Le jeu géopolitique

Comme le gouvernement chinois l'a lui-même souligné, cette soudaine éruption de violence anti-chinoise au Tibet, ce nouvel épisode de l'action du mouvement dirigé par le dalaï-lama en exil est arrivé de manière suspecte à la veille des Jeux Olympiques, pour attirer l'attention sur le dossier des droits de l'homme. Les Jeux Olympiques de Pékin sont perçus en Chine comme l'un des principaux témoins de l'arrivée sur la scène mondiale d'une Chine nouvelle et prospère.

En arrière plan des évènements du Tibet, certains protagonistes confirment que Washington a fait le forcing ces derniers mois pour préparer une autre de ses infâmes Révolutions de couleur, attisant les manifestations publiques pour infliger à Pékin un embarras maximum. Les acteurs sur le terrain et en dehors du Tibet sont les suspects habituels, ; ils sont liés au Département d'État américain, par la National Endowment for Democracy (NED), la CIA's Freedom House par le biais de sa présidente, Bette Bao Lord qui intervient dans l'International Committee for Tibet, ainsi que la Trace Foundation financée par la fortune de George Soros, par l'intermédiaire de sa fille, Andrea Soros Colombel.

Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a accusé le dalaï-lama d'avoir orchestré les derniers troubles pour saboter les Jeux Olympiques, « afin de réaliser son objectif inavouable » l'indépendance du Tibet.

Bush a téléphoné à son homologue chinois, le président Hu Jint